mardi 15 décembre 2015

Hôpital public, hôpital privé ? Le match !

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Il se trouve que depuis quelques temps, je fréquente les hôpitaux. Disons plus précisément que j'en ai fréquenté deux, l'un public, l'autre privé. Maman a fait les deux, une fois que le premier, public, n'a plus su ( ou voulu, nous ne savons pas ) quoi faire d'elle, nous l'avons transféré dans le second, privé celui-ci. 

Le premier est un hôpital public de taille moyenne dans une banlieue couci-couça. Le second est privé, une fondation en fait, à 10 km du précédent dans une ville dite " bourgeoise " avec 102 lits; certes, deux fois moins que dans le précédent.

Les employés des deux établissements sont soumis au même droit du travail. Pour les deux, la prise en charge de maman est la même: à 100% par la sécu. Cela ne nous coûte pas un rond. 

Dans le public, pas moyen d'avoir une chambre particulière et quand bien même il y en aurait une de disponible, il aurait fallu payer un supplément de 30 euros (pris en charge par la mutuelle) mais l'infirmière-chef nous le déconseillait: " une chambre à deux, c'est mieux pour être éveillé au monde et à l'autre... ".  Et tant pis si la co-locatrice était une vieille folle qui crie. Dans le privé, no problemo, monsieur, " ce sera mieux, elle sera plus au calme, ce sera plus reposant, mettons toutes les chances de son côté, il vous en coûtera 35 euros, pris en charge par sa mutuelle ".

Les chambres ? Tout juste propres dans le public, leur dernière rénovation devant dater d'avant mon dépucelage. Dans l'établissement privé ? Nickel; décor, là aussi, hospitalier mais propres, fonctionnelles, presque agréables. Une salle de bain deux fois plus grande que dans le public.

Les couloirs et communs ? Sales, peu entretenus, vieillots dans le public; propres, frais, dans le privé.

La télé dans la chambre ? 3,50 euros / jour pour l'hôpital public, payable d'avance et en liquide, s'il vous plaît. 2,50 dans le privé, vous paierez quand elle sortira. Dans le public, à la cafétéria qui gère la télévision, le téléphone des chambres et la vente de quelques produits de nécessité, la carte bleue n'est pas admise. Dans le privé, no problemo. Dans le public, la petite bouteille d'eau au distributeur: 1,20 euro. 1 euro dans le privé.

Pour le parking, hôpital public, un vrai foutoir et rarement de places disponibles même pour une voiture ayant le macaron " handicapé ", sans compter les nombreux jours où une bonne dizaine de places, les plus proches de l'entrée, sont réservées à la direction qui fait séminaire. A la fondation ? A chacun sa place et une place pour chacun. Les places handicapées étant les plus proches de l'entrée.

Dans le public, la croix et la bannière pour avoir la moindre information sur l'état de santé de maman et les traitements envisagés. Déranger le médecin (qui a beaucoup d'autres chats à fouetter) ne se fait pas. Et tant pis si j'ai forcé sa porte plusieurs fois. Les infirmières ont interdiction de vous donner la moindre info, seul le médecin, quand il est là, est habilité. Dans le privé, c'est ... comment dire... le partage totale des infos, dès lors que le personnel a compris que vous n'êtes ni plus ni moins que le fils de la patiente. Autrement dit, dès son admission. Le médecin vous reçoit sans rendez-vous s'il est dispo et consacre tout le temps nécessaire à votre compréhension du problème. Admission personnalisée, dans un petit bureau sympa, avec une nana sympa et sans avoir besoin de prendre un ticket, comme à la sécu, et d'attendre son tour à l'un des 9 guichets... comme dans le public.

Un point commun entre ces deux établissements: tous les toubibs rencontrés étaient d'origine étrangère.

Dans le public, un personnel non pas désagréable (encore que) mais débordé ou " en pause ". Dans le privé, des gens sympas, présents, disponibles et souriants.

Dans le privé, des petits salons d'attente joliment décorés (avec des magazines de la semaine ) pour patienter quand c'est l'heure des soins. Dans le public, les soins quasiment aux mêmes heures, et une chaise, si vous en trouvez une, pour attendre... dans le couloir, entre patients, chariots et visiteurs. Dans le public, maman, dès le premier jour, c'est la " malade de la chambre 215 ", dans le privé, toujours dès le premier jour, c'est " Madame C. à la 124 ".

Dans le public, on vous prévient que maman va être transférée mais le jour dit, pas moyen de savoir quoique ce soit. C'est en se déplaçant sur place et en découvrant le lit vide qu'on comprend que le transfert a été effectué. Dans le même temps, le privé vous appelle sur le portable pour vous dire: " votre maman est bien arrivée et tout s'est bien passé ".

Bientôt Noël ? Dans le public, des décos parce qu'il en faut bien, du vite-fait, pas bien-fait. Dans le privé ? De jolis sapins naturels, un peu partout, décorés avec gout et soin " parce que c'est bien pour tout le monde ".

Alors certes, tous les hôpitaux publics ne sont sans doute pas aussi pourri que celui-ci et tous les hôpitaux privés ne sont sans doute pas aussi chouettes que celui-ci, c'est fort possible. Mais tout bien considéré, pour le même coût, c'est à dire aucun si ce n'est pour la collectivité et un juste retour des cotisations versées à la mutuelle, n'hésitez pas, si vous le pouvez et si c'est faisable, n'hésitez pas, pensez au privé ! Y a pas photo !

Et la Marisol, au lieu de faire chier les généralistes et de condamner à mort la médecine libérale, elle ferait bien de s'occuper un peu mieux des hôpitaux publics et de la gabegie qui y règne.

Folie passagère 3010.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


55 commentaires:

  1. Depuis 8 mois, toutes les semaines je vais à l'Hôpital , quelques fois pour 3-4 jours , bien que le classement de La Rochelle est en bas du tableau j'avoue que la prise en charge est chaleureuse , les infirmière souriantes et disponibles ( sauf une ), le doc répond à toutes les questions . L'année dernière j'ai fréquenté un privé et cela s'est presque terminé en baston avec le doc . Il y a une dizaine d'année je me suis retrouvé dans une clinique privé à Bordeaux cela a été une grosse cata aussi bien financièrement ( dessous de table en espèce chirurgien, anesthésiste ,et une autre personne, j'étais tellement dans les vapes que ma femme a payé) que moralement , ce qui veut dire que tous ne se ressemblent pas .
    Mes plus chaleureuses pensées à ta maman , et bon courage à toi et à ta famille .

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    1. @Claude Henri: je ne dis pas qu ils sont tous pareils mais là, la différence est tellement flagrante que je voulais le signaler. Pour l hopital public en question ds mon billet, j ai aussi été surpris par l état de delabrement de l ensemble, pas la vétusté des locaux, par la tristesse des bureaux des toubibs, m étonne pas qu il y ait autant de toubibs étrangers...
      merci à toi et courage aussi
      amitiés

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  2. tout a fait d'accord avec toi, lorsqu'un crabe malintentionné à voulu s'établir chez moi, mon chirurgien-cancérologue m'a indiqué 2 établissements où il avait des lits, le premier public, le second privé, je suis allée le voir dans le public pour les premiers examens, j'ai même pas fini de les faire, tant c'était le boxon et la cour des miracles, j'ai tout recommencé dans le privé, examens sans attente et sans stress, personnel gentil, aimable, propreté impeccable, musique douce dans les couloirs, fleurs et tableaux dans les couloirs, moquettes épaisses dans les salles de machines à café, à thé , et je suis sortie sans maladies nosocomiales , y'a vraiment pas photos ! le coût était le même avec la mutuelle , ah oui, c'est à Neuilly, hôpital Hartmann, certes dans un nid de sales blancs !

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    1. @Boutfil: neuilly ... tas vu c'est là où s'est fait hospitalisé bartolone, a l hopital américain, lui qui raillait " Versailles, Neuilly et la race blanche " un problème de santé, possible mais en tout cas il ne manque pas d air le Barto

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    2. Attention Hartmann, ce n'est pas l'hôpital américain (si connu et si chic -:) ).
      Apparemment cest dans le 2nd que le Don se repose.
      Tension artérielle de 24, voilà ce que c'est que de trop s'énerver.
      On peut se demander pourquoi il n'est pas au Val de Grâce (en cours de démantèlement)ou surtout à Avicenne ou plus près de chez lui le centre hospitalier intercommunal André Grégoire. Ce qui est bon pour ses électeurs n'est pas assez bien pour lui ?.
      Droopyx

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    3. effectivement, c'est pas le même établissement, à Hartmann, c'est sain, ils ne prennent pas les empaffés......

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  3. Géo

    Bonsoir

    Eh bien,dans le privé,il y a aussi des gens qui savent gérer,compter,prévoir,tenir un budget,prendre en compte l aspect humain de l hôpital.
    La notion d initiative individuelle est présente.

    Dans le public,nous sommes trop souvent.."vaguement compétitifs"!
    Celà ne va pas s arranger je pense.
    L hôpital public devient un dépotoir,notamment aux urgences,où les internes font face à des demandes qui ne sont plus assurées par le médecin de ville... et confrontés aussi à l agressivité d éléments perturbateurs externes à l hopital.

    La récupération des impayés est problématique,beaucoup de sommes admises en non-valeurs,
    Une certaine incurie dans le suivi de l identité des malades jusqu aux services d Etat chargés de collecter la part due par le malade,des dossiers s égarent,
    Hiérarchie et structure étatique trop lourdes
    Mauvaise gestion.
    C est l impression(et l expérience passée dans un service comptable hospitalier public)qui posent mon diagnostic.
    Pour un hopital de grande ville,des millions d euros admis annuellement en non-valeur faute de pouvoir retrouver les hospitalisés aprés leur sortie,ou simplement parce qu ils n ont pas de mutuelle,sont insolvables...)

    Quant aux politiques,aux ministres...
    Vu la derniere,à laquelle il va falloir bientôt un lit(dans le privé?)

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    1. @Géo: c'est géré foutraque les hopitaux publics c'est du moins ce que j ai pu découvrir ces derniers jours, sans compter les trucs bizarres comme par ex le tout espèce à la cafetaria. A coté de ça, le privé, tout est nickel. Alors il ne s agit pas de généraliser certes mais tout de même !

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  4. Près de chez moi, deux hôpitaux publics, deux hôpitaux privés. J'ai essayé les deux, résultat des courses, pour moi et les miens ce sera le privé à 200%. Même les services d'urgence de ces hôpitaux privés sont mieux : locaux incroyablement propres, personnel aimable, temps d'attente ridicule, soins de qualité délivrés par des médecins qui prennent le temps d'examiner leurs patients et qui prescrivent tous les examens nécessaires pour établir un diagnostic sûr.

    A titre d'exemple, ma fille aînée, lorsqu'elle était ado, a longtemps souffert de malaises à répétition, généralement au collège. Donc appel aux pompiers qui envoient la môme systématiquement dans un service d'urgence du secteur public. A chaque fois, après avoir été averti, j'accours dans le 1/4 d'heure qui suit. Temps moyen d'attente entre 4 et 6 heures. Et bien entendu, après un rapide examen, une radio, la seule réponse est "c'est un malaise vagual". Au revoir monsieur, à la prochaine.
    Un jour, lassé d'attendre sans fin, pour entendre la même chose, j'ai pris ma gamine et nous sommes sortis. Je suis allé à l'hôpital privé le plus près, diagnostic immédiat après trois questions anodines posées par le toubib. Résultat des courses, elle faisait de l'hypotension orthostatique. Prescription, médocs, fin des malaises.
    Petite anecdote révélatrice de la qualité d'écoute, de l'humanité du personnel du public. Pendant que ma fille et moi attendions dans la salle d'attente des urgences d'un hôpital public, un petit vieux était allongé sur un brancart. Il était là à notre arrivée, encore là quand j'ai décidé de partir, lassé d'attendre. Plusieurs fois il avait essayé en vain de héler un ou une infirmière, mais ce petit monde, visiblement occupé passait et repassait en l'ignorant royalement. Puis, à un moment il a réussi à en arrêter un. Il voulait aller au toilettes. Réponse du gazier en blouse blanche : "Ah mais vous allez arrêter d'emm....r le monde, on vous a mis une couche, alors fichez-nous la paix, laissez nous travailler." Service public qu'ils disaient.

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    1. @Koltchack: j ai vu ce genre de scènes aux urgences: les malades laissés des heures dans des couloirs, sans soins, sans humanité, pas très encourageant. Et surtout, des personnels blasés, sans doute débordés et qui n ont sans doute pas d autres choix que de se blinder ou de gueuler. triste.
      ZA coté de ça, un privé où tout fonctionne, ou tout est " écoute ", etc... le tout, sans surcoût, va comprendre !

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    2. Mmmm... malaise vagal ou hypotension orthostatique sont comme qui dirait synonymes. Etant médecin généraliste je peux donner un point de vue un peu moins biaisé que le vulgum pecus : si vous voulez une prise en charge de qualité, d'une manière générale, concernant les services d'urgences, ou bien les services de médecine, préférez le public, ils sont mieux équipés et regardent moins à la dépense, car il ne sont pas soumis aux mêmes contraintes de rentabilité et sont mieux dotés financièrement que le privé (c'est d'ailleurs un véritable scandale que la dotation des établissements publics soit supérieure à celle du privé pour des actes équivalents, mais c'est ainsi, la convergence tarifaire voulue par lors du précédent quinquennat ayant été repoussée aux calendes grecques).
      Ce dont vous pouvez juger c'est seulement l'aspect hôtellerie, et du contact humain, qui ont leur importance, c'est sûr, mais ce n'est pas le plus fondamental.
      Par ailleurs, je constate de plus en plus de cliniques privées au bord de la faillite, et plutôt défraichies, alors que des hôpitaux publics sont régulièrement retapés quasi à neuf, ou bien reconstruits de façon splendides (je parle de mon département l'Isère, je ne sais pas ailleurs mais ça doit être pareil). Quand je vois les investissements immobiliers faits par les CHUs ou les CH de villes moyennes, je me dis que du fric à claquer y en a encore des tonnes...

      MarcusVinicius

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  5. Libéral!
    Réactionnaire!
    Vendu au grand capital!
    Ringard!
    Fossoyeur du service public!
    Assassin de petit chat!

    Je touche du bois, je n'ai jusqu'à présent pas été confronté à l'hôpital, mais au vu des anecdotes, qui ne sont statistiquement significatives j'en conviens, je crois savoir vers quoi j'essaierais de me diriger si je devais être hospitalisé ou faire hospitaliser mes proches

    Popeye

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    1. @Popeye: libéral partout où cela peut servir l individu ou la collectivité.
      N'hésites pas, ne te pose même pas la question , file au privé si besoin était !

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  6. et plus corto, le meme " acte" ou la meme intervention est moins remboursée aux cliniques qu'aux hopitaux.. je ne comprends pas pourquoi...
    certaines cliniques sont donc au bord du dépot de bilan..
    ce que vous décrivez est " vrai".. ayant travaillé dans les hopitaux.. nous eumes à aller visiter un voisin hospitalisé en clinique vers les années 2000.. et la, nous sommes tombés des nues devant l'équipement de la chambre... table de nuit super " moderne" à l'époque, se levant facilement, aérodynamique... et pas les vieux machins sur roulettes de l'hopital.
    par contre, les cliniques quand elle fusionnent commencent par virer du personnel administratif en doublon etc...
    parait que les pompiers ont ordre d'amener les patients à l'hopital...je ne saisis pas pourquoi....
    entendu des choses affreuse sur un hopital de marseille dans lesquel courent les cafards, les interstices entre fenetre et mur sont bouchés par du PQ.. et les douches sont dégueulasses ... ce qui est préjudiciable quand on vient à peine de se faire operer...et,la, on choppe la honte...
    pareil à paris, dans je ne sais plus quel hopital, que les internistes ont deserté... insalubre, manque de moyens, 1 douche pour 12 lits, des fuites dans le toit... patients de plus en plus SDF etc... ors un interniste est un " docteur HOUSE"... donc,ils étaient sous employés à traiter des cas " simples"...

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    1. Géo

      Maladies nosocomiales(contractées lors de séjours à l hopital)
      Environ 4000 décés par an en France.

      Tiens donc,envahi par ...des cafards???
      C est comme dans certains ministeres ou sur certains bancs et perchoirs d assemblées,alors!
      Maintenant,au lieu de rentrer penauds dans les placards,certains choisissent les hauteurs.
      Le réchauffement climatique peut etre?

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    2. @anonyme: les pompiers, c'est un service public, ils " livrent " donc des collègues ! imagines la révolution que ce serait dans le secteur si on les autorisaient à desservir aussi le privé !
      il ne faut certes pas généraliser mais tous les hopitaux publics que j ai pu fréquenter laissaient a désirer. Les cliniques, c'est autre chose... très souvent très bien, parfois vérolé !

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    3. Le patient a le choix du lieu ou il veut etre déposé ( public ou privé ) sauf si evidement l'etablissement privé ne peut s'occuper de sa pathologie ( je suis pompier ) , bravo pour votre blog .
      Cordialement Damien

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    4. @Damien, en tout cas, par chez moi, il y a 1 hopital public, deux cliniques et la fondation dont je parle. Ces 3 derniers sont au top et ont à eux trois tous les services de l hopital public, voire plus ( soins de suite et rééduc par ex) et bien les pompiers envoient systématiquement sur le public sans même demander l avis du patient ou de la famille ( ceux-ci ne sachant pas qu ils ont peut etre le choix )
      Merci a toi

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    5. désolée corto, anonyme plus haut avec les cafards, c'était moi.. et je ne donne pas tous les détails...
      nous avons eu un jour il y a 20 ans, un chef de service gynéco dans un petit hopital periphérique qui en avait marre de demander à ce que la salle de " soin" des sages femmes soit repeinte... il a fait ca tout seul comme un grand un WE... Merci Damien pour la précision... j'avais cru le contraire vu ce que racontaient les gens... ( ensuite il faut aussi se méfier de ce que racontent les gens, dans la panique etc... )
      anne

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  7. La gestion privée nécessite inévitablement d’être au plus près des enjeux financiers mais aussi techniques et humains parce qu’il faut se battre pour se faire une bonne image. Les cliniques et autres structures de type médical privé sont ainsi souvent très bien tenues et performantes.

    Le public reste je pense performant pour les grosses structures sur le plan médical pur ( quoique les infections nosocomiales sont l'expression de défaut de gestion microbiologique certainement dans bien des cas). Seuls les hopitaux peuvent, également se permettre d'investir dans du très lourd. Pour le reste les services humains et de gestion bof … car c’est noyé dans la dépense publique anonyme avec cette mentalité bien connue du « C’est pas grave si l’on sache c’est l’état qui paye » avec Un personnel parfois moins impliqué mais ce n’est pas toujours vrai !

    La santé c’est l’affaire de tous. C’est gratuit mais cela a un coût! plus c’est géré et plus la qualité appliquée est bonne. Les libéraux bougent et se forment et intègrent depuis longtemps le relationnel car un patient bien pris en charge se suivra lui même bien mieux et sera porteur d’économies de santé publique . Un client satisfait ce n’est que 3 personnes ramenées.. Un patient insatisfait c’est 10 de perdus… Mieux vaut être bon dans le libéral !

    Nos gouvernants de gauche, toxiques trompent le peuple, le manipulent et appliquent des lois qui vont à l’encontre de tous avec pour résultat une baisse de l’efficacité globale. Quand on est de la partie on le sait très bien. Mais c’est tellement plus facile de noyer le tout dans un pseudo service public que de s’adresser à des médicaux rompus à la gestion mais aussi à l’efficacité thérapeutique.

    C’est vrai aussi qu’il y a énormément de médicaux étrangers car qui veut encore s’emmerder en France à se casser la santé pour être mal considéré ( l’image d’un libéral en France bonjour) et se retrouver devant un tribunal pour le moindre pet de travers.

    pour info voici de quoi réfléchir:

    http://www.sangonet.com/FichActuaInterAfric/ClassementOMS.html
    http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2012/06/25/cercle_48255.htm
    http://www.journaldunet.com/economie/sante/systemes-de-sante-les-plus-efficaces.shtml

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    1. Géo

      Bonsoir PhilZ

      J ai travaillé dans un service de trésorerie,et sous contrat,au sein d un grand hopital.
      Meme pour des patients hospitalisés pendant plusieurs jours,il fallait faire des demandes de recherches pour qu ils payent les frais non pris en charge ou qu ils se fassent rembourser par la suite par leur mutuelle.
      (Là itou il y a des cafouillages ,je ne m étends pas ce serait long à expliquer!)
      Je ne comprenais pas comment les éléments d identification pouvaient etre égarés de la sorte et trés souvent en outre
      Les polices municipales avaient consigne de repondre aux"avis de recherche "sur les debiteurs,mais obligées seulement à partir d un certain seuil de dépenses,qui a monté depuis.
      Ne paraissant pas se montrer tres zélées a chercher(pour changement d adresses,etc...fausses adresses données.. )

      Peu de motivations dans les services comptables,à tous niveaux,effectivement (c est l Etat qui paye)
      Je travaillais à un rythme "normal"
      Jusqu à ce qu on vienne me faire remarquer que j allais un peu trop vite par rapport à certains collegues!
      Le type qui se plaignait était,lui,un fonctionnaire deja blanchi sous le harnais de l Etat.
      Bon,je ne suis pas resté,c était un emploi"de circonstance".
      Mais j ai remarqué le laisser-aller au niveau des services d enregistrement des entrées,où des factures afférentes à plusieurs jours+operation chirurgicale,par exemple restaient impayées car "on"avait perdu les coordonnées du malade .
      Il fallait chercher par homonymes,avec les resultats aléatoires qu on devine
      Voilà mon expérience concrete dans un grand hôpital public.
      Je ne prétends pas que tous les hopitaux publics fonctionnent aussi mal sous l angle de la gestion,mais on peut rester dubitatif.
      Et puis pour bouger les agents,on pouvait s abonner chez CoursVite!

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    2. Géo

      Rectification:
      Pour les frais non pris en charge ou qu ils se Font rembourser ensuite....
      (Selon les mutuelles,il pouvait survenir une guéguerre dans l ordre des choses)

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  8. En tous cas, Bartelone est alle cette semaine se faire soigner chez les blancs, a Neuilly, a l'hopital Americain.

    Pas de honte chez les socialos

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  9. Quand je me suis foulée la cheville, je suis resté 7 heures pour me dire, vous vous êtes blessé et me renvoyer chez moi par mes propres moyens, sans béquilles et surtout pas d'ambulance.
    Heureusement qu'un autre patient a la gentillesse de me raccompagner.

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  10. J'ai la chance d'habiter à 20 kms d'un CHD créé en 1977 et en rénovation depuis 2008 avec ouverture de nouveaux pôles spécialisés.
    Jamais rien trouvé à redire sur la propreté (le CHD est en bonne place dans la lutte contre les nosocomiales).
    Heureusement le personnel s'est rajeuni, la qualité de l'accueil s'en est ressenti. Il n'y a qu'au niveau du bureau des admissions que ça chauffe parfois un peu.
    Il faut dire que depuis 30 ans, je fréquente assidument cet hôpital pour des raisons diverses et variées (moi, le mari et les enfants). Pendant un temps, c'était même devenu ma deuxième maison et dans quelques services, on nous appelle par nos prénoms, c'est dire.
    Je ne connais donc pas la clinique privée et je ne suis pas du tout intéressée.
    Par contre, j'ai subi des hospitalisations à Nantes pour mon fils au Pavillon de la Mère et de l'Enfant. Mon dieu, quel endroit sinistre, inhumanité. J'espère que pour les parents d'enfants malades, le personnel a été remplacé et les locaux rénovés.
    A Poitiers, je suis restée 3 semaines, il y a 15 ans. Ils m'ont sauvé la vie.
    C'est comme Nantes un CHU.
    J'ai bien conscience que le CHD que je fréquente n'aurait sans doute jamais soigné la saloperie que j'avais contractée.
    Mais je tiens à mon hôpital et au service qui me suit depuis des années.
    Comme quoi, en France, l'hôpital public est à 2 vitesses, comme tout le reste dans le secteur public, selon que vous habitiez à un endroit plutôt qu'à un autre.

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  11. "Un point commun entre ces deux établissements: tous les toubibs rencontrés étaient d'origine étrangère."

    Et généralement ce ne sont pas des Anglais ou des Italiens. C'est cela aussi, le libéralisme : la concurrence organisée entre nos médecins et ceux du tiers-monde.
    Profitez bien des bons hôpitaux, si j'ose dire (parce qu'on n'en profite pas vraiment, bien sûr), car dans vingt ans tout aura été foutu en l'air grâce à l'alternance diabolique des cafards de "droite" et des cafards de "gauche".

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    1. Les étrangers sont dans le service public aussi Marco Polo !!! .. Ce n'est pas une question de concurrence mais de refus de faire un métier médical en libéral ou en public pour se faire mal voir, avoir des procès au moindre problème, avoir de très lourdes responsabilités etc.
      les médicaux seront fonctionnarisés dans 10 ans avec une vraie médecine à 2 vitesses mise en place par les socialistes. Mais toujours avec un nivellement vers le bas dans le public ( qui est déjà a bout de souffle)et un nivellement vers le haut pour des systèmes privés avec des capitaux privés et des médicaux libérés totalement du boulet de la sécu et de sa nomenclature délirante. Et contrairement à ce qui est largement répandu par le conditionnement socialiste ce ne sera pas pour faire du fric mais pour être au top de la technique et de son idéal thérapeutique! je connais suffisamment le système libéral pour le savoir.

      Savez vous que certains psy roumains ne parlent pas correctement le français et pratiquent chez nous. Incroyable mais vrai

      On a conditionné le peuple pour dire que les médicaux étaient des nantis en oubliant trop souvent le service rendu préférant la démagogie et la médiocrité à la qualité ( pourtant moins couteuse)

      depuis 2000 nous sommes passés du premier rang au 19é rang en ce qui concerne l'efficacité médicale!

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    2. @marco polo: sur les 4 médecins que j ai vu dans le public, ils étaient tous étrangers ( ce qui ne veut pas dire que 100% des médecins de cet hopital sont étrangers ) J imagine que comme raison, un, ils ne trouvent pas de travail chez eux pour x raisons et de deux que vu les conditions de travail, les médecins français préfèrent aller dans le privé.

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  12. C'est la différence entre l'argent qu'on est obligé de
    gagner et celui qui tombe tout seul quoi qu'on fasse.
    Quant à MST le mieux qu'elle aurait à faire c'est de
    démissionner...bon, on peut rêver quand même!
    Amitiés.

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    1. @Nouratin: la MST elle est accrochée a son poste comme la vérole sur le bas clergé, elle aura fait autant de dégats a la santé que Taubira a la justice !

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  13. Pour la qualité des soins, le pire comme le meilleur doit se trouver dans les 2 types d'institution.
    Pour la qualité des services annexes (télé, téléphone, café...) en général le privé me semble mieux et surtout plus adapté (horaires, CB...). Et le back office est bien meilleur (la famille est une cliente, pas une usagère).
    Quant au dialogue avec la famille, ce que tu racontes me rappelle l'hospitalisation de mon beau père (hémiplégique et 2ème infarctus. Voyez l'interne qui renvoie sur le chef de Sce. dont le secrétariat renvoie sur l'interne etc. Finalement on passait par un cousin médecin à Paris pour avoir des nouvelles (avec un tél. à pièces !). Il avait été remarquablement soigné mais impossible de communiquer avec eux.
    Bon courage à ta Maman, à ta famille et à toi.
    Droopyx

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  14. HS mais ça devrait te faire plaisir :http://www.atlantico.fr/pepites/amendement-mediapart-rejete-assemblee-nationale-2495813.html
    Tu vois qu'il y a parfois de bonnes nouvelles

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    1. @Zen Aztec: oui, j ia vu cela, c'était prévisible heureusement et c'est bien fait pour merdapart

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  15. J'ajoute à mon commentaire le cas de Brive la Gaillarde :
    Gravement blessé au pied (avec une tronçonneuse) dans un village à mi-chemin entre Périgueux et Brive, les pompiers m'ont demandé où ils devaient transporter mon mari. J'ai répondu Brive au hasard, ne connaissant ni l'un ni l'autre des hôpitaux.
    Ce n'est pas sale, c'est... vieux, moche, avec un personnel désagréable.
    Mon mari y est resté le moins de temps possible et retour vers la Vendée le pied et la cheville plâtrés, vacances évidemment terminées. Heureusement pour lui, le chirurgien a sauvé son pied et il ne gardera qu'une vilaine cicatrice et un orteil insensible.
    Mais je ne vous parle pas du bazar pour le suivi à La Roche sur Yon parce que Brive a catégoriquement refusé de lui donner ses radios !
    Quand j'ai téléphoner au service pour les réclamer, ils m'ont répondu que c'était impossible sans une demande écrite à la Direction. J'ai alors demandé qu'ils les envoient directement au chirurgien qui allait suive mon mari à La Roche. Entre services, cela devait être quand même possible.
    Refusé !
    Il a fallu déplâtrer, faire les radios, replâtrer.
    Courage aux habitants de Brive qui n'ont pas le choix s'ils n'ont pas de mutuelle !

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  16. A signaler aussi, mon cher Corto, ces hôpitaux privés construits à grands frais par des financiers qui exigent un retour sur investissement pour leurs actionnaires. Ce qui donne des hospitalisations injustifiées, avec anesthésie générale, pour des examens qui peuvent être exécutés en cabinet, éventuellement sous anesthésie locale.

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    1. Dans le public combien d'actes inutiles prescrits et pour quel cout ! Combien d'hospitalisation juste par précaution (pas de prise de risque etc.)
      Quant à anesthésie générale anesthésie locale il n'est pas certain que la générale soit plus rentable car en local ou en ambulatoire on peut faire passer bien plus de malades et donc d'actes et la rentabilité est peut être plus importante.
      Il y a des brebis galeuse partout mais il n'y a rien de choquant que de penser qu'un actionnaire qui investit son argent demande un retour c'est normal..quand je vois comment les pouvoirs publics jette l'argent de mes impôts.. Il serait peut être aussi temps de changer de mentalité. Au niveau médical ce sont des milliard qui sont gaspillés !!!

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  17. Et en plus, les infirmières du privé sont mieux payées (sauf que les infirmières "des îles" ne bénéficient pas des scandaleux privilèges de leures collègues du privé) et la gestion des hôpitaux privés coûtent globalement beaucoup moins cher.

    Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autre, le privé fait mieux et moins cher que le publique.

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    1. N'empêche que sans le remboursement des frais médicaux par l'Etat, les médecins du "privé" n'existeraient pas.

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    2. mais c'est une très belle démocratie la France ou l'on impose aux médecins ce système. Ne l'oublions pas ! Voila le cancer de la pensée socialiste ou la liberté n'existe qu'en façade, liberté que l'on réduit à une peau de chagrin chaque jour un peu plus! C'est d'une lacheté incroyable que de faire ainsi et que de penser ainsi comme toi.. C'est un faux problème pour la santé !

      lorsque le même acte est fait par un médecin conventionné appartenant à la nomenclature et donc opposable et par un médecin non conventionné pourquoi le patient n'est pas remboursé dans le second cas! Que la part supplémentaire ne soit pas remboursée Ok mais pourquoi imposer au patient ce "non remboursement". C'est une grave atteinte au libre choix du patient et c'est imposer au médecin un carcan!

      Tu devrais t'intéresser au nombre de médicaux qui sortent du système. Tous ceux qui veulent évoluer et travailler selon les données acquises de la science et non en suivant une nomenclature obsolète se posent de plus en plus la question. J'ai travaillé des années avec des actes très peu remboursé et j'avais malgré tout beaucoup trop de travail ( je viens d'arreter) ... la qualité du service rendu prévaut largement lorsque le patient comprend ses avantages.
      d'ailleurs regardes du côté des osteopathes naturo truc ... pas de remboursement et des patients pourtant
      On peut faire une médecine exceptionnelle à bas prix .. celle de la prévention ... publique ou privée peu imoporte mais cela n'intéresse pas l'état car il est tellement plus facile de maintenir une population dans un état médicalement médiocre pour mieux le manipuler et asseoir son pouvoir ensuite


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    3. "N'empêche que sans le remboursement des frais médicaux par l'Etat, les médecins du "privé" n'existeraient pas."

      J'ai rarement lu une chose aussi stupide...

      Rappelez moi avec quel argent l'Etat "rembourse" les frais ? Ha oui, le nôtre....
      Donc au final c'est nous qui payons les médecins qu'ils soient "privés" ou "publiques".

      Donc même sans l'Etat, les médecins du privés existeraient puisque nous les paierions directement et il est fort probable qu'en plus ça nous coûterait moins cher puisqu'une grosse partie de notre argent ne serait pas consommée par les frais de gestion hallucinant de la sécu.

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    4. la seule chose qui puisse empêcher un médecin d'exercer c'est de plus avoir de patients parce qu'il est très performant. Marco Polo je peux te dire que dans certains domaines médicaux ce n'est pas utopique de penser que l'on pourrait être à 90 % proche de la suppression de certaines pathologies et sans investir beaucoup. L'état pourrait s'arranger pour investir un maximum dans ce domaine.. Ce n'est pas le cas et il entretient même certaines pathologies ( voir les cmus et leurs comportements couteux et irresponsables ou l'état va jusqu'à leur offrir des bons pour les cigarettes!)
      politiquement incorrect de dire cela.. non juste constatation d'une réalité

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  18. CHU de Caen...détournement de fonds de l'ex D.G. Pas vraiment de rapport je sais, tout est ça est le juste reflet de cette ripoublique ou règne l'incompétence, le laxisme; la préservation de ses petits intérêts au détriment du fréel service DU public...
    Matador

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  19. Il faudrait demander à cet enfoiré de bartolone (il ne mérite pas de majuscule) ce qu'il pense de l’hôpital américain de Neuilly?
    il est en surchauffe (l’escroc de gauche pas l’hôpital!) parait-il.
    GfB

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    1. Au moins les frais de cette ordure de Bartolone n'ont rien coûté au Français puisque l'Hopital Américain n'a pas de convention avec la sécu.

      C'est bizare pour un type qui n'aime pas Neuilly d'aller se faire soigner dans un hôpital, de qualité moyenne, à Neuilly....

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  20. Cet article de l'Insee :

    http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ES455H.pdf

    conclut comme suit : "Ces résultats doivent être interprétés à la lumière des différences de cahiers des charges
    encadrant les activités des hôpitaux publics et privés. Une décomposition finale montre
    que la plus faible productivité des hôpitaux publics s’explique principalement par leur
    taille, la composition de leur patientèle et celle de leurs séjours, caractérisée par une
    faible proportion de séjours chirurgicaux. Elle ne s’explique pas par une moindre effica
    -
    cité des hôpitaux publics."

    En effet, privé et public ne gèrent pas exactement le même pourcentage de chaque type d'activité, et il y a des activités plus rentables que d'autres.

    C'est un peu comme la comparaison public/privé en matière scolaire :
    - pour les lycées de base, on ne peut pas se contenter de comparer les résultats. Car le privé prend en charge des enfants dont les parents sont suffisamment intéressés par leurs études pour payer un peu plus. Donc on peut s'attendre à ce qu'ils mettent la pression à leurs enfants.
    - pour les bons lycées, LLG et Henri IV sont publics, et beaucoup de prépas de province aussi...

    Enfin, on peut rappeler que le système américain, organisé autour du privé, est beaucoup plus coûteux que le système français, pour une espérance de vie plus faible.

    D'après ce site OCDE :

    http://www.oecd.org/els/health-systems/health-expenditure.htm

    la France dépense en effet 11% de son PIB pour la santé, et les USA 17%. Mais les chiffres de décès dus au système de santé :

    http://krugman.blogs.nytimes.com/2008/01/09/a-health-care-system-to-die-for/

    sont nettement moins bon aux US.

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  21. Personnellement, j'ai eu affaire une fois à l'hôpital public ces dernières années, pour un proche.
    L'établissement en question était en bon état, le médecin (femme maghrébine) a pris le temps de nous parler en détail alors que cela n'était pas indispensable.

    Il est vrai que c'était dans une ville universitaire de province, et dans une annexe de CHU, ce qui peut peut-être changer les choses.

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  22. En général, dans le public vous êtes un usager, dans le privé un client. L'usager, on s'en fout, le client, on le bichonne, il peut en faire venir d'autres par le bouche à oreille.

    Le Nain

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    1. L'usager, on lui applique le règlement ou le manuel. Le client, on essaie de le faire consommer, et si possible de lui tondre la laine sur le dos.

      J'ai déjà été confronté à une arnaque dans ce domaine, chez un brave praticien libéral qui a priori n'en avait pas besoin pour vivre. Donc je me méfie des idéologue libéraux, d'autant plus d'ailleurs que la France, dont les citoyens passent leur temps à se plaindre, a en fait un système plutôt efficace.

      Méfiez-vous, le mieux est l'ennemi du bien...

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  23. pas trop d'accord avec l'argument : les cliniques gérent les activités les plus rentables.
    ici dans les PO nous avons une grande clinique trés bonne en cardiologie ( et peut etre d'autres choses ), qui fait en tout cas des interventions chirurgicales dignes d'un CHU ( rupture aorte etc... ) et de la cancérologie...
    à savoir : un chirurgien est payé pour son intervention.. OK.... mais les visites au lit du patient dans les 15 jours suivants l'intervention ne sont pas " payées"... ont donc interet à etre bons... et n'ont pas trop le temps de trainer non plus
    quand vous etes multifracturé : à savoir : la sécu rembourse la premier fracture à tarif " normal", la deuxieme à mi tarif.. et toutes les autres sont " gratuites".
    idem pour les radio : premiere radio plein tarif, deuxieme ( par ex une écho de sein pour confirmer ou affiner les renseignements que donnait la radio " simple" ) à mi tarif etc...
    c'est pourquoi les radiologues font parfois revenir les gens le lendemain pour poursuivre les examens ( ex : un scanner thoracique un jour, un scanner abdo le lendemain )
    les hopitaux sont subventionnés et endettés de 20 milliards d'euro ( en sursis ) et peuvent donc se payer des " robots chirurgiens" que ne peuvent se payer les cliniques vu la faible rémunération des interventions...
    anne

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    1. Les cliniques font plus d'interventions que les hôpitaux en chirurgie ambulatoire, ce qui signifie que les patients rentrent chez eux rapidement après intervention...

      Sur l'argument des coûts, il s'agit d'un article de l'INSEE qui a étudié ces questions ; ce sont leurs arguments qu'il faut voir.

      En tout cas, l'exemple (ou contre-exemple) des Etats-Unis montre ce qu'il ne faut surtout pas faire, le tout-privé et la suppression de la Sécurité sociale. C'est un système qui doit arranger les professionnels du secteur, mais un peu moins les malades.
      Dépenser presque 50% de plus que les pays européens, pour un niveau de santé moins bon, ce n'est quand même pas un succès.

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    2. un système tout étatisé à mon avis ne doit pas être très bon non plus ! la meilleure preuve est que tous ces politiques de gauche se font soigner dans le privé!

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    3. A ma connaissance, Mitterrand a été opéré de la prostate à Cochin, Chirac à la Pitié-Salpétrière et Bouteflika au Val de Grâce.

      Je ne dis pas qu'il faut tout rendre public, mais il faut peut-être arrêter de raconter des conneries...

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    4. cela dépend pour quoi. Pour certains soins ce n'est pas dans le public que l'on s'adresse et je peux te dire que certains sénateurs ont de bien beaux avantages dont même la famille profite. mais tu as raison ne généralisons pas !

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  24. Cher Corto
    je te raconterai la brève hospitalisation de ma mère quand nous nous verrons et si les circonstances s'y prètent.
    C'était le public et c'était le week-end de Pentecôte...
    Bon rétablissement à ta mère et bon courage à vous tous.

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