mercredi 23 janvier 2013

Julien Dray: " Où va la droite ? ". Je réponds: " Dans le mur ! "


Julien Dray, le grand public ne sait pas trop qui il est, c'est normal, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Il n'est plus député, tout juste simple conseiller régional. Cependant, au nom de sa splendeur passée, il garde tout de même un peu  d'audience chez les gauchisses. Je tombe sur son blog, un peu par hasard, et lis donc son dernier billet intitulé: Où va la droite ?

Bon globalement, il tire à vue sur la droite parlementaire et en profite pour la railler un peu bêtement comme tout bon gauchisse. Cependant, je reprends volontiers sa première phrase et sa conclusion, étant entendu que lorsqu'il écrit " la droite ", il faut comprendre la droite parlementaire:

"  La droite semble perdue. Désorientée, privée de cap, privée de chef, privée de projet, la droite erre, oscillant entre guerres internes et assauts de démagogie. " et de conclure ainsi: " La droite parlementaire est à la remorque du peuple de droite. Elle est dépassée, déboussolée. Elle ne cherche plus à orienter ses électeurs, elle s’est mise à suivre toutes les pulsions de son électorat. Elle abdique toute responsabilité politique et s’en remet au hasard. Privée de chef, de projet, de structuration, sa situation devient un élément de plus de l’implosion politique de nos pays. Où va la droite ? Nulle part. C’est un bateau à la dérive. Et ce n’est pas rassurant…"

On passera sur les artifices de langage du bon gauchisse qui veut se payer le camp d'en face mais comment ne pas être d'accord avec ce qu'il avance. La droite parlementaire est silencieuse, muette et toute occupée à régler ses problèmes internes ou à regarder, avec gourmandise, querelles de personnes et ambitions révélées, se dessiner les prochaines échéances électorales, la mairie de Paris en particulier.

Et pourtant ce ne sont pas les sujets qui manquent et qui devrait lui permettre de monter au créneau tous les jours: le chômage, les comptes de la nation ou de l'Unedic, l'emploi, les retraites, les accords bidons patronat-syndicats, le mariage zinzin ( Pourquoi, par exemple, aucun député de droite n'a osé demandé la convocation devant l'assemblée du Préfet de Paris pour qu'il s'explique sur les délirants comptages de ses services lors de la grande Manif ), la crise, la dépendance, la réforme du marché du travail, la guerre au Mali et les véritables motivations de l'engagement de nos troupes, les reniements hollandais, les nominations curieuses au CSA ou dans la préfectorale etc... Autant de motifs de ne rien laisser passer, autant de raisons de déposer par milliers des amendements, autant de raisons de marquer sa différence. Le quasi-silence. Qui ne dit mot consentirait donc ?

Par dépit, il nous reste à constater, non sans sourire, qu'en ce moment, faute d'une opposition véritable et audible à droite, l'opposition au gouvernement vient de là où, à priori, on ne l'attendait pas: de la gauche, de l’extrême gauche, des syndicats, des instituteurs, des fédérations de parents d'élèves, des p'tits gars de Florange, d'Aulnay ou de Flins, de l'Eglise, de nombre de blogueurs de gauche etc... Voire même de pays étrangers: La presse algérienne ou égyptienne semblent les seules à poser les bonnes questions sur le Mali.

Nous le voyons, la gauche, dans sa diversité, s'oppose de plus en plus ouvertement à cette gauche au pouvoir. Oui, Julien Dray a raison; constater cela n'est pas rassurant. Car laisser à une bonne partie de la gauche ( celle des baisés ou des cocus de l'élection présidentielle ) le rôle d'opposant à hollande et à sa clique, c'est, compte tenu de la flexibilité du bonhomme et son souci d'éviter les conflits par le compromis, le risque de voir passer dans les textes et les lois toutes les inepties que cette gauche revendicatrice et sans pouvoir réel, si ce n'est celui de la rue, souhaite.

Si cet état de fait continue, nous pouvons parier que nous n'assisterons pas à la reconquête dont les Copé et autres Fillon se gargarisent car rappelons tout de même une évidence, presque une lapalissade, les déçus et les cocus de gauche ne voteront jamais à droite.

Alors à la question de Julien Dray: Où va la droite ? Je réponds: Dans le mur si elle continue à se taire !

Folie passagère 1547.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

17 commentaires:

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  2. @Brebis: je vire d office, quand je ne les loupe pas, tous commentaires sciemment racistes ou antisémites. Capice ?

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    3. Comme tu l 'a dit je ne suis pas trop con d'où la censure automatique de tout propos injustifiables

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  3. Ce n'est pas seulement la droite parlementaire qui va dans le mur, c'est le Parlement. Dans ce régime présidentiel, le Parlement, élu avec le président n'est qu'une chambre de mise en forme et d'enregistrement de la volonté du président, du gouvernement et du parti au pouvoir. Le débat politique est ailleurs qu'au Palais-Bourbon.

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    1. @Pangloss: tu n a pas tout a fait tort mais pour l instant faut bien faire avec , non ? Et tu proposes quoi ?

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  4. tu as tout a fait raison et tu vas voir qu'ils sont tellement nullos qu'ils vont perdre les élections municipales !

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    1. @boutfil: Pr l instant effectivement je vois mal une grande vague bleue aux municipales, encore moins dans les grandes villes.

      Tt le pb, il est a gauche aussi, c'est que la politique est devenu un métier et donc chaque individu défend ses interêts avant ceux de leurs électeurs. D'où ces querlles de personnes et d'ego.

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  5. Je ne peux vous parler que de ma réaction personnelle, mon cher Corto, et je peux vous dire que je n'écoute, ni ne regarde plus, tout ce personnel politique de l'UMP, depuis qu'ils se sont conduits de cette façon inqualifiable où, pendant des mois, ils nous ont donné le spectacle de leur incapacité à surmonter leurs problèmes d'ego.
    Les Copé, les Fillon, les Pécresse, les Juanno, les Wauquiez, les NKM et toute cette clique d'enfants gâtés du pouvoir, je ne leur fait plus confiance.
    Seuls surnagent Juppé et Raffarin. C'est dire !
    Mais ainsi que l'exprime Pangloss, le peuple de droite a compris que quand l'Assemblée Nationale est défaillante à ce point, il est temps pour elle aussi de s'exprimer dans la rue.

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    1. @marianne: oui, d'accord, mais comme dit a Pangloss plus haut, on est bien obligé de faire avec pr l instant.

      Le salut viendra peut être effectivement de la rue si le " peuple de droite " accepte d'y descendre autrement que pr des sujets sociétaux et autrement qu'en y étant "invité " par les partis politiques. Autant, pr l'instant pisser dans un violon.

      Le "salut" je le vois autrement: la limitation dans le temps des mandats electifs. Par exemple: un mec ne pourra pas etre élu député ou maire plus de deux mandats.

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  6. Corto, je n'ai pas réussi à terminé ton billet. Comment veux-tu que ne serait-ce que l'opposition s'y retrouve dans la cacophonie, le bordel ambiants, et avec ces truffons aux manettes?

    CO-MMENT ?

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    1. @al west: dis t de suite que mon billet t'as gonflé ! Ceci dit, ns sommes d'accord pour les truffes !

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    2. Ben non, justement, je ne l'ai pas écrit. (terminer, d'ailleurs, et pas terminé, tête d'Al !), je ne l'avais pas terminé (je l'ai fait ensuite) parce que cela m'est apparu comme une évidence : les bourdes, couacs et contradictions se télescopent à une telle vitesse, comment veux-tu être sur tous les fronts, avec cette ménagerie pléthorique ?

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    3. @al west: ben, supprimons la ménagerie ! aux armes ! :)

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  7. Je vois encore Valérie Pécresse se poussant dans le cadre à côté de Fillon au soir des primaires UMP et faisant une mine réjouie ; puis relâchant les zygomatiques une seconde pour les reposer, puis se remettre à être heureuse ; puis relâchant les mêmes pour reprendre le souffle, et un peu de gaîté ; et l'autre enfoiré d'attendre je ne sais quel micro de la France profonde pour nous lire 3 lignes (trois) d'un communiqué simpliste qu'il n'avait même pas pu mémoriser.
    Valérie devait être enchantée sur la photo, son conseiller Com l'y avait obligée.
    Pitoyable fabrication !

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    1. @Catoneo: je m en souviens aussi. Ceci dit au jeu du " qui sera au premier plan sur la photo " ils sont tous pareils à droite comme à gauche.

      Si tu te rappelles ces images, peut-etre pourrais tu me dire qui est l'espèce de grand et gros échalas, assez jeune, brun, joufflu, que l'on voyait sans cesse en arrière plan, toujours pas loin de Copé. J'ai cherché et impossible de mettre un nom dessus

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