lundi 6 août 2012

Non, Monseigneur, l'homosexualité n'est pas une contrefaçon de l'amour !


Une lettre de Monseigneur de Germay, évêque d'Ajaccio, fait sensation ce matin sur la toile. Mgr écrit à ses ouailles pour leur demander de s'élever contre le projet du gouvernement de légaliser le mariage homosexuel. On se demande bien pourquoi, il ne l'a pas fait plus tôt, mais passons ! Sa lettre commence par: " Il est difficile pour l’Eglise de ne pas réagir face à l’annonce faite par le gouvernement d’un projet de loi visant à élargir le mariage aux couples homosexuels." Jusque là, rien à dire, c'est dans la logique catholique. Je comprends la démarche. Il est dans son rôle; dans l'art peut-être, certainement pas dans la manière.

En effet, cela se gâte assez vite: " Dans ce débat, les arguments de bon sens ne suffisent plus. " Ah tiens donc; Mgr pourrait-il m'expliquer quels types d'arguments peuvent être utilisés lorsque ceux de bons sens ne suffisent plus ? Le dogme, la doctrine, la " loi " divine " ou " naturelle ", la menace d’excommunication, le sectarisme ?

Mgr poursuit: " Il faut donc que nous soyons capables d’expliquer en quoi l’union durable d’un homme et d’une femme pour fonder une famille n’est pas l’invention d’un type particulier de société mais est profondément inscrit dans la nature même de l’être humain. " J'oserai dire que cela fait au moins deux mille ans que l'Eglise cherche à expliquer la chose mais que visiblement, elle n'a pas su convaincre ni imposer cette " nature même de l'être humain ". Ne dit-on pas qu'il n'y a guère de mauvais élèves mais bien souvent de mauvais maîtres ? Alors certes, il faut un monsieur et une madame pour faire un mouflet mais force aussi est de constater que l'évolution de la société ne prend pas toujours, et heureusement, le même chemin que l'évolution naturelle. 

Selon Mgr, l’État a légitimité pour unir un homme et une femme mais " il n’a pas à donner un statut équivalent à un mode d’union qui est stérile par nature et relève de choix privés ". Doit-on pour autant, en ce cas, laisser en déshérence statutaire les homos qui souhaitent vivre leur amour au grand jour, légalement et avec les mêmes droits que monsieur et madame ?

Après avoir écrit qu'il n' y avait plus d'arguments de bon sens, Mgr invite les cathos à utiliser d'arguments de raison " pour pouvoir entrer en dialogue avec ceux de nos compatriotes qui ne partagent pas notre foi ". La raison s'opposerait-elle au bon sens ? Bien heureux, il met en garde de ne pas utiliser de propos homophobes dans cet éventuel dialogue. Et le simpliste couplet de suivre: les homos sont nos frères en Jésus Christ mais  " leur comportement [sexuel] n'est pas admissible ". Désolé Mgr, mais dès lors que je fais l'amour, ne serais-je plus en cet instant votre " frère " ?

S' ensuit le paragraphe habituel sur, selon lui, les dérives à venir une fois que le mariage gay sera légalisé: l'adoption, l'intégration de la théorie du genre, la fin de la famille naturelle ... Et le danger ultime: " les nouvelles idéologies vont permettre la déstructuration de la personne elle-même. Dans les deux cas, c’est la société tout entière qui se délite. " Mgr impose donc l'idée qu'en dehors de la foi catholique et en frayant hors des sentiers battus des lois naturelles, point de salut pour l'Homme. Cela reste à démontrer cependant. N'y aurait-il qu'une Vérité ? Celle de l'Eglise ?

Puis vient le bouquet final qui, par les mots employés, me fait me demander si, in fine, l'ennemi de Mgr ne serait pas l'homosexuel plutôt que cette évolution sociétale que représente pour lui le mariage de deux personnes de même sexe: " affligeant, déconstruction, catastrophes, mobilisation, dénonciation... " Et le pompon, la cerise sur le gâteau: " Il y a un travail énorme à réaliser pour aider les enfants et les jeunes (...) à repérer et écarter les contrefaçons de l’amour qui leur sont si souvent proposées ". 

Il me faut à ce stade apprendre quelque chose à Mgr ( et à ceux que son discours séduirait ). L'homosexualité n'est pas à la carte, elle ne se choisit pas, elle s'impose. Je ne connais pas une personne qui ne soit devenue homo par sollicitation ou pour répondre favorablement à une quelconque proposition. L'homosexualité n'est pas un choix. Elle n'est pas acquise. On ( se ) fait avec. Peut-être bien même que si elle n'avait pas été si " stigmatisée ", considérée comme honteuse,  pénalement et moralement réprimée pendant si longtemps, les homosexuels auraient-ils moins abusé d'exhibitions et bravé d'interdits pour se manifester, simplement pour montrer qu'ils existent.

L'homosexualité n'est pas uniquement une histoire de deux mecs ou de deux nanas qui s'envoient physiquement en l'air, qui jouent du téton, qui ouvrent des portes interdites ou qui baisent... L'homosexualité, c'est aussi, n'en déplaise à Mgr de Germay de belles histoires d'amour avec un grand A; exactement les mêmes que chez ceux dont le comportement " naturel " ne saurait être condamné par l'Eglise.

Non, l'homosexualité n'est pas une contrefaçon de l'amour. C'est la considérer ainsi qui serait contrefaçon de l'amour que tout chrétien se doit d' accorder à ses " frères " même différents.

Folie passagère 1291.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

56 commentaires:

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    1. @georges: rien ne t oblige à venir ici et lire.

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  2. En même temps, c'est une histoire " civile" l'église ne fera pas de mariages religieux, alors, bon..ça concernera combien de personnes en France ? je pense qu'il y a des choses plus importante que ça pour les évèques, comme de s'occuper de la disparition de leurs fidèles par leur incompétence et de la montée de l'islam avec lequel ils fricotent un peu trop !

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    1. @]boutfil: je suppose que tu as voulu dire que l'etat ( et non l eglise ). Bien sur qu il y a plus important mais cette histoire de mariage gay est une cata pour l eglise si la loi est votée. Et ce n est pas avec ce genre de discours qu'elle pourra contrebalancer quoique ce soit.

      Pour le reste effectivement si déjà elle se cntentait de remplir ses églises...

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  3. Il ne faut pas confondre ceci:

    http://www.dailymotion.com/video/x7hsks_pierre-vassiliu-amour-amitie_music

    Avec un acte sexuel.

    Ou alors pratiquer comme les romains:

    Les hommes pour le plaisir et les femmes pour la reproduction.

    Cela est mon avis et il n'engage que moi: on peut apprécier un homme sans pour cela avoir des rapport sexuels avec lui et même apprécier une femme sans pour cela lui faire de grosses papouilles mais si physiquement l'attirance est trés forte, je ne sais pas , il en est certainement de même pour certains hommes et ce n'est pas à nous de juger.

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    1. @grandpas: je ne vois pas bien le rapport avec le billet mais bon...

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  4. J'admire ta foi fasse à une église aussi conne (n'en déplaise à).
    Contrefaçon de l'amour ? Mais quelle ânerie ....
    Personnellement, je suis pour le mariage gay. Le mariage se porte déjà assez mal, alors si 2 hommes, ou 2 femmes veulent s'engager sur la durée, ça ne peut que contribuer à amener de la stabilité à la société.

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    1. @Bombay: ola, ne te méprends pas , je ne suis pas catho pour un sou mais issu d'un milieu catho, donc je respecte. Et à chacun son truc. Si certains veulent croire en Dieu et toussa, libre à eux.
      De la à laisser dire effectivement que l'homosexualité est "une contrefaçon de l'amour ", parce que c'est bien ce qu'il dit le Mgr, faut pas pousser !

      Quant à l'argument que j entend depuis petit comme quoi les homos sont " nos frères " mais pas leur façon de vivre, je le trouve tellement facile et usé...

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  5. (Allez, c'est pour de faux)

    J'adore LeMonseigneur-Machin-Chose! T'obliger à faire un billet pour soutenir une proposition concrète de François Hollande!
    Ah merde! Corto qui fait un billet de gôôche!
    Ça s'arrose!

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    1. @bembelly: T'es vraiment très con qd tu veux. 1) il n m oblige a rien, si ce n'est de relever ses égarements 2) on peut être et pédé et pour le mariage gay sans être de gauche.

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  6. Bon, déjà, je n'aime pas beaucoup les gens qui censurent les commentaires de Georges, mais enfin vous faites ce que vous voulez, évidement. Néanmoins, lui répondre aurait sûrement été plus malin.

    Sur le fond, il semble aller de soi que les guignolades entre hommes (ou encore plus amusantes : entre femmes) n'ont rien à voir avec un véritable mariage qui, lui, n'a à voit qu'avec la lignée, et bien entendu pas du tout avec qui encule qui.

    Vous voulez avoir “le droit” de baiser entre mecs ? Bien sûr, on vous le donne ! on s'en fout, c''est absolument sans intérêt ! Le mariage ? Non ! Le mariage est une institution destinée à prolonger les lignées, qui sont des choses que vous êtes précisément dans l'incapacité de produire. Donc, baisez comme vous voulez, mais n'essayez pas de nous faire croire que vous êtes capables de prolonger les lignées.

    De plus, rappelez-vous une chose : pendant un tout petit siècle, les homosexuels ont obtenu des droits. Mais le boomerang est proche de votre nuque. Dès que les musulmans auront pris le pouvoir en Europe – et ça ne devrait pas pas être trop long –, vous comprendrez que l'histoire n'est pas une espèce de fil qui va d'un point à un autre de manière régulière.

    Pour le dire brièvement : mes bons amis pédés, vous venez de bouffer votre pain blanc. La belle Europe multiculturelle vous attend au tournant.

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    1. @didier goux: Le georges n'était pas venu depuis des lustres chez moi, il le fait aujourd'hui en se contentant de déposer une fiente. Donc zou, à la trappe! Qu'il ne soit pas d'accord avec moi sur le sujet, why not cela ne me pose aucun problème à condition d'argumenter. me laisser comme commentaire 3 mots d'insulte méritait une opération de dépollution immédiate.Ce qui fut fait.

      Pour le reste de votre commentaire, le droit de baiser, ns sommes d 'accord, nous l'avons. Encore que. Là où il y a confusion c'est sur le terme de mariage. En ce qui me concerne, je ne souhaite qu'une union, que l on appellera mariage ou contrat, qui donnera aux homos qui le souhaitent les mêmes droits que ceux accordés aux hétéros. La lignée, nous sommes bien d accord, n'est pas de notre ressort :) ni dans nos capacités. Il faudrait être le gay-bien-con-militant-de-base pour ne pas le reconnaitre.
      Le point délicat, je le reconnais, c'est qu'en accordant ces mêmes droits, viendra la question de l'adoption.

      Enfin, pour les éventuelles musulmâneries à venir, nous sommes bien d'accord: une raison parmi d'autres en ce qui me concerne d'être farouchement anti-muzz.

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    2. @corto: Être anti-muzz et vouloir les éjecter hors de France n'est peut-être pas la meilleure solution. les homos y'en a partout, autant chez les cathos que chez tout le monde comme aussi chez les musulmans (soit, un peu moins parce-qu'ils les trucident mais à la base y'en a autant).

      Si j'ai bien compris, il n'y a pas d'incompatibilité de fond entre homosexualité et islam. À la base, le Coran, comme d'autres textes sacrés, réprouve mais ne sanctionne pas. Beaucoup de musulmans, même des imams, bataillent pour faire changer les choses dans les esprits de leurs ouailles mais d'ici, et pour cause...
      Il serait peut-être plus constructif de les aider. La plupart des pays à grande majorité musulmane sanctionnent l'homosexualité mais pas tous, les plus sévères suivent des directives qui n'ont que peu à voir avec le Coran.

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    3. @didier: les homos ,il y en a partout, sans aucun doute, sauf que ds certains pays que le hasard a voulu musulman, ils sont pendus haut et court. Tiens même en Iran, Ahmanidejadmachin disait à la tribune d une fac américaine qu'il n y en avait pas ( ou plus ), les autorités sachant s'en occuper comme il le fallait.

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    4. @Corto; En Iran c'est un peu particulier. La seule solution pour un gay de sauver sa tête y est d'y laisser ce qui fait de lui un homme à part entière. Le changement de sexe est autant le parcours du combattant qu'un sport national là-bas. Je n'arrive plus à remettre la main sur un excellent reportage sur le sujet mais il semblerait que les autorités iraniennes se posent beaucoup moins de questions que l'occident quant-au changement de genre. Ils devenus elles peuvent ensuite se marier comme si de rien n'était. j'avais été marqué par les files d'attente de jeunes gens dans les hôpitaux, du travail à la chaîne savamment organisé. C'est sûr qu'après ça Mahmoud peut se targuer de diriger un pays sans homosexualité auprès de l'oncle Sam...

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    5. mariage et lignée ne sont pas synonymes. On n'a pas besoin d'être mariés pour faire des enfants (d'ailleurs il me semble bien que plus d'un enfant sur 2 nait hors mariage) et d'ailleurs on peut transmettre son nom (puisque c'est bien de celà qu'il s'agit, non, que l'Homme transmette son nom) à sa progéniture sans avoir épousé la mère, mais en ayant reconnu l'enfant.
      Le mariage hétéro perdrait il toute validité lorsque les couples ne peuvent/veulent pas avoir d'enfants ? Que dire du cousin de ma mère qui convola à 72 ans avec une belle du même âge, qui n'étant pas une italienne avec un gynéco italien, ne donna pas naissance ?
      L'argument, pas de mariage pour les hétéros parce que le mariage se justifie dans le but d'avoir des enfants ne me parait pas valable ....

      L'amalgame mariage/lignée (forcément paternelle) me confirme ce que j'ai toujours pensé (et dit chez moi d'ailleurs il y a quelques mois, si tu avais lu): les femmes et les "pédés", on a des intérêts communs face à la société patriarcale (ce qui ne m'empêche pas, comme toi tu es d'un milieu catho, d'être mariée depuis mes 22 ans, avec 3 enfants et d'être majoritairement au foyer - parce qu'en plus je travaille du foyer, alors ...)

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    6. " L'argument, pas de mariage pour les homos parce que le mariage se justifie dans le but d'avoir des enfants ne me parait pas valable ...."
      Parfaitement d'accord sur ce point.

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  7. Je suis tout à fait en accord avec le contenu de la lettre de Mgr Olivier de Germay. Je n'y vois absolument rien de choquant et/ou d'insultant. Il dit simplement que l'idéologie à l'oeuvre depuis bien trop longtemps tend à privilégier l'idée sur la réalité et qu'en l'occurrence, la réalité en question est qu'il existe un ordre naturel qui est la norme pour plus de 99% de la création, soit à l'exception des quelques espèces qui utilisent la parthénogenèse ou l'hermaphrodisme pour se reproduire. Que vous l'acceptiez ou pas, le fait est que l'homosexualité est de fait en dehors de cette norme. Je me contrefiche de savoir si c'est de l'ordre de l'inné ou de l'acquis ou si cela provient d'un désordre psychiatrique ou génétique ou que sais-je encore. Cette pseudo-controverse n'a strictement aucun intérêt. En revanche, ce qui est en train de se dessiner n'est rien d'autre que la création d'un de ces fameux "droits à" qui n'ont strictement aucun fondement juridique mais tout à voir avec une forme de construction idéologique. Ce qui devrait vous interroger, vous que je pense plutôt avisé. Je crois que ce billet est plus l'expression d'une réaction à vif qu'autre chose. Prenez donc le temps, relisez cette lettre dans quelque chose lorsque les passion se seront apaisées et discutons-en.

    Je me permets au passage de rappeler à nouveau, bis repetita placent, que le Code Civil précise, comme l'a rappelé crûment Didier Goux, que le but du mariage vise la perpétuation des lignages, donc de l'espèce et qu'il est pour partie l'oeuvre de Cambacérès, homosexuel au grand dam de son Bonaparte de mentor. L'époque était seulement plus sage et propice à la recherche du Bien Commun qu'à la satisfaction de billevesées égalitaristes.

    Il me semble que les homosexuels auraient bien plus besoin de Gens comme Proust, Genet, Cocteau, Peyrefitte, etc. que de guignols réclamant tout et n'importe quoi.

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    1. Rien de choquant ni d'insultant dans cette lettre pour moi non-plus.

      Il faudrait expliquer ce qu'est exactement le lignage que l'on quitte pour un autre lorsqu'on se marie (opposé à la lignée qui dépend de qui l'on descend et est de fait immuable). Très franchement, je ne suis pas sûr que cette organisation juridique désuète perpétue à coup sûr la race sinon sur un modèle. Mais je reconnais que donner le droit de se marier à des personnes de même sexe va fiche le boxon dans tous les services administratifs dont le fisc en tête... :D

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    2. @koltchack: Mais je comprends parfaitement la position du Mgr, je l'écris me^me: elle est logique, ds la droite ligne. Cependant, permets moi de ne pas etre d'accord avec lui et de l'écrire.

      Pour ce qui est des droits, ils me semblent que la construction et l'établissement des droits quelqu'ils soient est tout ce qu'il y a de plus " idéologique ". le droit évolue depuis la nuit des temps parallèlement aux idéologies en vigueur et des évolutions de la société. Le fondement juridique des " droits " va de paire avec la société. Ainsi si l'acceptation de l'homosexualité est un fait de société ( encore que ) le droit ne doit-il pas s'y adapter peu ou prou ?

      Enfin, peut-etre ne l'as tu pas remarqué mais ds mon billet ce n'est pas tant la vision du "mariage " gay de MGr que je critique mais plutot sa perception de l'homosexualité.

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    3. @didier: t inquiète le fisc s'adaptera, on peut lui faire confiance pour cela

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  8. Il faut lire "quelques temps" au lieu de "quelque chose". Bon sang !

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  9. J'ai vaincu mes vacances et je viens fureter.
    Alors si je comprends bien, Mgr Germay n'a pas fait dans la dentelle. Que veux-tu: être ecclésiastique, fût-ce un Monseigneur, n'est une garantie ni de délicatesse, ni d'intelligence.
    Ensuite, qu'il soit contre le mariage gay, c'est logique. Il défend (maladroitement) la position de l'église catholique. Sur ce point, les églises, les religions en général, ne sont pas très portées à l'ouverture d'esprit. Elles sont les gardiennes d'un ordre social figé. D'autant plus figé qu'elles se sont si bien associées aux pouvoirs en place que le message d'origine, plutôt humaniste (pour le christianisme) s'est mâtiné de trempette avec le pouvoir. D'où quelques paradoxes pas très clairs: comment se sortir de cette défense inflexible de l'ordre établi, sans perdre de vue l'amour du prochain, même homosexuel et cette dilution dans l'oecuménisme à tout crin dont l'église catholique fait preuve depuis 30 ans en brouillant les pistes de telle sorte que plus personne n'y comprend rien?
    Peu importe ma position personnelle dans cette histoire. Ce qui est important, c'est que les églises ne perdent pas de vue le message originel qui est, me semble-t-il, la compassion envers l'autre et l'aspiration à la paix du Christ. Si l'amour naît entre deux êtres, l'église ne devrait qu'approuver. Le mariage, c'est une autre histoire. Là, outre le sacrement, on entre dans le sociétal et par conséquent, dans les histoires de lignée et de gros sous. Déjà que l'église catholique dit niet au préservatif et refuse de revenir sur le célibat des prêtres, alors le mariage des homosexuels...
    Encore faudrait-il qu'elle explicite la chose avec un minimum de diplomatie.

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    1. " Déjà que l'église catholique [...] refuse de revenir sur le célibat des prêtres ".

      C'est la moindre des choses. L'Eglise, comme n'importe quelle organisation humaine, religieuse ou pas, a des règles de fonctionnement qui lui sont propres. Personne n'a à discuter les statuts de je ne sais quelle société. Après tout, tout un chacun est libre d'y entrer ou pas et le fait en connaissance de cause. S'il y a bien quelques prêtres catholiques qui tentent de remettre en cause le célibat des prêtres, on s'aperçoit généralement qu'ils sont liés à des mouvements progressistes dont le but est de continuer l'oeuvre de destruction du magistère moral. A ceux-là, je ne vois qu'une seule chose à leur répondre : " Personne ne vous a mis un revolver sur la tempe pour vous obliger à devenir prêtre. Si les conditions ne vous agréent plus, ayez le courage d'aller jusqu'au bout de votre réflexion, et tirez-en les conclusions qui s'imposent : partez ! "

      Pour mémoire, je rappelle que l'idée de célibat des prêtres n'est pas neuve, qu'elle remonte aux Pères de l'Eglise :

      Saint Paul, 1 Corinthiens 7, 2-9
      " Toutefois, pour éviter toute impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n'a pas puissance sur son propre corps, mais le mari; pareillement le mari n'a pas puissance sur son propre corps, mais la femme. Ne vous soustrayez pas l'un à l'autre, si ce n'est d'un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière; puis remettez-vous ensemble, de peur que Satan ne vous tente par suite de votre incontinence. Je dis cela par condescendance, je n'en fais pas un ordre. Je voudrais, au contraire, que tous les hommes fussent comme moi; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, l'un d'une manière, l'autre d'une autre. A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu'il leur est bon de rester comme moi-même. Mais s'ils ne peuvent se contenir, qu'ils se marient; car il vaut mieux se marier que de brûler ".

      On peut même remonter à l'Ancien Testament :

      Jérémie 16, 1-2 :
      " La parole de Jéhovah me fut adressée en ces termes: Tu ne prendras point de femme Et tu n'auras point de fils ni de filles en ce lieu ".

      Quant aux neuneus de tous poils qui se piquent de faire la leçon à l'Eglise alors qu'ils professent un athéisme grand teint, je n'ai qu'une chose à leur dire : " Allez vous faire foutre ! ". Que la critique vienne de gens qui savent de quoi il retourne parce qu'ils le vivent au quotidien, je peux à la rigueur l'accepter, avec néanmoins les objections formulées plus haut, mais que des idiots utiles se mêlent de choses dont ils n'ont aucune connaissance, non, c'est trop.

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    2. @lo: Bon retour parmi nous; de bonnes vacances je suppose!

      " Si l'amour naît entre deux êtres, l'église ne devrait qu'approuver " il m apparait évident de par le discours du monseigneur et de par mon expérience que l'Eglise ne reconnait pas et ne reconnaitra jamais la possibilité d'amour entre 2 personnes de même sexe. Elle ne pourra s'y résoudre. Sans doute l'une de principales raisons de mon rejet de la foi. Ne dit-il pas le monseigneur que c'est une contrefaçon de l'amour ?

      Et effectivement, il ne fait pas ds la diplomatie

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    3. Je m'aperçois que j'étais passée à côté de la suite de la discussion.
      Koltchak, je ne discute pas le fait que les églises soient libres de fixer leurs règles. Evidemment pas.
      Je dis que l'Eglise catholique, depuis Vatican II, donne l'impression de s'être diluée dans des compromis qui l'ont fragilisée, quand bien même elle campe fermement sur d'autres questions, pourtant essentielles. Pourquoi accepter ceci et pas cela?
      Que l'Eglise soit inflexible sur la question du célibat des prêtres (pas toujours aussi tranchée qu'aujourd'hui d'ailleurs), le contrôle des naissances ou le mariage des homosexuels, soit. Mais il me semble que tout cela serait mieux accepté si elle n'avait pas lâché du leste ailleurs. Pourquoi avoir renoncé à l'ancienne liturgie, par exemple? Comment défendre son intérêt pour la préservation de la planète tout continuant de professer aux hommes "croissez et multipliez"? Comment justifier la frilosité de Rome à sinon défendre, au moins dénoncer les misères infligées aux Chrétiens d'Orient par l'islamisme?
      Encore une fois, je n'ai pas la prétention de faire la leçon à l'Eglise catholique et je n'ai aucune animosité à son égard.
      Je dis juste qu'il y a de quoi y perdre un peu son latin.
      Et en l'occurrence, pour en revenir au billet de corto, les propos de Mgr de Germay ne me dérangent pas le moins du monde tant qu'il défend la position de l'Eglise à propos du mariage. Il est dans son rôle.
      Je suis plus gênée par le jugement de fond qu'il porte sur les homosexuels. "leur comportement [sexuel] n'est pas admissible", ou " Il y a un travail énorme à réaliser pour aider les enfants et les jeunes (...) à repérer et écarter les contrefaçons de l’amour qui leur sont si souvent proposées".
      Corto est assez honnête pour ne pas distordre les citations. Je prends donc ce qu'il cite comme argent comptant et là, ce n'est plus l'Eglise qui s'exprime, mais le jugement d'un homme à l'encontre de pratiques sexuelles qu'il n'approuve pas.
      Comme, en la circonstance, il s'exprime en tant qu'évêque, je trouve qu'il outrepasse ce que sa position lui dicte: une certaine réserve et un minimum de tact.



