jeudi 6 septembre 2012

Je ne connaissais pas Frédo



Oui, je ne connaissais pas Frédo mais je connais bien sa maman. 

Celle-ci est une " vieille " connaissance; bientôt 4 ans qu'elle me suit sur mon blog, quotidiennement. Sans aucun doute la lectrice la plus fidèle, la commentatrice la plus assidue. Au bout du bout, cela fait d'elle une amie, obligatoirement. Nous n'avons pas eu l'occasion de nous rencontrer, physiquement, la distance pour principale excuse, mais de billets en billets, nous nous sommes appréciés. A tel point que fut un temps où elle avait table ouverte ici, près de 50 billets elle publia.

Lorsqu'elle doit s'absenter, quelques jours, pour des vacances, par exemple, elle me prévient toujours, des fois que je m'inquiète de sa désaffection toute passagère. Alors, quand au bout de quelques jours, son prénom n'apparait pas en commentaire, forcément, je me fais du souci. Obligatoirement, il s'est passé quelque chose.

Il s'est passé quelque chose; je m'en doutais.

Ce matin, elle m'a téléphoné. Parce qu'en plus, elle a mon numéro de téléphone. Parfois, on se bigophone pour échanger, pour se refiler un tuyau, une impression, une idée de billet ou plus simplement se dire bonjour.

D'un ton expéditif que je ne lui connaissais pas, bizarrement moins assuré que d'habitude, elle m'a dit d'aller voir sur tel site les raisons de son silence. J'ai été voir. Son fils, Frédo, est parti. Pour fort longtemps, pour un endroit dont on ne revient pas.

Je ne sais pas si ce billet est de ce genre de billet que l'on doit faire lorsque l'on sait quelqu'un dans la peine, la souffrance et la tristesse, possible. Peut-être aurait-elle voulu que je n'en parle pas, que je ne dise rien... possible.

Sauf que Marianne, elle fait partie des meubles, elle est de ce blog, comme moi. Une amie. Forcément, je ne pouvais pas me taire et ne rien dire, je ne pouvais pas ne pas penser à elle et à toute sa famille.

Avec toute mon affection,

26 commentaires:

  1. Amitiés, à vos cotés

    RépondreSupprimer
  2. Toutes mes pensées pour cette maman dans la peine.
    Vous avez bien fait d'en parler.

    RépondreSupprimer
  3. Sincères pensées pour cette maman... Et très bel hommage... Titi

    RépondreSupprimer
  4. Je pense très fort à vous, Marianne.

    RépondreSupprimer
  5. Merci, mon cher Corto.

    RépondreSupprimer
  6. Au delà de ce qui nous sépare, mes sincères condoléances à Marianne.

    Et, mes félicitations à Corto pour ce très bon papier. Excellent. (Ce brillant papier devrait t'inciter à ne plus écrire sur la politique, t'as un vrai talent)

    Amitiés.

    RépondreSupprimer
  7. MARIANNE, je pense bien a vous, Frédo est sur cette belle ile de rêve avec ma tapisserie où nous voulions naviguer toutes les 2 ,je suis de tout coeur avec vous, prenez soin de vous, je vous embrasse

    RépondreSupprimer
  8. il n'y a que ceux qui ont perdu un proche très très cher qui peuvent comprendre une peine sans nom , je suis de tout coeur avec vous chère Marianne , Merci Corto

    RépondreSupprimer
  9. Corto,

    Frédo que j'ai connu alors qu'il était un enfant faisait partie de ces personnes
    rares et généreuses, de ces êtres gentils et authentiques qui touchent ceux qui
    les approchent . Je partage la tristesse de sa maman qui est une amie de longue
    date et je pense à tous ses proches, à ses amis qui l'aimaient.
    Marianne et Albert, je vous embrasse.
    Corto, merci. Yvette Strauss

    RépondreSupprimer
  10. Il n' y a rien de plus triste que la mort de son enfant, les parents sont faits pour partir avant.

    Courage, Marianne.

    RépondreSupprimer
  11. Tout semble bien dérisoire à côté de la mort d'un enfant...
    Courage à Marianne pour trouver autour d'elle, et surtout en elle, la force de continuer...Amitiés

    RépondreSupprimer
  12. Merci Corto pour ces paroles qui ont du réchauffer le coeur de Marianne. Elle en a bien besoin. Et venant de vous qu'elle tient en grande estime et en affection, elles n'ont pas de prix.
    Si vous aviez connu Frédo, vous l'auriez aimé aussi.

    Joëlle, belle-fille de Marianne, belle-soeur de Frédo

    RépondreSupprimer
  13. Merci Corto pour ton témoignage d'affection qui nous va, à tous, droit au coeur. C'est sûr, tu aurais beaucoup aimé Frédo....

    RépondreSupprimer
  14. De toutes les épreuves que la vie nous réserve, la disparition d'un enfant est sûrement la plus cruelle et la plus injuste.
    Paix à Fredo, et courage à vous Marianne.

    Cyrielle

    RépondreSupprimer
  15. Vous n'imaginez même pas le bien que ça nous a fait à mon mari et à moi, de vous lire tous aujourd'hui.
    Encore merci à vous, et que la vie continue !

    RépondreSupprimer
  16. Je connaissais si bien Fredo, ses mains étaient du même metal que son coeur en OR.
    Franck

    RépondreSupprimer
  17. @Corto,
    Ne suis pas certaine qu'une tentative de mur de témoignages puisse etre de quelque aide que se soit...
    J'ai vécu des circonstances similaires, et croyez moi ou non, les murs de témoignages dans mon milieu pro ne m'ont aucunement aidée ni ma belle-mère n'ont plus d'ailleurs. Syndrome suite décès M.Jackson? Ou plus simplement, le public ne deviendrait-il pas intrusif? Il adore les grandes messes collectives, à chaque incident, accident, il a grand besoin de se repaitre, non pas par empathie, mais pour se rassurer...Si communion collective, il sera "protégé"? Foutaises!
    @Marianne,
    Je compatis, je suis fort bien placée pour savoir...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rassurez-vous, Martine - que je ne crois pas connaître - personne dans mon entourage n'a vu l'initiative de Corto - qui n'a rien à voir avec ce que vous décrivez - comme une intrusion. Bien au contraire. Tout le monde a compris que sa démarche n'était dictée que par l'amitié, et rien d'autre.
      Je regrette sincèrement que les choses ne se soient pas passées de même pour vous, quand vous avez été soumise aux mêmes circonstances.
      Merci pour votre sympathie.

      Supprimer
  18. Toutes mes sincères condoléances à Marianne.

    RépondreSupprimer
  19. Marianne,
    humble pensée pour vous et vos proches en ces douloureux instants.

    Corto,
    merci de nous faire ainsi courageusement partager tes sentiments.

    RépondreSupprimer
  20. Cher Corto, je suis chez Marianne, je te remercie pour ce billet. Il m'a beaucoup touchée. Tu aurais aimé Frédo. Je t'embrasse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. mes amitiés a toute la famille, Lika,
      bises

      Supprimer
  21. Marianne: je penserai bien à vous et a toute votre famille demain
    amitiés

    RépondreSupprimer

Les commentaires " anonyme " seront systématiquement rejetés. La modération des commentaires étant activée, leur parution peut prendre quelques temps. Les commentaires hors-sujet ne seront pas validés.

L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique