samedi 19 janvier 2013

L'enfant queer victime de la police du genre


Il y a peu, j'entendais un chroniqueur qui se plaignait, à juste titre, que les intellectuels avaient disparu du débat public, en particulier sur la question du mariage zinzin, mais pas uniquement. J'approuvais. Et puis je tombe sur ce texte écrit par une philosophe espagnole et paru dans Libération. Après coup, je me suis dit qu'il valait peut-être mieux que les intellos, si ils sont tous comme elle, n'interviennent pas trop dans le débat. C'est un peu long à lire mais ça vaut le détour; ne serait-ce que pour l'apparition d'un nouveau concept: " La police du genre ( gender ) "

" Qui défend l'enfant queer ?

Les catholiques, juifs et musulmans intégristes, les copéistes décomplexés, les psychanalystes œdipiens, les socialistes naturalistes à la Jospin, les gauchos hétéronormatifs, et le troupeau grandissant des branchés réactionnaires sont tombés d’accord ce dimanche pour faire du droit de l’enfant à avoir un père et une mère l’argument central justifiant la limitation des droits des homosexuels. C’est leur jour de sortie, le gigantesque outing national des hétérocrates. Ils défendent une idéologie naturaliste et religieuse dont on connaît les principes. Leur hégémonie hétérosexuelle a toujours reposé sur le droit à opprimer les minorités sexuelles et de genre. On a l’habitude de les voir brandir une hache. Ce qui est problématique, c’est qu’ils forcent les enfants à porter cette hache patriarcale.

L’enfant que Frigide Barjot prétend protéger n’existe pas. Les défenseurs de l’enfance et de la famille font appel à la figure politique d’un enfant qu’ils construisent, un enfant présupposé hétérosexuel et au genre normé. Un enfant qu’on prive de toute force de résistance, de toute possibilité de faire un usage libre et collectif de son corps, de ses organes et de ses fluides sexuels. Cette enfance qu’ils prétendent protéger exige la terreur, l’oppression et la mort.

Frigide Barjot, leur égérie, profite de ce qu’il est impossible pour un enfant de se rebeller politiquement contre le discours des adultes : l’enfant est toujours un corps à qui on ne reconnaît pas le droit de gouverner. Permettez-moi d’inventer, rétrospectivement, une scène d’énonciation, de faire un droit de réponse au nom de l’enfant gouverné que j’ai été, de défendre une autre forme de gouvernement des enfants qui ne sont pas comme les autres.

J’ai été un jour l’enfant que Frigide Barjot se targue de protéger. Et je me soulève aujourd’hui au nom des enfants que ces discours fallacieux entendent préserver. Qui défend les droits de l’enfant différent ? Les droits du petit garçon qui aime porter du rose ? De la petite fille qui rêve de se marier avec sa meilleure amie ? Les droits de l’enfant queer, pédé, gouine, transsexuel ou transgenre ? Qui défend les droits de l’enfant à changer de genre s’il le désire ? Les droits de l’enfant à la libre autodétermination de genre et de sexualité ? Qui défend les droits de l’enfant à grandir dans un monde sans violence ni sexuelle ni de genre ?

L’omniprésent discours de Frigide Barjot et des protecteurs des «droits de l’enfant à avoir un père et une mère» me ramène au langage du national catholicisme de mon enfance. Je suis né/e dans l’Espagne franquiste où j’ai grandi dans une famille hétérosexuelle catholique de droite. Une famille exemplaire, que les copéistes pourraient ériger en emblème de vertu morale. J’ai eu un père, et une mère. Ils ont scrupuleusement rempli leur fonction de garants domestiques de l’ordre hétérosexuel.

Dans les discours français actuels contre le mariage et la Procréation médicalement assistée (PMA) pour tous, je reconnais les idées et les arguments de mon père. Dans l’intimité du foyer familial, il déployait un syllogisme qui invoquait la nature et la loi morale afin de justifier l’exclusion, la violence et jusqu’à la mise à mort des homosexuels, des travestis et des transsexuels. Ça commençait par «un homme se doit d’être un homme et une femme une femme, ainsi que Dieu l’a voulu», ça continuait par «ce qui est naturel, c’est l’union d’un homme et d’une femme, c’est pour ça que les homosexuels sont stériles», jusqu’à la conclusion, implacable, «si mon enfant est homosexuel je préfère encore le tuer». Et cet enfant, c’était moi.

L’enfant-à-protéger de Frigide Barjot est l’effet d’un dispositif pédagogique redoutable, le lieu de projection de tous les fantasmes, l’alibi qui permet à l’adulte de naturaliser la norme. La biopolitique est vivipare et pédophile. La reproduction nationale en dépend. L’enfant est un artefact biopolitique garant de la normalisation de l’adulte. La police du genre surveille le berceau des vivants à naître, pour les transformer en enfants hétérosexuels. La norme fait sa ronde autour des corps tendres. Si tu n’es pas hétérosexuel, c’est la mort qui t’attend. La police du genre exige des qualités différentes du petit garçon et de la petite fille. Elle façonne les corps afin de dessiner des organes sexuels complémentaires. Elle prépare la reproduction, de l’école au Parlement, l’industrialise. L’enfant que Frigide Barjot désire protéger est la créature d’une machine despotique : un copéiste rapetissé qui fait campagne pour la mort au nom de la protection de la vie. (... )

(...) Ce que protégeaient mon père et ma mère, ce n’était pas mes droits d’enfant, mais les normes sexuelles et de genre qu’on leur avait eux-mêmes inculquées dans la douleur, à travers un système éducatif et social qui punissait toute forme de dissidence par la menace, l’intimidation, le châtiment, et la mort. J’avais un père et une mère mais aucun des deux ne put protéger mon droit à la libre autodétermination de genre et de sexualité.

J’ai fui ce père et cette mère que Frigide Barjot exige pour moi, ma survie en dépendait. Ainsi, bien que j’aie eu un père et une mère, l’idéologie de la différence sexuelle et de l’hétérosexualité normative me les ont confisqués. Mon père fut réduit au rôle de représentant répressif de la loi du genre. Ma mère fut déchue de tout ce qui aurait pu aller au-delà de sa fonction d’utérus, de reproductrice de la norme sexuelle. L’idéologie de Frigide Barjot (qui s’articulait alors avec le franquisme national catholique) a dépouillé l’enfant que j’étais du droit d’avoir un père et une mère qui auraient pu m’aimer, et prendre soin de moi.(...)

(...) Les manifestants du 13 janvier n’ont pas défendu le droit des enfants. Ils défendent le pouvoir d’éduquer les enfants dans la norme sexuelle et de genre, comme présumés hétérosexuels. Ils défilent pour maintenir le droit de discriminer, punir et corriger toute forme de dissidence ou déviation, mais aussi pour rappeler aux parents d’enfants non-hétérosexuels que leur devoir est d’en avoir honte, de les refuser, de les corriger. Nous défendons le droit des enfants à ne pas être éduqués exclusivement comme force de travail et de reproduction. Nous défendons le droit des enfants à ne pas être considérés comme de futurs producteurs de sperme et de futurs utérus. Nous défendons le droit des enfants à être des subjectivités politiques irréductibles à une identité de genre, de sexe ou de race."

par BEATRIZ PRECIADO philosophe, directrice du Programme d'études indépendantes musée d'Art contemporain de Barcelone pour Libération, le 14 janvier 2013.

Folie passagère 1541.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr
 

44 commentaires:

  1. c'est terrible toussa . Mais ça ne l'a pas empêchée de devenir homosexuelle , malgré ses parents quasi nazis et l'espagne catho franquiste . L'hétérosexualité étant la norme , il n'est jamais facile d'en sortir , mais là : "un système éducatif et social qui punissait toute forme de dissidence par la menace, l’intimidation, le châtiment, et la mort" et "Si tu n’es pas hétérosexuel, c’est la mort qui t’attend" , je n'ai jamais eu connaissance de massacres d'homosexuels dans l'espagne franquiste ou la france giscardienne .

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    1. @lapin malade: i'm alive, je suis vivant ! n'est-ce point un miracle ? Cette femme est présentée comme philosophe..., ce qui veut dire qu il y a de fortes chances qu'elle enseigne aussi. ça fait peur, non ?

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  2. Putain ! Mais vous allez les chercher où ?

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    1. @le plouc: c'est disponible dans tous les kiosques à journaux, dans Libération. Etonné ?

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  3. Hé bé! L'art contemporain indépendant et philosophique à Barcelone, ça doit être quek'chose!

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    1. @pangloss: Barcelone est la ville mainstream en ce moment avec Berlin. Là où il faut être et apprendre :)

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    2. Si le mainstream, c'est ça, ce sera sans moi. Je ne veux pas descendre le courant mais le remonter.
      Sa moustache dessinée qu'elle croit provocante n'est que pathétique. Pauvre femme!

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  4. Force est de reconnaître, mon cher Corto, que même chez les homosexuels il y a des malades mentaux.

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    1. @marianne: je sais bien hélas, ça me fait mal :)

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  5. Avec tout ça, je ne sais plus ou j'ai fourré mes fluides sexuels. Alzheimer quand tu nous tiens !

    Coach Berny

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    1. @Coach Berny: besoin d 'aide ? Elle est pas bonne cette prof de philo ?

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  6. et ben dis donc !! elle a de la moustache sur la photo non ? normal, les filles espagnoles qui échappent à l'éducation de merde de leurs parents répressifs se laissent pousser la moustache c'est comme ça qu'elles s'assument, je vais quand même surveiller si on a encore du veet épilatoire dans la maison, on sait jamais

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    1. @Boutfil: et tu n as pas vu toutes les photos de la dame. Tape son nom dans google image, tu ne seras pas déçue

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    2. au secours !! elle fait peur ! quelle engeance ! ses parents l'ont vraiment loupée celle-là !

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  7. Je viens enfin de découvrir mon orientation artistique, mes parents m'avaient pourtant interdit de visiter le musée d'art contemporain de Barcelone !

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  8. Euh, ils fument quoi, en Espagne ?

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    1. @mary: marie-jeanne ! mais je doute, en l'espèce, que ce soit de l'herbe qui fasse rire mais bien plutot une herbe destructrice de neurones

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  9. Et bien dites-moi, celle-là, elle a le profil pour la haute compétition !
    Libé a vraiment cru utile d'ajouter cette pièce au débat ?
    J'espère que cette détraquée n'accèdera pas à l'adoption ! pauvre gosse...
    La photo, c'est elle ou juste pour illustrer ?

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    1. @nana: Libé est un prescripteur un agitateur, une créateur, un vecteur des pensées mainstream où qui souhaiteraient l'être. Elle est tout juste frappadingue la donzelle.
      Pour la photo, c'est bien elle en effet.
      Je plains effectivement les gosses si elle en a , les pauvres ils ne se rendront compte de rien. Hélas.

      Mais comment peut-on penser ainsi ?

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  10. Effrayant. Cette nana (pas celle de 19:09 que j'approuve à 100%) semble vouloir se venger de sa condition d'enfant mal-aimée/mal comprise/mal éduquée, en imposant ses fantasmes au monde entier.

    J'ai l'impression en la lisant qu'elle a un sexe (bien sûr indéterminé) à la place du cerveau, et qu'il prend tellement de place qu'elle n'est pas capable de comprendre que l'on puisse penser autrement.

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    1. @cyrielle: je crois que tu as su percer le mystère de la dame à moustache: un problème toujours pas réglé avec papa et maman.

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  11. Rien de bien nouveau en fait. L'espin-gouine ne fait que fouler le gazon débrossaillé par Monique Wittig, une "philosophe militante" bien de chez nous. Il faut avoir lu son bouquin "l'Oppoponax" pour avoir une idée des désordres mentaux de ces "dames".

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    1. @koltchack: ben t en as des lectures ! ta Wittig pire que ma Preciado ? est-ce possible ?

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    2. Je te renvoie à ce vieux billet : http://koltchak91120.wordpress.com/2010/09/11/genre-et-exploitation/
      Il ne s'agit pas d'un extrait du livre évoqué plus haut, mais c'est du lourd. C'est d'ailleurs amusant de voir à quel point les intellos goudous sont engagées dans une dynamique révolutionnaire post soixante-huitarde.

      Sinon, pour bien connaître ses ennemis, il faut lire ce qu'ils écrivent. Attention, je ne dis pas que c'est une partie de plaisir, hein !

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    3. @koltchack: la vache , elle est puissante ta Widdig. Rien que la 1ere phrase de ton extrait invite à s'interroger sur sa santé mentale ! Et ben si c'est ça " la pensée straight "...

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  12. FB n'est PAS l'égérie de ceux qui sont, comme moi, ex gué, contre le mariage homo !

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    1. brebis gall: ne me parle pas du lobby LGBT, tout gauy que je suis je ne les supporte pas. Leur extrémisme dessert totalement la cause qu ils sont censé défendre.

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  13. C'est en lisant des trucs comme ça qu'on se réconcilie avec l'euthanasie.

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    1. @aristide: même pas, je ne lui souhaite qu une chose, avoir un gamin qui soit aux antipodes de ce qu'elle aurait voulu

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    2. Aristide, plutôt que d'en arriver à de telles extrémités, il faudrait leur faire goûter aux joies de la psychiatrie à la soviétique. Après tout, toutes ces connes sont d'extrême gauche, ce serait une manière d'hommage.

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  14. C'est malin, la gastro me reprend en lisant ces lignes, j'ai encore l'estomac fragile, moi!

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  15. @grandpas: allez, ça va aller, un bon litre de coca et ça repart.

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  16. "Cette nana[...] semble vouloir se venger de sa condition d'enfant mal aimée/ mal comprise/mal éduquée, en imposant ses fantasmes au monde entier" : très juste, Cyrielle! Référence très pertinente, aussi, de Koltchak. Wittig, Preciado, le comble du nihilisme contemporain.
    Le jargon stéréotypé de cette nana, nourri de ressentiment, n'est pas de la philosophie, même pas de la pensée. Cette soi-disant philosophe espagnole ferait bien de lire sa compatriote, l'immense philosophe Maria Zambrano (1904-1991),disciple du grand Ortega Y Gasset. Dans les années 50, Albert Camus fit tout pour publier son livre "L'homme et le divin" (aujourd'hui publié par les éditions Corti), ce que Gallimard refusa. A l'époque, c'était la mode du marxisme, de l'existentialisme sartrien, du féminisme de Beauvoir. Les féministes se sont-elles une fois demandé pourquoi l'œuvre de Zambrano reste si peu connue en France, bien que les éditions des Femmes, reconnaissons le, aient publié deux de ses livres? De la discrimination des femmes ou de la discrimination d'une véritable pensée, surtout d'une pensée fidèle au catholicisme?
    Nul doute, à mes yeux, que Maria Zambrano serait descendue dans la rue ou du moins aurait écrit contre le mariage zinzin.
    Bon dimanche enneigé à tous.

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    1. @dame du Mt: je te conseille la lecture de l'extrait de Widdig mis en lien par Koltchack plus haut: nihilisme tu disais... Ces nanas sont hallucinantes. Croient-elles en ce qu elles écrivent ou bien ont-elles trouvé un créneau porteur leur permettant d'exister, quitte à raconter des conneries sans nom ???
      Le pire c'est que je suis sur qu elles ont des adeptes.

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  17. Décidément mon cher Corto, tu fais œuvre de salubrité publique. Pas fait gaffe à ton intro ( pas encore pris mon cawa) et j'ai cru que tu avais viré ta cuti! Panique! Lecture interrompue au milieu après vérif...Quel soulagement et quelle fraîcheur de te lire, toi et tes petits camarades. S'il y a des gays dans tes répondants, ils sont cap de retourner et de se faire aimer par le pire homophobe de la terre (s'il existe)
    Bon dimanche !
    Je vous embrasse vous tous de la bande à Corto !

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  18. C'est moi ou il y a de plus en plus d'hurluberlus en tous genres (et de tous genres) qui se font appeler "philosophe" pour donner une pseudo-crédibilité à leurs discours extrémistes et nauséabonds???

    Et ce sont ces gens là qui traitent les manifestants de dimanche passé de "fachos, homophobes"????? Faudrait remettre un peu les choses à leur place et faire preuve d'un peu de bonne foi.... les seuls extrémistes qui veulent obliger tout le monde à penser comme eux ce sont les gens comme cette personne qui se prétend philosophe...

    J'aimerai juste faire un constat après avoir écouté plus de 3h d'auditions des psy et spécialistes des enfants sur la chaine de l'assemblée nationale.... PERSONNE n'est vraiment capable de dire avec certitude quelles peuvent être les conséquences de ce changement de société. Par contre, TOUS s'accordent pour dire que le meilleur schéma familial pour un enfant est un papa + une maman. Les pro mariages disent que les enfants ne souffrent pas forcément et chez les opposants au contraire il y a de nombreux exemples qui expliquent que les conséquences peuvent être terribles pour de nombreux enfants....
    Alors, mon constat à moi est de dire qu'il semble que le risque existe apparemment en tout cas dans de nombreuses situations, je dis bien le RISQUE... donc est ce que cela vaut le coup de faire prendre un tel risque pour la vie de milliers d'enfants juste parce que quelques lesbiennes ou quelques gays n'ont pas eu la chance de vivre dans des familles compréhensives??? Faut il obliger des milliers d'enfants à satisfaire les caprices des adultes juste pour soigner les psychoses de quelques uns???

    Est ce que les adultes ne sont pas sensés faire tout ce qu'il est possible de faire pour donner les meilleures conditions de vie aux enfants?

    Titi

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    1. @titi: cette philosophe nous replonge il me semble à l 'époque de 68 et années suivantes où tout devait être permis, toutes limites devaient être repoussées, aucun barrière aux expériences les plus diverses sans jamais réfléchir à plus ou moins long terme sur les conséquences de cette " folie libératrice ".
      Qu une soi disante philosophe écrive pareil texte doit nous mettre sur nos gardes. Ces gens, sous couvert de leur qualité d 'expert auto-proclamé, influence qu on le veut ou pas la pensée de gens sensibles à " il est interdit d interdire ".

      Est-ce que cela vaut le coup de faire prendre des risques ? Pardi, ils te répondront oui si cela permet d'engranger un peu de liberté en plus.
      Les cons !

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  19. Le ressentiment n'est aucunement un terreau propice à la philosophie. D'autant qu'il s'agit là de souffrances personnelles.
    Comment peut-on s'octroyer le statut de philosophe dès lors que l'on part de soi pour expliquer l'autre ou plutôt, et c'est pire, tenter de le modeler autrement.
    Quand les turpitudes et les tribulations identitaires de l'enfance veulent déconstruire le carcan subit dans l'enfance, quand on veut modeler le monde à notre image, ce monde qui nous a rejeté à cause de nos différence, ce n'est pas de la philosophie mais cela relève de la psychiatrie.
    Il faudrait aider cette dame plutôt que de lui donner une tribune médiatique.

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  20. @vlad: assez bien vu ton raisonnement sur la philosophe qui part de soi ... C'est tout a fait cela.

    Pour ta note IFP, j ai reproduit ici la conclusion, ça fait peur tt de meêm de savoir que des gens arrivent à penser ainsi:




    " La théorie du genre a toujours cherché à surmonter cet obstacle de taille qu’est la différence entre l’anatomie masculine et féminine. La maternité et la capacité d’allaiter, irrémédiablement attachées au corps féminin, ont toujours été tenues pour une discrimination intolérable par les adeptes du queer ( (2 23 3) ). Il importe donc aux théoriciens de séparer le sexe du genre pour mieux minorer l’importance de l’identité biologique par rapport à l’identité sociale – librement choisie – du sujet "

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    1. Oui ça fait peur. Ca pourrait laisser présager que l'homme a le besoin intrinsèque de sortir de son animalité par des constructions mentales censées expliquer son état.
      Sans verser dans la théologie de bas étage, on pourrait dire que l'homme n'a que ce qu'il mérite lorsqu'Eve cette salope a fait croquer Adam dans la pomme. De fait, on a eu la connaissance sans avoir l'omniscience.
      Cruel dilemme et énorme fardeau dont on ne sait que faire à part créer des théories foireuses. C'est comme si on laissait un clébard piloter un avion de chasse pour chercher le bâton de son maître, fatalement il va s'écraser. Le bon sens populaire tel que je l'entends devrait nous intimer l'ordre de moins réfléchir et de ne pas trop tenter de se rapprocher du Créateur en voulant redéfinir un environnement qui nous dépasse.
      J'avais lu quelque part que, de fait, l'homme se démarquait des autres animaux à cause de cela, mais que ça ne devait pas être vu comme un gage de supériorité somme toute relatif, mais plutôt comme un fardeau voire une tare qui nous caractérise au même titre que la musique, le rire et l'invention du socialisme.

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    2. @vlad: On est mal barré avec des gens pensant ainsi c'est ce que tu sous-entend :)

      " J'avais lu quelque part que, de fait, l'homme se démarquait des autres animaux... " sais-tu que certains penseurs estiment que cela pourrait être une chance pour l homme que celui-ci se rapproche du monde animal plus encore, de manière plus proche. La greffe de cellules animales sur le corps humain pour soigner ou reconstruire certains organes. Et l'on pourrait, selon eux, aller plus loin, pourquoi pas une GPA assumée par des animaux pour le compte des humains, etc...

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