jeudi 2 février 2012

Mal-logement ? On en reparlera...l'année prochaine


Ah, l'abbé Pierre, quelle figure ! Presque 5 ans, jour pour jour qu'il nous a quitté et l'on s'en souvient encore. Même sa fondation et les chiffonniers existent encore. Malheureusement, devrait-on dire. Alors, hier, ses successeurs ont tenu un espèce de meeting, un appel au mieux logement, au logement pour tous. C'est chouette et c'est bien de secouer un brin les consciences. 4 millions de personnes seraient mal logés en France. Un vrai scandale pour un pays comme la France, un pays si riche... de dettes. Passons.

Alors, comme la Fondation de l'abbé Pierre faisait un raout d'interpellation des consciences et des candidats à la présidentielle, et bien, en rang serré, ils y ont été les prétendants. Mélenchon, Effa Choly, Bayrou, Hollande et même Henri Guaino, représentant spécial de Sarkozy. Ils ont fait tout plein de promesses; qui 500 000 logements par an, qui 150 000, qui je-filerai-gratos-si-je-suis-élu-les-terrains-vacants-de-l'Etat, qui une mutuelle d'initiative publique pour lutter contre le cauchemar des cautions abusives, qui l'arrêt des expulsions sans relogement préalable ( ! ) etc... Tout plein de promesses. C'est beau. C'est si beau, si bon que même aux JT, ils ont beaucoup parlé du problème du logement ( mais moins que des problèmes de températures ), comme jamais ou plutôt si, comme grosso merdo, une fois par an.

Alors, les candidats, sous la pression, ont signé un Contrat Social avec Abbé-Pierre. Ils se sont engagés, noir sur blanc. Un peu comme la dernière fois, ils avaient tous signé le Pacte Ecologique de la Fondation Hulot. On eu donc le Grenelle de l'Environnement et puis... bof, pas grand chose dans la durée ne résista à l'épreuve de la crise, de la dette et du temps qui passe. Mais, même pas grave, ils avaient tous signé, comme aujourd'hui sur le logement, on ne pourra rien leur reprocher: ils ont signé ! ( sauf Guaino, logique, Sarkozy n'est pas encore candidat ). Les lampions de la fête peuvent être éteints. On a parlé mal-logement.

On en reparlera encore, l'année prochaine, si tout va toujours mal... comme d'habitude

Folie passagère 1028.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

12 commentaires:

  1. Je rêve ou tu as émis une petite critiquounette sur le gouvernement?
    Je te charie, mais je doute qu'il y en ai un seul pour avoir les couilles de réquisitionner les logements vides.

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  2. @Scperpix: oui tu reve car la critiqounette ne s'adresse pas qu'au gouvernement actuel mais à ceux des 30 ou 40 dernières années. Hiver 54, hiver 2012, rien n a changé ou si peu.
    Le mal logement devient un marronnier journalistique, un faire-valoir électoral a peu près de la fin octobre a fin mars.

    Quant au candidats, a-t-on si peu confiance en eux et ds leurs programmes pour les obliger a signer un contrat social dans lequel ils confirment ce qu ils promettent ds leurs programmes ?

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    1. Si les candidats ne promettaient que ce qu'ils peuvent tenir, ils ne seraient jamais élus. Les Français aiment qu'on leur mentent. Le rêve est plus fort que tout.
      Et pour le logement, on peut réellement rêver.

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    2. Notre côté masochistes, sans doute

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  3. Le problème ce n'est^pas de réquisitionner les logements vides.

    Les deux soucis pricipaux du logement en France sont :

    -L'asymetrie de droits (et de devoirs) entre le locataire et le propriétaire (le locataire est infiniment mieux proteger que le propriétaire).

    -Et la complexité kafkaienne chaque fois qu'on veut construire un truc, immeuble, maison ou autre.

    Ce sont pratiquement les seuls paramètres qui font que le marché du logement est hyper tendu en France.

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    1. @skandal: sans doute as-tu en partie raison. Il n empêche que se loger, qui plus est chez les "humbles" devient un véritable parcours du combattant. Prix délirants, sélectivité, cautions, etc... mais c'est comme cela depuis des lustres, alors a part en parler une x par an, généralement en hiver, ou lors des élections pour se donner bonne conscience...Y a pas de raison que cela change

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    2. Si les prix sont élevé c'est parce que l'offre est faible à cause du point n°2 que je citais.

      Et la selectivité, caution etc... c'est à cause du point n°1...

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  4. Quitte à passer pour le salaud de service, je vais pousser une gueulante contre ces associations qui se pressent au moment des présidentielles pour proposer leurs contrats moraux aux candidats à l'Elysée.

    D'une, ça n'a jamais au grand jamais donné quoi que ce soit dans le réel, mis à part un petit surcroît de lustre aux malins qui s'empressent de le signer et de jurer la main sur le coeur qu'ils n'auront rien de plus pressé que de mettre en oeuvre cet engagement.

    Ensuite, cela concourt à la multiplication des promesses, déjà bien démagos à la base ce qui finit par donner aux campagnes des airs de grand guignol où l'on se bat pour donner plus que ce qu'on a y compris chemise et pantalon pour faire bonne mesure.

    Enfin parce que ces chartes et contrats sont généralement d'une insondable stupidité. Ce n'est pas avec de bons sentiments qu'on fait de la politique et encore moins de la charité, c'est avec un regard lucide et une saine analyse de la situation, toutes choses absentes de ces documents ineptes.

    Sur le logement, puisqu'il s'agit de cela aujourd'hui, il me semble que les bonnes questions à poser auraient dû être :

    - pourquoi les élus depuis 40 ans s'acharnent-ils à vider les centre-villes des classes populaires qui y habitaient auparavant ?
    - pourquoi squatteurs et mauvais payeurs patentés sont-ils protégés au détriment non seulement des propriétaires mais également de ceux qui pourraient prendre leur place et loger leur famille ?
    - pourquoi multiplier les HLM dont on sait par ailleurs qu'ils constituent (entre autres) des bastions où se retrouvent ceux qui ne paient pas leurs loyers, ce qui contribue non seulement à fausser le prix du marché mais également oblige l'état et/ou les collectivités locales (créateurs de ces sociétés d'HLM) à se substituer aux mauvais payeurs et donc à en faire supporter le coût aux contribuables à travers une comptabilité complexe pour éviter la transparence ?

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  5. @koltchak: Pourquoi salaud de service ? A part ton dernier point que je tempérerai un peu, je ne peux qu être d'accord avec ce que tu écris ici.

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    1. Parce qu'en général il se trouve toujours une belle âme de moraliste et humaniste dont le petit coeur saigne pour tous les loqueteux de la terre, même s'ils ne mettent jamais la main à la pâte, pour me traiter de salaud. Ceci dit, cela ne me fait ni chaud, ni froid, et selon la personne qui m'envoie ça au visage il m'arrive de le prendre comme un certificat de bonne moralité.

      Sur mon dernier point, je critique surtout l'usage abusif du HLM, surtout lorsqu'en plus s'y adossent des impératifs de mixité sociale, cette imbécillité qui oblige à vivre ensembles des gens qui font tout pour s'éviter (pauvres/riches, blancs/basanés, noirs/arabes, etc.). Non seulement la plupart des familles ne paient pas de manière chronique, ou sont perpétuellement en retard, mais les frais d'entretien dus aux dégradations constantes font de ces logements des trous sans fond qu'on cherche néanmoins à combler à coup de pognon. C'est une autre forme d'assistanat déresponsabilisant. Certaines villes ont jeté l'éponge et vendu les logements à vil prix aux locataires. Ça n'a pas loupé, en un rien de temps les dégradations avaient cessées, c'étaient eux qui devaient raquer au lieu de l'OPHLM.

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    2. @koltchak: en effet les moralistes, j ai l habitude ici aussi.

      l'usage abusif des hlm...délicat comme problème car ce que tu décris est vai mais ds le même temps il faut bien que les gens se logent. alors ceux qui ont pas trop de thunes, on les met en hlm. C'est pratique, ca coute pas cher et ils paient qd ils peuvent. Force est de constater que les expulsions se font rarement ds les Hlm.
      Quant a la mixité sociale...soupirs

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  6. le problème pour Paris est que si on multiplie les logements sociaux ça va etre difficile de mettre à jour les fichiers sur les locataires....

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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique