mardi 13 septembre 2011

Sauver la Grèce, pas le choix ! Hélas.


La dette de la Grèce. Ce pays commence à me darder grave comme dirait l'autre. Il a au moins le mérite de pointer les bêtises de notre sacro-sainte Union Européenne. Lorsque la Grèce a adhéré à l'UE, le ver était déjà dans le fruit de ce pays vérolé par l'incivisme de ces citoyens et l'incurie de ses dirigeants, mais qu'à cela ne tienne, Welcome on board !  Résultat aujourd'hui, de plans de relance en plans de sauvegarde, nous injectons des centaines de milliards d'euros pour soigner le malade alors que ces milliards nous manquent tout autant. Solidarité européenne ? Eviter à tout prix  que se fissure l'Union, voilà où nous en sommes. Plus que sauver la Grèce, il s'agit de parer l'éventualité d'un éclatement de l'Union qui entraînerait un cataclysme économique sans précédent.
La solution eut été dès le début, dès que connue l'ampleur de la gabegie, d'amputer l'Union de ce pays pourri. La virer avec perte et fracas, la rendre à son drachme (si j'ose dire) et qu'elle se démerde pour remonter la pente, quitte à l'aider de manière plus rigoureuse mais moins contagieuse pour les autres pays. Au lieu de cela, on s'est voilé la face, on a ignoré, et puis on a filé en pure perte pognon à gogo. Et aujourd'hui, il n'y a plus qu'une alternative: continuer à aider ou renoncer à cette branche morte, déclarer la Grèce en faillite. Sauf qu'à déclarer cette faillite, on entraînera de facto la chute vertigineuse de certaines banques et l'enclenchement inéluctable de catas économiques: Espagne, Portugal, Italie, Irlande etc...

... Un battement d'aile de papillon sur le Pirée aura déclenché le pire cataclysme économique depuis la dernière guerre.

Alors, vous savez quoi, on va continuer à aider la Grèce, on va poursuivre la perfusion, on va être de plus en plus exigeant avec elle. On va la pressurer, la mater, la lessiver, l'assainir cette Grèce qui ne vaut plus un clou, de gré ou de force, la mettre en quarantaine et lui conserver l'euro. Parce que nous n'avons pas le choix. Il nous faut à tout prix, à n'importe quel prix éviter la contagion.
Et tant pis si tout ce pognon nous fait et nous fera cruellement défaut, l'intégrité de la zone euro n'a pas de prix. Politiquement et économiquement.

La seule inconnue: à plus ou moins brève échéance, la réaction du peuple grec; indignation, révolte, soulèvement ? Contagion de cette indignation ?

A vrai dire, le peuple grec, il y a belle lurette qu'on ne lui demande plus son avis. Mais ça, peut-être ne le sait-il pas encore.

Quant au peuple Français, sur la crise grecque, on ne lui demande pas son avis, mais ça, cela fait belle lurette, quand il s'agit d'Europe, qu'il avait compris.

Folie passagère 823.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

23 commentaires:

  1. Visiblement, ton flux est bien réparé ! Je suis déjà là... (je te lis demain, bonne soirée !)

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  2. @nicolas: ton coup de main n y est pas pour rien !

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  3. Non,ce serait plutôt Hellás.

    Qu' ils aillent se faire voir chez les turcs!

    Welcome, cher Corto.

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    1. merci bien. Que vous veniez en Grece en ete et on verra qui ira se faire voir che qui!

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  4. Je ne sais plus, mon cher Corto, combien de fois on a déjà craché au bassinet pour sauver la Grèce ?
    Une Grèce qui est au bout du rouleau et qui ne pourra jamais rembourser.
    L'autre question c'est de se demander si les Allemands vont accepter longtemps de payer aujourd'hui pour la Grèce, demain pour l'Espagne, après-demain pour l'Italie, etc.
    Alors oui, on peut considérer que cette Europe de Bruxelles dont les peuples ne voulaient pas et que les oligarchies leur ont imposée, est en train d'agoniser.
    Mais tout comme la Russie n'a pas disparu quand l'URSS s'est effondrée, de même, l'Europe ne disparaîtra pas au cas où l'UE éclaterait.

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    1. je suis grecque et comme vous ne l etes pas vous etes tres innocents vous savez... est-ce que vous vous etes demandes pourquoi vous, et le reste de l europe pauissante a fait entrer mon pays dans l UE? Pas pour nos beaux yeux apparement. De cette situation il y aura encore des gagnants et des perdants. La plupart en sont les perdants mais il y en a pleins qui vont en tirer profit.

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  5. on y échapperas pas, Pascal LAMY ce taré de commissaire européen, à la base du dernier traité dont personne ne voulait, a dit aujourd'ui que rien n'avait été prévu pour la sortie en cas d'échec !! ils sont complètement aveuglés par leur incompétence, tout ce qu'ils voient, c'est ce qu'ils touchent en net d'impôts et ne veulent pas tuer la poule aux oeufs d'or..qui pondrai plutôt du plomb a l'heure qu'il est !! il est très interressant de prendre BFM business et d'écouter les écomonistes et les chefs d'entreprises parler des hommes politiques avec mépris, les traiter d'incapables et d'annoncer la cata!!!

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  6. Pascal Lamy n'est pas commissaire machin mais patron de l'OMC. Quand on ne connait rien, on ne parle pas de l'incompétence des autres, on ferme sa gueule et on déchire sa carte d'électeur.

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  7. @grandpas: toi au moins aura vu moins simili jeu de mot

    @marianne:je crois pas que cette europe de Bruxelles agonise. faillite - a laquelle je ne souhaite pas croire - ou pas, elle rebondira "notre " europe. Plus renforcée que jamais; voyez le lien sur l'article de Carreyrou. Nous allons tout droit vers une organisation a l'américaine.

    @boutfil: je ne sais pas si Lamy est un con ou pas, juste que c'est un technocrate politicien européen qui a tout intérêt a ce que les institutions européennes soient le plus fortes possibles. Et je ne crois pas qu'ils soient incompétent, bien au contraire, ils font tout ce qu'il faut pour renforcer leur emprise sur les états. Comment s'etonner dès lors que les économistes de BFm les prennent pour des charlots: interêts divergents !

    @nicolas: m'enfin, c'est quoi, ça, lamy a bien été commissaire européen, un temps, il a migré à l'OMC, c'est bien pour lui, la soupe y est sans doute meilleure. Il n 'empêche que c'est un politicien qui est a mille lieues des préoccupations de ces concitoyens.
    Quant à Boutfil, elle vote plus!

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  8. Ah mais je n'ai pas dit le contraire (d'ailleurs je n'ai touJours pas lu le billet). Il n'empêche qu' a d'autres attributions.

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  9. La Turquie frappe à la porte.
    Bref, il y a tant à dire sur l'Europe, pourtant je suis personnellement un gros PRO-EU mais on est allé bien trop vite.

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  10. @david dupuit: qu on soit aller trop vite, c'est une évidence. Que faire d'une Europe a 27 dans laquelle peut etre 6 ou 7 pays sont a peu près au meme niveau. Moi aussi je suis plutot (j étais ?) pro européen mais qd je vois ce que l on afait de ce projet, ça fout un peu les boules

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  11. Monsieur NICOLAS il est possible que je doive fermer ma gueule,
    il est possible que je sois une ignarde imbécile, mais en tous les cas,
    primo, je ne vous insulte pas,
    secondo, je ne veux plus aller jouer les idiotes utiles en votant, ce que sont actuellement les électeurs, dont on se sert et dont on ne tiens pas compte une fois les voix engrangées,
    actuellement, voter, c'est cautionner l'incompétence, libre à vous de le faire,

    Et vous pouvez encore me traiter d'imbécile où de je ne sais quoi, il n'enpêche que LAMY a bien été commissaire européen et que même s'il a trouvé encore à aller se faire des couilles en or à l'OMC, ça ne change rien sur l'incompétence de ce personnage...

    Corto, vraiment, certains ne font pas montre de politesse où de courtoisie ici, enfin...

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  12. Bien-sûr qu'il ne s'agit pas de "sauver" la Grèce, tout le monde s'en fiche en fait, mais de ne pas jeter le discrédit sur la zone euro. Ce qui déclencherait effectivement un tsunami financier.

    M'est d'avis que les technocrates européens ont raté un épisode dans cette histoire. Et le plus amusant est qu'effectivement, en donnant à tous une Europe dont ils voulaient autant que la peste ou le choléra, il ne fallait pas s'attendre à bien mieux.
    Oups! Que dis-je, il ne faut pas... :D

    c'est marrant mais à mon âge j'ai l'impression de n'avoir finalement jamais connu un moment de répit où nous n'ayons été en crise.

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  13. Ainsi, mon cher Corto, vous croyez que l'on va vers une Europe fédérale ?
    Or en 1962, Michel Debré rapporte dans ses "Entretiens avec De Gaulle" que ce dernier lui avait dit : "Il y aura tellement de déceptions à la suite de cette politique d'intégration qu'il ne faut pas douter d'être dans la vérité en expliquant qu'il faut faire l'Europe par l'association des grands Etats et non la disparition des nations."
    Il aura fallu un demi-siècle pour que cette prophétie se réalise.

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  14. @didier: j ai un peu cette meme impression, n'avoir vécu qu'une longue série de crise avec de rares moments de répit.
    je crois qu a la base les gens étaient plutot d'accord avec cette UE maintenant au fur et a mesure, que la déception est grande mais en la matière, point de retour en arrière possible

    @marianne: je le crois absolument! bien que cela ne soit pas du tout mon souhait. Mais on y va tout droit et peut etre ne le verrez vous pas mais dans 10 ou 15 ans, l'europe fédérale sera là: bque fédérale, gouvernement fédéral, etc... le contrepoid sera le regionalisme et l'identité nationale de la France ou de l Italie ou de... s'évaporera petit à petit.

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  15. Pourquoi, mon cher Corto, nous parler de ce qui se passera dans dix ou quinze ans ?
    Moi je vous dis qu'aujourd'hui, les peuples ne sont pas prêts à se faire imposer une Europe fédérale, pas plus l'Allemagne que la France.
    Et vous savez très bien que RIEN ne peut se passer en Europe sans l'assentiment de l'Allemagne et de la France.
    Alors je ne vois pas comment une telle chose pourrait advenir DEMOCRATIQUEMENT !

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  16. @marianne: mais le peuple ne voit pas grand chose de ce qui se passe a Bruxelles. Tout se met en place pour que l'on y vienne peu a peu a cette europe fédérale: la création d un poste de president ( le très fade et provisoire von rompuy) que les pays se mettent à recevoir comme un veritable chef d'Etat, un projet de gouvernance économique européenne, la mise sur pied progressive d'euro-bonds, etc... plus rien au niveau national ne peut se faire sans l'aval de l'Europe.

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  17. En janvier 2011, mon cher Corto, Paul-Marie Coûteaux écrivait :
    "... nul pouvoir ne peut se passer d'une légitimité... gouverner par le peuple, c'est ne pas pouvoir se passer de lui, ou se condamner à l'impuissance. Il reste des bureaux, il n'y a plus d'Etat; des règlementations tatillonnes, mais plus de Loi; des administrations, mais plus de gouvernement. Et quand le véritable gouvernement devient impossible, quand il n'ose plus réformer quoi que ce soit, et que ses timides tentatives soulèvent ds tollés, l'anarchie gagne, et bientôt le chaos, où ne règnent plus que les puissances de fait, oligarchies financières, ou partisanes, solidarités communautaires ou occultes..."

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  18. Je suis bien d'accord avec l'essentiel de ce billet, seule la conclusion me gène.
    Il ne sert pas à grand chose de ruminer les déficiences réelles mais exagérées de l'Europe en matière de démocratie. Cette manière de le dire laisse penser que la solution pourrait être un retour arrière sur l'euro voire même sur l'Europe (et beaucoup ne s'en privent pas).
    Bien entendu qu'il faut sauver l'euro et l'Europe et je suis persuadé que puisqu'on ne peut ni rester en l'état ni revenir en arrière, il faut aller vers une forme de fédéralisme avec émission d'eurobonds. Il y a des formules comme celle proposée par Patrick Artus de bonus/malus qui pourraient permettre d'inciter les mauvais élèves à plus rigueur budgétaire tout en faisant bénéficier quasiment tous les pays de meilleures conditions d'emprunt. Bien entendu le fédéralisme devra s'accompagner d'une modification du mode de gouvernance de l'Europe ou du moins de l'eurozone sachant, rappelons le, que le traité constitutionnel que Le Peuple a rejeté, allait dans ce sens.

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  19. @nicolas007: merci ! et je suis d accord avec toi, il serait suicidaire de revenir en arrière, les conneries de tout façon ont été faites. Ce qui me gêne c'est que si ce fédéralisme me semble inéluctable à plus ou moins brève échéance, il se fera, logiquement, au détriment des indépendances nationales. Au fur et a mesure, nous perdrons peu à peu notre identité. Et celle ci se renforcera sur le régionalisme... Dommage, oui

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  20. @nicolas007: de plus, je crois que les populations ne mesuraient pas les bouleversements qu imposerait cette Europe. dans le cas contraire, je pense que les oppositions eurent été beaucoup plus virulentes

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  21. On ne peut pas vouloir le beurre et l'argent du beurre, c'est à dire bénéficier de l'Europe et de l'euro tout en sauvegardant notre souveraineté pleine et entière.
    Personnellement compte tenu de l'état de la France et de l'incapacité des politiques à voter des budgets équilibrés, j'aime autant qu'une contrainte européennes forte s'impose à nous. Il y a des modes de fonctionnements qui permettent à chaque pays de garder ses spécificités tout en se faisant imposer une gestion saine par une instance européenne. L’Allemagne ou l'Espagne fonctionnent déjà un peu comme ça.
    Je suis d'accord que les populations n'aimeront pas cette idée d'ailleurs si dès le départ on leur avait présenté l'Europe telle qu'elle est maintenant, avec ses prérogatives actuelles, il n'y aurait pas eu d'Europe...et on serait comme des cons isolés face au reste du monde à se faire marcher dessus par les USA, la chine, l'Inde et la Russie....pour commencer !
    La concurrence entre pays européens aurait provoqué une course au moins disant en terme de fiscalité, écologie, normes de sécurité, législation bancaire etc etc
    Les Turcs et les Grecs se taperaient sur la gueule et la Serbie aurait supprimé le Kosovo de la carte !

    La question de l'euro est un peu différente, on n'aurait pas du faire l'euro sans supervision et discipline budgétaire.
    Le problème de fond c'est que la spécialisation productive des pays du sud de la zone euro (désindustrialisation, poids croissant des services) dont fait partie la France fait apparaître un déficit extérieur structurel qu'il faut financer. Or, ce déficit ne peut plus être financé durablement par l’endettement puisqu'on arrive au niveau de l’endettement (public, privé, extérieur)maximum acceptable.
    Euro ou pas euro, le problème existerait et sans l'euro, il serait "réglé" par des dévaluation permanentes avec la hausse des importations que cela provoque et donc la baisse du pouvoir d'achat.
    Comme nous sommes partis, notre seule chance c'est qu'il y ait un transfert d'argent, au sein de l'Europe, des pays exportateurs vers les pays importateurs.
    Bon, j'arrête là mais en résumé, notre situation est mauvaise et notre seule chance de limiter la casse c'est l'Europe.

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