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  10. Et ce sont eux qui nous parlent de contrefaçon :

    choisissez m'sieurs-dames...

    M'est d'avis qu'il y a beaucoup moins de versions de l'amour que de versions de la Bible.

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    1. c'est assez bien vu comme remarque ! :)

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  11. Bon-Dieu, voilà que ton habillage ne colore plus les liens dans les commentaires !!! Je me sens marabouté.

    On va essayer autrement.

    Choisissez m'sieurs-dames...

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  12. La vie sur cette Terre n’est rien face à l’Éternité qui nous attend… Alors pourquoi ne pas se laisser séduire par l’islam ? Quoi de plus tentant que les délices du paradis d’Allah ? En ce paradis point d’anges froufroutants jouant de la harpe sur des petits nuages comme dans le morne paradis promis aux chrétiens, mais des Houris, de belles jeunes filles toujours vierges et dociles, et des Éphébes superbes, tous et toutes à notre service.

    L’eau fraîche jaillit des fontaines, le vin coule en rivières, le parfum des fleurs enivre… et l’on s’allonge sur des couches molles pour d’éternels banquets… avec de plus la contemplation de la face de Dieu…

    Des Houris, certes au paradis… mais le Coran y annonce aussi la présence de jeunes gens et d'Éphèbes…

    Parmi eux tournent leurs garçons (ghilman), comme des perles préservées (52:24).
    Parmi eux tournent des enfants (wildan) éternisés, avec des calices, des aiguières et une coupe [remplis] d'une source (56:17).
    Parmi eux, tournent des enfants (wildan) éternisés. Lorsque tu les verras, tu penseras qu'ils sont des perles éparpillées (76:19).


    Face à ces magnifiques promesses que valent les récriminations de Monseigneur de Germay d'Ajaccio…

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    1. @didace: le paradis version musulmane tel que tu me le raconte serait bien tentant. Encore faudrait-il croire ! Juste un leurre à gogos :)

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    2. @Corto : Les gogos c’est pas ça qui manque… Pour ceux qui pressés ne voudraient pas attendre l’au-delà, le Paradis sur Terre est aussi une réalité… gogo-girls, gogo-boys, gogos bars… Un leurre aussi ? Pourquoi pas après la prière…

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  13. Il me faut à ce stade apprendre quelque chose à Mgr ( et à ceux que son discours séduirait ). L'homosexualité n'est pas à la carte, elle ne se choisit pas, elle s'impose. Je ne connais pas une personne qui ne soit devenue homo par sollicitation ou pour répondre favorablement à une quelconque proposition. L'homosexualité n'est pas un choix. Elle n'est pas acquise. On ( se ) fait avec. Peut-être bien même que si elle n'avait pas été si " stigmatisée ", considérée comme honteuse, pénalement et moralement réprimée pendant si longtemps, les homosexuels auraient-ils moins abusé d'exhibitions et bravé d'interdits pour se manifester, simplement pour montrer qu'ils existent.

