jeudi 19 mai 2016

La loi Travail ? Bruxelles impose et Paris s'exécute !

Note aux lecteurs: Attention, billet technique, chiant, long mais instructif; enfin, je l'espère...


Je sais, Bruxelles vous escagasse, pour être poli, moi aussi, mais savoir ce que pense la grosse Commission de la France socialiste et de l'action de notre gouvernement mérite notre attention. Hier, 18 mai, la Commission a émis un rapport de 8 pages intitulé: " RECOMMANDATION DU CONSEIL concernant le programme national de réforme de la France pour 2016 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2016 " Rapport passé sous silence par tous les médias...

Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas tendre avec nos guignols du gouvernement. Langage technocratique mais diplomatique, tout est dit; lisez donc:

la Commission a présenté les résultats du bilan approfondi [de léconomie française] . Son analyse l'amène à conclure que la France connaît des déséquilibres macroéconomiques excessifs. La France affiche en particulier, dans un contexte de croissance et d'inflation faibles, une dette publique élevée et croissante couplée à une compétitivité dégradée. Le risque de retombées négatives sur son économie et, compte tenu de la taille de celle-ci, sur l'Union économique et monétaire est particulièrement important.

-  Sur la base des prévisions du printemps 2016 de la Commission, le déficit nominal devrait atteindre 3,4 % du PIB en 2016, conformément à l'objectif recommandé par le Conseil. En 2017, le déficit nominal devrait atteindre, à politiques constantes, 3,2 % du PIB, ce qui signifie que le déficit excessif risque de ne pas être corrigé dans le délai prescrit. L'effort budgétaire recommandé pour les années 2016 et 2017 ne devrait pas être fourni, la stratégie budgétaire de la France reposant principalement sur l'hypothèse d'une amélioration de la conjoncture et d'une persistance des taux bas, laquelle est hors du contrôle des autorités et comporte donc un risque de non conformité

- Le niveau des dépenses publiques en France est l'un des plus élevés de l'UE et ne cesse d'augmenter depuis 2010. La France a présenté un plan visant à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d'EUR sur la période 2015-2017 à tous les niveaux de l'État, mais ce plan pourrait être insuffisant pour réduire significativement les dépenses publiques.

-  Dans le secteur du logement, la France dépense presque deux fois plus que ses pairs européens, sans que les résultats sur le marché de l'immobilier soient sensiblement meilleurs.

- Des mesures ont été prises pour réduire le coût du travail et améliorer les marges bénéficiaires des entreprises, notamment le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi de 20 milliards d'EUR et l'allègement des cotisations patronales de 10 milliards d'EUR supplémentaires prévu dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité. La manière dont ont été conçues ces mesures, qui représentent 1,5 % du PIB et contribuent à combler l'écart de coût du travail entre la France et la moyenne de la zone euro, pourrait limiter leur efficacité.

- L’offre de formation pour les chômeurs, les travailleurs peu qualifiés et les salariés de PME demeure insuffisante.

- La France continue de se classer à un niveau moyen pour ce qui est de l'environnement des entreprises.

-  Les effets de seuil continueront de freiner la croissance des entreprises françaises.

- La France reste à la traîne des États membres champions de l'innovation, malgré la générosité de l'aide publique dans ce domaine. Cette situation nuit tout particulièrement aux PME

- La charge fiscale globale continue d'augmenter et sa composition n'est pas propice à la croissance économique, dans la mesure où elle pèse lourdement sur les facteurs de production mais relativement peu sur la consommation

Arrêtons ici la torture que je vous inflige, il y a encore 7 ou 8 paragraphes du même tonneau. La Commission, donc, n'est pas particulièrement satisfaite du boulot accompli par nos Sinistres. Là où cela devient encore plus intéressant c'est qu' à la lecture de ce rapport et des recommandations que Bruxelles fait à la France, on s'aperçoit d'un coup d'un seul pourquoi Président et sa clique tentent par tous les moyens de nous fourguer cette fameuse loi travail dont 75% des Français, pour des raisons diverses, ne veulent pas.

Cette loi, dite loi El Khomri, et toutes celles qui ont été voté récemment, comme la loi Macron ou la retenue à la source de l'Impôt sur le revenu, ne doivent rien au hasard, elles n'ont pas été pondues spontanément par Myrian, Emmanuel, Manu ou Président. C'est à Bruxelles qu'on les doit. Ces lois, c'est la volonté de Bruxelles. Tout dans ce rapport et ces recommandations nous en apportent la preuve:

" [La France devra]veiller à ce que les réductions du coût du travail soient pérennisées et que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d'emplois et la compétitivité; réformer le droit du travail pour inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée. (...) Entreprendre une réforme du système d'assurance-chômage afin d'en rétablir la viabilité budgétaire et d'encourager davantage le retour au travail. (...) Eliminer les obstacles à l'activité dans le secteur des services, en particulier dans les services aux entreprises et les professions réglementées; prendre des mesures pour simplifier les programmes publics d'innovation et en améliorer l'efficacité; d'ici à la fin de l'année 2016, approfondir la réforme des critères de taille réglementaires qui freinent la croissance des entreprises et continuer à simplifier les règles administratives, fiscales et comptables. (...) Prendre des mesures visant à réduire les impôts sur la production et le taux nominal de l'impôt sur les sociétés, tout en élargissant la base d’imposition sur la consommation, notamment en ce qui concerne la TVA; supprimer les dépenses fiscales inefficaces, notamment celles dont le rendement est nul ou faible, et adopter la réforme concernant la retenue à la source de l'impôt sur le revenu des personnes physiques d'ici à la fin de l'année 2016 ".

Alors, on comprend mieux l'obstination de Président et de sa clique à faire adopter, même édulcorée, la loi El Connerie. On comprend mieux, pour qui en doutait, le virage social-libéral de Président et ce " Je ne céderai pas ". Et tant pis pour la casse, Bruxelles ( et Merkel ) impose, Paris s'exécute ! Sans l'art ni la manière.

Folie passagère 3181.
Merkel, Hollande and Juncker Meet Over Greece Crisis
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

39 commentaires:

  1. Depuis qu'Hollande a foulé le sol allemand après son élection, il a été pris en mains, fermement, par Angela (stop-à droite-à gauche, comme un pantin) Et depuis, on a bien compris qu' il obéissait à la commission européenne en faisant croire qu'il était un personnage important, le pauvre, et surtout, pauvre de nous ! Macron était son bras armé mis en place par la Finance... Et pour aller plus loin, "Ils" prévoient de nous faire "avaler" la candidature de Macron à la présidence française pour nous mettre définitivement au pas ( et ça marche déjà chez certains français !) Tiens, à l'instant David Foenkinos, qui a ses entrées à l'Élysée y croît un peu lui, aussi... On y va....

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    1. @Crisfi: on y va tout droit. Et Hollande n a absolument pas la stature ni le courage, encore moins les résultats, pour s opposer à Bruxelles et Merkel.

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  2. Et oui il a faut etre le caniche de Bruxelles, meme le projet de loi sur la remuneration des patrons est une harmonisation.

    Je ne pige pas pourquoi la Droite (et la gauche) ne se prononcent pas pour dire merde et je tourner a une monnaie adaptee a l'economie Francaise, sa geographie, sa demographie, ses besoins d'investissements.

    C'est fou.Tant que la France est dans l'euro, les jeunes sont condamnes.Ils veulent du sang ?

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    1. Il ne fallait pas entrer dans l'euro (j'avais voté NON à Maastricht -contrairement au camarade Mélenchon), mais, maintenant qu'on y est, on ne peut pas en sortir n'importe comment.
      "L'avion est pourri, il n'a pas de pilote, il va se crasher, il ne fallait pas y monter; mais, maintenant qu'on y est, la bonne solution n'est pas de sauter par le hublot sans parachute" (Chevènement)

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    2. pour les vieux, il vaut mieux rester dans l'avion, ils profitent, pour les jeunes, quitter l'avion pourrait les sauver (re-industrialisation, retour de l'inflation, baisse du chomage , retour de la croissance)

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    3. @Lowcarber: la sortie de l euro, je n y crois pas un instant, les Français a priori ne le souhaitent pas et le FN se déballonne sur le sujet. Je ne crois même pas que ce soit la bonne solution.

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    4. Moi je ne l'ai pas trouvé un seul instant "chiant", le billet, bien au contraire: il est excellent parce qu'il résume de façon limpide (grâce à Bruxelles, ce qui est un comble), l'état catastrophique de le "direction" de la France par le "Bon à rien" du Palais.
      Et que non, la solution n'est pas dans la sortie intempestive de l'euro, mais à une limitation du périmètre de l'État dans notre pays et dans la plupart de ceux de l'Europe. Ce qui est ruineux ce sont les improductifs qui pullulent en France mieux que partout ailleurs: exemple, les voyous de la CGT qui bloquent les ravitaillement en essence sous prétexte de refus de la loi "Travail". On comprend que le mot les hérissent, les chers (très chers) petits, ils ne veulent qu'une chose: vivre au dépens des autres (Bastiat).

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  3. Merci pour ce billet qui n'est malheureusement pas une surprise. Si les taux remontent et/oi le pétrole revient à des niveaux genre 100USD on se dirige vers une situation que très peu de Français réalisent, avec probablement une chyprisation des comptes suivie d'une mise sous tutelle comme en Grèce.

    Jean-Maurice

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    1. @Jean Maurice: Absolument, le début d un soupçon d embellie économique n est du en rien aux mesures économiques prises par nos guignols. C'est juste du au pétrole, à un euro faible et des taux " hallucinament " bas.

      Pas une surprise ? Pour toi c est possible ce matin j écoutais RMC, ils ont causé pendant 30mns de la loi travail et pas un pour faire ne serait ce qu une allusion à Bruxelles

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  4. Bonsoir. On peut, certes, déplorer les visées hégémoniques de Bruxelles et sa volonté de réglementer jusqu'au calibre des oignons (si, si, c'est vrai). On peut aussi se demander si l'euro était une si bonne idée (à ce sujet je trouve les propos de Charles Gave, sur son site, frappés au coin du bon sens).

    Mais... s'agissant du rapport de la Commission, il n'y a pas une ligne que je retrancherai au diagnostic implacable fait par la Commission sur l'état de la France et ses faiblesses structurelles, son incapacité à adapter la dépense publique à la hauteur de ses moyens, tous les boulets fiscaux, réglementaires et autres, qui plombent son activité économique, ses politiques publiques dispendieuses qui ne marchent pas (logement, éducation nationale...).

    Alors, pour dire les choses crûment, et au risque de choquer certains lecteurs, la France serait en meilleur état si elle avait été gouvernée par M. Wolfgang Schaubble plutôt que par Flamby et sa clique de nullards incapables de toute décision courageuse ou même sensée. Et ce pays me fait plus que jamais l'effet d'un incapable majeur (au sens juridique du terme), qui mériterait d'être placé sous la tutelle de gens sérieux.

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    1. Entièrement d'accord.
      Il est malsain de se retrancher derrière l'argument "c'est Bruxelles" et "nous mangeons dans la main de Mme Merckel".
      Non, la Communauté européenne est comme une famille. Quand un des membres met en péril la cohésion de cette famille, il est normal que ce membre soit quelque peu tancé.
      Mes collègues de boulot européens sont franchement agacés (et je suis poli)par la désinvolture française et voient parfaitement la stratégie de la France: too big to fail. Ce chantage leur devient insupportable, eux qui ont fait de réels efforts.

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    2. La France n'est pas l'Allemagne, pas la meme geographie, pas une population de vieillards delinante (plus besoin d'investissments), pas les memes export, pas le meme access aux esclaves d'europe de l'est, a des depenses de defenses.

      les conneries austeritaires de Bruxelles baissent le PNB et par lire "ans le secteur du logement, la France dépense presque deux fois plus que ses pairs européens, sans que les résultats sur le marché de l'immobilier soient sensiblement meilleurs" alors que la population francaise est la seule a croitre de la zone euro, ca herrisse.


      la monnaie devra bientot revenir au Franc et l'etat n'a aucune raison de devoir emprunter a autre qu'a la banque de France (comme UK).

      oui cette chienlie economique C'est Bruxelles




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    3. @Douar et Oli71: ah mais attention mon intention, avec ce billet, n est pas de condamner Bruxelles puisque moi aussi je suis d accord avec son diagnostic et ses recommandations. Ceci dit, pourquoi avoir besoin des diktats de Bruxelles pour adopter ses mesures. le simple bon sens et une bonne dose de courage auraient du inspirer nos dirigeants.

      Lowcarber: là tu vomis sur Bruxelles et toussa, tu as peut etre raison, je n en suis pas sur mais ce n'est pas l objet de ce billet.

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    4. @Corto La seule solution de bon sens est de se debarraser de l'euro et retablir la competitivite Francaise avec une monnaie en accord avec les specificites Francaises (donc probablement depreciation de 50% face au Mark et appreciation face a la lire).

      Les conneries/diktats de ce rapport ne sont que les delires Teutons et n'ont pas de rapport avec la realite.L'austerite avec une demographie positive ne peut pas marcher.



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  5. Les préconisations de Bruxelles sont de bon sens, nos gouvernants auraient pu y penser s'ils n'avaient pas été dogmatiques.

    Le Nain

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    1. @Le Nain: je t avais pas encore lu et c'est exactement ce que je viens de répondre à Oli et Douar ci dessus

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  6. Réflexion de béotien: Si la France finit toujours par dire amen à Bruxelles, pourquoi a t'on besoin de la bande de nullards qui squatte l’Élysée, les différents ministères et palais de la république???
    GfB

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    1. @Gfb: A h mais ne rigole pas, il y a toute une tripotée de gens, à Bruxelles et ailleurs qui agissent pour faire disparaitre à terme les pouvoirs nationaux centraux. Le rédécoupage de la France en grandes régions, un peu a la manière des länders allemands, est une première étape.

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  7. A part l'impôt à la source, les préconisations de Bruxelles sont bonnes pour redresser l'économie.
    C'est l'interprétation qu'en fait le gouvernement qui pose problème. Faire semblant d'avoir compris l'urgence à réformer mais ne pas se couper de sa gauche en vue des élections.
    Aucune réflexion en amont, des mesures inappropriées, des verrous indispensables à faire sauter mais pas syndicats-compatibles.
    Bref, à côté de la plaque comme d'habitude.

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    1. @Gilly: L impot a la source une mauvaise chose ? Je ne sais pas. J ai bossé 4 à à Genève avec ce système et c'était fort pratique pour le salarié
      Pour le reste entièrement ok

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    2. Comparer la Suisse et la France pour la simplification de la fiscalité, c'est osé !
      N'oublie pas que les hauts fonctionnaires français sont des pros de l'usine à gaz.

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  8. depuis 40 ans nos politiques, obnubilés par la démagogie et ce cancer de la pensée sociale ont tout fait pour rendre la France dépendante de la richesse et de la puissance des autres.depuis 40 ans je vois venir...
    Historiquement la France a une position dans l'Europe mais économiquement nous ne sommes plus rien.... et à l'échelle mondiale encore moins. Combien de projets et de capitaux étrangers dans notre pays? qui apporte l'argent nécessaire dans nos entreprises, qui sur le plan idéologique impose une vision déconnectant les français de souche etc..
    Tout est réuni pour que le pays ne s'en sorte pas ! il est trop tard je le crains car nous ne sommes plus maitre des décisions à prendre à moins que le peuple mette dehors définitivement ce socialisme décadant et ses donneurs d'ordre que sont les médias qui contrôlent et conditionnent le peuple au point qu'aucune réforme en profondeur ne puisse se faire.
    Ce n'est pas la faute des autres si cela ne va pas bien chez nous.. le ver est dans le fruit français et depuis longtemps!

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    1. @Philz: le ver est dans le fruit, nous sommes bien d accord. Et en l espèce je ne crois pas que mettre les socialos dehors suffirait a nous en sortir, socialos ou de droite, nous manquons de politiques courageux et les Français sont loin d accepter ce qu un politique courageux et réformateur proposerait

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    2. politiques courageux? et peuple courageux nous sommes bien d'accord !

      A force de vouloir ménager la chèvre et le chou, à force de concessions faites sur le "j'ai le droit à" mais de moins en moins de devoirs, on pédale sur place et l'on fait des français mal éduqués et ingérables. Et à propos de cet état d'esprit c'est bien la gauche la plus responsable!

      C'est pour cela que je pense de plus en plus que l'on passera par une vraie crise avec peut être de la violence car si l'Europe donne les directives, elle n'impose rien en terme de sécurité intérieure par exemple ( pas encore!) et un joyeux bordel s'est installé depuis bien longtemps chez nous.

      C'est l'esprit qui doit changer profondemment dans notre pays...il y a encore bien du chemin à faire et ce n'est pas à l'Europe de la faire c'est à nous et je pense même que la France participe grandement et de plus en plus à l'instabilité européenne!

      Tout ce qui nous arrive était prévisible ..

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    3. "politiques courageux": mais c'est un pur oxymore. Comment voulez-vous que des politiques, qui à peu de chose près, sont, dans 75% des cas, issus de la fonction publique, soient "courageux". Ce mot est totalement inconnu de ceux pour lesquels le stalinien Maurice Thorez a concocté un statut idéal, permettant de donner tout le pouvoir à la bureaucratie. Et nous y arrivons à la bureaucratisation totale du pays, puisque des représentants de la fonction "publique" vous dictent maintenant ce que doit contenir votre assiette!

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  9. Ce post me ravi et me désespère à la fois.
    Me ravi parce qu'enfin quelqu'un comprends que ce qui se passe en France provient en ligne directe de Bruxelle.
    Désespéré parce que ça fait des mois que je crie dans le désert à ce sujet : TOUT ce qui se passe en France provient du projet de l'UE, et que la France n'est PLUS souveraine ...
    Et pourtant, partout sur les forums ou les blogs je vois les gens se plaindre, comme si la France était encore une nation, et non pas une province.

    Visiblement les français sont très long à la détente.

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    1. Bien sûr, "c'est la faute à Bruxelles" !
      Seulement, quand Bruxelles donne une directive, pourquoi sommes-nous le seul pays à charger la barque en normes ?
      Quand on fait appel à un juge, qui n'a jamais été entrepreneur, pour déterminer le bienfondé de licenciements qui pourraient sauver une entreprise, qui casse les plans de sauvetage par simple idéologie, est-ce Bruxelles qui l'impose ?
      Quand on refuse de voir que les seuils sont une aberration et découragent les patrons d'investir et d'embaucher, c'est Bruxelles ? Là, les inégalités entre salariés ne choquent personne, surtout pas les syndicats !
      Il y'a des tas de lois qui contraignent les entreprises en France, encore une fournée depuis 2012, que Bruxelles n'a jamais demandées mais qu'on nous vend comme émanant directement de la méchante UE.

      Je n'aime pas cette Europe qui se mêle de tout mais en économie, heureusement qu'elle est là pour réfréner la folie des dépenses hollandaises.

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    2. @Yoananda: que Bruxelles soit " chiante " , interventioniste, porte atteinte à notre souveraineté, etc... Nous sommes d accord. Que l objectif , a terme, soit de faire sauter les Etats-nations pour mettre en place une europe des régions pilotée par Bruxelles, aussi. Mais... le commentaire de Gilly en réponse au tien est placé au coin du bons sens. Enfin, quand tu dis que les Français sont long à la détente, peut etre bien qu ils y trouvent leur compte finalement et majoritairement, tous les sondages et études le prouvent ils ne veulent pas quitter l UE et l euro.

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  10. Avec ce narcissique à la tête de l'état, étant entouré des plus nuls représentants de la gauche et quelques raclures verts , il n'était pas pensable qu'il puisse arriver seul à diriger la France , Merkel l'a compris , Bruxelles aussi , je ne parle même pas d' Obama et des africains . Un pantin qui aurait déjà dépensé 500 milliards pour le résultat que tout le monde connait .

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    1. @Claude Henri: Hollande, dès le début de son quinquennat a été pris en main par Bruxelles, Merkel et Obama, ils avaient vite compris a qui ils avaient à faire... :)

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  11. Au vu de ce rapport, heureusement qu'on a l'Europe et l'Euro !

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  12. Géo

    Bonjour

    A mon sens,la France et l U.E. c est tout comme un couple de handicapés lourds en fauteuils roulants,engagés dans le défilé des Thermopyles et qui vont finir par se recevoir les rochers des montagnes sur la goule faute d arriver à remonter le sentier.

    L u.e. est inadaptée,bureaucratique,corrompue destructrice des identités nationales et de notre civilisation,et au service des USA qui trouvent moyen d affaiblir par sa soumission à leurs dogmes les pays qui la composent.

    La politique de Draghy de Goldman Sachs (alias la fed) nous mene au désastre avec la monnaie de singe déversée à volonté
    Ajoutons la politique internationale destructrice,l irrespect complet du droit des peuples européens à disposer d eux mêmes.

    La France:risque d être le plus gros malade de l u.e. avec les incompétents et corrompus qui dirigent le pays faillitaire pour l U.E. cette créature oppressive qui va être cause de crises sociales et économiques gravissimes.
    L u.e. se méfie de la France,qui n est pas Chypre ou la Grèce...elle a raison.
    En cas de faillite déclarée,les choses se passeront moins bien que dans ces deux pays pour les dirigeants,à mon avis.
    Et puis notre position au sein de l Europe fait de nous un pion autrement plus important.Le malade prend de la place dans l hôpital européen,les toubibs centraux sont soucieux.

    Le point central de la bonne gouvernance d un pays ou d un système:
    C est le contrôle du domaine monétaire et économique.
    C est très mal barré je trouve.
    On pleure sur la France qui n est pas dans les clous mais on veut imposer des migrants à des pays sans dynamisme économique sous menace d amendes démentielles et malhonnêtes.
    Je ne vois pas plus de cohérence en l U.E. qu en France.
    C est un couple de malades bien assortis pour se ramasser de façon spectaculaire.
    L u.e. ne sait pas où elle va,on essaie de sauver le système financier mondial dont nous sommes tous dépendants en reculant au maximum le moment de l implosion,
    Espérant que entre temps,cela ira mieux...
    Mais la France ne pourra pas aller mieux,et l U.e. non plus.
    Aussi mauvais gestionnaires que la France.
    Qui ferait confiance à des gugusses qui monteraient une entreprise en y incluant toutes les pattes folles et bras cassés candidats?
    Les dirigeants de l u.e. ne peuvent s en prendre qu à eux mêmes pour ce qui est leur choix malveillants ou incohérents.
    C est bien fait!qu ils grondent et chialent,maintenant!
    Quand le pays va faire faillite,que les investisseurs étrangers n auront plus confiance et voudront récupérer leurs billes,(bon courage à tous!)
    L onde de choc sera ravageuse et tout le système financier,déjà mal en point,va en ressentir les secousses,cumulées à d autres remous pas tristes.
    Il faudrait des dirigeants internationaux sensés et droits pour atténuer les effets de tous les mauvais choix.
    Mais ce sont toujours les mêmes milords l arsouille qui menent le bal.

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  13. J'ai moi-même très longtemps commis l'erreur de défendre l'idée que tous les malheurs de l'économie française venaient d'un euro trop fort, et que les pays hors zone euro ( Grande-Bretagne, Suède) s'en sortaient mieux - à l'exception de l' Allemagne : aujourd'hui, alors qu'il y a un bon moment que l'euro est à une valeur très faible, on s'aperçoit que la France en profite beaucoup moins que les autres pays : ce n'est donc pas la seule raison.

    Personne ne veut sortir de la zone euro, même Syriza en Grèce, même Varouflakis qui est devenu un anti-Tsipras; par conte, la liste des pays qui souhaitent y entrer (par exemple, ceux de l'ex-Yougoslavie) ne cesse de s'allonger.

    Ce qui n'est par contre pas impossible, c'est une explosion spontanée de l'euro: une zone euro dans laquelle seule l' Allemagne a un excédent budgétaire par rapport aux autres pays avec lesquels elle effectue 60 % de ses échanges ne sera pas éternellement viable- et les tentatives de l' Allemagne de changer de partenaires et d'avoir un excédent avec d'autres pays ( notamment la Chine) s'avère pour l'instant un échec.

    Par contre : on sait qu'aucun pays ne remboursera jamais une dette de plusieurs milliers de milliards d'euros; ce qui compte, c'est de pouvoir toujours continuer à rembourser les intérêts de sa dette, c'est comme ça que le système fonctionne; si la France venait à donner l'impression aux marchés qu'elle n'y arrivera pas, on se trouverait vite hellénisés, avec la possibilité de n'emprunter qu'à des taux astronomiques.



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    1. la baisse de l'euro ne change rien aux echanges intra-europeens, l'Allemagne avec son DM fortement devalue desindustrialise la France.

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  14. J'aime assez le :
    "La manière dont ont été conçues ces mesures [...] pourrait limiter leur efficacité."
    C'est bien là le mal français : quand l'UE pond une norme qui nous embête on en rajoute une couche pour être sûrs de bien emm..... l'entrepreneur ou l'agriculteur (cf. la cueillette en hauteur.
    Et quand quelque chose pourrait alléger la situation des entreprises, on se dépêche de mettre en oeuvre des tas de papiers, de contraintes, de "pactes", de retards (cf. CICE, pacte pour l'emploi et autres usines à gaz...).
    Un exemple ? Alors qu'il faudrait relever significativement les seuils sociaux (voir l'évolution du nombre de PME entre 48 et 52 salariés) non seulement on va imposer le syndicalisme dans les petites boîtes mais en plus créer un "bidule social" pour les réseaux de franchises.
    Droopyx

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    1. à Droopyx : Exactement.

      L'Europe a bon dos. Notre administration est vraiment la championne du monde dans la création de normes débiles dont la seule finalité est, pour l'administration, de justifier sa propre existence.

      L'apprentissage en est le prototype. Les politiques disent en coeur qu'il faut développer l'apprentissage. Et derrière, l'administration pond à la chaîne des normes débiles (la journée de travail de l'apprenti doit s'arrêter une heure avant celle de tous les autres salariés, voilà qui est pratique..., il ne faut pas le faire travailler en hauteur, sinon il risque de tomber, etc...) et envoie ensuite une armada d'inspecteurs type Gérard Filoche pour en vérifier l'application
      . Résultat l'apprentissage devient un repoussoir pour les entrepreneurs !

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  15. Billet technique, mais qui touche assez le fond des choses, comme la plupart des commentaires qui suivent. Je me disais que l'l'avantage de l'UE,c'est qu'elle force des reformes sur lesquelles le gouvernement pouvait dire que c'était pas leur faute, mais la faute à l'Europe. Je me suis trompé: ils sont d'accord quand ça leur chante, mais pour les réformes difficiles,le courage/la volonté /l'intelligence manquent.

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Europe, ton soleil revient