samedi 16 janvier 2016

Cette gauche qui n'aime pas la France, qui combat la nation...

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Le débat sur la déchéance de la nationalité est révélateur de la vision, ou plutôt de l'absence de vision, que la gauche et une partie des élites de ce pays se font de la nationalité réduite à une collection de droits et de prétendus devoirs. On peut évidemment arguer que cette mesure de déchéance n'aura aucune portée puisque, par définition, les radicaux de l'islam se fichent comme d'une guigne de la nationalité. L'islamisme, comme le communisme hier, est un messianisme révolutionnaire qui nie les distinctions entre les peuples et il n'est pas anodin de constater qu'une certaine gauche fait preuve d'indulgence, voire de complaisance, à l'endroit de l'islam politique. N'a-t-on pas vu, en juillet 2014, lors des fameuses émeutes de Barbès à Paris, les militants du NPA de Besancenot mêler leurs drapeaux à ceux du Hamas? A gauche le refus de se désolidariser avec les ennemis de leur propre pays est une vieille histoire. Nul ne met plus en question, aujourd'hui, l'allégeance du PCF à l'égard de l'Urss stalinienne. Stéphane Courtois a récemment rappelé que Maurice Thorez fut déchu de sa nationalité par la République en février 1940. «Le Parti communiste n'est pas à gauche mais à l'Est» dira un jour Léon Blum. Jacques Duclos, dirigeant historique du PCF, a été sa vie durant, ainsi que l'a montré Frédéric Charpier dans L'agent Jacques Duclos (Seuil), un serviteur zélé de l'Urss sans pour autant passer pour un traître au regard des Mélenchon de l'époque. C'est que, pour une certaine gauche, trahir la France comme réalité c'est encore la servir comme idée. Le sophisme fonctionne ainsi et il est imparable: la France est le pays de la Révolution et de la fameuse «fraternité» entre les peuples, si elle n'est plus digne de ses valeurs, il faut la combattre au nom des idéaux qu'elle a elle-même prônés. Comme l'expliquera Sartre, les valeurs républicaines d'égalité et de fraternité exigent le socialisme pour ne pas rester lettre morte, incantation fumeuse.

C'est ainsi que les trotskistes ont, en 1940, prôné le pacifisme et refusé de combattre les «prolétaires allemands» de la Wehrmacht. C'est ainsi que les mêmes trotskistes ont porté des valises pour le FLN, de même qu'ils s'étaient solidarisés avec le Vietminh. C'est ainsi que le lugubre Georges Boudarel, communiste rallié au Vietminh, finit par persécuter ses camarades français dans les camps du Vietminh après la chute de Dien Bien Phu. Ces gens ne se sont jamais perçus comme les collaborationnistes mais comme des internationalistes conséquents. Marx n'a t'il pas écrit que les prolétaires n'avaient pas de patrie? N'a-t-il pas mis en valeur le processus historique qui allait rendre obsolète les Etats et les frontières? Aujourd'hui encore, pour beaucoup d'hommes et de femmes de gauche, depuis Taubira à Duflot, en passant par Lang ou Mélenchon, la France est moins un pays qu'une idée. Langue, sensibilité aux régions et aux terroirs, sentiment d'appartenance, tout cela n'existe pas. Le jeune Pol Pot, qui admirait la terreur de 1793 était plus français aux yeux d'un Badiou, qui tressera des lauriers au Kampuchéa démocratique en 1979, que le paysan du Berry, car le paysan du Berry n'est pas une figure de l'Universel, il incarne l'horrible puanteur du particulier.

