dimanche 12 février 2012

Grèce: l'heure de la révolution n'a pas (encore ) sonné


Je viens de prendre connaissance des 10 dernières mesures prises par la Grèce, sous pression communautaire, pour tenter de s'en sortir.

Il y a par exemple:  la baisse de 22% du salaire minimum ( 32% pour les jeunes de - de 25 ans ), le coût du travail sera baissé de 15%. Les salaires des fonctionnaires amputés à nouveau de 10%. 15 000 fonctionnaires seront placés en "réserve de main d’œuvre" ( chômage provisoire ) avec seulement 60% de leur traitement; mais dans le même temps, recrutement de plus de 1 500 inspecteurs des impôts. Suppression des hausses de salaires prévues " à l'ancienneté ".  Réduction des dépenses de santé pour 1 milliard d'euros. Suppression de 500 postes de maires...

Ça fait peur. Surtout si à ces dernières mesures, on se remémore les précédentes: une TVA qui passe de 21 à 23% ( nous, on chipote pour 21,6%), une majoration de 10% sur les tabacs et alcools, hausse vertigineuse du prix des carburants. L'interdiction de tout départ anticipé à la retraite avant 60 ans. L'âge de départ en retraite passe à 65 ans. Les treizième et quatorzième mois de salaires des fonctionnaires seront réduits respectivement de 30% et de 60%. Etc...

Petit florilège donc de toutes les mesures prises pour que la Grèce puisse, peut-être, émerger du marasme dans lequel elle est plongée. Mesures, nous le voyons, qui ne sont pas sans entraîner un appauvrissement général de la population. Alors, certes, on constate une hausse du nombre de suicides, une hausse du nombre de contaminations par le Sida, une ébauche d'immigration contrainte, des manifestations populaires sporadiques... Force est de constater que l'heure de la révolution n'a pas sonné. La Grèce n'est pas à feu et à sang.

Globalement, ces mesures " passent " bien. Jusqu'à quand... A suivre.

Je n'ose imaginer dans quel état serait la France si nous en étions à n'appliquer ne serait-ce que le quart de ces mesures. Et pourtant... A suivre.

Folie passagère 1045.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

12 commentaires:

  1. J'ai lu quelque part, mon cher Corto, qu'on allait sauver la Grèce en tuant les Grecs !
    Ne dirait-on pas qu'on en prend le chemin ?
    Cela devrait nous faire réfléchir sur les polémiques à deux balles que les média nous refilent les unes après les autres, comme des perles, alors que notre situation pourrait bien, si on n'y prend garde, prendre le chemin de la Grèce.

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    1. @marianne: clair ! nous on prend des mesurettes pour ne facher personne: service minimum. On ergote sur des conneries ou sur une petite hausse de TVa .

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  2. Bonsoir Corto,

    Le nouveau plan de rigueur qui doit être adopté ce soir à Athènes, ne "passe pas" si bien que cela auprès du peuple Grec si j'en crois les dernières infos du Figaro :

    "60.000 personnes ont manifesté à Athènes dimanche. La police a tiré des gaz lacrymogènes contre ceux qui pressaient les policiers autour du Parlement. Des cocktails molotov ont été lancés en riposte....
    D'après un journaliste de Kathimerini, journal de centre-droite, ce serait l'une des plus importantes foules de ces dernières années."

    Les députés grecs vont-ils tenir bon ???

    Les mesures déjà prises et en cours d'adoption, sont tellement drastiques, que l'on peut se demander si elles seront tenables. Pour ma part je ne le pense pas, et je suis très pessimiste quant au devenir de la Grèce au sein de l'Europe, et par là même à notre devenir...

    Quant à l'application de telles mesures chez nous, je préfère ne pas y penser....Je ne sais pas si on peut oser le mot "Révolution" tant il faut faire attention avec les mots, mais c'est celui qui me vient à l'esprit.

    Quant on voit le tollé provoqué par quelques mesures timorées, on peut craindre pour notre avenir.

    A bientôt !

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    1. @cyrielle: Figures toi que les chiffres ns ont fait marrer ce soir: figaro 60 000, Itélé: 40 000 et sur TF1: 20 000 environ.

      Encore une manifestation avec du monde et 200 casseurs ce qui me semble plutot faible quand on songe à ce qu on impose aux grecs. Il me semble en effet qu il suffit de pas grand chose pour que cela explose mais pour l instant, globalement les grecs encaissent. Ont-ils un autre choix ? Pas sur. et peut etre bien ont-il compris qu'ils n avaient guère d'autre choix que la rigueur drastique ( ça c'est dixit mon frangin qui est là bas )

      Quant a la France, on se goinfre depuis 30 ans . malheur a celui qui voudrait nous mettre au régime sec.

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    2. @cyrielle: il semblerait néanmoins que les choses commencent a dégénérer a Athènes ce soir. A suivre

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    3. Allez, je rectifie à 40 000 ... et c'est mon dernier mot....

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  3. Pendant ce temps là, les autrichiens vont devoir se prononcer sur une initiative qui propose la sortie du pays de l'UE : http://koltchak91120.wordpress.com/2012/02/12/ue-lautriche-montre-la-voie/

    Dans l'affaire grecque, ceux qui sont les plus à blâmer ce sont ceux qui sont aux commandes de l'Europe. Lorsqu'ils ont fait entrer la Grèce dans la zone euro ils savaient bien que les comptes étaient maquillés comme un carré d'as. Ils ont cru que quelques milliards lâchés au nom du soutien communautaire suffiraient. A moins qu'ils ne soient encore plus pourris et qu'ils aient sciemment fait le truc pour avantager des spéculateurs amis. Cette dernière option étant entendue qu'ils ne sont pas aux ordres, ce qui est largement envisageable.

    On peut penser ce qu'on veut mais on ne s'en sortira pas sans violence. Le sang coulera à un moment ou à un autre et il faudra bien choisir son camp : celui des européistes ou celui des peuples.

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  4. @koltchack: s il faut chercher des responsables, nous sommes d accord, ceux qui ont fait rentrer la Grece ds l europe, sont responsables, c'est certain. mais il ne faudrait pas minimiser non plus le peuple grec ds son ensemble.

    La violence ? fort possible. Mais là non plus, ne pas se laisser influencer par les images vues a la TV, pour l instant, le peuple grec est plutot calme. Résigné ou réaliste vis a vis de la rigueur ?

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  5. Oh et pis d'toutes façons, avec l'arsenal vendu par nos z'amis les teutons à nos z'amis les grecs, le pays ne peut être qu'en sécurité... Comment ? Aurais-je écrit une connerie ?

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    1. @al west: sauf que les teutons font la gueule, les chars d assaut, entre autres, que j ai cru a un moment américains, n'ont toujours pas été intégralement payés. Alors que le budget defense de la Grèce etait en 2009 presque 2 x superieur a celui de la Prance en % du PIB

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  6. M'en fous. Pô mon problème ! Pô m'faire chier, en ce moment.

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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique