lundi 2 avril 2012

Mélenchon, Hollande: le matamore et la grenouille !


Qui l'eut cru, il y a encore un ou deux mois, cette campagne électorale a fait émerger un drôle de trublion. Celui qui se présente comme le tumulte et le fracas, le bruit et la fureur, celui dont aucun institut de sondage n'aurait misé plus de 5% en décembre: Mélenchon bouscule la Socialie.

On voit bien que son discours et ses propositions utopistes ravigotent l'extrème gauche.  Fier-à-bras et vantard, il promet la révolution citoyenne, la nationalisation des banques, un taux d'imposition spoliateur, un smic à 1700 euros, j'en passe et des meilleures. Avec La Méluche, pour un peu, on se croirait revenu aux temps anciens de la lutte des classes. Quand il tribune, excellent, il éructe. Il vitupère, menace, insulte et tente de dézinguer tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Il est le nouveau Che, vent debout. Le rouge est sa couleur. Comme celle du drapeau chinois, comme celui de l'Urss du temps d'alors. Le rouge sang, le rouge de la révolution. 

Il a un discours, un programme, des illusions et des rêves qui se situent à mille lieues de celui de la gauche classique, ... à des années lumières de ce qu'il est économiquement possible de faire. Il est aux antipodes de l'histrion que les primaires socialistes ont enfanté. Le bruit et la fureur d'un Mélenchon d'un côté, la guimauve hollandaise de l'autre.

Mais aujourd'hui, La Méluche est à 15% dans les sondages. Il est devenu le 3ème homme. L'homme avec qui François Hollande et le Ps devront obligatoirement composer pour espérer gagner au deuxième tour; celui avec qui Hollande devra, qu'on le veuille ou non, gouverner si par mésaventure mandat lui était donné. Méluche a beau nous dire qu'il ne négociera pas, sa survie et celle du Front de Gauche ne tiennent qu'à l'espace que lui donnera éventuellement Hollande. Ce dernier n'avouera jamais pleinement prendre langue avec La Méluche. Comment pourrait-il avouer au peuple de gauche, au PS , à la France qu'il maquignonne avec l' Extrème... Et pourtant Hollande ne pourra pas gagner sans les voix et le soutien des pseudos-révolutionnaires.

Alors, quoiqu'ils disent, nous savons très bien qu'entre les 2 tours, voir avant, ils discutailleront, négocieront, se répartiront les postes, feront des compromis  et pourquoi pas quelques compromissions. Nous assisterons donc au mariage de la carpe et du lapin, de la peste et du choléra, du matamore et de la grenouille.

Folie passagère 1107.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

21 commentaires:

  1. Mais pour l'instant, mon cher Corto, Hollande est persuadé que, quoi qu'il arrive, il recueillera 85% des voix de Mélenchon au second tour.
    Donc il ne bronche pas.

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    1. @marianne: compte tenu des différences énormes entre les 2 programmes, il faudrait etre schizophrène complet pour voter pour Hollande qd on est front de gauche et pour accepter les voix des bas du front lorsque l on soutient Hollande. En fait c'est peut etre bien cela leur pb a ces 2 oiseaux: la schizophrénie

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  2. bien sûr qu'il récupérera les voix de la Méluche ! c'est évident et c'est avec ça qu'il passeras, comme Mitterand en 81, il y aura des ministres du front de gauche ! bonjour les dégats !!

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    1. @boutfil: bonjour les dégats comme tus dis. remarque que si l histoire se répète et si Hollande est moins con qu il en a l'air, au bout de 2 ans , il fera comme Mitterrand , il s'en débarrassera. ça fait beaucoup de si tout de même

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    2. Holà ! Ça, c'est accorder à l'endive batave des capacités manoeuvrières et de la rouerie qu'il ne possède pas. N'est pas Mitterrand qui veut. Le florentin avait pour lui un long passé politique. Il avait fait ses classes dans les rangs de la droite des années 30, puis il avait fait intégré les arcanes politiciennes de la IVème république. Il a créé le PS où il a phagocyté le PSU, mis sur la touche tous ceux qui pouvaient lui bfaire de l'ombre pour étouffer le PCF en lui confiant un ministère qui ne pouvait que le conduire à la désapprobation des masses laborieuses, solidarité gouvernementale obligeant.

      Flamby n'a aucun vrai passé politique, mis à part ses années à la tête du PS, où il ne laisse pas vraiment de souvenir, et sa présidence du CG de Corrèze où il ne brille pas particulièrement non plus.

      S'il passe en s'appuyant sur Méchancon c'est lui qui se fera bouffer, et la France avec.

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    3. "il y aura des ministres du front de gauche ! bonjour les dégats !!"

      Mais rien du tout, Mélenchon c'est un homme du systéme, comme les autres, il ne se passera rien, c'est un pitre, un révolutionnaire de bac à sable.

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  3. Entre nous, comme ça, même un peu tôt le matin pour des DEDROITE qui sont encore au lit douillet(hihihi), mieux vaut passer avec les voix de Mélanchon qu'avec celles de la baronne de Montretout qui n'a jamais rien glandé de sa vie et qui aurait bien du mal à vivre avec 1700 euros, même dans cinq ans!!:)
    Bon réveil les Loulous!!:)

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    1. Si je comprends bien l'ajout de la titulature c'est pour marquer le mépris. Mon pauvre ami, tomber aussi bas, dans le ruisseau croupi de la populace jacobine.

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    2. @nigloo: ben tu rigoles, je suis debout depuis 8h00 ! :) Finalement La Marine et Hollande ont un point commun: z'ont jamais rien foutu.

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    3. Je suis debout tous les jours à 6 heures du matin.Hier c'était 4h30 pour accompagner mon petit loupiot à l' aéroport pour un voyage à Berlin.

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    4. Mélenchon (à part une courte période journalistique) et Hollande n'ont effectivement pas plus travaillé que Marie Le Pen.

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  4. Moi je vote Charlotte,

    http://www.youtube.com/watch?v=OziLaGGTAc0&feature=player_embedded

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  5. Bonjour Corto,

    Mélenchon, dont l'objectif principal était de détourner l'électorat populaire du FN, est-il vraiment la surprise de cette campagne? Ne serait-ce pas plutôt Nicolas Sarkozy qui est à 30% dans les sondages alors que les journalistes nous disaient encore, il y a 4 mois, qu'il ne passerait pas le 1er tour?

    En revanche, oui, c'est vrai: Mélenchon bouscule la Socialie. En examinant de près les résultats des différents sondages publiés ces dernières semaines, on obtient environ 60% d’intentions de vote pour les candidats classés à droite du PS. Cela signifie que François Hollande ne dispose pas d’un réservoir de voix suffisant. S'il veut être élu, Hollande aura besoin au second tour des voix de Mélenchon mais aussi de celles de Bayrou et d'une partie de celles du FN. Il est condamné à un grand écart fort périlleux. Or Mélenchon semble avoir compris qu'un échec de Hollande lui bénéficierait: le PS étant out, il apparaîtrait en effet comme le seul opposant crédible face à Sarkozy. Les électeurs de Mélenchon, s'ils sont vraiment convaincus, n'ont donc pas intérêt à se renier et voter pour Hollande au second tour...

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    1. @strychnos: tu as raison globalement. Pour moi, et de plus en plus la victoire de Sarko ne fait quasiment aucun doute à un bémol près, bémol que tu ne prends pas en compte: c'est le niveau à lequel se place l'aversion d'une partie de la population vis a vis de Sarko. En clair, quelle sera la proportion de gens, qui quitte a se tirer une balle ds le pied voteront tout sauf Sarko. Pour moi la vraie inconnue de ce scrutin est là.

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  6. Ce que je trouve saisissant, mon cher Corto, c'est ce vent de panique qui s'abat sur la gauche, alors que les sondages de second tour donnent toujours et encore Hollande élu avec une confortable avance !

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  7. Marianne,

    Les sondages sur le second tour ne signifient pas grand chose: la marge d’erreur est plus élevée, car les sondés ont parfois des réticences à avouer sur qui ils vont réellement reporter leur vote. Le soir du 1er tour, on aura les idées plus claires: c'est une autre campagne qui commencera.

    En fait, le vent de panique chez les socialistes ne s'explique pas par les sondages: les socialistes sont en train de se rendre compte qu'ils ont fait le mauvais choix avec Hollande. Sa campagne s'enlise dans la nullité. Mais avaient-ils le choix?

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  8. @marianne: je suis assez d accord avec Strychnos, ce "vent" de panique des soutiens de Hollande est du à la montée de Melenchon, au fait que Hollande n'est pas et n a jamais été le bon cheval; peut être s'en rendent-ils compte enfin.

    Moi qui suis pas mal la gauchosphère, c'est amusant de voir l 'évolution. certains commencent a avoir peu, d autres ne parlent plus des sondages du 1er tour mais que de ceux du second, d'autres appellent au rassemblement, d'autres encore abusent du conditionnel pour accuser ss preuve Sarko de tous les mots de la terre etc...
    Ce qui est clair, c'est qu'ils sont nettement moins surs d'une victoire qu'il y a encore 1 mois a peine.

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  9. Tu as raison, Corto, pour moi aussi l'inconnue du scrutin est là : y a-t-il vraiment en France une telle haine de Sarko qu'une chèvre pourrait le battre ?
    Journaleux et "experts politologues" nous disent que oui, moi je ne sais pas.
    Mais les courbes du T2 sont quand même toujours très éloignées...
    Wait and see.

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  10. @estelle92: c clair que rien n est joué mais mon petit doigt me dit...

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  11. @Corto: tu as raison, et d'ailleurs il est clair que François Hollande ne compte que sur le rejet de Sarkozy pour se faire élire. Dans cette campagne, l'antisarkozysme est finalement son seul argument.

    Ce qui va être intéressant, c'est de voir comment se comporteront les électeurs de Bayrou: seront-ils antisarkozystes au point de voter au second tour pour un candidat qui aura négocié entre les deux tours avec Mélenchon?

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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique