vendredi 8 mars 2013

Et le droit d'être maman, on s'en cogne ?


Aujourd'hui, c'est la journée de la femme, du droit des femmes, des droits de la femme ou bien encore des droits des femmes. Allez savoir, tout est permis apparemment. Présiflan, qui n'en rate pas une, a annoncé qu'il allait engager une concertation, encore une, pour raccourcir le congé parental: Le rabioter pour les femmes et l'accroître pour les "maris " de ces dames. Il s'agit, nom d'un chien, de ne pas entraver la carrière professionnelle des femmes. Et blablabla, Najat au boulot !

Pour tout vous dire, ces histoires de droit des femmes commencent à me fatiguer. Non pas qu'il ne faille pas les défendre et améliorer leurs droits mais bien plutôt parce que l'on perd de vue, il me semble, mais sans doute ne suis-je qu un mec qui n'y connaît rien aux gonzesses, le rôle essentiel de la femme dans la société.

Qu'elles veuillent bosser, soit, grand bien leur fasse, ce n'est que tout récemment devenu " naturel ".  Qu'elles veuillent, par le travail, s'émanciper de l'affreuse domination masculine, soit, aussi. Qu'elles puissent, en bossant, mettre un peu plus de beurre dans l'escarcelle du ménage, je veux bien, c'est devenu normal. La femme au boulot, c'est, cela fait, moderne, c'est inscrire la femme dans la modernité. Cool ! N'entravons donc pas la marche du progrès, hardies petites, au boulot et gagnez votre pitance !

Mais quel est le rôle éminemment naturel de la femme ? Quelle est, avant toute chose, sa fonction, son utilité ou la possibilité de s'épanouir autrement que par la fiche de paie ?

N'est-ce pas celui d'enfanter et de mettre au monde les adultes de demain ? N'est-ce pas celui de devenir maman, celle qui élève l'enfant, le chérit, l'entoure d'affection et, en parallèle de l'école, lui donne les moyens, avec le " papa ", de grandir ?

Je ne suis pas statisticien, simplement observateur; et que vois-je ? De plus en plus d'enfants qui grandissent seuls, des enfants livrés à eux-mêmes, aux copains, à la ville ou à internet. Des enfants, il me semble, de moins en moins armés pour affronter le monde. Des enfants qui devenus adulescents savent à peine aligner 10 phrases sans passer pour des analphabètes. Des enfants privés du droit d'avoir des parents qui, faute de temps, boulot oblige, les accompagnent au maximum dans leur développement. Des enfants dont on délègue de plus en plus aux institutions le rôle de " parents ".

Le premier droit de la femme, celui que nul ni qui que ce soit ne devrait pouvoir entraver, c'est celui d'être une maman, une bonne maman. Alors plutôt que de faire tout ce qui est possible pour qu'elle aille au turbin et qu'elle réussisse professionnellement, si  on pensait à lui donner tous les moyens et un maximum de droits pour être une vraie maman ? 

Chiche, Najat, tu t'en occupes ?

Folie passagère 1609.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

61 commentaires:

  1. Vil défenseur du patriarcat oppressant. :-)

    Les féministes sont des harpies imbéciles et stridulantes. Je me souviens de la réprobation de certaines de ces connes, faisant plus ou moins partie de nos relations, lorsque ma femme avait benoîtement annoncé qu'elle mettait sa carrière entre parenthèse pour 3 ou 4 ans, histoire de s'occuper de nos enfants. Ça a été le festival de la connerie postmoderne.

    Tout ce que j'espère, c'est qu'elles ont l'utérus aussi desséché que leur cortex.

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    1. @koltchack: les féministes ?, j'entends les foldingues de la cause, un de ces piteux avatars d'une modernité folle. Ni plus, ni moins.

      Et au risque de te décevoir, je me fous royalement du degré d'humidité de l'utérus de ces fadas :)

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  2. Être maman, avoir un enfant qui soit le résultat d'un amour entre un homme et une femme est complètement désuet. On est en 2013 bon sang. On entend parler de sexe, de procréation, mais jamais d'Amour. Comment s'étonner que la France devienne une terre fertile pour le vice.

    Merci Corto pour ce billet. C'est idiot et simplet, mais merci pour les enfants. Si j'en avais je te les confierai volontiers ;)
    Bonne journée.

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    1. @Pierre: Bien sur que si on parle d'amour, mais d'un amour différent, libre, sans limites et sans entraves, avec des droits et pas de devoirs, à dispenser à qui veut.

      Comment ça mon billet est idiot ? Tout juste fait-il appel au bon sens, enfin me semble-t-il :)

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    2. Non, je me suis encore mal exprimé. Ton billet est lumineux, je disais que te remercier pour les enfants pouvait paraître idiot, mais il est question de la place de l'enfant dans ton billet. C'est pour ça que je te remerciais à leur place.
      En plus tu m'imagines, moi, te traiter d'idiot? Ce serait un peu loufoque.
      Bien entendu, comme la plupart du temps, tes propos sont en adéquation avec le bon sens.
      C'est un très bon billet, et sans le savoir, les enfants te disent merci.

      ;)

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  3. Avis!: tiens , il y a une grognasse qui après avoir lu ce billet, si tant est qu elle l'ait lu correctement, me dit sur twitter : " vous auriez été si bien en Arabie saoudite "...

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    1. Ben c'est vrai quoi !

      Là bas il fait chaud, les plages toussa...

      (Ou alors j'ai pas tout compris)

      Vryko

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  4. vous avez mis le doigt, mon cher Corto, sur un vrai problème : jamais au gran jamais on n'a donné aux femmes le droit de choisir d'élever leurs enfants.
    Il y a celle qui ont des belles situations qui, elles, pour de multiples raisons ne tiennent pas à interrompre leur carrière.
    Mais il y a toutes celles qui travaillent contraintes et qui préfèreraient, si on leur en donnait les moyens, élever leurs enfants au lieu de grossir le prolétariat.
    Eh bien, on préfère construire des places de crèche, à coups de millions, pour obliger ces prolétaires-là à confier leurs enfants aux prolétaires travaillant dans les crèches qui les éduqueront à leur place, pendant qu'elles mêmes....

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    1. @marianne: mais pkoi " choisir " , pas le choix, les femmes à la maison, dirait l affreux macho. Cette envie d avoir le choix d élever ou pas ses enfants est, globalement, apparu avec justement le fait de pouvoir ou pas pour les femmes travailler " comme " les hommes. La question ne se posait pour ainsi dire pas avant.

      Alors maintenat, l idée a fait son chemin, une femme qui bosse , c'est normal, on préfère donc investir ds les crèches, jamais assez, plutot que de les inciter à rester " maman" ce qui n a rien de déshonorant

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    2. Il y a quand même deux choses à prendre en compte :
      - le niveau des salaires : il est devenu difficile de n'avoir qu'un salaire dans une famille ;
      - le niveau des allocations familiales, très insuffisant pour dispenser la mère de travailler.
      Je rajoute que, vu le taux de divorce, les femmes ont tout intérêt à travailler, ne serait-ce que pour se constituer des droits à la retraite.
      Et puis, en tant que femme, j'aurais eu du mal à rester à la maison.
      Je comprends cependant que tu sois nostalgique du passé...

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  5. et si on pouvait choisir aussi ? et si on pouvait aussi être une maman qui travaille et une bonne maman ? et si le fait de travailler n'était pas un corvée mais bien un épanouissement pour la femme et ses enfants ? bon, tu me dira, avec des " si"

    allez, j'ai été une maman travailleuse, j'ai élevé seule mes 5 loustics, j'avais pas le choix tu me dira, c'est vrai, mais même si le géniteur avait été présent, j'aurai sans nul doute choisi un temps partagé enfant -travail..

    .il n'y a pas de bonnes mamans à la maison et de mauvaises mamans au boulot, il y a des choix de vie assumées , la liberté de la femme à choisir,

    hélas il est vrai que le travail en usine, en magasin, en bureau pour certaines est une vraie galère et pour les enfants aussi, c'est pour cela que je suis pour un salaire parental, celle qui veux élever ses petits devrait percevoir un vrai salaire parce qu'elle rends service au pays en lui donnant des petits citoyens bien élevés

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    1. Oui ma chère Boutfil, je suis d'accord avec vous. La logique voudrait qu'on octroie un vrai salaire aux femmes qui souhaiteraient élever leurs enfants plutôt que d'être obligées à occuper un emploi alimentaire.
      Mais cela irait complètement à contre-courant de ce qu'on cherche à faire aujourd'hui, à savoir, détruire la famille.

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    2. @marianne et boutfil: un salaire parental ??? oui pourquoi pas mais seulement pour les femmes qui travaillent et qui arrêtent de travailler. L idée est séduisante mais me pose le pb de l interventionisme de l Etat puisque ce serait lui j imagine qui paierai ce " salaire ". Et encore faudrait-il que la société soit prête à accepter que certain(e)s soient payé(e)s pour rester à la amison s occuper des enfants.

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    3. Mais non, mon cher Corto, pas seulement pour les femmes qui travaillent et qui arrêtent de travailler, pour toutes les femmes qui décident de ne pas travailler pour élever leurs enfants jusqu'à ce qu'ils soient en âge d'être scolarisés.
      Ce serait une reconnaissance de la société d'un service civique que les mères lui rendent.
      Et cela coûterait probablement moins cher que toutes ces crèches et permettrait aussi à ces employés de crèches d'élever leurs enfants aussi, au lieu de les obliger à élever les enfants des autres pendant que leurs propres enfants sont élevés par d'autres.
      Ai-je été assez confuse ?

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    4. mais oui Corto, pour toutes les femmes qui décident d’élever leurs enfants, par exemple en disant que toute jeune fille où jeune femme qui à travaillé quelques années avant sa grossesse, ouvrirait des droits au salaire parental jusqu'à la scolarisation de l'enfant, celles qui voudraient tout de même ne pas s'arrêter aurait alors des places en crèches plus facilement, les crèches seraient donc réservées effectivement aux mères qui travaillent ce qui n'est pas toujours le cas à Paris...tout a fait en accord avec Marianne

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  6. Alors là, je suis épatée ! Merci de dire cette autre vérité !
    Figurez-vous que je suis de ces femmes qui ont consacré tout leur temps, leur énergie à faire de leurs enfants des hommes et des femmes. J'y ai trouvé un bonheur sans pareil.
    Croyez-moi, il faut avoir des convictions car la société ne reconnait aucune place à une mère de famille, et on est vraiment pas grand chose.
    Je tiens à préciser qu'une femme qui travaille ( à l'extérieur...) peut être une très bonne mère, le problème, c'est l'absence de choix par pression de la société ( finances aussi...).
    C'est pas moderne...
    Tenez, c'est amusant, je suis devenue mère il y a 30 ans aujourd'hui ! Cette journée de la femme a une signification particulière pour moi !
    Belle journée à toutes celles qui passeront par ici, qu'elles soient mères ou pas !

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    1. @nana: " Je tiens à préciser qu'une femme qui travaille ( à l'extérieur...) peut être une très bonne mère, le problème, c'est l'absence de choix par pression de la société ( finances aussi...). " Tout est là !

      Tu faisais donc partie des mères " sans profession " comme il était coutume aux enfants de mettre sur les fiches scolaires. La mienne nous demandait de remplir ces fiches en écrivant " cent professions "

      Bonne anniversaire alors :)

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  7. Si j'ai bien compris Corto, tu veux rendre aux mamans le rôle de mamans ? Et pourquoi pas aux pères le rôle de père, tant qu'on y est ! Affreux réac', va ! (mais merci pour cette observation, une fois de plus, salutaire)

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    1. @al west: je veux ? je veux rien moi, je dis juste que ce serait bien aussi d'aider les femmes à être de vraies et bonnes mamans :) Cela pourrait résoudre certains problèmes.

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  8. Pourquoi toujours opposer enfants et boulot y compris jusqu'au gouvernement ? Il n'y a pas que des réacs qui confinent leur femme dans sa cuisine ni des féministes jusqu'au-boutistes qui leur crachent dessus. Il y a surtout des femmes qui essaient d'allier enfants et boulot. Mais réduire le congé parental ne va pas dans le bon sens. Ce congé de 3 ans permettait aux mamans (et à quelques papas) d'élever elles-mêmes leurs enfants en leur évitant la crèche (ou la nourrice) jusqu'à l'entrée à l'école maternelle sans perdre trop d'argent (la différence entre leur salaire et l'allocation + l'économie de garde). De plus, ce congé était en fait de 3 ans maximum ce qui permettait au femmes de retravailler plus tôt si elles le désiraient.

    Si le gouvernement souhaite vraiment que les femmes travaillent, qu'il y ait assez de crèches ou de nourrices et que le chômage recule, il peut mettre en place le salaire parental (un vrai salaire imposable avec cotisations sociales et retraites) pour garder ses propres enfants jusqu'à 3 ans (entrée en maternelle) ou 6 ans (entrée en élémentaire) selon le budget qu'il voudra bien y consacrer. Qu'au moins les femmes qui ont un petit salaire qui passe presque entièrement dans les frais de garde et de transport aient droit à un vrai choix !

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    1. @claribelle: ce fameux salaire parental... oui, pourquoi pas, c'est une idée mais qui finance ? qui serait d'accord pour ? sur quelles bases: 500, 1000, 1500 euros ? >Et pourquoi 1000 et pas 1200 ? Qui controlerait qu il soit " mérité ". L'état ? , une assistante sociale. Etc... idée séduisante mais qui pose bcp de questions

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  9. @claribelle, faire des enfants, c'est un choix. Travailler, elever ses enfants, faire les 2, c'est un 1 choix. Il faut le faire en connaissance de cause. Un salaire parental? Non mais vraiment! Dans quelle univers est il juste d'utiliser la coercition etatique pour voler l'argent des autres qui font des choix differents, ou qui s'ils ont fait les memes que vous, les assument?

    Je suis desole de vous le dire, mais l'argent de l'etat, ca n'existe pas. Un droit qui necessite que quelqu'un d'autre travaille pour, n'en est pas un. Le conge parental n'est pas un droit, c'est un avantage qui coute a quelqu'un.

    @corto, j'ai quand meme beaucoup l'impression que quand c'est quelque chose que vous approuvez, vous n'etes pas tellement different des socialistes officiels pour vouloir l'imposer a tout le monde.

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    1. Oui, moi non plus, je ne suis pas pour un salaire parental versé par l'état. C'est à celui qui qui travaille à l'extérieur d'apporter une reconnaisance matérielle, de reconnaitre la valeur du travail qui est fait par le conjoint qui reste au foyer. Cela s'appelle aussi la solidarité familiale et cela peut se traduire par une assurance-vie, par exemple.

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    2. @monoi: où ai-je écrit que je voulais imposer quoique ce soit, c'est pas le genre de la maison. Je dis juste que l'on pourrait juste refléchir à la question de savoir comment on peut aider les femmes d aujourd hui à être de vraies mamans sans tout déléguer aux institutions et à l etat.

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  10. Je ne les envie pas du tout ces jeunes mères du gouvernement qui veulent être moderne mais pour qui ce ne doit pas être si rose que cela à la maison. Elles ne doivent pas avoir beaucoup de temps à consacrer à leurs enfants et à leur mari. La palme de la phrase la plus idiote ces derniers jours revient à Cécile Duflot à propos de l'éventuel retour de Sarkosy: "Il ferait mieux de s'occuper de sa fille", a-t-elle dit. imaginez les réactions si Nicolas Sarkosy avait dit cela à Cécile Duflot!
    Quant au congé parental pour les hommes, mon premier mari (qui pense être moderne, la preuve: il est pour le mariage gay) a tenu à prendre 6 mois. Et bien, cela s'est soldé par un divorce.
    Heureusement, j'ai pu le quitter pour un gros macho qui ne sait pas faire cuire un oeuf mais qui est fou amoureux (depuis déjà 14 ans) et me traite comme une reine: je suis sa vénus dans le foyer. Il a une vision très primitive de son rôle mais cela fonctionne à merveille. Il est le chef de la tribu et nos petits d'homme ont très vite à le comprendre. Par exemple, la nuit, il n'y a plus de maman, seulement la femme de papa (c'est-à-dire que c'est lui qui se lève pour signifier au petit d'homme envahissant que maman est fatiguée: j'adore ça!)
    Mon beau mâle ramène de la chasse de quoi faire bouillir la marmite (c'est-à-dire que j'ai un beau chèque sur mon compte à la fin du mois qui me sert aussi à alimenter une assurance-vie: mon salaire parental, quoi).
    Enfin bref, je ne prétends pas être un modèle mais cette situation me convient parfaitement. Je pense pouvoir dire que mes quatre enfants sont bien épanouis et mon mari est content de retrouver le soir quand il rentre une épouse de bonne humeur au lieu d'une mégère épuisée de sa journée.
    Et puis, contrairement à Elisabeth Badinter, je ne considère pas que l'allaitement est un esclavage pour la femme. Je me suis vraiment éclatée à allaiter mes enfants. C'est une expérience unique, émouvante et inoubliable.

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    1. A vous lire on ne peut être qu'ébloui par l'atmosphère de bonheur intense qui se dégage de la description que vous nous faites de votre foyer.
      Toutes mes félicitations !
      Mais au motif que vous recevez chaque mois un chèque pour "alimenter une assurance-vie", vous ne voulez pas entendre parler d'un salaire parental qui aiderait les femmes qui le désirent et qui n'ont pas votre chance, à élever leurs enfants comme vous le faites vous-même.
      Pourtant j'ai cru comprendre que vous n'étiez pas ennemie de votre intérêt et c'est même à ce titre que vous vous opposez au salaire parental.
      Alors sachez que le coût moyen d'un berceau de crèche, si mes chiffres sont exacts, est de 17 000 euros par an.
      - Les CAF financent 33% du montant le l'investissement et du fonctionnement.
      - L'état finance à hauteur de 34%
      - Les collectivités locales à hauteur de 19%
      - Les parents financent à hauteur de 14% dont une grande partie est également supportée par la Caisse d'allocations
      familiales
      Ghrrr ! Rien que de l'argent public !
      Donc en définitive, c'est vous, c'est nous, qui payons pour les crèches qui nous coûtent beaucoup plus cher que de payer un salaire parental aux femmes qui le désireraient.
      Cela aurait pour résultat de faire des mères plus heureuses, mais évidemment ce n'est pas le but que poursuit notre état socialiste dont l'idéal est de socialiser les Français de la naissance jusqu'à la mort.
      J'espère ne pas avoir gâché votre après-midi.
      Cordialement.


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    2. J'entends bien. Les deux ne sont pas incompatibles. Mais ce que vous appelez "salaire parental" , j'appelle cela "chèque éducation". En effet, beaucoup de parents préfèreraient avoir le choix entre crèche ou éducation à la maison, entre école publique (qui coûte 500 €/ mois et par enfant à l'état) ou école hors contrat (beaucoup moins onéreuse mais beaucoup plus efficace).

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    3. Donc, les contribuables payent 86% des frais de garde d'enfants que vous avez choisi d'avoir. Sans compter le reste, ecole, etc...

      C'est sympa pour ceux qui n'en ont pas, et qui donc doivent se priver de quelque chose pour financer le choix des autres. Au passage, vous m'expliquerez la difference entre la socialisation socialiste et la votre, qui vous rend encore plus dependante de l'etat.

      "Cela aurait pour résultat de faire des mères plus heureuses": le summum. Je dirais que si votre bonheur depend de ce que vous volez aux autres par etat interpose, vous avez une drole de conception du bonheur.

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    4. "Salaire parental" ou "chèque éducation" ?
      Comme dirait Maurice Chevalier : "Appelez ça comme vous voudrez, moi j'm'en fous" pourvu que les femmes aient l'oseille pour élever leurs enfants à la maison, si elles le désirent.
      Et ce d'autant plus que ça ne nous coûterait pas plus cher que ces crèches dont le coût ne va pas cesser de croître à cause de l'inflation des prix de l'immobilier dans les grandes villes.
      Et je ne parle même pas des emplois qu'elles libèreraient ainsi, qui pourraient être tenus par des hommes ou des femmes au chômage, et ce seraient autant de chômeurs en moins à indemniser.

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    5. @ monoi
      C'est assez pénible de tomber sur des gens qui ne comprennent pas ce qu'on leur dit.
      C'est comme ça. Tant pis !
      Une question cependant : quand vous êtes malade et que vous allez chez le médecin, puis chez le pharmacien et que vous vous faites rembourser par la Sécurité sociale, avez-vous l'impression de voler quelque chose aux personnes qui ne sont jamais malades et qui cependant financent la Sécurité sociale aussi ?

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    6. J'ai peut etre du mal a comprendre ce que vous dites parce que vous ne faites aucun sens. Vous etes le pur produit d'une societe ou tout doit passer par l'etat, et ou on confond droit avec avantage.

      Et la, vous en rajoutez en parlant des emplois que les femmes de retour au foyer libereraient! Quid des personnes qui travaillent dans les creches alors? Ce serait pour elles, ces emplois liberes? Dans ce cas, ca ne fait pas de nouveaux emplois, juste du deplacement d'activite. Les 35h, c'est le meme principe. Un gros succes, ca.

      Ceci dit, je me demandais aussi quand on aurait droit au couplet sur la securite sociale, ou l'ecole. Vous collectionnez vraiment les poncifs, et en plus ca n'a rien a voir. Mais bon, vu le niveau de votre raisonement, ce n'est pas vraiment etonnant. Dans mon cas particulier, je ne donne rien a la secu, car je vis a l'etranger mais la ou je suis (outre-manche), je contribue plein pot a la secu locale, en plus de l'assurance privee. Donc non, je n'ai pas l'impression de voler a personne. De plus, meme si je pense que le systeme est pourri, on peut considerer que c'est une sorte d'assurance ou la prime n'est pas ajustee au risque mais a la faculte de payer. Vous etes tellement confuse que vous n'avez pas l'air de comprendre la difference avec une subvention.

      Donc oui, j'en ai plus que ras le bol de devoir financer des gens qui pensent qu'ils ont des "droits", en oubliant que ces droits n'existeraient pas sans pleins de bonnes poires pour les financer.

      Personellement, je n'ai pas eu d'enfants avant de pouvoir me le permettre. Et ma femme travaille.

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    7. @monoi: " C'est sympa pour ceux qui n'en ont pas, et qui donc doivent se priver de quelque chose pour financer le choix des autres " Mais tout, absolument tout le système français fonctionne comme cela. C'est notre fameux modèle social. tu t 'en étais pas rendu compte ?
      Tu finances, nous finançons, ce que les autres n ont pas . Ce n'est pas parfait loin de là mais c'est ainsi.

      Tu proposes quoi ?

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    8. MONOI désolée de vous contredire, mais faire le choix de mettre des enfants au monde n'est pas à fonds perdus pour la société, j'ai fait 5 enfants, certes les allocations familiales qui m'ont été versées l'ont été grâce aux sous des contribuables mais...j'ai largement participé de ce fait à l'enrichissement du pays du fait de la consommation générée par mes 5 bouffes budget en alimentaire, chaussures et vêtements divers, sans compter les fournitures scolaires, de même j'ai payé 2 fois avec mes impôts l'école publique et l'école privée puisque j'étais assez sotte de les mettre dans des institutions où l'éducation catholique leur permettaient d’acquérir de bonnes bases morales...et vous croyez qu'aujourd'hui mes 5 citoyens devenus des entités de plusieurs grâce au mariage et à leur tour, faiseurs de petits français, ils cotisent ces salopiauds pour la sécu, les retraites et ils payent aussi des impôts, tout ça pour des gens qui n'ont pas fait de mômes, alors oui, j'ai largement rendu à la nation ce qu'elle m'a donné, au travers de ma descendance....

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    9. @Monoi: et pensons aux retraites des mamans qui ont fait le choix d'élever leur enfants. La mienne, par exemple en a eu 7 + 2 adoptés. Tous aujourd hui bossent et cotisent et ma mère a droit... à rien ! etonnant, non ? Si, juste une médaille d or de la famille. Autrement dit rien.

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    10. Monoi pose tout de même une question intéressante. Est-ce à l'état de financer les enfants qui, après tout, ne constituent pas une obligation et relèvent de choix privés? Oui, si l'on considère que l'état français souhaite de nombreux enfants pour renouveler les générations.Non, si l'on n'a pas envie que l'état nous dicte sa vision des choses et que l'on souhaite que les parents gardent la main sur l'éducation des enfants.
      Toujours est-il que si les dépenses sociales étaient moins généreuses et mieux ciblées (avec moins de déperditions, notamment pour payer les fonctionnaires qui gèrent le système), les charges patronales et salariales s'en trouveraient réduites de plusieurs milliards (chiffre exact?). Les salaires seraient alors beaucoup plus élevés et les couples auraient alors le choix de vivre avec un seul salaire (ou avec deux salaires et auraient alors les moyens de payer une nourrice à domicile ou une crèche privée). Pour que le salarié puisse toucher 1800€ à la fin du mois, le patron doit débourser 4300€. Il y a comme un problème quelque part!

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    11. @ Corto
      Oui, la retraite des mamans est un vrai sujet. C'est pourquoi, je parlais d'assurance-vie pour assurer ses vieux jours. Je n'ai pas de réponse toute faite sur la question mais je me demande si accorder des points retraite aux mamans ne serait pas plus judicieux que des allocations familiales qui peuvent avoir des effets pervers (les fameux revenus "braguette").
      La question est difficile et les réponses à apporter encore plus. On le voit bien avec les nombreux commentaires passionnés.

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  11. Ne peut-on pas s'attendre à ce que l'Etat créée une aide pour les futures mères porteuses?
    Ca va y aller la fabrique à bébés, on sait qu'il y a du monde qui s'impatiente depuis plus de 30 ans.

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    1. @Pierre: be patient, cela viendra, ma main à couper

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  12. Ce monde marche sur la tête! Il y a belle lurette que les femmes travaillent. Quand la France (il n'y a pas si longtemps) était un pays surtout agricole, les femmes allaient aux champs, s'occupaient des animaux, du potager, de la maison et de leurs enfants quand ils revenaient de l'école ou qu'ils étaient en vacances (pour aider aux travaux durant l'été). La société a changé, travailler au bureau, au magasin ou à l'usine empêche de s'occuper des enfants (que l'on soit le père ou la mère). Après sa naissance, le bébé va chez la nourrice puis à la crèche, de là à la maternelle, puis à l'école, au collège et au lycée (quand il n'est pas dans la rue).
    Et les parents étonnés découvrent leur progéniture à la fin de son adolescence.
    J'exagère? A peine.

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    1. @pangloos: tu n as as tort mais tu loupes une étape. Celle post exode rural ou les français se sont installés en zone urbaine. A ce moment, globalement encore une fois, la femme restait à la maison dont elle s'occupait ( enfants compris ) et l homme allait gagner l argent .

      Pour la période agricole, tu as raison à condition de preciser que à cette époque, les parents voyaient leurs enfants grandir; ils, les parents étaient là.

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  13. si on pensait à lui donner tous les moyens et un maximum de droits pour être une vraie maman ?

    J'ai deux problèmes avec ça mon cher Corto.
    D'une part le "donner des droits et des moyens", c'est-à-dire en pratique que l'Etat-nounou vienne assister maman. Or il me semble qu'une bonne partie des maux dont souffre la famille aujourd'hui vient justement de ce que l'Etat-nounou a pris tellement de place.
    D'autre part, et c'est lié au premier point, ce dont les enfants ont besoin ce n'est pas seulement d'une mère dévouée, c'est d'une famille au complet. Or le problème principal aujourd'hui ce n'est pas de faire en sorte que les femmes soient "de vraies maman", c'est plutôt de faire en sorte qu'ils aient de vrais pères.
    Ce n'est pas en "donnant" toujours plus de "droits" aux femmes que l'on règle ce problème, bien au contraire.

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    1. @aristide: entièrement d'accord sur toute la ligne.

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  14. Les socialistes devraient supprimer la Fête des Mères après c'est un reste de pétainisme et pourtant, il n' y a rien de plus grand qu' être maman et c'est pour cela que le mariage pour tous existe comme cela certains enfants auront 2 mamans pour ce qui auront 2 papas, ils n'avaient qu'à mieux choisir.

    Les hommes croient leurs mères immortelles,pauvres fous sitôt punis

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    1. @grandpas: et bien vois tu, je crois que nous verrons bientôt une abrutie qulconque féministe ou socialiste, sans doute les deux qui proposera cette suppression . Y en a bien une qui a proposé de supprimer l appellation " école maternelle " au motif que cela niait le rôle du père ?

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  15. C'est quand même incroyable, mon cher Corto, que les gens n'ont pas l'air de se rendre compte qu'une femme qui élève des enfants outre qu'elle choisit un mode de vie personnel, n'en rend pas moins un service à la société.
    Car que devient une société où les femmes ne font plus d'enfants ?
    Or c'est la rémunération de cette partie de ce qu'elles font qu'on leur conteste, et c'est révoltant.

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    1. @marianne: vous faites allusion à Monoï, je suppose ? Il y a des gens, voyez-vous, qui ne retiennent de ce qu ils ont lu ( ou ce qu ils ont lu à la va vite ) que ce qui " heurte " leur façon de voir les choses. Faut laisser couler.

      et ci dessous un truc drôle entendu à la radio, il y a 20 minutes

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    2. Et votre truc drôle, mon cher Corto, il est passé où ?

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    3. oui, je viens de lui répondre à Monsieur Monoi..d'autant qu'il finit par nous dire qu'il en a rien à battre puisqu'il vit à l'étranger et que de ce fait, il ne rapporte rien ici en ne payant pas ses impôts, alors, de quoi je me mêle ?

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    4. @marianne: en fait, j en ai fait mon billet suivant

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    5. @ Marianne
      Une mère dévouée rend un service inestimable à la société. C'est tout à fait vrai. Cependant, la société a fonctionné pendant des millénaires sans retraite et sans allocations familiales, qui sont des inventions extrêmement récentes. La solidarité privée, entre les générations, jouait ce rôle (plus ou moins bien, mais l'état fait-il mieux?).
      D'où nous vient cette idée qu'il nous faille en passer par l'état pour tout désormais? La France est aveuglée par le socialisme (cf Philippe Némo). Et nous sommes tous plus ou moins contaminés.

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  16. Le rôle éminemment naturel de la femme est d'enfanter.

    J'ai bien lu, Mon cher Corto, parce qu'avec l'habitude détestable qui est la votre quand on est
    en désaccord avec vous de répondre qu'on vous a mal lu, je prends mes précautions en reproduisant
    une phrase de votre billet.
    Que voilà une pensée profonde qui va nous faire régresser d'un bon siècle. Pour ne rien dire
    sur les inepties qui consisteraient à renvoyer les femmes à la maison avec un salaire payé
    par les contribuables pour économiser sur la création de crèches. Les plus enthousiastes
    de ce genre d'organisation de la société rappliquent en France en vertu de quoi notre
    démographie est la meilleure d'Europe.

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    1. anonyme: Monoi , je suppose ?

      Et bien preuve est faire que tu ne sais pas lire, je n ai pas écrit : " Le rôle éminemment naturel de la femme est d'enfanter." je pose une question: " Mais quel est le rôle éminemment naturel de la femme ? " Rien à voir, donc. Et qui necessite de connaître le sens du mot " éminemment ".
      Allez, zou !

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  17. journée de la femme , mon oeil , je m'occupe des 3 repas par jour , je me tape le ménage, les courses, des poubelles et aujourd'hui journée de la femme je demande à la mienne de faire ce que je fais tous les jours et elle me rétorque " aujourd'hui c'est KOI ??? "
    Alors j'attends avec impatience la journée de l'homme ;-D)))
    Ceci dit nous avons toujours travaillé ensemble , élevé nos enfants ensemble , jamais touché un fifrelin de l'état , (par contre nous avons payé beaucoup), nos gosses n'ont jamais fait de connerie et ont une très très bonne situation , alors kan on veut on peut , poukoi UNE journée , la vie c'est tout les jours , félicitations à @Boutfil et à ta maman Corto ainsi qu'à toute les femmes qui nont pas besoin d'une seul journée pour rire

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    1. @claude henri: c'est vrai ça, moi aussi, je suis pour une journée mondiale des droits des hommes ! m'de alo's !

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  18. Ouh là, le sujet me passionne, fort étrangement, en ce moment ! Mais je reste moi aussi perplexe face à un salaire parental : Marianne, Boutfil, cela ne signifierait-il pas que l'on permette, en tant que salariées, à quelqu'un de juger notre "travail" et de le sanctionner ?

    J'ai pu tester récemment l'interventionnisme de l'administration dans ma famille, je ne me verrais pas m'y soumettre dans la joie et la bonne humeur.

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    1. @Blandine:c'est à mon avis le principal obstacle à ce " salaire parental ". Il faudrait pour l instituer que l on accepte qu quelqu un vienne à la maison juger de la bonne utilisation de celui-ci. Et comme on n'est jamais à l abri d'un ou d'une frapadingue... gros risque !

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    2. Un autre gros risque du salaire parental est la jeune fille célibataire qui se fait faire un môme pour bénéficier d'un salaire, d'un logement, de la CMU ... Or ce n'est pas exactement le but recherché.

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    3. @lucile: et l on peut être sur qu il y en aura des " filles comme ça " !

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  19. Quand on voit que le gouvernement planche sur un congé paternel de 6 mois on s'éloigne vraiment du droit d'etre maman...

    Le truc c'est que c'est très facile de faire des gosses la plupart du temps... mais être capable de mettre un enfant au monde ne veut pas automatiquement dire qu'on saura s'en occuper... Le problème est là bien plus qu'ailleurs... Il faudrait peut etre qu'avant d'être parents les adultes se posent les vraies questions...

    Titi

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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique