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jeudi 3 mai 2018

Quand Mélenchon insulte Jeanne d'Arc...

... ça donne ça:

Mélenchon dans toute son ignominie. Cet homme déteste l'Histoire de France, celle d'avant 1789.

On se plaint souvent du personnel politique mais que dire des Français qui votent pour des gens comme Melenchon, Obono, Ruffin et compagnie... Ça me sidère...



D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr


jeudi 10 août 2017

De Chavez à Maduro en passant par Clémentine Autain et Mélenchon ...

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Je ne suis allé qu'une fois au Venezuela. C'était fin 1991, en décembre. J'avais été très impressionné par ce que j'avais vu partout où je passais. 

Lors de mon arrivée à l'aéroport de Caracas, il y avait beaucoup de soldats et partout un écriteau sur lequel était inscrit: " C'est à la discipline du peuple que l'on doit la force de la Nation ", un truc dans le genre. Je me souviens m'être dit: " ça craint ici ". Mais en fait pas du tout. Sorti de l'aéroport, je ne verrai (presque) plus de militaires; partout où j'irai, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, je me sentirai en sécurité. 

Par contre, j'ai vu un pays riche, de belles voitures, de beaux restaurants, de beaux hôtels, de belles routes, de belles maisons, de beaux immeubles. Partout. J'ai vu un port dans lequel entraient et sortaient sans discontinuer des pétroliers. En ce temps-là, l'argent coulait à flot. Certes, je n'étais pas dupe et j'imaginais bien que la majeure partie du magot n'était pas égalitairement répartie  entre toutes les couches de la population mais je n'ai pas le souvenir d'avoir vu de mendiants, de pauvres en guenilles, ni de bidonvilles et encore moins de gens crever la dalle sur le trottoir. Même dans les coins un peu plus reculés. Sans doute y en avait-il mais je ne les verrai pas.

Lorsque nous étions attablés dans un restaurant, nous avions tous droit à un serveur attitré qui ne nous lâchait pas d'une semelle, prêt à tout instant à répondre à une demande et à assurer un service de qualité. Les salaires étaient peu élevés, l'équivalent me semble-t-il de 200 francs français de l'époque, mais l'ami qui tenait un de ces restos nous disait qu'au moins ils avaient un boulot, un salaire et que c'était le salaire moyen. Bref, en ce temps-là, il y avait du boulot pour toute personne qui en voulait. Ne disait-on pas que le Venezuela était le pays le plus riche et le plus prometteur d'Amérique du Sud. J'avions même songé, un soir de délire peut-être alcoolisé, m'y installer. On pouvait y faire fortune; l'un de nos hôtes, un Français était devenu riche avec une dizaine de restaurants. Son petit plaisir était de faire deviner à ses invités combien il y avait de points lumineux dans sa maison, sa piscine et son jardin: " à cinquante près " disait-il; les coupures d'électricité étaient rares. De quoi me faire rêver, moi qui habitait alors en Guyane, département pourtant français.

Partout où nous allâmes, Caracas, Margarita, Barcelona, Valencia ou Mérida, l'impression était la même: ce pays vivait bien et globalement la population ne semblait pas malheureuse.

Je ne sais plus où cela se passa, peut-être du côté de Mérida, mais alors que nous roulions, nous traversâmes une ville en pleine effervescence. Ça sentait le caoutchouc brûlé. Et c'est ce que nous vîmes sans bien comprendre ce qui se passait: des policiers semblaient en découdre avec des militaires et des pneus avaient été incendiés. Nous l'apprîmes plus tard, c'était les prémisses d'un coup d'Etat. Coup d'Etat qui fut réellement déclenché quelques semaines plus tard en février de l'année suivante. Coup d'Etat organisé, mais avorté, par le pote à Mélenchon, Hugo Chavez.

La suite, on la connait. Chavez fit deux ans de prison mais fut finalement libéré par le président qui succéda à Perez, Rafael Caldera. Chavez fonda son parti " la Cinquième République " et fut élu Président en 1998.

La suite, là encore on la connait. Toute la gauche internationale, mais pas que, dressera des lauriers à Chavez dont on disait qu'il sortait de l'ornière un pays qui pourtant ne l'était pas avant lui. Des programmes immobiliers, des programmes de couverture sociale, un socialisme débridé et un pays... de plus en plus corrompu, plus qu'il ne l'avait été sous Perez ou Caldera. Au fur et à mesure que les délires socialistes de Chavez prenaient de l'ampleur, le balai des pétroliers dans le port se réduisit comme peau de chagrin. Le pays le plus riche d'Amérique du Sud, rebaptisé par Chavez République Bolivarienne du Venezuela, s'enfonçait lentement mais surement dans une crise économique et politique incroyable. Le patronat alerta, la population commença à s'exciter et Chavez ne trouvera rien de mieux que de désigner comme coupable les pétroliers. Des manifestations éclateront un peu partout et seront matées dans la plus grande violence par les forces armées restées loyales à Chavez pourtant incarcéré quelques heures. Il gagnera néanmoins la partie et sera élu une nouvelle fois... avec plus de 300 morts au compteur de ces manifestations.

Un deuxième mandat qui permettra à sa fille de devenir la personne la plus riche d'un pays qui peu à peu sombrait dans le socialisme " bolivarien " cher au cœur de notre France Insoumise.

La suite, une  nouvelle fois, on la connaît. Chavez crèvera et sera honoré par toute l'Internationale Socialiste, dont l'Iran, dont le gouvernement Français. Hollande enverra un ministre saluer la mémoire de Chavez et Mélenchon s'avouera inconsolable. Chavez sera remplacé par tout aussi pire: Nicolas Maduro. Ce dernier sera élu en avril 2014 et on assistera dès lors à la déliquescence et l’effondrement du pays dans une crise économique infernale. Les pétroliers ne sortiront plus du port.

D'une proximité à peine croyable avec le programme de Mélenchon, Maduro proposera dernièrement de jeter à la poubelle et la constitution et l'Assemblée Nationale d'opposition élue en 2015 pour faire élire, avec une participation d'à peine 41%, une nouvelle assemblée constituante, composée uniquement de membres acquis au gouvernement, chargée d'écrire une nouvelle constitution sensée poser les bases d'une nouvelle République. Une sixième ?

A ce jour, en moins de deux mois de contestation populaire, la police de Maduro a tué près de deux cent manifestants. Par balles ou à coups de matraque et de grenades.  L'ONU se contentant de " condamner l'usage excessif de la force publique ".

L'inflation avoisine les 300 % selon les autorités locales et 700% selon le FMI. La mortalité infantile, une des plus faible du continent en 2010, augmente de 30% entre 2015 et 2016.

Aujourd'hui et après 25 ans de révolution bolivarienne, il ne reste plus rien du Venezuela que j'ai connu. 

Alors quand je lis et entends cette pouffiasse boboïde de Clémentine Autain déclarer: " Le scénario qu'on nous propose c'est un méchant dictateur contre de gentils opposants, ce n'est pas tout à fait ça. Je ne défends pas Maduro, je vois sa fuite en avant. Mais le leadership de l'opposition est de droite extrême, et fait aussi usage de la force, auteur de crimes ", quand je constate le silence aussi assourdissant que complice de Mélenchon sur ce qui se passe actuellement là-bas, quand je vois comment se comporte cette pseudo France Insoumise, je n'ai qu'une chose à leur dire: Allez vous faire foutre !

Folie passagère 3407
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lundi 26 janvier 2015

Victoire de Syriza. Mélenchon heureux. Cambadelis, Dupont Aignan et le FN aussi.

Permalien de l'image intégrée
(photo diffusée par Melenchon sur son compte tweeter)

Les Grecs ont donc voté et installent confortablement le parti d’extrême gauche Syriza au pouvoir. Confortablement, certes, mais sans majorité absolue et avec 36% des suffrages exprimés.  Quid de l'abstention ? Je ne sais pas.

Pour être tout à fait honnête, je me fiche un peu et de cette élection et de ces résultats, on verra d'ici quelques semaines si le Tsipras est à la hauteur de ses ambitions et de l'espoir qu'une partie des Grecs ont mis en lui. J'ai comme qui dirait quelques doutes. On verra.

Non, ce qui m'a intéressé dans cette élection, ce sont les réactions et commentaires en France. Il suffisait de suivre la soirée sur twitter ou via les chaînes d'info pour se marrer. L'élément de langage communément partagé était de dire: Victoire de la gauche radicale, comme pour ne pas effrayer avec l’appellation, plus juste, d'extrême-gauche. Il s'en est fallu d'un cheveu pour que l'on assiste à une sorte de communion nationale inhabituelle: La quasi totalité des forces politiques françaises se félicitant de ce succès: NPA, PC, FDG, PS, Debout la République, FN, tous ceux-ci avaient une bonne raison d'applaudir. Même Henri Guaino, ce matin, sur Itélé, voyait dans cette victoire de Syriza motif à se réjouir: "Quand on fait souffrir un peuple, celui-ci se rebelle. L'Union Européenne doit se ressaisir ".

Le plus drôle étant bien sûr l'inénarrable Jean-Luc Melenchon, quasiment en transe, heureux, au bord de l'orgasme. Pour un peu cette victoire, il se l'attribuait: " C'est un moment historique pour nous. Nous l'avons fait. je connais les gens de Syriza depuis plus de dix ans. C'est un grand soir démocratique, nous y sommes arrivés. Le front de Gauche est ce qui ressemble le plus à Syriza,... "

Mais le plus drôle de ses tweets était celui qu'il balança le matin même de cette " journée historique" et qui en dit long sur la droiture et la rigueur du bonhomme: " Mieux vaut vivre et rayer la dette que mourir avec des comptes en ordre ". Je vais aller voir mon banquier et je vais lui sortir exactement la même chose, je suis sûr qu'il appréciera !

Non, franchement, tous ces gens qui s'élèvent contre la dette grecque me font tout de même marrer: Ils étaient où tous ceux-là quand l'Union Européenne, pour éviter que Grèce et Grecs ne meurent, leur a prêté près de 300 milliards d'euros, la quote-part de la France s'élevant à environ 55 milliards ? Ils étaient où tous ceux qui aujourd'hui réclament d’effacer tout ou partie de cette dette ?

A l'époque, pas si lointaine, personne en Grèce ne cracha sur ces 300 milliards. Pas même Tsipras.

Amusant, j'apprends à l'instant que Tsipras serait entrain de consulter pour monter un gouvernement, il envisagerait de s'allier avec la droite qu'il vient de battre. A confirmer.

Folie passagère 2631.
Grèce : ce qu'il faut savoir sur la victoire de Syriza
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mercredi 17 décembre 2014

Censure: Bruno Le Roux veut que les médias censurent Eric Zemmour


Si je l'avais à portée de mains, je crois bien que je lui mettrais deux baffes et pour faire bonne mesure un bon coup de pied dans le fondement, ce qui, pour qui me connaît, n'est pas dans mes habitudes. On le savait arrogant et sectaire, Bruno Le Roux s'érige maintenant en censeur (suivre ce lien, les tweets de Cazeneuve valent leur peson de cacahuètes) Il veut ni plus ni moins faire interdire Eric Zemmour dans les médias: " Il est temps que les plateaux télé et les colonnes des journaux cessent d’abriter de tels propos. L’islamophobie est un racisme qui ne doit plus avoir pignon sur rue dans la République. Jamais depuis la guerre, un personnage public n’avait osé suggérer de déporter nos millions de compatriotes de confession musulmane. Jamais n’avait été théorisée une telle haine, une telle négation de leur appartenance à la communauté nationale. "


Pourquoi ? Parce que Melenchon a fait état d'une interview donnée par Zemmour à un journal italien fin octobre dans lequel il aurait dit:

" (...) Les musulmans ont leur code civil, c’est le Coran. Ils vivent entre eux, dans les périphéries. Les Français ont été obligés de s’en aller ".

 " Mais alors que suggérez-vous de faire ? Déporter 5 millions de musulmans français ? " lui demande le journaliste du Corriere della Serra, Stefan Montefiori. 

Et Zemmour de répondre: "Je sais, c’est irréaliste mais l’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ? Ou bien qu’après la guerre, 5 ou 6 millions d’Allemands auraient abandonné l’Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? (...) Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes (vivent ici), en France, (mais) ne veulent vivre à la française."

Et aussitôt, la polémique d'enfler et les propos de Zemmour d'être ainsi traduit par tous ses opposants au premier rang desquels Le Roux, Bernard Cazeneuve, SOS Racisme, Le Conseil Français du Culte Musulman: " Zemmour veut faire déporter 5 millions de musulmans ". Melenchon n'étant pas en reste et écrit: " Zemmour se lâche en Italie : déporter cinq millions de musulmans ? Ça peut se voir ! ".

Le problème, c'est que selon le journaliste italien, ni lui, ni même Zemmour n'auraient parlé de déportation dans cette interview:

" Il faut préciser qu'Éric Zemmour n'a pas employé ce mot. Au terme d'une conversation sur Le Suicide français, les échecs de l'assimilation et du modèle multiculturel, je lui ai posé la question suivante: «Mais vous ne pensez pas que ce soit irréaliste de penser qu'on prend des millions de personnes, on les met dans des avions…»; il ajoute: «ou dans des bateaux», et je reprends: «pour les chasser?» Ce que j'ai résumé dans la formule qui fait scandale. Je ne partage pas du tout ses idées, mais en même temps cette interview n'avait pas pour objet de donner un programme politique. Après avoir évoqué les exemples pied-noirs et allemands, Eric Zemmour décrit un chaos tragique. La guerre civile que Zemmour décrit n'est évidemment pas ce qu'il souhaite, mais ce qu'il voit venir. Il pense que c'est possible. " Non seulement Zemmour n'a jamais parlé de déportation mais, pis, Stefan Montefiori reconnait avoir modifié les propos de l'auteur du Suicide Français !

Tant pis, non seulement Zemmour ne fait qu'émettre une prévision et quelques vérités, oui l'histoire est surprenante, qui aurait dit... mais il est nullement l'auteur des propos qui lui valent l'opprobre du jour et cette polémique montée de toute pièce par Mélenchon, polémique dans laquelle le chien fidèle de Président s'est engouffré en s'érigeant en censeur et en tentant du haut de sa position de président du groupe socialiste à l’assemblée de faire pression sur les médias.

Voilà où nous en sommes: En Socialie, un éminent personnage demande aux médias de censurer un essayiste ! Le retour de la censure !

Vous me direz, pour qui suit les dérives du pouvoir en place, rien d'étonnant, c'est dans la suite logique des choses: le pouvoir socialiste et ses affidés ne cessent depuis leur arrivée au pouvoir de vouloir censurer qui n'est pas d'accord avec eux. J'en ai mainte fois etat sur ce blog:


Folie passagère 2576.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 11 avril 2014

A propos du fascisme et de sa banalisation...


Marine Le Pen avait porté plainte contre Mélenchon qui l'avait traité de fasciste. Elle a été déboutée et Melenchon peut donc continuer de traiter la Marine de fasciste. Cela lui est désormais permis. 

Par contre, moi ou bien toi qui me lis, nous ne pouvons pas traiter notre voisin de fasciste quand bien même il aurait le regard torve, les cheveux coupés courts et le pas cadencé lorsqu'il promène son chien, sans doute un berger allemand nommé Zig ou Heil. Ceci dit, je suis en retour protégé de cette insulte devenue trop banale: un esprit simplet ne pourra pas non plus venir sur ce blog et me traiter de fasciste sous prétexte que j'aurai émis l'idée qu'il pourrait y avoir un peu trop de divers gare du nord à Paris. 

Étonnant, non ? Par quel miracle Mélenchon, Besancenot ou le socialiste bas du front auraient-ils le droit de traiter la Marine et ses sympathisants de fascistes alors que vous et moi ne bénéficierions pas du même droit pour stigmatiser des gens que nous souhaiterions ainsi, mais bêtement, qualifier ? 

C'est du jugement rendu par le tribunal dans l'affaire Marine Le Pen vs Jean-Luc Mélenchon qu'est advenu ce miracle. Le tribunal, dans sa grande sagesse et impartialité, a estimé que si le terme "fasciste" peut éventuellement être considéré en droit comme une injure, il estime aussi dans son jugement que cela dépend du contexte: 

"Si le terme "fasciste" peut prendre une connotation outrageante quand il est utilisé en dehors de tout contexte politique ou s’il est accompagné d’autres termes dégradants, il est, en revanche, dépourvu de caractère injurieux lorsqu’il est employé entre adversaires politiques sur un sujet politique". 

Vous avez compris ? La justice autorise donc que l'on qualifie gratuitement quiconque de fasciste pourvu que cela soit entre adversaires politiques discutant de sujets politiques. Et uniquement. 

C'est extraordinaire, nous voici dans un pays où la justice autorise entre politiques (mais pas entre "civils", merde, tout de même, dès fois que l'on en abuse) la banalisation d'une des pires saloperies que l'homme ait été capable d'inventer au siècle dernier. 

De là où ils sont, j'en connais deux qui doivent se marrer... 

On vit une époque formidable. 

Folie passagère 2226.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 4 janvier 2014

Plus belle la gauche !


Après avoir passé quelques jours de vacances en Amérique du Sud où il a été étudier, pour mieux "le maîtriser, le thème de la violence armée dans le combat politique" (sic), Mélenchon est rentré à Paris et a adressé ses vœux à la Nation qui n'en attendait pas tant. Parmi ceux-ci, il y en a un qui est plus "important que les autres": "Je souhaite au Parti socialiste et à ses liste aux municipales, comme aux européennes la raclée électorale la plus terrible ! Il s'agit non seulement d'affirmer notre rôle d'alternative, mais aussi de provoquer dans ses rangs le choc nécessaire pour que la meilleure part de lui-même se libère de sa soumission actuelle."

Qu'il est drôle, stupide, cynique, outrancier ou pathétique (vous choisissez) ! Il souhaite la plus terrible des raclées électorales à ceux pour qui il a appelé à voter sans conditions lors de la dernière présidentielle.

Lire du Mélenchon dans le texte, fautes d'orthographe ou de grammaire en prime, c'est vraiment s'offrir à peu de frais une bonne partie de rigolade; les petits plaisirs pas chers sont rares alors ne vous privez pas.. Et dire qu'il y a des gens qui votent pour lui... Et dire que ces mêmes gens ont voté pour hollande et sa clique... Fallait-il qu'ils soient bien idiots pour ne pas soupçonner ce qu'il adviendrait par la suite.

Bon ceci dit, la Méluche, faudra qu'il nous explique la stratégie de son marigot politique pour les prochaines élections: Alliance avec le PS, triangulaires éventuelles, listes séparées PC- FDG, abstentions, soutien aux moins sectaires...

C'est fou ce mimétisme électoral qu'il y a entre les deux extrêmes: à Le Pen, la responsabilité de faire perdre l'UMP, à la Méluche celle de faire échouer le PS (à moins qu'il ne se couche à nouveau, comme en mai 2012, sans conditions ).

Je sens que l'on va se marrer et que la politique ne sortira pas grandie des séquences électorales à venir.

Folie passagère 2073.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 1 décembre 2013

Jean-Luc Mélenchon est un visionnaire

La (vieille) photo du jour:

(Le Quotidien de Paris, 25/12/91)

" Il faut être clair, le PS n'est pas aujourd'hui à la hauteur des événements..." Ben quoi, il était visionnaire notre révolutionnaire du dimanche, non ?

Folie passagère 2025.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 16 octobre 2013

Expulsion de Léonarda: Le PS approuve, plus ou moins....


Il y a des jours où j'adore les socialistes, les gauchistes, les forces du progrès, les humanistes, les blogueurs de gouvernement...appelez-les comme vous voulez; ils me font rire, ils sont si drôles, si ridicules...

Voyez-les depuis hier, ils sont, pour une bonne partie d'entre eux, remontés comme des coucous. Une jeune rom kosovar a été récupérée par les flics lors d'une sortie scolaire afin d'être expulsée, avec sa famille, vers son pays d'origine. La famille était en situation irrégulière et avait épuisé tous les recours possibles. Le père avait déjà été expulsé. ( Pour les détails, voyez ici ou là )

Crénom, c'est qu'ils sont émotionnés nos noeuds-noeuds: Une famille en situation irrégulière ayant épuisé tous les recours légaux pour rester au pays des bisounours est, conformément à la loi, renvoyée chez elle. Comme des dizaines de personnes, de familles et d'enfants, chaque jour, chaque semaine et chaque mois depuis des années. Et ben quoi alors, pourquoi tant de colère et d'indignation? Parce que la jeune Léonarda a été récupérée par la police alors qu'elle allait en promenade avec sa classe. Y aurait-il eu moins de colère si elle avait été ramassée comme le reste de sa famille dans l'appartement familial à loyer très, très modéré ? Ce cas là les interpelle et les autres alors ? Non ?

A moins que cette indignation soit due au fait que le gouvernement du changement, celui qu'ils ont appelés de leurs vœux, utilise les mêmes formes, moyens et lois en vigueur que le gouvernement précédent pour expulser les gens que ces mêmes lois n'autorisent pas à rester ici... Possible. La gauche fait comme la droite sur cette question. Rhoooo, je comprends mieux les envolées quasi-lyriques d'un Mélenchon ou d'un Assouline sur cette affaire. Affaire qui n'en est pas une ou bien qui n'est ni plus ni moins que la même affaire que celles qui se produisent chaque jour... Pas de bol, les médias se sont emparés du truc et la gauche est le nez dedans: En matière d'expulsions, elle fait comme la droite ! L'humanisme de nos modernes en prend un coup dans l'aile. C'est vrai, ça a toujours quelque chose de désagréable d'être mis face à ses responsabilités et aux réalités. Je comprends leur détresse.

Et les voilà demander la démission du préfet de région, voire celle de Valls, la réinstallation de la famille de Léonarda et toussa... M'enfin, depuis quand devrait-on démissionner des gens qui ne font que leur travail et qui appliquent la loi...

Alors certes David Assouline, l'un des porte-paroles du PS s'est déclaré choqué; certes, Stéphane Delpeyrat, secrétaire national du PS, annonce qu'il démissionnera  de la direction du PS si rien n'est fait pour Léonarda, il n'en reste pas moins qu'à l'heure actuelle, aucun communiqué officiel du parti de la présidence et du gouvernement n'a été publié pour dénoncer l'expulsion de la jeune rom kosovare.

Qui ne dit mot consent.... Il serait intéressant de connaître la position du premier secrétaire sur le sujet.

Folie passagère 1945.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 7 octobre 2013

Brignoles: Le FN en tête, ça fait chaud au cœur !


Rhoooo, le FN largement en tête à Brignoles au soir du premier tour des cantonales avec près de 50% des voix si on additionne les suffrages qui se sont portés sur le candidat officiel du FN ainsi que sur le candidat dissident. La gauche balayée, zou !, et l'UMP qui s'en tire avec un petit 20%.

Voilà une nouvelle qui fait chaud au cœur. Non pas que je sois fan du FN, loin s'en faut, mais parce que encore une fois ces résultats nous démontrent toute l'impéritie des partis dit classiques. Plus ils sont nuls, plus le FN monte. Plus ils diabolisent le FN, plus celui-ci grimpe dans les sondages. La Marine, troisième ex-æquo au dernier baromètre du Figaro avec Fillon, Juppé et Lagarde; tout juste précédée par... Sarkozy et Valls ! Ça en jette tout de même ! Première personnalité de gauche: Martine Aubry; on se marre !

Alors certes, l'abstention a joué à plein en faveur du FN à Brignoles et alors ? Les gens ne vont pas voter soit parce que ce qu'on leur propose ne les intéresse pas, soit parce qu'il fait soleil ce jour-là ! Point. Le PS n'a pas su motiver ses troupes et l'UMP a fait service minimum engrangeant sans doute bon nombre de voix de ceux qui n'ont pas encore osé sauter le pas en votant FN. Les électeurs qui se sont déplacés ont "boudé et défié" l'establishment. Et c'est bien fait pour celui-ci. 

Depuis 30 ans, droite et gauche classiques ont fait le jeu du FN. La gauche, à l'initiative de Mitterrand, en s'en servant de rempart contre la droite classique; la droite en le snobant et en n'osant pas aborder, pour cause de politiquement correct, à bras le corps les thématiques qui ont fait le succès du FN: l'immigration, l'envahissement et  l'ensauvagement  du pays, le déphasage entre les z'élites parisiennes et le peuple, le chômage, la mondialisation... Les rares, à droite à s'y être attaqué furent crucifiés par une partie de leur camp, la gauche et la bien pensance progressiste. Le seul à gauche à s'y essayer, Manuel Valls, est honni par ses "amis" d'hier... 

Alors, j'entends déjà les commentateurs patentés s'offusquer (je note que pour l'instant les blogueurs de gouvernement sont peu diserts sur cette victoire du FN), crier que péril est en la demeure, que la démagogie frontiste est dangereuse, que son programme économique est nul et blablabla... Oui, sans doute mais comme d'habitude, pas un couillon pour se remettre en cause, pas un de ces grands benêts médiatico-politiques pour oser appeler un chat, un chat: le FN séduit, trouvons le moyen de séduire intelligemment ceux qui se laissent embringuer dans cette dangereuse dérive frontiste.

Et  bien savez-vous ce qui va se passer ? Ca va continuer: Bouh, méchant FN, bouh, danger pour la démocratie, beurk, raciste FN etc... Et le FN continuera inexorablement de monter: Ras de marée sans précédent aux municipales, déferlante aux européennes. Pourquoi ? Parce que étonnamment les Français ont un peu plus de mémoire que celle qu'on leur prête: Vous, PS, PC, EELV et UMP les avez-pris pour des quiches depuis des lustres, ils vous rendent la monnaie de votre désintéressement total pour ce qui les énerve et/ou les préoccupe. Vos recettes parisiennes sont foireuses et hors d'âge quand elles ne sont pas hors-sol.

Aujourd'hui, à l'aune des ces résultats - que l'on me permette de paraphraser Jean-Luc Mélenchon -  la question n'est pas de mobiliser face au Front national, c'est mobiliser pour que quelque chose change dans ce pays, parce que la vie est insupportable. Pour l'instant, l'impression est que c'est du côté du Front national que se trouverait l'énergie, et pas ailleurs. (...) Vous PS, UMP, EELV, PC, FDG et consorts, par votre confusion, votre irrésolution, vous donnez l'impression de ne pas savoir où vous allez.

Si seulement il ne s'agissait que d'une impression...

Folie passagère 1932.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 15 avril 2013

Mélenchon doit se désolidariser de la majorité présidentielle. Question d'éthique !


Ainsi donc, les élections présidentielles ont eu lieu au Venezuela. Alors que hier midi, les chaînes de télévision française nous annonçaient toutes une écrasante victoire du dauphin de Chavez, Nicolas Maduro, les sondages le donnaient gagnant avec entre 5 et 10 points d'avance sur son concurrent libéral Henrique Capriles, on apprend ce matin que Maduro l'emporte avec moins de 51% des suffrages; magouilles et bidouillages inclus.

Surprenants résultats si l'on songe à l'empreinte indélébile qu'aurait laissé Chavez sur son pays; enfin, c'est ce que nous disaient les médias lors du décès du Grand Guignol sud-américain. Les aficionados français du bonhomme nous vantaient l'héritage laissé et n'hésitaient pas à lui donner un statut de petit père du peuple vénézuélien. Maduro serait donc élu grâce au prolongement de la ferveur populaire. Certes, mais les résultats prouvent sans ambiguïté que le Chavez était loin, très loin de faire l'unanimité que les gauchistes français supposaient.

M' en allant chez Jean-Luc Mélenchon voir ce qu'il pensait de cette élection, je tombe sur un texte qu'il a écrit au moment du décès de son idole. Il s'y plaint du peu de considération accordée par la gauche française au décès du leader maximo Chavez. Et là, les bras m'en tombent. Car du billet qu'il m'est donné de lire, je ne retiens que la haine, le mépris et la grossièreté avec lesquels La Méluche parle de hollande, de Ayrault , des socialistes et de la presse.

Florilège:

"  François Hollande il a été en dessous de tout, pire qu’on pouvait le craindre. Pris entre sa très, très, grande tendresse pour les nord-américains et son mépris de caste pour le populaire, il a rendu la France invisible et inaudible à un moment clé de l’histoire politique de l’Amérique latine. "

" François Hollande a encore gâché une chance pour notre pays " ( en étant absent aux obsèques ).

" On sait bien combien le piteux tandem Hollande-Ayrault, les deux compères-pépères, se sent éloigné d’Hugo Chavez. "

L'absence de hollande est " un double acte de mépris : pour les vénézuéliens et pour les domiens réduit au rôle de second couteau d’ostentation."

"  Le choix fait [d'envoyer un ministricule aux obsèques] est un message politique de mépris et de provocation gratuite. "

S'ensuit, on ne sait trop pourquoi, une exécution en blog public de Michel Sapin, ministre de hollande: " manipulations, mensonges, ignorant, fourbe, enfumage, illégitime, le roi est nu... "

Pour quelqu'un qui appela à voter, sans condition, pour hollande, avouez que la charge est brutale quand elle n'est pas vulgaire.

Depuis Mélenchon n'a cessé de fustiger hollande, Ayrault et leurs politiques économiques et sociales.

Alors, je me disais, en lisant cette bouillie, que la moralisation de la vie politique devait aussi en passer par là: Ne pas appeler à voter pour des gens dont on sait qu'il ne feront rien de ce que l'on attend d'eux. Ne pas prétendre à autre chose que ce en quoi on croit et que l'on veut défendre. 

A l'occasion de ce débat sur la moralisation de la vie politique, Melenchon a une occasion en or de montrer qu'il ne se laissera pas compromettre par les socialistes, il doit clairement, ses troupes avec, reconnaître qu'il se désolidarise complètement de l’exécutif et que, par voie de conséquence, lui et le Front de Gauche n'appartiennent plus à la majorité présidentielle et que désormais, ils sont dans l'opposition.

Question d'éthique !

Folie passagère 1667.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.