vendredi 15 mai 2015

Richard " Richie " Descoings


Laurence Parisot, Olivier Duhamel (journaliste et prof à Sciences-Po), Christine Lagarde, Guillaume Pépy (SNCF), Dominique Reynié (politologue, candidat UMP à la Région Languedoc), René Rémond (Historien, Académie Française, décédé en 2007), Michel Pébereau (banquier), Hubert Védrine, Hubert Astié (Administrateur Château de Versailles), Lionel Jospin, Jean-Luc Domenach (Politologue et frère de Nicolas), Claude Allègre, Jack Lang, Alain Lancelot (Politologue, Sciences-Po, Fondation Schuman, Vice-psdt du centre de formation des journalistes), Olivier Schrameck (Président du CSA), Michel Charasse, François Rachline... et quelques autres tous aussi célèbres ont un point commun, en dehors d'être de gauche et/ou diplômés de Sciences-Po-ENA et/ou étant membres du Conseil d'Etat pour la plupart, homosexuels pour quelques uns... et ce point commun, c'est Richard Descoings qu'ils ont tous, à un moment ou autre, poussé vers le haut.

Richards Descoings, c'était le très médiatique et sulfureux patron de Science-Po décédé d'une " crise cardiaque " en 2012 dans une chambre d'un hôtel huppé de New-York.

Raphaëlle Bacqué, journaliste au Monde, vient de sortir un bouquin, intitulé " Richie ", surnom donné par ses fans à Richard Descoings, qui raconte l’ascension fulgurante du bonhomme devenu à 38 ans le directeur d'une des plus prestigieuse école française. Si je vous parle de ce bouquin, c'est parce qu'à mon avis, on a jamais aussi bien décrit de quelle manière certains individus accédaient à de très hautes fonctions sans avoir quasiment jamais rien fait de concret, de "productif", de tangible. Rien fait si ce n'est d'appartenir à certaines coteries et certains cercles et d'avoir su inside naviguer par tous les temps. 

Pour Descoing ce sera Sciences-Po, l'Ena, le Conseil d'Etat puis la cooptation pour son entrée au Siècle, parcours classique du haut fonctionnaire en devenir mais ce sera aussi son appartenance à une " communauté " homosexuelle bourgeoise, éduquée, fêtarde qui, si elle n'a rien de militante et d’extravagante façon LGBT, n'en est pas moins très influente à tous les niveaux des cercles proches du pouvoir.

Ce bouquin, " c'est donc l'histoire de l’ascension vertigineuse d'un fils de bonne famille, tenté [et ayant testé voire ayant abusé] par toutes les transgressions. Le Tout-Paris l'adorait. A peine s'interrogeait-on  sur ce directeur homosexuel, vivant en couple avec le patron de la SNCF mais marié à une femme dont il fit sa directrice-adjointe... Sur ces pas, ce bouquin nous entraîne au cœur d'un pouvoir méconnu (pour la plupart des gens): les boîtes gay du Marais, les cabinets ministériels, les soirées déjantées avec ses [jeunes] étudiants et les plus grandes universités du monde. Personne n'a résisté à la folie Richie. Surtout pas lui."

Lors de ses funérailles, en grande pompe à Saint Sulpice, l'homme, malgré, ou parce  qu'on les tut, ses turpitudes, ses excès  et délires, recevait les hommages de toute la gaucholalie (médias compris) , de la quasi totalité de ce que la politologie compte en France mais aussi d'une bonne douzaine de ministres et d'ex-ministres et d'une bonne partie du gotha patronal du pays et d'ailleurs.

Peu de temps après son décès, j'évoquai dans un billet la curieuse façon dont les médias nous relatèrent les conditions de sa mort. Ce billet me valu une avalanche d'insultes (j'en censurai les 3/4) et de remontrances: On ne touche pas à un symbole. Le livre de Raphaëlle Bacqué est globalement salué par la critique (y compris par l'Obs).

A lire pour comprendre ce monde d'entre-soi et de gens hors-sol.

Folie passagère 2773.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

12 commentaires:

  1. Pour moi, ce sera non merci, mon cher Corto ! Mais je vous crois sur parole, d'autant que j'avais suivi l'enfumage que les media nous avaient imposé à la mort du "grand homme", mort d'une "crise cardiaque" et qui avait eu, en pleine crise, le temps de jeter son ordinateur par la fenêtre.
    Voilà à quel genre d'individu on confie la formation de nos élites, et on s'étonne !

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    1. Je partage l'attitude de Marianne:très peu pour moi! Corto parle de symbole... de quoi? Du pouvoir actuel de certains réseaux? Ou de notre aveuglement collectif?

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    2. @marianne et Gridou: je comprends, ceci dit, très interessant à lire pour voir et comprendre ce qui poussent certains à promouvoir certaines personnes et pas d autres, quand bien m^me ces promus n'ont strictement rien à voir avec ceux qui les promeuvent

      @Gridou : en ce qui concerne Descoings, on va dire symbole de la réussite par reseautage

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  2. Il faudrait que vous puissiez mettre en lien la vidéo de Soral à ce sujet
    Désopilant
    J'aime pas beaucoup Soral mais sur ce coup il tape juste
    Juste bien

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    1. Vous pensez à ça:https://www.youtube.com/watch?v=voXGARaIEyU
      C'est vrai qu'il le défonce il est pas mauvais Soral

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    2. @zen et Kobus: pour la mort de Descoings, et ses circonstances, Soral a très certainement raison, c'est même très exactement ce que je sous entendais dans mon billet de l époque, sa mort ? absolument pas un mystère pour les gays. Après pour le discours de Soral, mouais, y a du bon et du très mauvais, je me mefies toujours des gens qui se victimisent en permanence comme il le fait.

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    3. Sans me prononcer sur le sujet ni sur Soral, l'ITW de Descoings sous coke, à 14' et quelque ", vaut son pesant de cahouettes ;-)

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    4. Sur ce coup là, richie me fait penser à deux politrouks bien connus, mais pas en bien
      Un qui se tortillait toujours comme si ses fringues le grattaient, un autre qui avait la bloblotte de la main gauche dans les moments de grande émotion

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  3. Ce n'est pas ça qui va donner aux sans-dents l'envie de voter.

    Alceste

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    1. Si si
      Mais pas de voter pour ce que cette crevure représente
      On s'est compris

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    2. @Alceste; aux sans dents de savoir "bien " voter

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  4. Vous m'en direz tant, " cette crevure" représente tout ce qui a été au pouvoir dans les dix dernières années pour ne pas dire plus. Et MLP est exclue de ce club de pourriture juste parce-qu'elle n'a pas exercé les fonctions qu'on dit hautes;
    Je vous abandonne à vos fantasmes de "bons votes".
    Alceste

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