mardi 7 novembre 2017

Nous sommes les moisis, et l’on ne se débarrassera pas de nous...



J'ai adoré l’édito de Jacques de Guillebon dans le dernier numéro du magazine l'Incorrect (magazine que je vous recommande vivement, y a tout plein de nauséabonds inside), édito intitulé L'effacement des traces:

" - L’adage veut que ce soit un grand tort d’avoir raison trop tôt. Quand nous avons titré « Présumé coupable » le mois dernier, les hostilités n’en étaient qu’à leurs prémices. L’homme occidental a pris cher depuis, si l’on nous permet. Cet homme qui n’est plus qu’un porc qu’on balance. Quand, dans le même temps, les féministes qui le jettent à la rue semblent se satisfaire des pourceaux qui bâchent, battent et lapident leurs femmes sous des cieux moins cléments, et même parfois à nos portes, dans nos quartiers.

- Ce n’est pas seulement l’homme occidental, mais encore la France, et même sa vertu chrétienne, qui souffrent mille accusations. Lorsque Christophe Billan (Sens Commun) énonce dans nos colonnes qu’il existe certaine adéquation entre un Français et un chrétien, et que l’on lui en fait procès, un obscur chroniqueur du Monde y fait benoîtement écho en déclarant que la France chrétienne et blanche, c’est fini. Ce qui laisse supposer au moindre raisonneur qu’il fallut bien qu’elle existât, que donc Billan n’avait pas tort, à moins que l’on fasse finir aujourd’hui des choses qui jamais ne furent.

- Ce qui n’est pas impossible, d’ailleurs : nos déconstructeurs sont d’abord des négateurs et ils iront demain, coiffés d’un plat à barbe comme le chevalier à la Triste figure, dire que ce contre quoi ils se battaient hier n’était que moulins à vent. Plus que la victoire, c’est l’oubli qu’ils veulent. Jean Baudrillard tenait que ce qui signe un crime, c’est l’effacement de ses traces. Nous y voilà.

- Nous y voilà dans cette PMA de l’histoire, cette recréation continue de ce que l’on s’entête à nommer France, Europe et occident. Pris dans la mâchoire d’un piège à con, entre la surréaction du beauf d’outre-Atlantique pour qui une politique de puissance justifie tout – même le mensonge et même l’inculture – et l’indolence d’un Emmanuel Macron qui laisse-faire, laisse-passer, persuadé qu’il n’y a pas de culture française, que l’Europe-marché est l’avenir de tout, la voie vers la civilisation se fait plus étroite que jamais. Comment s’y retrouver d’ailleurs, entre vulgarité publicitaire et télévisuelle, et cet art conceptuel que nous décryptons ce mois-ci, qui n’est que mépris de classe ? Décidément, il n’y a plus de place pour l’homme du milieu.

- « Aucune nostalgie du passé n’est décente », énonce sans rire la sociologue Irène Théry. Elle parle des relations hommes/femmes, et ce ton terroriste fait frémir. Désormais la suspicion tient lieu de politesse, et si la femme est l’avenir de l’homme, c’est comme naguère le goulag était celui du dissident. Coupable de tout pour tous, l’homme censément majoritaire et dominant n’a plus qu’un choix : la soumission ou l’exil. Le mutisme et l’impuissance d’un côté, avec cette dette perpétuelle d’un passé que l’on dit pourtant n’avoir pas existé, et qu’il lui faut payer malgré tout ; ces marges de l’existence de l’autre côté, là où les commissaires politiques ne sont pas encore arrivés, là où la vie commune et décente peut se poursuivre, en espérant ne pas être rattrapé trop tôt par la patrouille. La survie est encore possible, mais ne nous leurrons pas : pour nous, il n’y aura pas de Mayflower, il n’y aura pas de frontière, pas de terre promise. Sinon celle que nous avons déjà sous les pieds.

- Parler de la terre n’est pas un pétainisme, contrairement à ce que susurrent les imbéciles. Cette terre qui est celle que rêvent de toucher les migrants, cette terre que foulent les millions de touristes, cette terre est surtout l’air qu’on y respire, celui des hommes libres, cette terre est ce qui conserve les traces que nos petits maîtres veulent effacer. 

- Nous sommes ces traces, ces ultimes moisissures. Mais la France est précisément née de la moisissure, celle qui fait ses pains et ses fromages. Nous sommes les moisis, et l’on ne se débarrassera pas de nous. Car la moisissure a un avenir."

Jacques de Guillebon, L'Incorrect n° 3


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

17 commentaires:

  1. Irène Thery?

    ça tombe bien, elle est doublement à l'honneur,Brighelli lui consacre aussi quelques mots,sur son Blog
    La bêtise deux fois consacrée..

    Bientôt, être traités de porcs nauséabonds et de réacs rances sera plutôt un compliment et un signe de ralliement.
    Je suis un homme blanc,quinquagénaire et ...tout est bon dans le cochon;bref, je les emmerde!

    Vendémiaire.

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    1. Moi, je suis un homme blanc (horreur !), de droite (horreur + !) catholique (horreur ++ !) pratiquant (horreur +++ !) et néanmoins islamophobe (horreur ++++ !) et encore plus moisi que vous, approchant des 70 ans.
      Et j'avoue - l'Alzheimer me guette, c'est certain - qu'entre les féministes, l'écriture inclusive, les mahométans, macrounette et ses marcheurs, je ne m'y reconnais plus et en arrive à regretter "le bon vieux temps" ...

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  2. Excellent, en effet. Je vais reprendre une louche des quelques articles du précédent numéro qu'il me reste à découvrir, et me plonger dans ce nouveau numéro avec le sourire du Bouddha glissant sur des pétales de roses.

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    1. Al West: je t imagines assez mal en train de glisser sur des pétales de rose :)

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  3. tiens on vient de l'acheter, un très bon article aussi de Bernard Lugan, tout est très bon dans cette revue , un vrai plaisir de lecture

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    1. Boutfil: oui, passionnant , j aime bien , ça nous change des magazines habituels

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  4. Le moisi n'est pas forcement mauvais comme le dit Jacques de Guillebon, et moi même étant comme Gérard, blanc, de souche, de droite et chrétien, dans les moisissures je choisi "la pourriture noble", celle qui donne à notre beau pays ses vins les plus fins...
    Je laisse la pourriture grise aux journaleux et autres gauchiasses qui souillent tout ce qu'ils touchent...
    Marre de ces cons...!!!

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    1. GfB: moi itou pour tout et pour le " marre de ces cons "

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  5. On s'accroche. Je fais partie des bons vieux qui ont eu le privilège de le vivre, ce bon vieux temps.

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    1. Pangloss: sans doute un peu moins vieux mais je m accroche aussi, fermement !

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  6. Et voilà qu'on nous annonce, mon cher Corto, que la cheftaine des moisis, s'il en est, vient de voir suspendue son immunité parlementaire par les mêmes qui, hier encore, n'avaient que la liberté d'expression à la bouche !

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    1. marianne: la cheftaine des moisis, c'est lui faire un honneur qu elle ne mérite pas !

      suite logique de la levée de son immunité à Bruxelles et avec 300 députés LREM elle n y coupait pas. Il disait quoi Edouard hier à l'Assemblée nationale a propos de la liberté d expression ...

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    2. La liberté d'expression s'arrête là où commence celle du camp du Bien.

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    3. Il y a confusion :

      -Le bureau de l’Assemblée nationale a décidé, mercredi 8 novembre, de lever l’immunité parlementaire de Marine Le Pen, pour avait publié sur son compte Twitter, des photographies extrêmement violente mettant en scène des victimes de l’organisation Etat islamique;

      -Le 2 mars dernier, c’est le Parlement européen qui avait voté la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen, pour une affaire d'emplois fictifs.

      Alexandra

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  7. Géo

    Les moisis,les putrides,les dégénérés sont ces mondialistes,"socialistes",féministes complètement cinglées,les adeptes débiles de la criminelle théorie du genre et autres satanistes(=adeptes des valeurs inversées et vendeurs d illusions)...vraies pourritures en état actuel de décomposition avancée.
    Le christianisme est immortel dans la mesure où les croix font partie intégrante d un symbolisme qui relie notre dimension à des plans dans lesquels évoluent des puissances qui étaient là bien avant l être humain et seront là après lui.D autres civilisations ont révélé ces présences,mais le christianisme est l apanage de la terre d Occident.
    Tous les escrocs de la novlangue,les traitres du Vatican,les négateurs de cette réalité n y changeront rien,ni les partisans du transhumanisme qui prétendent encore une fois se substituer à la divinité et la remplacer par leurs petites personnes insignifiantes et vaines.
    Sans ces racines spirituelles,l Homme n est rien,réduit à néant,et c est pour cela que tout périclite,que les choses iront de mal en pis.
    De la chute de l Atlantide des visions de Cayce aux mythes d Icare,de Ptolémée à la boite de Pandore,toutes les paraboles nous mettent en garde contre ce qui arrive dés lors que l on s éloigne des bases élémentaires de la Création et des règles incontournables qui la régissent.
    Les cartels mondialistes s effondreront c est leur seul avenir possible il n y en a pas d autre et dés lors que leur puissance financière sera ébranlée les dégénérés associatifs et autres de tout acabit,qui ne seront plus nourris,s effondreront avec ces cartels mondialistes.Ils ont une trouille bleue de ce christianisme qui les empêche de dormir et de toute civilisation éveillée en général,car ils perçoivent que son retour signifiera leur disparition immédiate,ils ne sont pas de taille à lutter contre des forces qui les dépasseront toujours et de loin.Ils essaient donc de détourner l attention des peuples de ces choses par tous moyens possibles,c est la seule arme,précaire,dont ils disposent.Ça n a jamais réussi et ça ne réussira jamais.

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  8. @Geo Entièrement d'accord avec votre analyse. A voir l'empressement avec lequel on tente de nous inoculer le progressisme et l'inversion des valeurs : Leur fin est proche, peut-être pas de mon vivant mais ça leur pend au nez.
    Ce qui m'épate c'est à quel point les gens pensent que notre réalité est immuable. Je le dis aux jeunes qui n'ont connu que l'euro, les kebabs et les voilées, youtube et Hanouna. Un saut de 30 ans en arrière, rien dans l'échelle de l'histoire de l'homme et c'est déjà bien différent.
    Il en faudra peut-être moins pour que l'UE n'existe plus, que les pays retrouvent leur souveraineté et sûrement moins encore pour que Soros et ses sbires trépassent.

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