jeudi 29 mars 2012

Quoi de plus banal qu'une violence qui se banalise


Au journal de 13h sur France 2, entre un reportage sur la sécheresse et les suites de l'histoire toulousaine, Elise, elle nous a balancé cela:

" Quatre jeunes, âgés de 15 à 17 ans, connus des services de police mais ayant des casiers judiciaires vides, sont soupçonnés d'avoir froidement exécuté un camarade de leur âge de deux balles dans la tête, avant de brûler son corps dans la nuit de lundi à mardi dans une forêt près de Beauvoir-en-Lyons. " La police a obtenu leurs aveux. On parle même d'assassinat puisqu'il y aurait eu préméditation. Couverts par " l'excuse de minorité ", ils encourent 20 ans de réclusion criminelle.

4 jeunes tuent froidement une de leur connaissance au prétexte que celui-ci menaçait éventuellement de les dénoncer pour un cambriolage commis début mars. Quelle distorsion entre la menace et la réaction ! Absurde, inouï, choquant, affreux, incompréhensible...

Nous, notre société, avons tout de même un problème, un gros problème.

Banalisation de la violence. 

On n'accusera pas les jeux vidéo ( Laure Manaudou, la dernière a l'avoir fait a été conspuée par les degauches sur twitter ). On ne montrera pas du doigt les films violents qui font recette. On ne pointera pas les médias qui se repaissent de ce genre de faits divers. On ne s'offusquera pas de notre voyeurisme gourmand. On ne dira rien sur les parents démissionnaires ou totalement absents. On sourira d'éventuelles lois renforçant la pénalisation des mineurs. On ne dira rien sur la disparition de certaines valeurs. On ne se permettra pas d'accuser la société, les banlieues, le laissez-faire et toussa.

Non, non, à croire que personne n'est responsable. Juste une violence banalisée.

4 mineurs ont commis un assassinat. Quoi de plus banal ?

Folie passagère 1101.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

15 commentaires:

  1. J'ai vu que pour certains degauches, mon cher Corto, Merah était "un agent de la DCRI".
    Peut-être que ces quatre-là aussi sont des "instruments électoraux" ?

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  2. @marianne: oh mais mêmemiuex j ai lu un commentaire d une certaine lady apolline qui pensait que cette folie merah était orchestrée par le pouvoir en place.

    Ceci dit , moi , je voudrai bien qu en plus de la communication du fait divers , on m'explique comment 4 gamins acnéiques peuvent en arriver là ...

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    1. Je me souviens du cas de deux mineurs du même âge, il y a quelques années de cela, qui s'est passé dans mon ancienne ville. Gentils garçons inconnus des services de police, scolarisés, issus de familles tout à fait équilibrées et saines. Et pourtant, un après-midi de glande parmi tant d'autres, peut-être un de ceux où ils s'emmerdaient plus que d'habitude, ils sont passés à l'acte. Ils ont trouvé un sdf endormi dans un recoin, ils l'ont aspergé d'essence à briquet et l'ont enflammé. Pourquoi ? Juste pour voir ce que ça donnait, parce que l'idée leur a paru amusante, pour secouer l'ennui.

      Le problème n'est pas tant la banalisation de la violence que le regard que notre société porte dessus et de sa réaction face à ses manifestations inacceptables. Le problème, c'est que notre société est en train de devenir incapable de penser le mal. Le problème, c'est qu'en déchristianisant la France on a retiré la morale qui constituait l'épine dorsale de notre société. Le problème, c'est qu'on a ringardisé l'autorité.

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    2. @koltchak: ben justement quel regard porte la société sur cette violence ? Presque un regard désabusé, habitué. Encore un drame, who's next ?

      Il y a peu j'étais chez des gens "très bien " cathos à fond et toussa. L'un des gamins m'a montré les jeux vidéos qui "marchent " en ce moment. Hallucinant de gore, de violence, d'hémoglobine, le genre de truc où plus tu tue plus tu gagnes. Et c'est entre 1 et 2 heure par jour minimum: la violence s'est banalisée elle est entrée ds les foyers, par ce biais par exemple, et on s'y habitue tellement qu'à ma question, les parents m ont dit " on préfère qu'il joue ici que chez ses copains, au moins on pilote " tu parles Charles! l'univers " ludique " de millions d'ados fait de violence mais "on pilote "...

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    3. Non, il ne faut pas confondre la connerie médiatique qui aligne les faits divers les plus sordides comme on enfilerait des perles et le brouhaha de monsieur et madame Toutlemonde. Il y a eu une lente intoxication des esprits par la gauche. La violence est regardée comme un comportement déviant, que ce soit chez l'agresseur comme chez la victime qui se rebiffe d'ailleurs. Dès lors qu'un péquin lambda est agressé, il ne se défend généralement plus et lorsqu'une masse de milliers de manifestants (Cf les manifs contre le CPE) est prise à partie par deux ou trois centaines de racailles, ils fuient la trouille au ventre en faisant sous eux au lieu de faire bloc. On pourrait également parler des agressions dans les transports en commun qui peuvent dégénérer en viols sans que quiconque ne bouge, bien heureux lorsqu'un courageux prend son portable pour appeler la police.

      Et que penser de toutes ces cellules de soutien psychologique montées dès qu'un type se suicide au boulot ou qu'un mec meurt dans l'exercice de son métier ? Tous ces gens sont retournés parce qu'ils n'ont plus d'épine dorsale. Ils ne savent plus penser le mal, ils ont été dépossédés de leurs moindres instincts naturels de survie. ils ne savent plus regarder et faire face. Oh bien sûr, il y a bien la curiosité morbide qui pousse le chaland à venir regarder le type qui se vide de son résiné sur le bitume, voire à prendre des photos, mais ce n'est pas nouveau la dernière exécution publique à la fin des années 30, la foule se pressait pour tremper les mouchoirs dans le sang de Weidmann, on a même loué des fenêtres pour mieux voir et faire des photos.

      La vérité, c'est que tous ces jeunes débiles en sont là parce que plus personne ne peut leur coller une baffe ou un coup de pied au cul sans se retrouver sur le banc des accusés. parce que plus personne n'a le droit de se défendre physiquement, y compris lorsqu'on porte un uniforme, sans se retrouver mis en examen et voir son nom publié à la une de la presse alors que la moindre racaille voit son prénom allogène changé en Eric ou Christian. Toute cette violence gratuite est devenue possible parce qu'on a persuadé les gens que c'est un phénomène néfaste relevant de la pathologie. La violence, tout comme une arme, n'est ni bien, ni mal. Tout dépend de la raison pour laquelle on y a recours. Et les jeux vidéo n'ont rien à voir là-dedans. Au pire, ils pourront éventuellement constituer un déclencheur chez des esprits tellement dérangés qu'ils passeront à l'acte à l'occasion d'un autre stimulus.

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  3. Ces quatre gosses, quasi normaux, délinquants mais pas grands voyous n'ont même pas de remords...incapables qu'ils sont de prendre la mesure de ce qu'ils ont commis.
    Flippant.
    Eh non, on n'en parle pas beaucoup.
    Un fait divers presque banal.
    On marche sur la tête.

    Et tout ça pour quoi?
    Par lâcheté.
    Pour esquiver la sanction.

    Dans quel monde ont-ils vécu pour en arriver à un tel niveau de froideur et de veulerie? Si jeunes...

    A ce demander ce qu'il faut en faire, maintenant.
    Leur ouvrir les yeux, qu'ils se rongent toute leur vie à cause du crime qu'ils ont commis?
    Ne pas le leur ouvrir et les laisser à leur condition de bêtes brutes?

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    1. @IO: A se demander ce qu il faut en faire. Oui ben ça c'est l affaire des juges et des psy qu on ne manquera pas de convoquer. Et à vrai dire je m'en tape. Ils ont merdé grave, ils payent.
      Je suis bien plus intéressé de savoir comment on va faire pour éviter que cela ne se reproduise. La société prend elle bien la mesure de ce qui se passe lorsqu on assiste à de tels drames ? Pas sur !

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  4. M'est d'avis que dans ce cas faut pas aller chercher très loin. Ces gamins se sont trouvés acculés et n'ont fait qu'essayer d'échapper à la police et à la justice. Ils ont choisi la pire des alternatives.

    N'importe-comment, les minutes de ce procès vont être particulièrement enrichissantes pour la communauté et une kyrielle de machins au suffixe en -logue vont venir défiler dans le poste pour nous donner des explications fumeuses pour encore bien nous dire comment il faut voir les choses...

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    1. Même pas la peine d'attendre le procès.
      Il n'y avait qu'à regarder "C dans l'air" hier au soir et d'écouter ce qu'en disait la "juge pour enfants" au grand dam de l'éducateur qui lui, avait l'expérience de ce genre de clients.
      Pas triste !

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    2. @didier: mais depuis quand et pourquoi des gamins, parce qu'ils se trouvent " acculés" en arrivent à assassiner un camarade ? Là est la vraie question.

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    3. marianne,

      Pas vu l'émission sur le sujet mais je me doute de l'ambiance...


      Corto,

      sans vouloir se faire l'avocat du diable, je pense qu'il y avait un vrai détraqué dans cette équipée sauvage.
      Ensuite, peut-on vraiment éviter ce genre de drame? Je ne crois pas. C'est un peu comme si l'on voulait agir sur le temps qu'il va faire ou sur la tectonique des plaques pour éviter les catastrophes naturelles. En clair, face à certains éléments ou le remède pouraait s'avérer pire que le mal, on fait ce que l'on peut, pas ce que l'on veut. Et ce qui est fait fonctionne plutôt bien, ces faits restent quand-même exceptionnels.

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    4. Sur le dernier paragraphe, je suis tout à fait d'accord. Un de mes amis, criminologue de son état, aime à dire qu'il faut un jour faire le choix entre une société policée et une société policière.

      Le risque zéro n'existe pas et le principe de précaution érigé en système ne conduit qu'à la restriction systématique de toutes les libertés individuelles.

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    5. @didier: ces faits restent exceptionnels certes mais il me semble de plus en plus fréquents. Une étude récente d'un machin officiel montrait que les actes de violence chez les jeunes de moins de 17 ans avait augmenté de 30% en 10 ans ( je cite de mémoire, j'en avis même f un billet ).
      Loin de moi l idée d "un principe de précaution érigé en système" , il s agit tout de meme de reconnaitre que notre société a un sérieux problème et d y trouver des solutions.

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  5. Que peut on dire ?

    Des films à la gloire de certains criminels comme Mesrine, peut être devrait on montrer des images de victimes pour montrer que la mort est plus laide que sur les jeux vidéos.

    La démission des parents, la télévision,l école qui n'enseigne plus mais endoctrine, la justice qui trouve des excuses à tout, je ne sais pas mais l'ensemble de tout ceci, certainement.

    Avant, il y avait un curé dans chaque village mais grâce à une stigmatisation systématique de la gauche envers la société occidentale et chrétienne, il y a un vide mais que l'on se rassure il sera vite remplacé par de merveilleux imams dont on voit les effets mais avec la Charia , les assassins et les voleurs seront punis selon diverses méthodes, lapidation, décapitation , etc...

    Je sais , je stigmatise !

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  6. @grandpas: Et oui " avant " nous sommes bien d accord mais l'avant n'est plus de mise ça fait au mieux ringard au pire réac.
    Un instit, un curé,et des parents que l'on respectait et qui nous apprenaient la valeur des choses. Aujourd'hui, on préfère les psy et leur cellule !
    on marche sur la tête. C'est le progressisme!

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