samedi 29 août 2015

Cazeneuve et les musulmans: entre dhimmitude et clientélisme

Un discours, certes long, de ce qui nous sert de sinistre de l'Intérieur (et des cultes) mais qui vaut la peine d'être lu... Assurément, en Socialie, l'avenir semble radieux pour les musulmans...




Discours de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, en clôture de la réunion de l'Instance de dialogue avec le culte musulman, lundi 15 juin 2015


" Monsieur le Président [du CFCM, Dalil Boubakeur],
Messieurs les recteurs,
Messieurs les imams,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,

Cette journée de dialogue entre les pouvoirs publics et les Français de confession musulmane aurait pu se prolonger fort longtemps, si j’en juge par la richesse des travaux qui se sont déroulés dans le cadre de quatre ateliers et dont nous venons d’entendre le compte-rendu.

La charge m’incombe pourtant de mettre provisoirement un terme à ces échanges, d’en tirer des conclusions – que j’espère aussi consensuelles que possible - et surtout d’indiquer les perspectives qui s’offrent à nous, afin que les objectifs que nous nous sommes fixés, fondés sur des diagnostics partagés, ne restent pas lettre morte. Mais avant d’en venir à ces considérations prospectives, je voudrais revenir sur l’esprit qui a présidé à cette rencontre exceptionnelle et sur le sens que nous avons voulu donner à ce dialogue.

Le Gouvernement, comme l’a rappelé le Premier Ministre ce matin, a souhaité susciter la réunion de cette Instance de dialogue parce qu’il est des questions très concrètes qui concernent l’exercice du culte musulman en France et qui méritent d’être traitées de façon concertée entre les pouvoirs publics et les représentants des fidèles.

Le Gouvernement a souhaité ce dialogue parce qu’il n’entend pas que les questions liées à l’exercice de votre culte fassent l’objet de polémiques démagogiques ou d’instrumentalisation à des fins partisanes.

Le Gouvernement a souhaité ce dialogue parce qu’il croit à la vertu de la laïcité : ce principe qui garantit à chacun la liberté de conscience – la liberté de croire ou de ne pas croire – et qui permet aux croyants de pratiquer leurs cultes dans des conditions dignes et paisibles. Tels étaient les objectifs de la loi fondatrice de séparation des Eglises et de l’Etat, adoptée en 1905. La laïcité, comme l’a rappelé ce matin le Premier Ministre, c’est donc la neutralité religieuse de l’Etat. Ce n’est pas le refus du dialogue que l’Etat entretient avec toutes les religions. Ce n’est pas davantage une démarche offensive visant à faire disparaître toute expression du fait religieux de l’espace public. La laïcité, ce n’est pas l’interdiction des repas de substitution dans les cantines scolaires. Cela, ce n’est pas la laïcité, c’est son instrumentalisation politique au détriment des seuls musulmans. La laïcité, ce n’est pas davantage l’interdiction du port du voile sur les plages. La laïcité, c’est ce principe qui transcende nos convictions et nos croyances et qui nous permet de vivre en bonne intelligence les uns avec les autres. C’est ce qui fait que nous formons une communauté nationale et que nous pouvons nous retrouver dans un même idéal de citoyenneté, dans le respect des lois communes et dans le rejet de toutes les formes d’intolérance. C’est donc au nom la laïcité que l’Etat doit garantir aux Français de confession musulmane le libre exercice de leur culte et qu’il doit en parler avec eux.

Nous en avons débattu au cours des mois passés au sein de tous les départements, en métropole comme dans les Outre-mer. Plus de 5000 personnes engagées dans l’Islam de France ont souhaité participer aux échanges organisés à l’initiative des préfets. J’en ai débattu personnellement avec le président et les membres du bureau du Conseil français du culte musulman. J’en ai débattu avec les responsables des principales fédérations de mosquées. Je me suis rendu à la rencontre des Français de confession musulmane dans leurs mosquées, à Bordeaux, à Carpentras, à Strasbourg, en Avignon ... pour en débattre encore. Et je continuerai de le faire. Inlassablement.

Et voici que s’achève cette journée d’échanges, riche de propositions et d’idées nouvelles.
La première condition de l’exercice libre du culte, c’est la sécurité. L’Etat doit naturellement assurer la protection des mosquées et garantir à chaque musulman, comme aux croyants de toutes les confessions, la faculté de pouvoir librement et paisiblement pratiquer sa religion, sans craindre d’être agressé, ni de subir pour cette raison des discriminations. Je sais que c’est un sujet qui préoccupe fortement, à juste titre, les Français de confession musulmane. J’ai déjà eu l’occasion de dire, notamment à Bordeaux au mois de février dernier, que je comprenais cette inquiétude et que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour apaiser ces craintes et procurer aux Français musulmans la tranquillité d’esprit à laquelle, comme chaque Français, ils ont droit. Dans la République, personne ne doit être menacé en raison de son origine, de sa croyance ou de ses opinions.

Face à la recrudescence des actes frappant les musulmans depuis le mois de janvier, face aux menaces pesant sur la sécurité des mosquées et des centres communautaires, le Gouvernement, bien entendu, n’a pas attendu la réunion d’aujourd’hui pour réagir. Mais nos échanges de ce jour étaient l’occasion de réfléchir aux moyens que nous pouvons mettre en œuvre pour mieux lutter contre ce fléau que sont les actes antimusulmans.

Comme vous le savez, le Gouvernement veille déjà à ce que 1000 mosquées fassent l’objet d’une protection par les forces de l’ordre et par les forces armées. Il y a eu trop d’agressions commises contre des mosquées depuis le mois de janvier, mais elles n’ont jamais fait de victimes et je crois donc que cet effort a un impact fortement dissuasif. Ce dispositif sera donc maintenu tant que l’état de la menace le justifiera. Le préfet Coudert, qui a succédé dans cette mission au préfet Latron, est l’interlocuteur des musulmans pour organiser cette protection. En outre, le gouvernement a décidé de consacrer 9 millions d’euros sur les trois prochaines années au financement d’équipements de sécurité, comme des caméras de vidéo-protection, dans les mosquées où le besoin s’en fait sentir. S’agissant de la répression des actes et des menaces commis contre des musulmans, des mesures immédiates ont également été prises. Dès l’an passé, j’ai ainsi donné instruction aux préfets de signaler systématiquement aux procureurs de la République tous les actes anti-musulmans, mais aussi racistes et antisémites, dont ils auraient connaissance.

Le préfet Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a élaboré à la demande du Gouvernement un plan extrêmement ambitieux et cohérent, qui a été annoncé le 17 avril et dont il a rappelé ce matin les principales mesures. Je ne reviendrai pas sur chacune d’entre elles, mais voudrais insister sur trois points.

D’abord, je crois comme vous que la réalité du phénomène odieux que constituent les actes anti-musulmans est certainement sous-estimée, parce que trop de victimes hésitent à porter plainte : « A quoi bon ? se demandent-elles trop souvent, Qui donc m’écoutera ? » Il faut donc lutter contre ce sentiment de résignation, améliorer l’accueil des victimes, encourager les dépôts de plainte et faire savoir que la détermination de l’Etat à lutter contre ce fléau est sans faille. C’est pourquoi le gouvernement a demandé que L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), organisme chargé de rendre compte des évolutions des phénomènes délinquants et criminels en France ainsi que des réponses pénales qui y sont apportées, traite ce sujet dans le cadre d’une enquête de victimisation réalisée chaque année. En accord avec la Garde des Sceaux, je souhaite également que soit précisément évaluée la réponse judiciaire qui est apportée aux actes anti-musulmans : le bilan des condamnations prononcées à raison de tels actes doit être publié chaque année. Mais je vous demande également de contribuer à cet effort en relayant auprès des Français musulmans le message que je vous adresse. Il faut que les victimes portent plainte contre les actes et les menaces dont elles font l’objet ; je ne peux pas m’engager à ce que chaque auteur soit identifié, mais je m’engage à ce que chaque plainte sérieuse soit instruite.

Ensuite, chacun peut constater que le développement d’Internet et des réseaux sociaux, qui constitue par ailleurs un facteur de progrès exceptionnel, contribue également, hélas, à la diffusion des discours de haine, qu’ils soient dirigés contre les musulmans ou contre d’autres catégories de citoyens. Nous devons donc faire en sorte qu’Internet ne soit pas un espace de non-droit. C’est pourquoi j’ai engagé un dialogue avec les multinationales de l’internet et c’est également pourquoi j’ai décidé de renforcer nos moyens affectés à cette mission en créant bientôt une unité spécifiquement dédiée à la lutte contre la haine sur la toile. Mais là encore, nous devons travailler ensemble, pour améliorer le dispositif de signalements des messages de haine dirigés contre les musulmans. Rien ne serait pire que la résignation.

Enfin, au-delà des violences, au-delà des propos qui tombent sous le coup de la loi, je sais que l’image de l’Islam dans notre pays, ou la dégradation de cette image, constitue une autre source d’inquiétude. Je sais en particulier que, à la suite des événements de janvier, certaines déclarations, certains commentaires n’ont pas évité le piège de l’amalgame, du raccourci et de l’outrance, et que vous en avez été blessés. Pour ma part, comme je l’ai déjà dit, je comprends que les musulmans soient exaspérées de devoir sans cesse expliquer qu’ils n’ont rien à voir avec les attentats perpétrés sur notre sol. Je m’associe à votre indignation face à certains des propos qui ont été tenus. Mettre en relation les exactions de quelques individus avec les comportements et les valeurs de cinq millions de Français musulmans relève soit d’une coupable ignorance, soit d’une malhonnêteté inacceptable.

Plus généralement, je voudrais que nos concitoyens - et au premier chef ceux qui exercent une responsabilité publique ou qui aspirent à en exercer une – sachent s’approprier cette valeur fondamentale dans le débat public qu’est le respect. Comme tous les Français, les Français de confession musulmane aspirent à être écoutés et respectés. Chacun d’entre nous, lorsqu’il prend la parole, doit se représenter l’impact que ses propos auront sur celui qui l’écoute. Cela n’interdit ni le débat, ni le fait d’être en désaccord avec son interlocuteur. Mais le respect d’autrui est une responsabilité qui s’impose à toute autorité – politique, économique, journalistique, morale, religieuse – comme du reste à tout citoyen. C’est là la condition pour que nous vivions tous dans une société libre et apaisée.

Enfin, il est connu que les préjugés naissent de l’ignorance. Je crois donc également à la nécessité de faciliter l’accès du grand public à une meilleure connaissance de l’Islam et de la civilisation arabo-musulmane. Le ministère de la culture va entreprendre un travail de recension des projets portés par les institutions culturelles et audiovisuelles – France Télévision, l’INA, l’Institut du monde arabe, le Louvre, pour n’en citer que quelques-unes -et qui répondent à cette ambition. Des crédits publics seront également engagés pour soutenir les projets de recherche dans le domaine de l’islamologie, de l’étude de l’Islam de France et de la connaissance du monde arabo-musulman. Leur affectation précise sera annoncée à la rentrée.

Mais il appartient naturellement aux musulmans eux-mêmes d’être les acteurs de ce combat pour une meilleure connaissance de l’Islam comme religion et comme civilisation. Ce doit être, à mon sens, l’une des principales raisons d’être de la nouvelle Fondation de l’islam de France, qui aura bien entendu par ailleurs d’autres objectifs dans les domaines du culte, de l’éducation et de la solidarité. La gouvernance de cette Fondation devra faire toute sa place aux Français de confession musulmane, dans les champs de l’économie, de l’administration, de l’université et de la culture. Une mission de préfiguration sera mise en place d’ici l’été afin que cette nouvelle Fondation puisse être opérationnelle avant la fin de l’année.

L’exercice du culte, c’est également l’existence de lieux de cultes appropriés, en nombre suffisant pour permettre aux fidèles qui le souhaitent de se rendre à la prière. Des lieux qui respectent les conditions de sécurité s’imposant aux bâtiments recevant du public. Des bâtiments qui constituent un lieu de rassemblement mais aussi un sujet de fierté pour votre communauté. Il existe aujourd’hui environ 2400 mosquées et salles de prières en France. Certaines sont imposantes et même majestueuses : à Paris, bien sûr, à Lyon ou à Strasbourg où je me suis rendu. D’autres sont plus modestes. Par rapport à ce qu’était la situation il y a 20 ou 30 ans, le progrès est globalement considérable et il témoigne de la ténacité des membres de votre communauté – et souvent aussi, de l’attitude positive des élus locaux. Je veux saluer à ce titre la présence parmi nous de représentants de l’association des maires de France. Mais le nombre de ces mosquées, comme cela a été dit dans nombre des réunions préparatoires à cette instance, tenues dans les départements, n’est toutefois pas suffisant aujourd’hui pour répondre à toutes les attentes des musulmans de France. Les projets mettent des années à se concrétiser. Les règles d’urbanisme sont parfois vécues comme des contraintes supplémentaires. Et les financements ne sont pas toujours faciles à réunir.

A cet égard, vous n’ignorez pas que la loi de 1905 impose à l’Etat une abstention rigoureuse, puisqu’elle prévoit que l’Etat ne subventionne aucun culte. La religion n’est plus en France, depuis plus d’un siècle, considéré comme un service public que l’Etat prendrait en charge. Son organisation et son financement relèvent exclusivement des fidèles, ce qui est aussi pour eux un gage d’indépendance et de liberté. Mais ce principe n’exclut pas, comme vous le savez également, que les collectivités locales puisse faciliter l’aboutissement de certains projets de construction : en mettant à disposition des terrains dans le cadre de baux emphytéotiques ; en garantissant des emprunts ; ou encore en contribuant au financement de la partie culturelle de projets immobiliers à caractère mixte.

Bien des difficultés naissent sur le terrain du fait que les modalités précises d’application de ces règles ne sont pas toujours bien connues, par les responsables d’associations cultuelles mais également par les élus. Il en va de même, du reste, des règles d’urbanisme auxquels ces projets de construction sont soumis, ou encore des règles de gestion et de fiscalité applicables à ce patrimoine une fois qu’il est construit. L’Etat veillera scrupuleusement au respect de ces règles, afin que les musulmans de France puissent bénéficier de lieux de culte irréprochables sur le plan de l’architecture et de la sécurité. Réciproquement, je n’accepterai jamais que des projets de construction de lieux de culte soient bloqués par des élus au mépris du droit, ou en utilisant le droit de l’urbanisme comme un prétexte, par calcul politique.

Il ne faut donc pas que des malentendus surgissent et que des exigences légitimes, notamment en matière de sécurité, soient faussement interprétées comme des manœuvres pour bloquer tel ou tel projet. Nous avons donc besoin, sur ce sujet, de clarté et de pédagogie. J’appuie donc fortement le projet issu de l’atelier qui s’est réuni ce matin consistant à créer un groupe de travail rassemblant les responsables musulmans et ceux des autres cultes, l’Association des Maires de France, ainsi que les administrations concernées afin d’évaluer l’application de ces diverses règles. Cette initiative rejoint du reste l’une des propositions du rapport que le sénateur Hervé MAUREY a consacré au financement des lieux de cultes. Les conclusions des travaux de ce groupe mériteront d’être largement connues. Je sais que l’AMF publie à l’intention des élus locaux un guide très utile « Le Maire et les édifices cultuels » qui pourrait être actualisé. Le ministère de l’Intérieur soutiendra pour sa part la publication d’un Guide destiné aux responsables des associations cultuelles afin de répondre aux questions, souvent très concrètes, qu’ils se posent : en matière de gouvernance, de fiscalité, d’administration, de relations avec les pouvoirs publics etc. Ce ministère facilitera la diffusion de ce Guide auprès du plus grand nombre.

La question des cadres religieux, aumôniers et imams, est également au cœur des préoccupations des musulmans. Je sais que vous êtes attentifs à leur formation, à leur statut, parce que vous attendez beaucoup du service qu’ils rendent à vos communautés. Je me félicite donc de la présence de nombreux imams et aumôniers au sein de cette instance de dialogue. Leur contribution aux travaux de ce jour a été particulièrement utile. Par ailleurs, dans un contexte ou des prêcheurs de haine, très présents sur Internet, s’adressent à une jeunesse souvent ignorante des valeurs de l’Islam, il est important que des figures d’autorité morale et d’érudition soient à même de porter un autre message, conforme à un Islam de paix, un « islam de lumière » tel que l’a défini ce matin Dalil BOUBAKEUR. C’est là le souhait de beaucoup de familles, parmi celles que je rencontre et qui veulent éviter à leurs enfants le piège tragique d’un parcours de radicalisation violente, qui risque de les mener sur les chemins de l’exil, du crime et de la mort. Le même sujet concerne naturellement les aumôniers pénitentiaires, qui exercent leur mission avec beaucoup de dévouement et sont trop souvent confrontées aux menées de prêcheurs auto-proclamés, qui tentent d’enrôler leurs co-détenus dans des projets radicaux, parfois criminels.

Bien entendu, la formation théologique des imams ne regarde pas directement l’Etat. Ce n’est pas son rôle, pas plus que celui de former des prêtres, des rabbins ou des pasteurs. Mais l’Etat peut faire en sorte que soient proposées aux ministres du culte des formations appropriées dans des matières profanes : droit du culte et principes de la laïcité, histoire et sociologie des religions en France, gestion des associations cultuelles, dialogue interreligieux, etc. De tels diplômes universitaires de formation « civile et civique » sont proposés aujourd’hui dans six universités : à Paris, Lyon, Strasbourg, Montpellier, Aix-en-Provence et Bordeaux. Dans la communication que j’avais présentée devant le Conseil des Ministres le 25 février, j’avais annoncé que nous nous efforcerions de doubler ce nombre. Cet objectif est en passe d’être atteint. Je peux vous annoncer que trois formations supplémentaires seront ouvertes en septembre 2015 à Paris-Sud, Lille et Toulouse, et trois autres encore en 2016.

Le Gouvernement a décidé que cette formation sera très rapidement rendue obligatoire pour le recrutement des nouveaux aumôniers, dans les prisons, les hôpitaux et les armées. Un décret viendra bientôt formaliser cette obligation. Bien entendu, des commissions pourront juger que les candidats qui détiennent d’autres diplômes ou qui bénéficient d’une expérience appropriée seront dispensés de la nécessité d’en passer par cette formation ; mais l’essentiel est que les aumôniers soient bien armés pour répondre aux nombreuses difficultés qui peuvent se poser dans l’exercice de leur importante mission.

Dans la même perspective, la Garde des Sceaux a décidé de revaloriser fortement le statut des aumôniers pénitentiaires. Ceux-ci effectuent aujourd’hui un travail méritoire et difficile et ne bénéficient toujours pas des contreparties leur permettant de mener une existence décente. Je crois que chacun en convient. Alors que 60 nouveaux aumôniers musulmans doivent être recrutés dans toute la France, pour commencer à combler le déficit existant, nous voulons revaloriser très fortement la rémunération globale dont ils bénéficient afin d’attirer des candidats de grande qualité et de renforcer leur présence effective dans les établissements.

S’agissant des « imams détachés » qui continuent d’être affectés en France par leurs pays d’origine, nous avons ouvert des négociations avec les gouvernements algérien, marocain et turc, afin d’obtenir que ceux-ci s’engagent également à passer un diplôme de formation civile et civique à leur arrivée en France. N’étant pas Français, il est nécessaire qu’ils acquièrent une connaissance sérieuse des principes et des lois qui régissent l’exercice du culte en France. Il est également nécessaire qu’il maîtrise notre langue pour pouvoir s’adresser en France aux fidèles. Je connais bien sûr l’importance que revêt la langue arabe comme langue liturgique, comme langue d’accès aux textes sacrés de l’Islam. Mais il faut aussi que les imams puissent dialoguer avec les autorités civiles et avec leurs fidèles.
Permettez-moi de rappeler qu’il existe, pour l’Eglise de France, un canon du Concile de Tours datant de l’an 813, qui prescrivait déjà aux clercs catholiques de s’adresser aux fidèles « dans la langue des masses (« rustica lingua ») afin que tous puissent plus facilement comprendre ce qui est dit. » Cela n’a pas empêché les catholiques de conserver longtemps le latin comme langue liturgique ; mais ce n’est pas une mauvaise règle que de s’adresser à des auditeurs dans une langue qu’ils puissent comprendre. Ce doit être une exigence, en tout cas, pour les imams étrangers détachés car c’est la maîtrise de la langue française qui leur permettra de jouer pleinement leur rôle social – et non pas seulement liturgique – au bénéfice de la communauté. Au demeurant, la présence de ces imams détachés se comprend historiquement en raison de la relative pénurie d’imams français et formés en France. Il n’appartient pas à l’Etat, comme je l’ai dit, de se mêler de ces formations qui sont aujourd’hui assurées par des instituts de théologie privée. Il est toutefois important que l’université française, avec ses méthodes et dans le respect des valeurs qui sont les siennes, puisse délivrer des cours de haut niveau dans des disciplines que les futurs imams pourront souhaiter étudier en complément de leur formation « confessante ». C’est pourquoi je me félicite du projet de l’université de Strasbourg, à l’initiative du Professeur Messner qui est parmi nous et que je salue, de compléter son cursus de mastère en islamologie par un cursus de licence.

L’exercice du culte, c’est encore le fait de pouvoir accomplir sans difficulté particulière les pratiques rituelles que prescrit une religion : prescriptions alimentaires (hallal), célébration des fêtes (Aïd), rites funéraires ou pèlerinages. Je sais que beaucoup de musulmans souhaiteraient voir l’Etat intervenir davantage dans l’organisation du commerce hallal. L’abattage rituel ne s’oppose pas au principe de laïcité ; bien au contraire, il est l’une des composantes de la liberté de culte. Certains imaginent toutefois que l’Etat pourrait instituer un système de taxe sur ce commerce, qui servirait ensuite à financer les besoins du culte musulman. Au risque de les décevoir je me dois de dire que cela n’est pas possible dans un régime de laïcité. L’Etat ne saurait instituer ni prélever une taxe à des fins religieuses. C’est donc aux musulmans eux-mêmes qu’il reviendrait d’établir un tel système de financement du culte, s’ils le souhaitent, non à l’Etat laïc.

Mais d’autres pratiques rituelles peuvent appeler une intervention de l’Etat, souvent en lien avec les collectivités locales. Bien des efforts sont déjà engagés en vue d’organiser des abattoirs provisoires dans les meilleures conditions à l’occasion de la fête de l’Aïd. Ils restent en nombre insuffisant et les porteurs de projets sont trop souvent découragés par la leur coût et la complexité de leur mise en place. A la suite de vos travaux, je propose donc qu’un groupe de travail rassemblant des responsables religieux, le ministère de l’agriculture et le ministère de l’Intérieur soit constitué rapidement afin d’évaluer le dispositif actuel dans sa globalité et de diffuser les bonnes pratiques qui le méritent.

S’agissant des pratiques funéraires, je comprends que les demandes de carrés confessionnels dans les cimetières ne sont pas partout également satisfaites. Cette question est amenée à prendre de l’ampleur, au fur et à mesure que vieilliront les générations de musulmans nées en France, qui aspireront naturellement à enterrer leurs défunts en France. Or dans les cimetières communaux, le regroupement de fait des sépultures de même confession est non seulement permis mais encouragé par les textes. Je souhaite donc que l’administration procède à un bilan de leur application, afin de pouvoir envisager les mesures à prendre pour assurer une meilleure mise en œuvre.

S’agissant enfin de l’organisation du pèlerinage à la Mecque, le Hadj, je tiens à saluer les efforts déjà accomplis par les agences de voyage avec le concours des administrations et qui ont déjà abouti à l’adoption d’une « Charte de qualité » pour l’organisation de ce pèlerinage. Il s'agit d'un premier pas encourageant. Néanmoins, trop de pratiques commerciales abusives ont encore cours. Trop de prestations sont d'une qualité insuffisante au regard de la réglementation française. Je souhaite donc que le travail entrepris entre la coordination des agences de voyages et les ministères des affaires étrangères, de l'économie et de l'intérieur se poursuive et aboutisse rapidement à des résultats tangibles pour les pèlerins. Je souhaite que la coordination des agences prennent toutes les dispositions pour que la satisfaction de leur clients fasse l’objet d’un audit par un organisme neutre et impartial. Les avancées de cette démarche de qualité bénéficieront à tous et feront de cette coordination un acteur incontournable.

Comme pouvez le constater, beaucoup reste à faire et la réunion d’aujourd’hui n’est donc que le commencement d’un processus. C’est la raison pour laquelle l’exercice qui nous a réunis aujourd’hui a vocation à se répéter, au moins une fois par an, dans la forme qu’il a prise. Il traduit notre souhait d’avoir un dialogue plus nourri, une méthode plus efficace associant toutes les administrations ayant en partage dans leur domaine de compétence l’un ou l’autre sujet qui vous concerne. Ainsi pourrons-nous, de façon régulière, faire le bilan des réalisations en cours, de ce qui a été fait et de ce qui reste encore à faire. Des sujets importants pour les musulmans de France, comme l’enseignement confessionnel, n’ont pas été abordé aujourd’hui. Nous continuerons donc à échanger, à dialoguer, le cas échéant à tenter d’apporter des réponses aux questions nouvelles qui pourraient surgir, en parfaite coordination avec l’action du CFCM qui garde un rôle important et central, dont je veux saluer l’actuel président, le recteur Dalil Boubakeur, ceux qui l’ont entouré et celui qui s’apprête à lui succéder, Anouar KBIBECH. Bref, l’instance de dialogue a vocation à devenir un rendez-vous régulier entre l’Etat et les représentants de l’islam de France. Ce sera également le cas des consultations préalables qui ont eu lieu dans chaque département et qui se sont révélées fort utiles et dont les participants ont souhaité le prolongement.

Bien sûr, entre chaque réunion, nous devons travailler pour faire en sorte que les différents sujets que nous avons identifiés aujourd’hui avancent et trouvent des solutions satisfaisantes. C’est là l’objectif qui doit tous nous mobiliser. Certaines questions relèvent des compétences et des prérogatives de l’Etat : pour ce qui les concerne, ne doutez pas de la détermination du Gouvernement à prendre sans tarder les mesures qui s’imposent. D’autres devront faire l’objet de groupes de travail menés en commun : je pense par exemple aux règles applicables en matière de construction et de gestion des mosquées, au régime de protection sociale des imams, ou encore à l’organisation de l’Aïd. Enfin, bien entendu, d’autres matières, qui sont, elles, strictement théologiques, ne peuvent par définition relever de l’intervention de l’Etat.

Avant que nous nous séparions, je voudrais dire un mot plus général.

On le sait peu, ou plutôt on l’oublie trop souvent, mais c’est une vieille histoire que celle de la présence des musulmans en France. Une histoire qui remonte très loin dans le temps, jusqu’au Moyen Age, notamment dans les régions du sud de notre pays. Entre Bordeaux et Narbonne, dans l’ancienne Septimanie, mais aussi en Provence, des communautés musulmanes – certes minoritaires, mais qui n’en étaient pas pour autant négligeables – ont ainsi vécu jusqu’au XIIe siècle. Je crois que nous devons tous prendre enfin conscience de cette part de notre histoire commune, dont l’islam de France est aujourd’hui l’héritier
Souvenons-nous de l’ancienneté de la belle mosquée de Saint-Denis de la Réunion et souvenons aussi des raisons qui ont présidé à l’édification, dans les années 1920, de la Grande Mosquée de Paris. Ce symbole magnifique au cœur de la capitale fut en effet alors conçu comme un témoignage de reconnaissance à l’égard des dizaines de milliers de soldats musulmans morts pour la France entre 1914 et 1918. Faut-il également rappeler le sacrifice des soldats musulmans qui participèrent, entre 1940 et 1945, au combat national contre le nazisme et à la Libération du territoire national ? Enfin, aurions-nous oublié combien fut décisive la part prise par les immigrés venus d’Afrique du Nord, puis d’Afrique noire, dans la reconstruction du pays après la guerre et dans son développement économique au cours des « Trente Glorieuses » ?

Par le sang qu’ils ont versé, par leur labeur, par leurs talents, les Français de confession musulmane ont façonné et continuent à façonner la France – la France qui est notre bien commun. C’est en gardant toujours présentes à l’esprit cette histoire et cette réalité que nous devons poursuivre le dialogue qui nous a rassemblés aujourd’hui.

Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs,
Vous vous apprêtez à célébrer le mois du ramadan, au cours duquel sont mis à l’honneur la famille, la prière et la compassion envers les plus pauvres.
J’aurai plaisir à accepter le plus grand nombre possible des invitations qui m’ont été adressées à venir partager avec vous, dans les mosquées de France, le moment joyeux de la rupture du jeune, dans un esprit de respect et de fraternité.
Cet esprit de respect mutuel et de fraternité qui a inspiré le dialogue qui a été le nôtre aujourd’hui et qui doit toujours être de règle dans la République.

Vive la République, vive la France."

Folie passagère 2884.
Résultat de recherche d'images pour "cazeneuve musulmans"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

64 commentaires:

  1. C'est absolument magnifique, mon cher Corto ! Les bras m'en tombent, pourtant je ne susi arrivée qu'à la moitié du texte. Je continuerais plus tard car je ne veux pas me gâcher le week-end. Et dire que les journaleux clouent au pilori l'Eglise catholique pour avoir invité Marion Maréchal-Le Pen à un débat. Maintenant on comprend pourquoi. Dans la France laïque il n'y a de place que pour une seule religion : l'islam !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @marianne: c'est d autant plus sidérant que certains passages de son discours sont en parfaite contradiction les uns avec les autres, si on réfléchit bien, par exemple: l Etat ne finance pas les mosquées mais veut bien rémunérer les imams de prison, leur créer un régime social spécifique et développer des filières universitaires tout aussi spécifiques. Et tout est à l 'avenant. regardez toutes les phrases que j ai souligné: on est en pleine dhimmitude et clientélisme, cela ne fait aucun doute.

      Supprimer
    2. @ Marianne et Corto
      + 1.

      Moi non plus, je n'ai pas pu aller au bout de pareil charabia anti-Français.
      En résumé, seuls les muzzs, de préférence terroristes et assassins, ont droit de cité. Et de respirer... Tous les autres sont à exterminer. Pour cause de mal-pensance.

      Désolée, Corto, mais il n'est nullement dans mes intentions de reprendre la lecture de ce torchon : le cœur m'est déjà passé au-dessus des lèvres... Pouaahhh ! :-(((

      Merci quand même de rester vigilant pour ce nouveau rappel (l'information en étant très ancienne) de ce qu'est la très Haute-Trahison portée au summum.
      C'est ça, être socialaud. Lamentable et révoltant.

      Supprimer
  2. Réponses
    1. @GfB: Lui en tout cas visiblement n a aucune honte

      Supprimer
  3. Ce type est juste un traitre à la Nation, il creuse le sillon de la déculturation chrétienne de la France, il faudra le mettre sur la liste de ceux à juger lors de souhaitables 'tribunaux populaires'....Il est indispensable qu'un jour, il rende compte de ses actes. Point.
    Le pire est quand même la totale 'non-réaction' d'une opposition totalement hors-circuit...
    Matador

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @matador: traître a la Nation ? que nenni, il est au pouvoir, la Nation, c'est lui et ses collègues

      Supprimer
    2. Non la Nation c'est le peuple qui en est l'esprit et la force.....;)
      Matador

      Supprimer
  4. "C’est une excellente nouvelle que l’islam envahisse l’Europe !"
    rav-david-touitou

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @jazzman: c'est qui celui-là ?

      Supprimer
    2. un plouc lol...:)
      matador

      Supprimer
    3. Les liens ne sont pas mis en évidence dans les commentaires de ton blog.
      J'avais mis celui-là :
      http://www.dailymotion.com/video/x339bnm_mashiah-ou-es-tu-rav-david-touitou-2013_webcam

      Rav David Touitou semble être un rabbin plutôt fondamentaliste :
      http://torathaim.net/le-grand-rabbin-d-israel-benit-le-rav-touitou/

      Supprimer
  5. 6 millions d'électeurs potentiels, ça ne se refuse pas.
    Les catholiques peuvent aller se brosser, de toute façon ,un chrétien ne peut être qu'un pourri, voilà ce que pensent les socialistes.
    Nous remarquerons que le terroriste du Thalys n'est plus qu' un tireur.
    Surtout padamalgam, me pire dans tout ça, est que ces socialistes pourraient garder le pouvoir en 2017, effrayant.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @grandpas: faut bien se rabibocher avec un électorat sérieusement échaudé par le mariage zinzin, les ABCD, la théorie du genre et ci°, alors , le brave Cazenave ne ménage pas sa peine.

      Supprimer
  6. Comme Marianne, je n'ai pas dépassé la moitié du pensum. Ce discours ferait néanmoins un beau cas d'école pour une étude de texte -je sais, l'histoire n'a pas la cote, surtout quand on veut en exclure ce qui dérange.

    Comme Matador : traître à la nation, c'est ce qui m'est venu à l'esprit, pour ce que j'en ai lu.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Al West: dommage, il faut le lire jusqu au bout, pour se rendre compte a quel point le mec est prêt a tout pour les amadouer, les séduire et piquer au passage leur bulletin de vote. Vois aussi le commentaire de H. ci dessous, ça devrait t'énerver un brin

      Supprimer
  7. Géo

    Bonjour

    Le bonhomme n arrete pas d évoquer la loi de 1905 mais dit que l argent public servira à financer un culte religieux,y compris celui du contribuable local!
    Les musulmans vont pouvoir dresser un impôt sur la viande hallal maintenant et en decider le montant,ai je lu?(suis pas revenu sur tout le discours j aime pas lire les delires négationnistes du siecle des Lumieres de Cazeneuve,un vrai traitre qui mérite l. ....)

    Censure future sur le net pour tout discours contestant la religion musulmane sous pretexte de propos antimusulmans.
    Education religieuse prévue à l école.
    Port du voile dans le domaine public encouragé(références à la plage)

    Dépenses ,encore,pour favoriser les rituels d egorgement dédiés au dieu BAAL d où dérivent la divinité masculine et sa paredre ayant donné le nom Allah à l époque des rites paiens.
    Mais,Corto,nous voici projetés en pleine antiquité avec un Etat obscurantiste qui paye,avec les sous des citoyens, pour dresser les autels sacrificiels d égorgement des rites paiens dont est issu l islam.. des lumieres.
    Favoritisme d Etat envers une religion particuliere.

    Bon!je trouve tout ceci normal!

    Clair que Cazeneuve est franc-maçon..comme la grande mosquée de Paris l est.
    Ce n est que le plan franc-maçon de destruction des origines chretiennes de la France qui se poursuit,pour substituer à l Etat-nation un pouvoir supra national ayant son siege aux USA.
    But de domination economique
    Pour celà,la franc maçonnerie a besoin de s appuyer sur les musulmans en esperant leur appui electoral,
    Et éradiquer aussi l influence du Christianisme,qui est un ciment de l identité de la civilisation occidentale.
    Nous assistons en direct à la plus grande offensive menée contre la démocratie depuis la derniere guerre,dont cette mascarade pro-islamique est qu un des éléments.
    Reste à savoir si les francs-maçons ne vont pas se faire devorer par Baal???(l islam)en croyant s en servir?

    Hallucinant,ce retour dans le passé sur des millenaires(l origine de l islam n etant pas,comme on le croit,liée au "Livre",mais paienne.)





    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Géo

      Note concernant les francs-maçons et la grande mosquée de Paris:

      Révélation du collectif Cheihk Yassine et du frere de Dalil Boubakeur,notamment sur la symbolique occulte franc-maçonne dans ladite mosquée(murs,fresques...)

      Supprimer
  8. Bonjour Corto,

    Personnellement, je me sens de plus en plus attaqué en raison de " mes origines, mes croyances et mes opinions" et me sens de moins en moins en phase avec l'infâme bouillie que sieur Tartuffe nous sert (c'est le surnom qui lui colle le mieux) au quotidien. Les capitalistes sont censés vendre jusqu'à la corde qui les pendra disait Lénine. Les socialistes font pire , ils vendent l'âme de ce pays. Mettre sur un plan identique le latin de la messe et l'arabe des mosquées est abject et dénote le trou noir qu'est ce personnage. En sortant de l'église, les fidèles reprenaient la langue commune, eux. Faut-il qu'ils aient besoin des dollars des pétromonarchies pour en arriver à ce point. Plus prosaïquement, ils sont prêts à se vendre au plus offrant pourvu qu'ils puissent exercer le pouvoir et mettre en oeuvre leur idéologie malsaine, mère de tous les totalitarismes. La Socialie est décidément une lèpre.

    Bon week-end tant qu'on peut (même en Socialie)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @H: Comme moi, tu as noté ce passage sur le latin, le mec est gonflé tout de même. prêt a tout ! Odieux personnage que ce Cazeneuve et la clique socialiste

      Supprimer
  9. je peus résumer ce brouet indigeste de novlangue socialiste en quelques mots, ce sera plus efficace et beaucoup plus clair... : votez massivement pour nous et nous ferons tout ce que vous voulez... simple non? le "ministre " cazeneuve est tout simplement en train de faire baisser culotte jusqu'aux chevilles a un pays tout entier, brader tout un mode de vie, une culture, une facon de concevoir les relations hommes/femmes, la gauche a décidé de faire allégeance a une idéologie religieuse rétrograde, sexiste, intolérante, obscurantiste, dans le seul but de bénéficier de sa complaisance électorale, ce qui la discrédite complètement et définitivement a donner la moindre lecon de morale, d'égalité entre les sexes, et surtout de laicité puisqu'elle la dénature sciemment pour complaire a un électorat qu'elle lui sait acquis...cette façon de faire porte un nom, il s'agit de haute trahison, écoeurant...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Joséphine K. Cohle29 août 2015 à 17:37:00

      @ Tonton Flingueur : je vous rejoins, et en plus de tout ce mal semé par les socialistes, ils sont réussi à implanter à l'étranger cette même image de la France avec le slip au sol. Un pays soumis, sans fierté, aux enchères par le bas.

      Supprimer
    2. @Tonton Flingueur; il parait évident que la gauche est entrain de tenter de reconquérir l électorat muzz qu elle avait pour moitié perdu après les délires " progressistes " du début de mandat alors, on y va et on rase gratis. marrant aussi de voir ce Cazenave féliciter le CFCM , création de Sarkozy si je ne m abuse, pour son action alors que toute la gauche décriait cette institution pendant les présidentielles. C'est tout simplement à vomir.

      Supprimer
  10. j'ai fait 3 lignes, faut pas pousser le martyr trop loin non plus
    tu sais quoi ? qu'il ailles se faire empaler !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Boutfil: le martyr s assume jusqu au bout ma chère Boutfil et tu aurais du aller jusqu au bout pour comprendre ce qu était un traître à nos racines et à l histoire de notre pays !

      Supprimer
    2. t'inquiète, il y a longtemps que j'ai compris, pas besoin de m'envoyer en plus ce gloubi-boulga de saloperie de collabo-traitre

      Supprimer
  11. Ah non Corto, je n'ai pas pu me farcir ce discours indigeste et sectaire ! par exemple que les musulmans sont les victimes du terrorisme depuis le mois de janvier. C'est sûr, les passagers du Thalys étaient musulmans .
    Qu'il se taise ! on n'en peut plus de voir et d'entendre ces guignols lèche-babouches.

    Nina

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Nina: Pourquoi se tairait-il puisque personne ne lui dit rien et que les muzz se frottent le ventre à chaque fois qu ils l entendent en se demandant quelle confiserie supplémentaire ce Cazenave allait pouvoir leur offrir

      Supprimer
  12. Ce pingouin d’opérette est déjà en campagne électorale pour 2017.
    En effet, son blablabla est destiné à convaincre les " cinq millions de Français musulmans " (en clair dans son texte) de voter socialaud à la prochaine élection présidentielle.
    C’est le type même d’un discours de lopette !


    Remuant le couteau dans la plaie, il rappelle que les musulmans ont envahi et dévasté le sud de notre pays, la Septimanie (en clair dans son texte).
    Cette occupation dura de 718 à 801.
    83 ans de souffrance et de martyrs.
    Il semble les en remercier en parlant d’histoire commune.
    Qu’elle honte !
    Ce discours est celui d’un traître à notre patrie.


    Comme il n’est pas (encore) interdit de rêver, cette nuit, j’ai rêvé d’un croc de boucher, mais surtout ne me demandez pas pourquoi, ni pour qui !

    L’avenir n’est pas serein…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @mauricette: il n allait tout de même pas leur dire que de 718 à 801, leurs ancêtres en religion avaient mis le bronx et une partie du pays a feu et a sang dès lors que l on embrassait pas la volonté du prophète et de ses represeentants sur terre. Ce type est plus qu un odieux personnage parce que non seulement il ne croit pas un mot de ce qu il dit mais qu en plus il est prêt a tout pour que les muzz votent a gauche.

      Supprimer
  13. Pas pu aller jusqu'au bout , je m'en garde pour lundi mais le plus grand terroriste en France est bien notre ministre de l'intérieur .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Claude Henri: terroriste peut etre pas mais en tout cas, tout muzz, radicalisé ou pas, ne peut qu être séduit par un tel discours.

      Supprimer
  14. Joséphine K. Cohle29 août 2015 à 15:44:00

    En définitive, c'est grâce à ce genre de discours et d'initiative que l'on radicalise les musulmans. J'ai pas dit "radicalise" dans le sens du terrorisme, hein, mais dans le sens où le gouvernement fait absolument tout pour réduire et inciter les musulmans à l'exigence de pratiques religieuses, avec toute la logistique qui va avec (construction de mosquées, augmentation des imams dans les prisons, etc).

    Tout en argumentant qu'il en va de la laïcité. C'est dire l'escroquerie…

    Certes son discours est vachement long, mais je crois avoir pris le temps de le lire. Et ce, sans trouver une seule mention qui inscrirait le musulman dans un quotidien autre qu'influencé par la pratique de l'Islam.
    Ce sont donc bien ces connards de politiques qui sont les premiers à les stigmatiser, à les enfermer dans des comportements et usages. Donc à radicaliser l'appréciation de leur vie quotidienne et civile, donc à encourager toute la vague revendicatrice.
    Donc à encourager le communautarisme.

    Tout ce que les musulmans laïques et n'acceptant comme seule définition d'eux-mêmes celle d'être Français, pour avoir adopté la France dans son intégralité, ne voulait justement pas.
    J'ai grandi parmi toute une génération d'immigrés qui a fui les banlieues et les Hlm, parce qu'elle voyait qu'on y importait ce qu'elle avait quitté.

    Cette génération et ses enfants partage aussi notre colère.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ Josephine K.cohle
      je partages mots pour mots, virgules pour virgules votre analyse, rien a ajouter ni a retirer, et j'ajoutes que je suis dans votre cas puisqu'ayant grandi en banlieue dans les années 70/80 , beaucoup de mes amis d'enfance étaient d'origine immigrés arabomusulmanes et le sont toujours d'ailleurs ;-) et qu'eux aussi sont les premiers a etre effarés par ce qui se passe non seulement en France, mais en Europe toute entière, jamais une de mes copines arabes d'il y a 30 ans n'aurait meme imaginé etre obligée de sortir voilée pour etre tranquille, jamais eu de problèmes de bouffe halal ou pas halal au restau avec mes potes, tout ceci, soigneusement et sciemment entretenus depuis 20 ans au moins par des politiques de tous bords qui considèrent maintenant l'électorat, non en citoyen, mais en client communautaire d'une "niche" électorale dont les revendications sont a satisfaire, avec il faut bien l'avouer une nette préférence pour le vote arabo musulman dont le poids dans une élection devient vital...
      mais bon, a ce petit jeu, la gauche détient quand meme le record de l'aplatventrisme et de la collaboration, il n'y a pas d 'autres mots, il semble que cette gauche soit prete a toutes les concessions, toutes les soumissions, tous les renoncements pour encore bénéficier d'un sursis qui lui permette de rester au pouvoir, il apparait clairement maintenant a beaucoup de monde, sauf a vouloir ne pas voir, que les intérêts de leur peuple, de la France, sont les derniers de leurs soucis...

      Supprimer
    2. @Joséphine: assez bien vu cette histoire de stigmatisation à l initiative des politiques qui sont pourtant les premiers à la dénoncer.

      Supprimer
    3. Joséphine K. Cohle29 août 2015 à 23:02:00

      @ Corto : mais n'hésitons pas à battre nos socialauds (j'aime vraiment, mais vraiment, ce mot) sur leur propre terrain.
      Et insister sur un tropisme étrange : aussi leur récusation historique de la tradition soutiendrait désormais l'ultra-conservatisme musulman ?

      Notons juste qu'il s'agit de remplacer l'esprit des Lumières jusqu'ici invoqué, par "un Islam de lumière" (dixit Cazeneuve)…

      Supprimer
    4. Joséphine K. Cohle30 août 2015 à 04:06:00

      @ Tonton Flingueur, my own personal suburb bro: alors nous sommes de la même génération, et avons assisté à exactement la même chose.
      J'ai effacé l'intégralité de ce que mon commentaire devait être. Car au fond, nous savons à quoi nous en tenir. Nous savons que le point de rupture est loin derrière, et que ces collabos (en effet, il n'y a pas d'autre mot) doivent assumer tout le poids de notre dégoût, qu'il leur plaît bien de reporter sur les boucs émissaires façonnés par leurs soins et comme tels, pour un gigantesque bordel séparatiste à notre attention.
      Nous voici l'ennemi à abattre. Conscient de l'imposture, coincé entre les yeux grands ouverts, les tripes nouées, et le refus de se rendre.

      Supprimer
  15. Cette lecture m'a donné la nausée ! A mi-texte, j'ai cru être dans une autre dimension...
    Ce n'est pas possible, dîtes-moi que je rêve, c'est un cauchemar !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Corto, de nous forcer à "voir" leur gloubi-boulga, comme dirait Boutfil. Mais comment ouvrir les yeux de ceux qui ne veulent pas voir, pas comprendre, pas lire ? Le réveil sera dur comme en "Septimanie"...

      Supprimer
    2. @Crisfi: Comment ouvrir les yeux a ceux qui ne veulent pas voir ? excellente question ! mais hélas, je n ai pas la solution sauf peut etre à leur donner ce discours à lire en omettant de leur dire de qui il est. Et encore. C'est à gerber, nous sommes d accord, mais c'est le jeu: tout est bon à un an des présidentielles, ou peu s 'en faut, pour se rabibocher avec l electorat muzz .

      Supprimer
  16. trop long ,trop chiant trop prévisible,du Cazenaze....Bientôt pareil pour les "gens du voyage et de la rapine",l'état a cédé aux qq manifestants sur l'a1...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @zen aztce: hallucinant cette histoire d'A1 et plus encore le silence de nos dirigeants sur ce qui n est ni plus ni moins une prise d otage.

      Supprimer
  17. J'ai tout lu. L'avenir est sombre, mon ami. Et ceux qui remplaceront Cazeneuve ne feront que poursuivre son œuvre. Inutile de se voiler la face. Ce pays (et l'Europe avec lui) est foutu.
    Question subsidiaire: combien de mosquées faudra-t-il construire pour que les réfugiés qui arrivent chez nous aient les lieux de culte auxquels ils ont droit?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Pangloss: ce pays , dans ce qu il avait de tradition chrétienne, et tutti, est effectivement foutu. Je garde espoir qu il demeurera quand même quelques villages gaulois pour résister à l envahisseur, envahisseur qui aura bien su se faire aider par les forces " progressistes".
      Combien de mosquées ? Commençons déjà par 2 000,; n'est-ce pas ce qu avait demandé Boubakeur ...

      Supprimer
    2. "L'avenir est sombre, mon ami."

      c'est tracé, j'en suis maintenant à me demander s'il ne vaut pas mieux, pour la santé mentale, faire comme les musiciens du Titanic.

      Supprimer
    3. @ Laurent
      Je me pose exactement la même question. :-(
      Mais quid de nos enfants et petits-enfants ? Eux vont être obligés de subir " ça"...
      Maintenant, j'ai vraiment la HAÎNE. De plus en plus forte, et de plus en plus ancrée en moi...
      Faudra-il une nouvelle révolution ? Hélas, forcément sanglante...
      Mais nous avons laissé les sanguinaires de la "religion d'amour" prendre tellement d'avance sur nous !!! :-(((

      Supprimer
  18. Géo

    Ne nous y trompons pas,Corto!
    Je ne redirai pas ce que je pense.

    Mais Cazenave,aussi coupable soit il,est il l est gravement,obéit à Hollande,qui obéit...

    Nous pouvons etre persuadés que les musulmans le méprisent,tout au fond,idem pour les clandestins qu il a reçus.
    Pas idiots,ils ont compris à qui ils ont affaire.

    Qui d entre nous pourrait avoir la moindre consideration pour des gens qui,pour obtenir notre agrement,vendraient leur pays ,leur peuple,sa civilisation,son ame,le souvenir et l oeuvre de ses ancetres?
    Les musulmans ne sont pas differents sur ce point,ils n estiment surement pas une telle bassesse,meme si ils font risette pour preserver les apparences.
    Il y a des limites à la flagornerie et à l indecence,à la trahison faite par ceux qui n auraient rien été sans le pays et la civilisation qu ils trahissent,à qui ils doivent TOUT ce qu ils possedent et prostituent le bien public au service du plus offrant meme dans l obscurantisme le plus total.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Géo: que les muzzz méprisent Cazenave et consorts, c'est fort possible puisqu il n y a jamais rien eu d honorable a se vendre ainsi. mais peu leur chaud, ils ont bien compris où étaient leurs alliés du moment, pourquoi s en priveraient-ils?

      Supprimer
    2. Géo

      @Corto

      Simple avis:les "socialistes"se sont mis un noeud coulant autour du cou.
      ils veulent garder le pouvoir,qui sera ingérable dans un tel climat.
      Il va falloir etre drôlement balaize pour gérer un pays fracturé racialement,religieusement,socialement,cest impossible!
      En outre,nous vivons sur une poudriere mondiale.
      Aucune leçon ne fut tirée de la crise financiere de 2008 et les Etats sont encore bien plus endettés qu alors.
      Lors d une nouvelle crise,leur possibilité d action sera bien plus limitée.
      Les ravages d une crise qui pourrait etre dévastatrice s ajouteront à ce que nous connaissons maintenant.
      Rien ne garantirait la reussite des projets des gouvernants dans tel contexte.
      Il faudra s attendre à des troubles graves en tel cas.
      Adieu le pays de cocagne pour les musulmans et les autres.
      Tous dans le meme navire qui coule!
      Ils pourront toujours aller dans les mosquées prier pour l avenir de leurs enfants.
      J en connais moi aussi,pratiquants,mais trés lucides sur ce qui se passe actuellement,deja anxieux des consequences des revoltes arabes.
      Ils ne sont pourtant pas d un haut niveau social mais sentent d instinct le danger pour l avenir de leurs enfants dans un tel climat.

      Supprimer
  19. Ne nous voilons pas la face (c'est le cas de le dire) cet homme comme tous ceux qui nous gouvernent sont des lêches babouches.. On vend notre pays à d'autres croyances et d'autres cultures ...uniquement pour garder le pouvoir .. Mais tôt ou tard ceux qui sont actuellement au sommet de l'état devront se soumettre à ces musulmans qui prendront lorsqu'ils le décideront le pouvoir et mettront tout le monde au pas... l'islam étant au dessus des lois de la république. ( lire http://www.lesoir.be/790921/article/actualite/belgique/2015-02-11/moitie-des-musulmans-belges-fondamentalistes-infographie)
    De nouveaux fidèles arrivent avec nos migrants...l'on se prépare doucement une guerre civile car tôt ou tard les français de souche risquent de réagir ( et l'on ne parle pas d'Europe). Trop de signes montrent que l'Islam chez nous est conquérante et qu'il serait temps de mettre des barrières !

    Caseneuve est lâche mais il est surtout inconséquent....mais il est vrai que la gauche en 40 ans a toujours été inconséquente...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "les français de souche risquent de réagir"

      Vous parlez des retraités croulant ou des désœuvrées efféminés perdu sans leur smartphone ?

      Supprimer
    2. @Philz: le Français de souche réagir... j'aimerais en être sûr. Alors certes, y a des signes de ras le bol qui ne trompe pas, la montée du FN en est un, mais à part ça... Il regarde faire, ne dit rien, bref, il est en voie de soumission.
      Lire ou relire le bouquin de Houellebecq qui s il est un roman n'en porte pas moins une vision fort réaliste de ce qui pourrait bien arriver a notre pays

      Supprimer
    3. Géo

      @Philz et Corto

      Bonjour
      ..ne dit rien?
      Pas d accord avec Corto:
      Il commente la télé-réalité... et Fort-Braillard en Eté.
      Regarde faire...ça c est vrai!
      Voie de soumission?
      Pas du tout:quand il y a des matchs de foot,ya qu à entendre cris et jurons fenetres ouvertes c est facile.
      Et aussi quand ça s échauffe en pleine rue sur le smartphone avec l interlocuteur.

      A part ça ...

      Supprimer
    4. @ Laurent et Corto..... méfions nous !

      De toute façon :
      - soit l'on vote socialiste et l'on cautionne ce qui se passe en ce moment .. pas terrible n'est-ce pas ? ( moi je voterai jamais pour eux)
      - soit l'on réagit mollement type droite traditionnelle ( bien peu courageuse et présente depuis 2012... une droite pour laquelle je n'ai pas envie de voter)
      - soit l'on vote Fn ( avec un programme qui ne tiendra jamais la route pour lequel je n'ai pas envie de voter)
      - soit... vous proposez quoi? que nos femmes soient voilées ( et la non plus je ne cautionnerai pas ) et que nous n'ayons plus aucun choix ...

      Que préférez-vous sans être retraité ou djeun avec un smartphone?

      Regardons nous en face.... nous avons ce que nous avons mérité .... qui d'entre nous en 40 ans a bougé ...
      Quelles solutions? dites moi ...

      D'ailleurs est-il encore utile de voter et de rester dans la ligne "légaliste" ou faut-il aller plus loin... maintenant je vous pose la question.
      les livres blablabla d'intellos qui usent leurs mains avec des stylos et non avec la réalité moi cela me fait sourire ...Qu'ils travaillent en usine ou dans une PME avant de pondre leurs machins ! l'ont-ils fait?

      Supprimer
  20. Joséphine K. Cohle30 août 2015 à 00:19:00

    Autre point sur lequel je me suis arrêtée : pourquoi, dans ce discours, Cazeneuve tient-il autant à rappeler qu'un renforcement des aumôniers musulmans s'impose dans les prisons ? Après tout, c'est super-amalgamant de s'adresser à une communauté sous l'angle de l'art de la recevoir en taule, tout en la tenant éloignée d'une présumée tentation extrémiste.
    Bon, on sait que ce ne sont pas les 178 aumôniers musulmans, qui, proportionnellement, pourront suffire à la réalité carcérale (ce dont je conviens, sans ironie aucune) :
    http://www.assemblee-nationale.fr/14/budget/plf2015/a2267-tVI.asp

    Mais au-delà de ça, il y a, sur ce thème, un truc bien conséquent qui peut échapper à la lecture :
    Lorsque Cazeneuve annonce le projet de diplôme, via formation universitaire « civile et civique » obligatoire, il ne parle pas que des imams, loin de là. Il s'agit d'une formation obligatoire TOUTES confessions religieuses confondues.
    Coup d'oeil sur les réactions :
    http://www.aleteia.org/fr/politique/article/aumoniers-de-prison-letat-sen-mele-5875222687252480
    Et qui a exigé la gratuité de cette formation ?
    http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/France/L-aumonier-national-musulman-des-prisons-demande-la-gratuite-de-la-formation-obligatoire-2015-06-26-1328325

    Bon, il semblerait, qu'à l'origine, ce soit de la faute d'Apparu (qui n'a sans doute pas compris l'effet d'aubaine qui s'ensuivrait) :
    http://www.sudradio.fr/Politique/L-interview-politique/Apparu-UMP-veut-rendre-obligatoire-la-formation-des-imams

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Joséphine:qu'une formation soit obligatoire pour les nouveaux aumoniers, quelque soit leur religion, pourquoi pas. Qu'elle soit gratuite, par contre, non. D'autant plus que cette "gratuité " in fine c'est le contribuable qui paie.

      Supprimer
  21. Dans un pays sain d'esprit, ce traître devrait être pendu haut et court à la première lanterne venue, sans autre forme de procès.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ Saucisson-Pinard

      +1.
      Et en plus, d'accord pour saucissonner afin de fêter ça. ;-)

      Supprimer
  22. ce midi saucisse griller grillade temps que je le peut encore corto merci encore malgré les traitres qui nous en....

    RépondreSupprimer
  23. Géo

    Les musulmans feraient bien d attendre que les
    engagements de Caseneuve soient respectés avant de voter pour ses patrons.

    Qu attendre de traitres?Ça retourne sa veste au moindre steak appetissant qui s offre .

    Les promesses n engagent que celui qui les prend au serieux
    Car,en fait,que voyons nous?
    Un type qui se goberge dans des banquets et qui fait des déclarations(pas le seul par ailleurs à courir aux banquets).
    Dans le langage courant,n est ce pas :"pique-assiettes"?

    RépondreSupprimer
  24. Je n'ai pas lu tous les commentaires. Dans l'ensemble, je trouve réellement ce discours scandaleux, mais il y a un point sur lequel je pense que vous vous trompez : c'est important d'officialiser un peu le culte de la religion musulmane.

    L’État doit faire quelque chose là-dessus, puisque aujourd'hui, n'importe quel taré peut s'autoproclamer imam et transformer des jeunes en terroristes. Ce n'est pas le cas dans l’Église catholique, puisque les prêtres doivent étudier au séminaire et recevoir un enseignement assez cadré. C'est donc très intelligent de ne pas donner le titre "officiel" d’imam à n'importe qui : cela rendra plus crédibles les imams tolérants, et tous ceux qui seront incapables de montrer qu'ils ont étudié la religion musulmane passeront pour des charlatans.

    Là où c'est vraiment scandaleux, c'est que tout ça n'est qu'une grosse manœuvre politique : ils préparent les élections de 2017. Je parie ma chemise qu'ils ont passé la journée à discuter et qu'au final rien ne sera fait, par contre, il va montrer à tout le monde qu'il a discuté avec eux. Globalement, son dialogue est vraiment très creux, rien de concret n'en ressort, si ce n'est la caricature d'un ministre de gauche qui ment délibérément en faussant les définitions de laïcité et de tolérance, qui semble complètement oublier les VRAIS problèmes que sont l'intégration et la sociabilisation des musulmans dans le territoire français (notamment en banlieue...).

    Les français ne sont pas représentés au gouvernement aujourd'hui, car le gouvernement ne pense qu'aux électeurs et au fric sans rien envisager avec sérieux. Un autre exemple récent : la réforme des régions dont le seul but est de donner des bonnes places aux "piliers" de cette gauche merdiq... euh... moderne, excusez-moi.

    RépondreSupprimer
  25. Joséphine K. Cohle31 août 2015 à 01:38:00

    @ Anonyme : non, car les "imams auto-proclamés" sont des détenus. Pas des aumôniers musulmans officiels qui interviennent dans le carcéral. Ces derniers ne sont que 180 pour un nombre estimé à 40.000 convertis à l'Islam en prison (source 2014). Le rapport est donc très faible, et le besoin d'augmenter les représentants de confession musulmane tout à fait justifié.

    Ce que Cazeneuve veut mettre en place, est l'obligation d'un diplôme, validé par une formation spécifique, pour tous les aumôniers du carcéral, quel que soit le culte. Sachant qu'il existe déjà des conditions strictes, cf :
    "En prison, sept confessions sont agréées au plan national : catholique, israélite, musulmane, orthodoxe, protestante, bouddhiste, Témoins de Jéhovah. Leur statut est fixé par le Code de procédure pénale et ils sont nommés par le directeur régional de l’administration pénitentiaire après consultation des autorités religieuses et avis du préfet."
    selon lien : http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/etat-cultes-laicite/liberte-religieuse/

    Après, reste à résoudre la question du financement de cette formation, qui peut déterminer le nombre de prétendants de chaque culte - selon moyens en possession, puis introduire une "concurrence confessionnelle" par l'argent.

    Ce qui n'empêche pas deux trucs :
    - les imams manquent vraiment en prison
    - l'intégralité du discours de Cazeneuve est une castration clientéliste

    RépondreSupprimer

Les commentaires " anonyme " seront systématiquement rejetés. La modération des commentaires étant activée, leur parution peut prendre quelques temps. Les commentaires hors-sujet ne seront pas validés.

L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique