vendredi 15 avril 2016

Dire non quand il le faut, seul l'esclave dit toujours oui.

Je sais, le texte qui suit est assez long mais comme je le dis bien souvent: Plus c'est long, plus c'est bon. Ce discours dont vous devriez trouver sans trop de peine (et sans tricher en vous ruant sur google) l'auteur a été prononcé le 13 avril dernier. C'est bon, très bon !


" Mes chers amis,


La première République mourut deux fois. La première fois avec la Terreur, en criant : « La liberté ou la mort !» La deuxième fois dans les désordres du Directoire, un 18 brumaire. L’héritage de cette première République, celle de Condorcet et de Carnot, ne fut sauvé que par le Consulat : il fallait reconstruire l’Etat et la société pour que la Nation survécut. Bonaparte le fit en jetant, ce qu’il appelait « des blocs de granit » sur lesquels allaient s’édifier l’avenir : le Code civil, le lycée, l’Administration, le Concordat, l’Autorité…

La seconde République mourut un 2 décembre de s’être trop méfiée d’elle-même et d’avoir cédé à l’illusion lyrique des révolutionnaires de 1848. Victor Hugo fit de la défaite de 1870 le châtiment du 2 décembre. Mon penchant séguiniste m’incite pourtant à penser que le second Empire prit ce qu’il y avait de mieux dans les rêves de 48 et fit une France plus grande, plus belle, plus forte et plus prospère, celle d’Haussmann, de Duruy, de Lesseps, de la révolution industrielle et des premières lois sociales.

La troisième République, celle de Jules Ferry, sauvée par Clemenceau en 17, mourut un 17 juin, printemps de débâcle d’avoir eu peur elle aussi d’être gouvernée et d’avoir laissé la bride sur le cou aux partis et aux factions. Le malheur de la défaite, mit au pouvoir le vainqueur de Verdun qui à Montoire couvrit de sa gloire la plus grande honte et le plus grand déshonneur que la France ait jamais connus. 

La IVe, celle de Robert Schuman, de Guy Mollet et de François Mitterrand, mourut un 13 mai, au bord de la faillite et de la guerre civile, paralysée à son tour par le régime des partis.
Au moment où tout s’écroulait, elle appela le Général de Gaulle. 

Ce fut, après tant de drames, la revanche de la France qui voulait être gouvernée. La Ve République naquit de la fatigue des précédentes, de leurs jeux stériles et de leur impuissance tragique.

Ce fut la victoire de la France de Philippe Auguste, de Jeanne d’Arc, de Richelieu, de Colbert, de Napoléon, celle des soldats de l’an II, de la France Libre et de la Résistance, contre celle des politiciens et des notables, celle des féodalités qui n’aiment pas un Etat qui fasse réellement son métier et qui par conséquent les domine et qui, disait le Général de Gaulle, « ne sont plus dans les donjons, mais sont dans les partis, dans les syndicats, dans certains secteurs des affaires - excusez-moi - de la presse, de l’administration, etc … » 
Elles ont depuis relevé la tête, remis le désordre dans l’Etat, dans l’économie, dans la société, abîmé les institutions…

Prétendre gouverner sans tenir compte des leçons de l’Histoire, c’est se condamner à ne pas voir à quel point ce qui nous arrive est un recommencement.
Dans ses mémoires de guerre, rédigées dans les années 50, le Général de Gaulle écrit à propos des années 30 : « Témoin réservé, mais passionné des affaires publiques, j’assistai à la répétition continuelle du même scénario. À peine en fonction, le Président du Conseil était aux prises avec d’innombrables exigences, critiques et surenchères que son activité s’employait à dérouler sans pouvoir les maîtriser. Le Parlement, loin de le soutenir, ne lui offrait qu’embûches et défections. Ses ministres étaient des rivaux. » 
Ça ne vous rappelle rien ? Nous y revoilà ! 

Et toujours pour les mêmes raisons qui sont d’abord intellectuelles et morales. Et toujours par l’abaissement de l’Etat et de l’autorité. Et toujours par la perte du sentiment national et du goût de servir une cause plus grande que soi. Et toujours parce que les féodalités veulent pouvoir faire leurs petites affaires dans leur coin et se servir au lieu de servir. Et toujours à cause des marchandages et du clientélisme. Et toujours à cause de la démagogie et de la faiblesse. Et toujours à cause des petits calculs et des basses combinaisons.

Et toujours cela a mal fini. Et toujours cela finira mal.

Et toujours quand on croit que les grands drames ne reviendront jamais, on les fait revenir.
Qui ne voit les désordres du monde ? Le monde n’en a pas connu de tels depuis 70 ans. Qui ne mesure, jour après jour, la montée des périls ? Qui ne ressent que ce que nous pouvons perdre est immense ? Tout ce qui nous a fait aimer le plus beau pays du monde et aimer la vie. Tout ce qui nous a fait ce que nous sommes, et un peuple libre.

6 millions de Français confrontés directement aux difficultés de l’emploi et leurs familles et leurs enfants, depuis si longtemps : Munich social disait Philippe Séguin ! Munich économique et Munich industriel aussi. Et les usines qui partent et nos enfants aussi.

Et Munich culturel : dix siècles durant, nous avons marché vers l’unité non sans avoir à affronter de terribles épreuves, guerres de religion et guerres civiles. Nantes se souvient de Carrier comme Béziers se souvient de la Croisade des Albigeois, les protestants de la Saint Barthélémy et les Catholiques du père Combes.

Mais au moment où l’unité semblait enfin accomplie après tant de divisions et de drames, où sans rien oublier, l’histoire de chacun semblait être devenue l’Histoire de tous, voici la Nation menacée de se disloquer en une juxtaposition de communautés et de tribus. Détruire prend beaucoup moins de temps que construire. Qui ne perçoit la vitesse à laquelle la France se défait ?

Dans l’interdiction du cumul des mandats se dissimule l’opposition fatale du national et du local; dans la charte des langues régionales et minoritaires la première reconnaissance juridique des minorités; dans l’indépendance du Parquet la future guerre de la justice contre l’Etat qui a déjà commencé et qui mènera au chaos institutionnel; dans la suppression du service national la perte du sens du devoir, du sentiment national du lien entre l’Armée et la Nation, d’un creuset où se mêlaient toutes les conditions et toutes les origines; dans l’Union Européenne, l’instrument de ceux qui n’aiment pas les Nations et rêvent de l’Europe du Moyen âge avec ses principautés et ses Villes-Etats. L’Union Européenne, grand rêve qui tourne au cauchemar et qui rappelle au lieu de les chasser les vieux démons qui au long de l’Histoire ont déchiré le continent et l’ont mené au bord de l’anéantissement.

Un poète meurt dans le camp de concentration de Theresienstadt en écrivant ces derniers vers :  

« Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres, 
D’être cent fois plus ombre que l’ombre, 
D’être l’ombre qui viendra et reviendra 
Dans ta vie ensoleillée… »

Quelques mois plus tard, les longues files des morts vivants de « Nuit et brouillard » sortiront des camps hanter la conscience européenne avec la première image véritable de l’enfer.

On voulut faire l’Europe pour que cela n’arriva plus jamais. On s’y prit le plus mal possible. On voulut croire que les Nations étaient coupables alors que c’était les hommes, leurs défaillances morales et le malaise que celles-ci engendrent dans la civilisation. C’était les hommes, et leur désir de vengeance, qui avaient humilié des peuples et allumé chez eux une haine terrible. C’était les hommes, et leur aveuglement, qui avaient cru qu’en mettant la guerre hors la loi il n’y aurait plus de guerre et qui, au lieu de miser sur les chars et les avions avaient choisi la ligne Maginot. C’était les hommes, les politiciens, qui en 1935 avaient préféré la déflation à la dévaluation et déclaré que la « situation financière de la France » ne permettait pas d’augmenter les dépenses militaires. C’était les hommes, les politiciens, qui en 1936 avaient dit « Nous ne laisserons pas Strasbourg à la portée des canons allemands » et qui n’avaient rien fait et qui de renoncements en renoncements, avaient fini à Munich quand ils n’avaient pas fini dans la collaboration en partageant le rêve hitlérien d’une Grande Europe où il n’y aurait plus de Nations, mais seulement des maîtres et des esclaves.

A nouveau les survivants, ceux des champs de bataille, ceux des maquis, ceux des camps, ceux des bombardements, crièrent « plus jamais ça !»

Mais en voulant effacer les Nations, en voulant empêcher les gouvernements de gouverner, en servant d’alibi à tous les renoncements de la politique, en voulant placer la politique et la démocratie sous la tutelle des juges et des bureaucrates pour mettre soi-disant l’Europe à l’abri des passions populaires, ce qu’ils firent réveilla les vieux démons qui se réveillent toujours quand la raison déserte. Et il n’était pas raisonnable de chercher à aplatir l’Europe, à la débarrasser de tous ses héritages, à effacer toutes ses frontières, à affaiblir les Etats, à faire table rase de toutes les réalités historiques, géographiques, culturelles, démographiques, identitaires, sur lesquelles doivent se construire toutes les politiques, celles de la raison, comme celles des sentiments.

Maintenant, tous les démons sont à nos portes. Le profond malaise des sociétés de l’Occident en général, de l’Europe en particulier engendre des monstres.Reste à savoir si nous allons nous laisser dévorer par les monstres ou réagir. Reste à savoir si d’une façon ou d’une autre, nous allons refaire moralement et intellectuellement le chemin qui conduit de la ligne Maginot jusqu’à Montoire en passant par Munich ?

Dans le monde tel qu’il va, dans l’Europe telle qu’elle se disloque, dans la France telle qu’elle se défait, la faiblesse et l’aveuglement sont plus dangereux que jamais. Dans ces circonstances, on n’a pas le droit d’être un politicien, on n’a pas le droit, moralement de faire la politique des petits arrangements, des petits calculs, des clientèles quand se joue le destin de la civilisation et de la Nation.

Si nous commençons à prendre conscience que nous pouvons tout perdre, alors notre devoir est de résister et de nous battre comme se battaient les résistants de jadis « Pour une fierté dont au fond ils ne savaient qu’une chose, c’est qu’à leurs yeux, la France l’avait perdue ». 

Au regard de ce devoir, voyez le spectacle lamentable qui nous est offert : un Président de la République qui congédie un Ministre de l’économie qui tient un discours de gauche pour en nommer un autre qui tient un discours de droite et crée un parti de droite pour concurrencer la majorité de gauche tout en restant dans un gouvernement de gauche. Ce Président n’est pas l’héritier du Général de Gaulle mais celui des politiciens de la IVe République, ou de ceux de la IIIe qui en 1945 préféraient reconstruire leur parti que reconstruire la France.

Monsieur Ayrault croit qu’il a été Premier Ministre de la Ve République. Il n’a pas compris qu’il avait été à la tête d’un gouvernement de la IVe République où chaque Ministre représente non l’intérêt général mais une clientèle qu’il défend. Ce n’est pas tellement différent, c’est même parfois pire, avec son successeur : un gouvernement où chacun vit sa vie et qui d’un côté étrangle les services publics et les collectivités locales avec le rationnement budgétaire et de l’autre distribue sans compter l’argent des Français pour calmer quelques militants de l’UNEF excités qui croient devenir adultes en bloquant des lycées ou en lançant des bouteilles sur des CRS.

N’accusons pas le « socialisme », il n’y est cette fois pour rien. Si au moins ce gouvernement était socialiste, nous saurions contre quoi nous nous battons et les électeurs sauraient pourquoi ils votent. Et cette gauche qui a trahi tout ce que la gauche a signifié dans notre Histoire, cette gauche de François Hollande et de Guy Mollet, cette gauche qui n’est même plus la gauche renie tous les jours celle de Jaurès, de Léon Blum et des luttes des ouvriers pour la reconnaissance de leur dignité. Cette politique n’est pas socialiste, elle n’est pas de gauche, elle n’est pas de droite non plus, ni du centre. C’est seulement la politique du chien crevé au fil de l’eau qui, dans les circonstances si graves où nous nous trouvons, peut engendrer de bien grands malheurs.C’est la politique politicienne qui nous a coûté si cher dans le passé.

Que ce soit par défaut ou par le mensonge, le politicien veut être élu. Mais, le prochain Président ne doit pas être élu par défaut, ni sur un mensonge. Il aura besoin d’un mandat. Il aura besoin de susciter l’adhésion et la confiance, sinon comment pourra-t-il gouverner ce peuple en colère qui réclame que l’on s’occupe de lui ?

Il lui faut un projet ? Je vous propose ce préambule :

« Pour marcher droit vers son but, il faut que la nation soit guidée par un État cohérent, ordonné, concentré, capable de choisir et d’appliquer impartialement les mesures commandées par le salut public. Le système actuel, suivant lequel des partis rigides et opposés se partagent tous les pouvoirs, doit donc être remplacé par un autre où le pouvoir exécutif procède du pays et non point des partis et où tout conflit insoluble soit tranché par le peuple lui-même. Cela, chaque Français le sent. »
Ce sont les mots du Général de Gaulle en 1947 ! De l’Histoire ? Non, de nouveau le présent et l’avenir. Notre civilisation peut mourir. L’Europe peut se disloquer. Notre pays peut disparaître.

La folie destructrice des idéologues nihilistes qui veulent encore une fois en finir avec toute autorité et des politiciens prêts à toutes les démagogies pour être élus, l’ivresse du pouvoir d’une Justice qui se prend pour les Parlements de l’ancien régime, une presse enragée qui condamne d’abord et qui instruit après, menacent les fondations : celles de la famille comme celles de l’Etat, celles de la Liberté, de l’Egalité, de la Fraternité et de la Paix.

Mais comment vivrons-nous ensemble si tout est détruit ? On peut rester les bras croisés devant les malheurs du Monde. Mais un jour fatalement, ces malheurs deviennent les nôtres.Nous y sommes. Je ne reproche pas à ce gouvernement, à cette majorité d’être de gauche, ni d’être de droite mais de ne pas sentir que nous sommes arrivés à ce point où les malheurs de chacun deviennent les malheurs de tous. Je leur reproche de ne pas prendre conscience des devoirs que cela leur impose.

Monsieur Macron dit : dépassons les clivages ! Très bien ! Mais il y a deux façons de le faire: par le social-libéralisme ou par le Gaullisme. C’est peut-être le grand clivage de l’avenir. Il s’imposera peut-être si le Gaullisme revient. S’il ne revient pas, le clivage sera le Front National contre tous les autres qui diront tous la même chose. Alors, comment cela finira-t-il ? Le Gaullisme contre le social libéralisme : la politique du peuple contre celle des dîners en ville. Ceux qui unissent, ceux qui divisent.

Avant, on avait la lutte des classes. Maintenant, on livre à la vindicte publique chaque catégorie sociale tour à tour en cherchant à coaliser contre elle toutes les autres, en attisant la jalousie et le ressentiment : un jour, les chômeurs, un autre, les fonctionnaires, les salariés, les notaires, les pharmaciens… Spécialité d’un Ministre de l’Economie qui va à Davos expliquer en anglais, aux banquiers du monde entier qu’il n’est pas raisonnable de payer un peu plus cher les heures supplémentaires de ceux qui travaillent plus que les autres. Et quand je pense que certains de mes amis aimeraient voir Monsieur Macron adhérer aux Républicains. Moi qui pensais appartenir à une famille politique qui voulait réhabiliter la valeur travail !

La question sociale et la question nationale : Le clivage pertinent est entre ceux qui se posent ces deux questions et ceux qui ne se les posent pas. Le Gaullisme contre « le social-libéralisme » qui n’a rien du tout de social : La politique pour ceux aussi qui n’ont rien ou qui n’ont pas beaucoup et la politique seulement pour ceux qui ont tout et besoin de rien. Ceux qui ont peur pour leur avenir et ceux qui ont toutes les raisons de n’avoir peur de rien. (...)

On ne s’en sortira pas avec « Nuit debout » sur la place de la République, en tirant les fonctions électives au sort, avec des mandats très courts et non renouvelables. On ne s’en sortira pas en détruisant la politique et la démocratie représentative. On s’en sortira en faisant de nouveau prendre de la hauteur à la politique.

La République au bord du gouffre a toujours désespérément cherché un sauveur. N’attendons pas trop le sauveur qui pourrait bien ne pas ressembler ni à Bonaparte, ni à Napoléon III, encore moins au Général de Gaulle … Et tendons l’oreille au bruit de ce qui germine souterrainement dans la société. La germination va bientôt faire éclater la terre… Pour le meilleur ou pour le pire. A nous de choisir.

De choisir la vraie réforme qui est la réforme intellectuelle et morale : celle de la politique, celle de l’Ecole, celle du travail, celle de la famille. A nous d’avoir la force, le courage de dire non à ce qui nous conduit au pire. 

Dire non à l’Europe quand elle dérive, quand elle veut nous obliger à laisser mourir notre agriculture, notre industrie, les valeurs de notre civilisation, la souveraineté de notre peuple. Dire non à l’Allemagne quand elle veut piétiner la Grèce. Dire non aux Etats-Unis quand ils veulent affaiblir nos entreprises avec leurs tribunaux et nous imposer leur loi avec le traité transatlantique. Dire non aux concurrences déloyales, aux dumpings. Dire non : le non du 18 juin, le non du Général de Gaulle quand les Américains voulaient évacuer Strasbourg, lors de la contre-offensive allemande dans les Ardennes en décembre 44, le non du Général de Gaulle quand il fit la politique de la chaise vide à Bruxelles qui a sauvé la politique agricole commune. Dire non aux mots creux, aux slogans qui interdisent de penser et de choisir, non au modernisme, au progressisme, au nihilisme qui justifient tant de folies, tant de destructions, tant d’inconséquences et tant de reniements des plus vieilles leçons de la sagesse humaine.

Dire non quand il le faut, en se souvenant que « seul l’esclave dit toujours oui. »

Vive la République ! Vive la France ! "

Folie passagère 3139.
Charles De Gaulle In Paris, France On November 11, 1968 - Charles De Gaulle during a commemoration at Notre-Dame de Paris for the fiftieth anniversary of the armistice of World War I.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

58 commentaires:

  1. Sans tricher, il était évident qu'il ne pouvait s'agir que de Henri Guaino, le seul homme politique à se réclamer encore de Philippe Séguin ( car il est évident que l'autre, François Fillon, ne le fait plus depuis longtemps.)
    Cela a été d'autant plus facile pour moi qu'il était invité au dernier colloque du club République Moderne de Chevènement, auquel j'appartiens.

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    1. @Elie Arié: Evident ! voilà que vs remontez d'une marche dans mon estime :)
      J'ai petit-déjeuner récemment avec lui, ce type est une perle, trop entier, trop droit, trop gaulliste pour naviguer dans les eaux troubles de la politique.

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  2. Effectivement, c'est bon, c'est très bon, c'est même excellent ! Mais où donc avez-vous déniché ce texte. Je brûle d'envie d'en connaître l'auteur... Whaouh ! Ca c'est du discours ! La personne qui a écrit cela mérite tous les éloges possibles ! Allons CORTO, qui est-ce ?

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    1. @leo: Simple pourtant, tous les indices sont dans le discours pour deviner de qui il s agit: Henri Guaino

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  3. vous connaissant, mon cher Corto, comme je vous connais, je dirais, Sarkozy !

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    1. @marianne: loupé, comme quoi vs ne me connaissez pas autant que vs le croyez. ceci dit vous n étiez pas loin, il s agit de Henri Guaino

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    2. Vous me croirez ou pas, mon cher Corto, mais j'avais bien reconnu le style de Henri Guaino, mais comme je croyais que c'était Sarkozy qui l'avait prononcé, pour vous faire plaisir, j'ai dit : Sarkozy !
      Le coup d'après je vous aurais dit : le plus important ce n'est pas celui qui prononce le discours mais celui qui l'a écrit.
      En revanche, je n'aurais pas deviné que Guaino eût pu prononcer pareil discours, en public, "à son compte" !

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  4. Intriguée par ce qui ressemblait un peu à du Sarkozy, mais un peu seulement, j'ai cédé à la curiosité et "triché" pour connaître la réponse. :\
    Tout s'éclaire ; et ce n'était pas si difficile que ça. J'aurais dû trouver... Honte sur moi !
    Je confirme : c'est bon, très bon ; et pas seulement le texte... ;-)

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    1. @Franzi: la plume de... effectivement, en réfléchissant un peu, pas difficile de trouver. Pour moi, un des meilleurs hommes politiques du moment et une fidélité a de Gaulle et à ce qu il y a de bon dans la République.
      Question subsidiaire: as-tu reconnu qui est sur la photo du bas ? je suppose que oui. mais pourquoi ais-je donc choisi celle-ci pour illustrer ce billet ?

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    2. @ Corto
      Ben zut alors ! ma réponse s'est perdue...
      En bref, je disais :

      Absolument d'accord avec vous ; à un "détail" près. :)

      Bien qu'archi-nulle en devinettes, pour la photo, bien sûr que je l'ai reconnu. Je ne suis plus toute jeune, Mister Corto : je suis même née sous la IVe. Eh oui...
      Quant à savoir pourquoi vous l'avez choisie, ma tête est saturée à exploser ; donc, je ne cherche même pas et donne directement ma langue au chat...

      Peut-être est-il désespéré de voir ce qu'est devenue la France ?
      A moins qu'il médite sur le chaos dans lequel est plongée la France, ce qu'il avait prédit ?

      Il vaut sans doute mieux attendre votre réponse. :o)
      Que j'étais venue chercher...

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  5. Alors là! Bravo! Chapeau bas....
    Merci Mr Corto pour ce petit bijoux.
    GfB

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    1. @GfB: Merci, je n y suis pour rien, si ce n'est de l avoir déniché ! Des discours comme on aimerait en entendre plus souvent ! Il y a Tout là dedans, tout ce que l on a pas entendu depuis des mois et des mois

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  6. C'est l'histoire sans fin, demain peut-être.

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    1. @Grandpas: t as trouvé l'auteur ?

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    2. Non,je n'aurais pas trouvé et de toute façon, ce Monsieur participe lui aussi à la vie politique, j' aurais donc tendance à me méfier et puis je vais peut-être te décevoir, je ne suis pas très gaulliste malgré que feu ma mère avait une admiration sans bornes pour De Gaulle.
      Petite erreur, ce n'est pas la ligne Maginot qui fit perdre la guerre mais l'incompétence des généraux, il existe un excellent livre sur le sujet :" L' impardonnable défaite".
      J'ai appris que ce monsieur gardait son mandat de député ce qui oblige la bobo NKM d'aller voir ailleurs.
      Au moins quelque chose de positif.

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  7. J'ai eu du mal à trouver ;) mais oui ! Quand on a son nom, c'est évident ! Annette Lanonymette

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    1. @Annette: qui d autre , unique en son genre, pour écrire ce genre de discours ? aujourd'hui, je ne vois pas.

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    2. Si, j'en connais que je suis de temps en temps sur son blog. Bruno GOLNISH. Je pense que ce garçon (même si ce n'est pas un perdreau de l'année) pourrait faire un excellent 1er ministre. Ses analyse sont toujours claires, précises et justes. Il a un certain carisme, il est sur-diplômé, a un langage correct et un sens de l'humour très "pince sans rire". Un tamdem GUAINO/GOLNISH : voilà qui pourrait nous sortir de la merde !

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    3. @Léo: faut arrêter la fumette ! Golnisch est certes un érudit qui ne dit pas que des conneries mais ça s'arrête là; premier ministre, comme tu y va, il ne tiendrait pas 15 jours

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    4. ' tiendrait pas 15 jours' ah bon ?? ; Valls le minable tient des années, comprends pas...
      Matador

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    5. Ouaip, moi non plus comprend pas...

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  8. Super, ce texte. Je voulais vraiment en connaître l'auteur. J'avais bien ma petite idée: belle langue,dans le fond et la forme, érudition, cohérence dans l'exposé et probablement même sûrement un gaulliste attaché comme à la prunelle de ses yeux à la France.( un moment, j'ai pensé que ce pouvait être du Seguin mais Seguin n'est plus là).Il n'y avait donc pour moi qu'un seul homme pour parler comme un chef sans parler de lui-même comme tous les autres prétendants.
    De peur de me tromper, j'ai triché en attendant que d'autres se mouillent. Je n'en suis pas fière mais de savoir à présent que c'était du "Guaino " me remplit de joie comme si j'avais gagné au loto.
    Ce Monsieur est un être précieux, exceptionnel qu'il faut respecter comme un diamant.
    Il dit réfléchir pour participer aux Primaires. Participer ou torpiller puisqu'il n'y croit pas, histoire de prouver qu'il avait bien raison ?
    En tout cas, c'est un homme qu'il faut écouter car il a l'intelligence du chef sans en avoir la grosse tête.
    Et Bourdin est un con de lui avoir posé un lapin, l'autre matin. Il voulait se payer sa tête, il n'en sort pas grandi.

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    1. Idel: imagine que ce discours a été prononcé lors d une simple réunion électorale devant, j imagine, peut etre , seulement, 300 ou 400 personnes ! Quel gachis ! :)
      Je l ai rencontré dernièrement et j avoues - mais chut - qu il m a secoué tant il y avait de la sincérité et de l honnêteté dans ses propos. il nous a même raconté comment il avait failli en venir aux mains, alors qu il était attablé dans un restau avec un ami, parce qu un quidam drapé dans un drapeau breton, lui a dit " je suis breton avant d'être Français ". Inacceptable pour Guaino, on est d'abord Français et seulement, après, on peut se revendiquer attaché à la Bretagne. Oui, ce gars est une perle mais trop franc, trop carré pour aller plus loin que là où il est, hélas.
      Je ne sais pas si il ira a la primaire, je ne le souhaite pas car comme lui, je désapprouve cette mascarade. Si il y va, j ose esperer que ce sera pour engranger pour Sarkozy...

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    2. 300 personnes, d'après Ouest-France.

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    3. Mais à qui la faute si on ne doit être français que lors des compétitions sportives si ce n'est aux politiciens dont ce Monsieur fait partie.
      J'ai beaucoup de mal à pardonner aux politiques de droite ou de gauche.
      Les uns parce qu'ils détruisent ce pays, les autres parce qu'ils laissent faire par peur du " quand dira t on".

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    4. @Elie Arié: comme quoi!

      @Grandpas: qu un bon nombre de politiciens soient décevants, aucun doute, mais quand il y en a un comme Guaino qui dit les choses comme elles sont ( jusqu a etre condamné par la justice pour avoir dit que les juges étaient sous influence ) faut en profiter

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  9. Ne vous faites plus aucune illusion, mon cher Corto, en ce qui concerne cette primaire qui a été voulue pour se débarrasser de Sarkozy. De même que si, à gauche maintenant, ils réclament à cor et à cri une primaire, c'est pour se débarrasser de Hollande. Malheureusement, la primaire à droite aura bien lieu, mais il n'y aura pas, sauf accident, de primaire à gauche !

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    1. @marianne: et sicette primaire a droite, c'était sarkozy qui la gagnait ? ce qui est fort probable, vs direz quoi ?

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    2. Je dirais que Le Républicains sont bien les dignes successeurs du RPR et de l'UMP. Je ne voudrais pas vous faire de la peine, mon cher Corto, mais cette fois il y a peu de chances pour que les bidouillages de résultats d'élections ne se fassent au bénéfice de Sarkozy.

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  10. J'aime beaucoup Guaino, mais il n'est la que pour tromper les electeurs sur la realite du RPR/Republicains et les empecher d'aller frayer ailleur (suivez mon regard).

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    1. @Lowcarber: c'est une possibilité et alors ?

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  11. Belle plume avec parfois un petit air de Malraux. J'aime ce style qui nous change du gloubi-boulga contemporain.

    Le Nain

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    1. @Le Nain: c'est le seul reproche que je ferai à Guaino: être trop " Malraux "

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  12. Géo

    Bonjour

    Le présent texte rejoint mon opinion sur les sujets évoqués.
    H.Guaino exprime franchement et clairement les choses.
    Il est très bien,très juste.

    La personne qui serait élue dans l esprit de son discours et qui s appliquerait à l appliquer devrait prendre garde à ne pas se faire assassiner,car les intérêts en jeu sont énormes,et une mafia de grands financiers pourris et politiciens corrompus ou tenus par la connaissance de certaines faiblesses sur leur compte, ne s embarrasserait pas de scrupules éthiques,ils l ont prouvé.

    D où l importance de rendre le plus de citoyens conscients des enjeux,quel que soit leur parti politique,dans la mesure où ils sont capables de concevoir l importance de ce qui se joue pour l avenir de leurs enfants,et aussi le leur.
    On ne pourra pas se retrancher ensuite devant l excuse du:
    "on savait pas,on nous a trompés,nous n avons pas été prévenus,etc...
    Rengaine habituelle non excusable quand on dispose des moyens d information actuels hors merdias officiels.

    Parlons du TTIP(ou TAFTA)qui se négocie dans notre dos actuellement,une pétition de plus de 3200000 européens contre ce projet qui est traité sans les parlementaires européens(mais par la Commission européenne non élue,avec le malfaisant et hideux van Rompuy,créature des gros cartels financiers outre-atlantique),cette pétition a été rejetée par l u.e. ainsi que la plainte auprès de la Cour de " justice "européenne=mépris envers les peuples.

    Ce sujet est concerné par le discours de Henri Guaino,qui parle de l Europe anti démocratique qui veut détruire les Etats-nations,et parle aussi de Macron soumis aux grands banquiers à Davos.

    Détails sur ce qui se trame dans notre dos:

    " https://stop_ttip.org Adieu démocratie bonjour CETA?

    Dans le menu du blog auquel cette adresse mene,on trouve la pétition des citoyens européens contre ce déni de démocratie et ce mépris envers les peuples.
    "Signer l initiative européenne et agissez maintenant"

    Le Tafta permettra aussi à des multinationales de trainer en justice des Etats-nations,même ceux qui refuseraient ce genre de traité,si les normes de sécurité de ces États ne correspondent pas aux criteres de ces multinationales,entre autres choses,dernieres barrières douanières supprimées,etc...

    H. Guaino évoque les féodaux qui profitaient de la faiblesse de l État pour accroître leur privilèges,
    Remarquons que ces féodaux,au cours de l Histoire,ont toujours agi de la sorte quand le pays affaibli subissait l intrusion d États hostiles dans ses affaires.
    Guerres de religions en France fin 16eme siècle,où Angleterre et Espagne soutiennent chacune leurs poulains français,
    Guerre de trente ans,où l Allemagne ravagée subit l invasion de plusieurs pays voisins qui s affrontent là aussi par le biais de partis religieux opposés.
    Les exemples pullulent.
    Actuellement,c est encore le même processus en France et ailleurs.

    (J aurais bien aimé qu il cite Louis 11,roi au rôle important et méconnu dans la création de la France
    A.Bailly Louis 11
    P. Murray Kendall Louis 11).

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    1. @Géo: j avais vu pour cette petition rejetée alors qu elle avait réunie toutes les conditions pour etre acceptée mais... 3,2 millions de signatures, en valeur absolue, ça semble etre bcp, mais sur l'ensemble de la population de l'UE estimé à, je crois, 500 millions, ç'est ridicule, pas même 1% ce qui en dit long sur le manque d interêt ou l ignorance des européens sur cette question

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    2. Géo

      @Corto

      "L ignorance des européens sur la question..."

      Les organisateurs de la pétition soulignent ce fait.
      J ai moi même évoqué ce sujet,parmi d autres,dans la vie courante,et j ai pu constater que très peu de monde est instruit de cette affaire,
      Aucun écho,bien sur,dans la Presse officielle,de toute évidence...

      Alors que tels traités mériteraient d être commentés sur les ondes,dans la Presse-papier,et que des parlementaires questionnent sur le sujet.

      En ce qui concerne la connaissance des causes de notre dette,des origines du mal,je trouve la même ignorance...
      Mais,malgré tout,il y a progrès...

      Le fait que nous soyons sur ce blog,entre autres lieux,pour parler de ces sujets,a certainement un sens sur le plan d un éveil collectif à certaines réalités.

      Il est fait mention,sur le blog référencé concernant TAFTA,que le nombre nécessaire de pétitionnaires pour interpeller les pouvoirs publics a été atteint dans les pays concernés,mais que les politiques n en tiennent pas compte.

      Anecdote:
      En visionnant vidéo YouTube sur Nigel Farage,s adressant à Van Rompuy au parlement européen,et lui disant qu on n avait pas besoin de lui,et lui demandant "qui êtes vous?on n avait pas entendu parler de vous auparavant,etc..."

      Rompuy a levé des yeux haineux,l espace d un instant,une lueur mauvaise,vite refoulée par la nécessité de certaine image à conserver.
      Expression grimaçante et méchante,faunesque, qui en dit long sur la valeur du bonhomme.
      "Ça" dirige la Commission européenne!
      Rien de bon à attendre j en suis sur,venant de ce genre de gollum.
      (Ta référence à Sarumane dans ton billet sur Juppé, m inspire.)

      Hollande détruit le pays,à mes yeux,il est"adoubé" pour cela,mais peut être est il trop lourd,pas assez discret,trop voyant,même pour des gens sans désir de réflexion.

      C est pourquoi il est possible que les ennemis de notre nation(et des autres nations tant d Europe qu au delà) envisagent de le remplacer pour lui substituer un destructeur,un traitre,plus discret,ou qui donnerait illusion que lui n est pas un ennemi du pays?
      Un "liquidateur soft" en quelque sorte.

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    3. Géo : Ouaip, un Sarko par exemple. Ou un macro euh pardon un Macron... Enfin bref, il ne manquera pas de "liquidateurs soft" en 2017.

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  13. Guaino... évidemment ! C'est à lui que j'ai pensé, après avoir cru lire un discours de Sarkozy ;-)

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  14. Une question me taraude encore, mon cher Corto ! Je lis et relis le dernier paragraphe : "Dire non à l'Europe..." et je continue à me demander comment Henri Guaino - ce proche de Philippe Séguin - qui par deux fois avait voté NON aux référendums sur l'UE, s'est laissé accrocher au char du vainqueur, Sarkozy en 2007, qui lui, avait voté OUI, et sur Maastricht, et sur le Traité constitutionnel, et qui signa le Traité de Lisbonne, cette véritable forfaiture contre le peuple français qui avait voté NON en 2005 ?

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    1. H.Guaino est la bonne conscience de Sarkosy.Il a une bonne influence sur lui mais probablement pas suffisante. C'est pourquoi je penche davantage du côté de Guaino que de Sarkosy qui reste un homme politique, capable de retournement de veste pour ce qu'il croit être l'intérêt supérieur de l'Etat. Et c'est là que l'on fait la différence entre la définition de Guaino et celle de Sarkosy. Mais je reste persuadée que la présence de Guaino auprès du Président est bénéfique. En fait, il limite la casse.

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    2. @marianne: doit-on etre d accord sur tout avec la personne que l on souhaite suivre ?

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    3. Peut-être pas sur tout, mais sur l'essentiel, oui, mon cher Corto ? L'essentiel c'est notre histoire, notre culture, notre identité, mais aussi nos frontières, notre défense, notre monnaie, notre industrie, notre agriculture tout ce qui fait que nous sommes une nation particulière, une nation souveraine, et non une région comme une autre, inféodée à l'UE.

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    4. Certes, chère Marianne ; néanmoins peut-on reconnaître au président Sarkozy l'honnêteté sur ses desseins quand au traité de Lisbonne -on n'en dira pas autant de son successeur, loin s'en faut. Et puis, de 2007, nous sommes à présent en 2016, et la conjoncture a changé. Si un homme de lettres et de culture -notamment historique- comme Guaino est là pour rappeler et inspirer Sarkozy (ou un autre) sur une nouvelle voie, ne vaut-il pas d'être écouté, et entendu ?

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    5. Je suis d'accord avec vous, cher Al West, Henri Guaino, ce souverainiste, mérite cent fois d'être écouté et entendu. A condition toutefois, qu'il mette sa plume - et plus si affinités - au service du souverainisme, et non du premier européiste venu.

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    6. Al West : mettre dans la même phrase "Sarko" et "honnêteté", faut être gonflé !

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    7. @léo: insulter ou se moquer de Sarko sur ce blog peut entraîner de graves conséquences...

      @marianne: pour l avoir écouté, lu et rencontré récemment, Guaino a été très clair sur le soutien qu il apporterait à un éventuel candidat par rapport aux propositions que celui-ci ferait sur la question de la souveraineté.
      En ce qui concerne Sarko, attendons qu il propose quelque chose mais pour qui se souvient correctement de la campagne de 2012 et des discours qu il tient depuis, il me semble exagéré de le qualifier d européiste maintenant. tant de choses ont changé depuis Lisbonne

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    8. IDEL: c'est bien la difficulté du rapport entre les hommes de pouvoir et nous ( ou ses opposants ): la vision que chacun peut avoir de l'intérêt supérieur de l'Etat.

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    9. @ Léo Brancier : la seule correction à ma réponse à Marianne est "quant à" et non quand à (faites aah). Je ne retire rien au reste, surtout pas l'honnêteté putative du président Sarkozy.

      @ Corto :-)

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    10. Ouaip Corto ! J'assume. A toi de voir...

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    11. Corto, en guise de digeo, je te conseille un petit tour sut ce site. Bonne nuit. Hips ! https://youtu.be/IHE1w2ZMK0g

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  15. C'est un fak, LOL
    C'est BHL l'auteur
    Relisez bien le texte
    Homo Orcus

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    1. @Homo Orcus: mais c'est bien sûr

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    2. @Homo Orcus
      Et la marmotte ? Il est où son papier alu ?

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  16. Il est peut-être venu le temps de changer de république , la 5ème est usée par tous ces politiques qui ne visent que l'enveloppe au détriment des citoyens . Je me demande si Poutine ne pourrait pas venir faire le ménage dans ces écuries d'Augias qu'est devenu ce système politique français .

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    1. Ouaip Claude-Henri17 ! Cà c'est une idée géniale. Par contre vue la popularité qu'il a dans les média Français, je doute qu'on lui fasse de la pub...

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  17. J'aime beaucoup Guaino !
    Ce n'est pas un n°1 mais c'est sans doute un des meilleurs conseillers auquel puisse faire appel un président de notre pays. Charge à ce dernier de vraiment l'écouter (et moins ses communiquants et sondagistes !).
    Je ne suis pas toujours d'accord avec ses prises de position à chaud mais toutes ses déclarations réfléchies ou ses discours écrits pour N.S. savent à la fois être pragmatiques, reconnaitre l'histoire, le réel et proposer un élan.
    Le drame pour la France aura été d'avoir eu un pdt. qui aura pronnoncé avec talent ses textes sans les appliquer (désolé pour les Sarkosystes :-).
    Il n'est malheureusement pas celui qu'il nous faut (je ne suis pas sûr qu'il serait même un ministre efficace !), son leadership n'est pas vraiment probant mais il fait sûrement partie de ceux que les opportunistes qui aspirent à nous diriger devraient écouter et pas seulement pour leur prochain discours.
    En plus "il fait honnête" (on n'ose même plus écrire "il est honnête" par les temps qui courrent !)
    Espérons un gvt. qui pourrait vraiment utiliser les idées d'un Guaino et lui donner tout son rôle sans en faire un principe de Peter (1).
    Droopyx
    (1) Euuuh c'est pas gagné !

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  18. Pas d'accord. Connaissez-vous le bouddhisme ? Désirer n'avoir aucun désir, c'est justement ce à quoi aspire un bouddhiste. Comment se réjouir de quelque chose qui de toute façon n'est qu'éphémère par nature ? L'être humain ? Ephémère. Le bonheur ? Ephémère. Nos sentiments ? Ephémère. Nous-même ? N'en parlons pas... https://desgeeksetdeslettres.com/pourquoi/trois-arguments-pour-se-foutre-de-tout

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