Plus généralement, et cela ne concerne pas que la gauche, les élites françaises sont frappées d'une étrange névrose: la prétention de s'identifier à l'universel alors que cette notion d'universel doit aujourd'hui se conjuguer au pluriel. Qui ne voit que l'islam est un universalisme rival du laïcisme républicain? Nous ne vaincrons pas l'islamisme avec des discours sur les valeurs de la République auxquels les jeunes radicaux sont imperméables puisqu'ils ont justement fait le choix d'autres valeurs, plus consistantes à leurs yeux: celles de la fraternité islamique. Nous devons affirmer que la France est un pays avant d'être une idée et que ce pays a une histoire qui ne doit rien à l'islam. Qu'il est porteur d'une langue et d'une culture, dont le rayonnement a été universel et l'est encore, dans une certaine mesure, grâce à la francophonie. Nous devons avoir le courage d'expliquer que la France n'est pas une formalité administrative et demander aux détenteurs extra-européens de la double nationalité de choisir entre leur nationalité affective et une nationalité fictive. Pourquoi Marocains et Algériens qui hissent leurs drapeaux à tout propos ne se contenteraient ils pas de la nationalité qui leur tient à cœur? Pourquoi la droite n'accepte-t-elle pas, comme le suggère Hervé Mariton, de mettre en cause un droit du sol qui est l'immaculée conception de ceux qui réfutent toute tradition? Qui ne sent que ce que l'on vous donne automatiquement, sans que vous l'ayez demandé, n'a guère de valeur, comme la rappelé un jour le psychanalyste Daniel Sibony? Redonner une valeur symbolique à la nationalité suppose de ne pas la partager avec qui la dénigre ou la tient pour rien. En réalité un formidable changement de perception de l'histoire nationale est intervenu dans les années 70, après la découverte des crimes de Vichy.

Les Français étaient si fiers autrefois de «descendre des Gaulois»- même si c'était une filiation mythique - qu'ils ont eu la prétention extravagante d'expliquer aux Africains colonisés qu'ils en descendaient aussi! Aujourd'hui c'est l'inverse, le mot de Gaulois est devenu suspect pour ceux qui se pâment d'admiration pour tous les peuples premiers du monde, depuis les Toubous aux Inuit en passant par les Aborigènes d'Australie! Cette dévaluation est emblématique de la haine que certains portent aux origines et à l'histoire de leur pays. Une dénégation dont témoigne le discours fallacieux sur la France «pays d'immigration», laquelle a débuté, au milieu du XIXème siècle, dans un pays qui n'a cessé d'être occupé depuis le néolithique. L'historien Jean-Louis Brunaux rappelle que la France gauloise, à l'époque de Jules César, était peuplée par près de 9 millions d'habitants, voire plus! Mais les élites de ce pays ont dénié aux Français le droit d'avoir des origines, comme tous les peuples du monde, car qui dit origine dit identité, notion oiseuse ou dangereuse aux yeux des apologues de l'Universel. La France, pays de Vercingétorix et de Gambetta, mais aussi de Robespierre et de Pétain, n'était plus assez bien pour elles.

De Gaulle lui-même, dont le nom est douteux, a eu les élites intellectuelles de ce pays sur le dos. Un homme qui, en plein mai 68, alors que les niais du quartier latin braillent «CRS SS», s'adresse aux Roumains à Bucarest en ces termes: «Roumains et Français, nous voulons être nous-mêmes... c'est à dire l'Etat national et non pas l'Etat cosmopolite» se devait d'être mis à pied. Dites-moi par qui vous voulez être reconnu, je vous dirais qui vous êtes. Cette vérité est celle de tous les snobismes. L'élite intellectuelle française a préféré les Etats-Unis de Kennedy et la Chine de Mao à la France gaullienne, trop petite pour le rayonnement de sa vanité. Enfin l'Europe est arrivée à point nommé comme heureux moyen d'en finir avec l'histoire de France. La caste issue de Mai 68 fait aujourd'hui grise mine car le peuple qu'elle prétendait alphabétiser mais aussi les intellectuels, ont tendance à la ringardiser. Elle sait que son temps est compté, d'où la haine qu'exprime à l'égard de Michel Onfray, traître qui revendique ses origines plébéiennes, Gaulois perdu parmi une intelligentsia hostile. Certains Français, c'est un fait, n'ont jamais aimé leur pays mais les valeurs des droits de l'homme. Quand la France leur paraît faible ou défaillante, ils se découvrent citoyens du monde. Les bobolandais font parfois la moue quand on leur rappelle qu'ils sont Français, eux qui «se croient quelque chose dans le monde» (Saint Simon) parce qu'ils racontent leur vie sur Facebook. La noblesse propre à un certain patriotisme est l'inverse de cet état d'esprit: on n'oublie pas son pays quand il est blessé, on ne l'accable pas quand il est affaibli. Péguy, Camus, Simone Weil sont là pour nous le rappeler: les vrais esprits forts sont toujours du côté des plus faibles.

Brillante tribune de Paul François Paoli pour Figaro Vox sous le titre " De Sartre à Taubira : cette gauche qui combat la nation "


(Photo du bas: La Une de Libération du 17 avril 1975 saluant l'arrivée des Khmers rouges à Phnom Penh)

Folie passagère 3042.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

24 commentaires:

  1. Voilà qui méritait d'être rappelé mais hélas cela
    n'empêchera pas la gauche dure de continuer à imposer
    ses diktats à la molle, au moins en temps d'élection.
    Et bravo pour la Une de Libé la jour de l'arrivée de
    Polpot, génial! Et ces cochons là continuent toujours
    de vendre leur torchon avec le secours providentiel du
    contribuable!
    Amitiés.

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    1. Le Monde aussi a été on ne peut plus laudateur, les Khmers rouges étaient de magnifiques combattants de la liberté qui allaient apporter joie et bonheur au peuple cambodgien.

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    2. Koltchack: je me souviens de cette Une du Monde mais n'ai pas réussi à la retrouver. Sinon elle eut été en bonne place dans ce billet.

      @Nouratin: c'est bien pour ça que je me marre quand j entends melenchon et consorts dire aujourd'hui que Hollande est un gros nul, ils revoteraient pour lui si besoin était.

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    3. Géo

      "Mobile le Monde fr
      Le jour où le Monde salue l arrivée des Khmers rouges"

      "Il y a 40 ans,les Khmers rouges s emparaient de Phnom Penh,interview Patrice de Beer" (correspondant du Monde,en 1975)

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  2. Beau plaidoyer. Y compris pour une déjà convaincue. :-)
    Merci de l'avoir partagé.

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    1. @Franzi: cette tribune est excellente autant que pédagogique. J aimerais lire ou entendre un gauchiste pour savoir ce qu il en pense...

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  3. Géo

    Bonsoir

    En réalité,les Droits de l Homme n ont jamais été opposés à l idée d État nation ou d identité nationale.
    Tout n est que manipulation par des "gauchistes" qui ont rien d humanistes.
    Au nom de l Homme nouveau",on tuait les gens en masse à coups de hache chez les Khmers rouges,cela entre autres horreurs perpétrées,en différents lieux de l Histoire.
    Malgré sa compassion sincere,Marx n était qu un des héritiers spirituels de Adam Weishaupt et ses illuminés de Bavière,dont le but était déjà d anéantir les États nations pour leur substituer un "Homme nouveau", universel.
    Une idéologie totalitaire des plus malsaines et mercantiles qui soient est toujours à l oeuvre,il y a nette parenté entre " gauchistes", antifascistes et "socialistes" actuels,et le nazisme.
    Par déplacement sournois,tout est fait pour faire assimiler au quidam l idée que les défenseurs de l État nation, de l identité culturelle et de l héritage de civilisation brillante( malgré des errements propres à l espèce humaine),que ces défenseurs seraient les totalitaires,les démagogues,alors que c est tout l inverse car ils constituent le rempart souverain contre l obscurantisme,l aliénation à des cartels économiques et idéologiques mortiferes pour les races et pour toute civilisation éclairée.
    Quand les races,les religions et les misères sociales et intellectuelles sont récupérées pour assujettir les peuples à des idéologies pourries.
    On veut nous resservir le même brouet infect avec une sauce differente à chaque fois pour essayer d en masquer le goût putride.

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    1. @Géo: Longtemps j ai cru que le mythe de l homme nouveau n'était qu un mythe. Et puis, il y eut 1981 et l arrivée de la gauche , puis 2012 et Hollande. Le mythe devenait réalité

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    2. Géo

      @Corto

      L astuce consiste ici à remplacer l idée de supériorité d une race et d une nation,des nazis,par celle de négation des races et des identités nationales,mais le résultat est le même:
      Le nivellement général,la re- écriture de l Histoire et la suppression des grands archetypes et mythes d une civilisation,la négation des identités,la manipulation des masses et des individus,
      L emballage a changé,le contenu est clairement identique,à mon sens,le but:asservir les populations.

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  4. La gauche n'a pas toujours été comme ça.

    Ce livre :

    http://livre.fnac.com/a1221688/Francois-Huguenin-La-Republique-xenophobe

    portant sur les fameuses années 30 (et 20) revient sur la gestion des étrangers pendant ces 20 années de troisième république.

    Il est intéressant par les documents fournis, même si le parti-pris des auteurs est fort agaçant (ce sont manifestement des gens de la gauche actuelle, qui se scandalisent par exemple que les gouvernements de l'époque aient voulu sélectionner les gens pouvant venir en France sur la base de leur utilité).

    A les en croire, même le Front populaire aurait été trop rigoureux. On a en tout cas quelques surprises, à condition de ne pas suivre en tout les préjugés des deux zozos auteurs du livre.

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  5. Et voilà ce qu'écrit Malika Sorel-Sutter, mon cher Corto, dans l'introduction de son livre : "La décomposition française", que j'ai commencé à lire :
    "La République est un régime politique, et la République française n'est pas une république parmi tant d'autres à travers le monde. La République française porte en elle la synthèse de l'histoire politique et culturelle du peuple français. C'est pourquoi trahir la République ne pouvait qu'aboutir à trahir la France et son peuple... La confusion entre Etat et République sert les intérêts de tous ceux qui collaborent, consciemment ou inconsciemment, à la décomposition de la France..."

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    1. @marianne: Et encore un bouquin à lire ! la pile augmente

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  6. Bonsoir Monsieur Corto :

    Dans la liste des politiciens français qui servent un autre pays que la France vous citez des communistes, mais il y avait Charles Hernu. La page Wikipedia sur Charles Hernu, futur ministre de la Défense (rien que ça!) de Mitterrand, nous apprend que Hernu, après une jeunesse à servir le régime de Vichy, fut un informateur de la CIA :
    "Le Journaliste Vincent Nouzille, après avoir étudié les archives de la CIA couvrant la période de la Cinquième République jusqu'à 1981, écrit dans son livre que Charles Hernu fut au contraire un informateur de l'agence de renseignement américaine durant la fin des années 1960. La CIA aurait incité nombre d'opposants à Charles de Gaulle à informer les États-Unis sur la vie politique française"

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    1. @Ana maria: Pour des raisons toutes familiales, je connais bien l histoire de Charles Hernu et je peux dire sans aucun problème que ce gars était une ordure !

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  7. Bonsoir Corto,

    Je crois de plus en plus que les socialauds se sont jurés de détruire ce pays. Ils sont prêts à tout pour cela même à s'allier à ce qui les détruire immanquablement. Au cours d'un conseil des ministres, en 1982, celui qui incarne le plus l'hypocrisie et la forfaiture de ce parti, François Mitterrand dit l'arsouille (je crois que c'était le Général qui l'avait affublé de ce nom) a déclaré: "un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité". Indiquait-il une direction, auquel cas il a été entendu au delà de ses espérances, ou déplorait-il une dérive ? Je ne sais mais ses héritiers se révèlent au quotidien comme les fossoyeurs de la nation qu'ils sont censés gérer. Ils auront, n'en doutons pas, à entendre compte un jour.

    Bonne soirée

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    1. @H: si par détruire ce pays tu entends le noyer dans un espèce d universalisme ou tout le monde serait l égal de tout le monde, gommant, par nécessité, les différences culturelles, historiques,..., alors oui tu as raison. Auront-ils a en rendre compte ? J aimerais en etre sur

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  8. Bof,
    Quand on voit les déclarations de Yann Galut, député PS sur la déchéance de nationalité (oui pour Depardieu, non pour les terroristes !)on comprend la conception qu'ils ont de la France : un fromage à prébendes !
    Droopyx

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    1. @Droopyx: le deux poids deux mesures toujours, le tout c'est d etre du bon côté. ce Yann Galut fait partie des "jeunes" députés 2012, ils ont tout a perdre d'une alternance à droite. Alors, ils vont se battre jusqu a l outrance pour vendre leur candidat de gauche quelqu il soit

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  9. brillante tribune et excellente analyse , c'est d'ailleurs pour cela que pour la majorité de la gauche la France d'avant 1789, ou n'existe pas, ou est a jeter aux oubliettes de l'histoire, je me souviens avoir entendu la méluche parler des temps de l'obscurantisme a un contradicteur qui lui disait que le pays existait avant le révolution..., il serait aussi interessant de connaitre le nombre de binationaux ou plus officiant aux plus hauts postes de l'état, je crois qu'on en a déja un petit paquet rien qu'au gouvernement... par contre je mettrais un bémol sur le sujet de " nos ancetres les gaulois ", bien sur cela peut paraitre ridicule de nos jours mais il s'agissait avant tout de donner le meme sentiment d'appartenance " charnelle " a une histoire commune, donc oui, quelque part le petit antillais, le petit africain, le petit italien pouvaient ainsi se sentir pleinement faire partie de la france , pas " génétiquement " bien sur, d'ailleurs je suis convaincu que beaucoup de ces gamins le comprenaient parfaitement, mais " symboliquement " ce qui est tout aussi important , ce projet a été abandonné justement pour exalter les différences et on en admire le brillant résultat assez souvent en ce moment... bref l'édito que tu as posté sur la réécriture télevisuelle de nos contes occidentaux complète très bien cette tribune finalement, le meme résultat escompté et mis en oeuvre...

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    1. Non, "nos ancêtres les Gaulois" fait simplement partie de l'histoire institutionnelle de la France.

      C'est donc tout à fait légitime, et il n'y a que des inconséquents pour le voir d'un côté sous un angle ethnique, et pour de l'autre dire que l'angle ethnique ne doit pas être pris en compte dans les politiques menées.

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    2. @ Anonyme
      " Non, "nos ancêtres les Gaulois" fait simplement partie de l'histoire institutionnelle de la France. ", relisez ce que j'écris et vous verrez que je ne dis pas autre chose et je suis exactement dans le meme esprit que vous quand vous dites que c'est légitime, si je dis que cela peut paraitre ridicule c'est pour le déplorer... concernant la seconde partie de votre réponse, je ne penses pas que le fait de dire que les gamins avec qui j'allais a l'école il y 40 ans et qui avaient des origines autres qu'européenne, soit aborder ce fait sous l'angle " ethnique" , c'est juste factuel et je ne fait que le constater point barre, contrairement a vous je persiste a penser que le fait que des gamins ne soient pas tous de la meme origine, culture, tradition ne doit en rien influer sur les politiques éducatives , c'est ce qui c'est fait sans problèmes particuliers avec de plutot bons résultats pendant des décennies sans que personne n'y voit la moindre inconséquence... c'est simplement toute la différence entre des politiques qui se veulent" assimilationnistes" , ce que je souhaites et des politiques qui veulent juste" l'intégration ", une société communautarisée a l'anglo-saxonne, mais chacun son opinion, les commentaires sont fait pour les exprimer.

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    3. @Tonton: je souscris a ce que tu écris. Mais... "Sentiment d appartenance " c'etait sans compter sur les " pédagogues " locaux. J ai habité quelques années uax Antilles et en Guyane et oui, dans les bouquins on apprenait aux enfants " nos ancêtres les gaulois " dans les années 86/95. ce qui en soi était stupide dans la mesure où les " enseignants " se servaient de ça pour démontrer justement aux enfants à quel point "L Etat " métropolitain les entubait. En clair, les profs disaient aux enfants: La preuve que la France vous ment, c'est que vous etes noirs, n avez rien de gaulois et que donc vos ancêtres ne pouvaient etre gaulois "

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  10. La gauche fut nationaliste jusqu'à sa conversion au marxisme. La Commune de 1871 est une réaction contre l'armistice face au tout nouveau empire allemand. En 1914, le parti socialiste se rangea sans sourciller à l'Union Sacrée, ce qui ne fut pas le cas du PCF en 1939.

    Le Nain

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  11. On doit quand même reconnaitre que si on n'avait pas laissé l’Éducation Nationale se faire véroler par tout ces gauchistes, on n'en serait certainement pas là. Nous aurions une jeunesse qui sait lire ,écrire, compter et placer correctement sur une carte les principales villes de leur propre pays, ce qui est loin d’être la cas aujourd'hui.
    J'ai vécu également outre mer pendant des années, avec l'arrivée des socialos en 81 tout à basculer et ces fumiers de l'EN ont effectivement distillés leur "propagande" anti- blanche anti-française dans la tête des locaux et ça a bien fonctionné.
    quoiqu'ils en disent les gens de gauche n'aime pas la France, ils ont prouvé à maintes reprises qu'ils préféraient en vrac le PC soviet, le pc chinois, le FNL algérien, les Khmers rouges j'en passe et des meilleurs...
    Ce sont des nuisibles...
    GfB

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