    L'homosexualité n'est pas uniquement une histoire de deux mecs ou de deux nanas qui s'envoient physiquement en l'air, qui jouent du téton, qui ouvrent des portes interdites ou qui baisent... L'homosexualité, c'est aussi, n'en déplaise à Mgr de Germay de belles histoires d'amour avec un grand A; exactement les mêmes que chez ceux dont le comportement " naturel " ne saurait être condamné par l'Eglise.

    Non, l'homosexualité n'est pas une contrefaçon de l'amour. C'est la considérer ainsi qui serait contrefaçon de l'amour que tout chrétien se doit d' accorder à ses " frères " même différents.


    Voilà le cri du coeur ! Et c'est ce que j'en ai dit dans le Nouvel Obs : on ne choisit pas l'homosexualité, elle fait partie intrinsèque de certains, point final. C'est une évidence pour les homosexualité, une " normalité ". Et j'espère que le mariage gay deviendra un droit ainsi que l'adoption pour les couples homosexuels.

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    1. @chan: tu as un lien pour ton texte sur le Nouvel Obs ?

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    2. @chan : Je ne pense pas que ce soit si simple. Il faut, bien évidemment, s'entendre sur quelque-chose à un moment pour pouvoir faire entendre sa voix mais il semblerait que, passés quelques principes éducatifs ou socioculturels, rien n'empêche quiconque de se complaire dans un rapport homosexuel ; pour une heure, une nuit, une vie...

      C'est peut-être pour cela que l'homosexualité est si férocement combattue de par le monde. Si ce n'était qu'une infime exception personne ne trouverait à redire et, encore moins, un quelconque pouvoir.

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    3. Je pense qu'un enfant est plus équilibré avec 2 papas qui l'aime énormément, plutôt qu'avec un père violeur et une mère alcoolique...
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      Mathieu Sicard a posté le 3-08-2012 à 16:55
      L'adoption, quel que soit le couple qui y candidate, reste une garantie de "bonne parentalité" : les conditions d'accès sont tellement difficiles.
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      Ludo Ban a posté le 3-08-2012 à 17:00
      C'est, je suis d'accord, un puissant garde-fou, cependant ça ne me convainc que partiellement pour les raisons que je donne plus haut.
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      Chan Chan a posté le 3-08-2012 à 17:39
      A Ludo ,
      Ce n'est pas que l'homoparentalité soit souhaitable ou pas, elle EST déjà. Mais masquée par des adoptions par des " célibataires " . On ne décide pas de sa sexualité ou de la couleur de sa peau ou de ses yeux , c'est ainsi , c'est un fait incontestable, intrinsèque à certains . La société n'a pas à pénaliser l'homosexualité en la marginalisant et décidant ce qui est bon pour les homosexuels ou pas. Il s'agit d'avancer et de sortir de la caverne de Platon ..
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      Chan Chan a posté le 3-08-2012 à 15:34
      Le mariage gay et l'adoption par des couples gays doit devenir un droit. Pourquoi un référendum ? Le gouvernement se doit d'appliquer le programme de F Hollande ( enfin , peut-être pas dans sa globalité, mais bon...) . Avec un referendum, nous aurons les " pour " et les " contre " ( faut d'abord consulter les saintes écritures enfin ! )..Alors que l’hypocrisie d'une partie de la société dite " bien-pensante " bride la vie des couples homosexuels.
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      Mathieu Sicard a posté le 3-08-2012 à 15:37
      Oui, c'est simplement l'heure, en somme.
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      Cyril Rust a posté le 3-08-2012 à 14:27
      PAS BESOIN DE RÉFÉRENDUM POUR LES LIBERTÉS ÉLÉMENTAIRES !!!

      En aucun cas, nous n'avons le droit d'interdire à ces gens de faire ce qu'ils ont envie.

      Si cela vous gène que les gays fasse la même chose que vous, ne le faites plus, c'est toujours les plus gênés qui s'en vont.

      Le fait d’être le plus fort et les plus nombreux ne justifie pas d'interdire tout et n'importe quoi !!
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      Mathieu Sicard a posté le 3-08-2012 à 15:42
      Egalité devant la loi, en effet ! Mais attention, ce n'est pas la guerre : la plupart des hétérosexuels sont pour le mariage des couples de même sexe. Et puis sans doute certains homos sont contre, allez comprendre. Ce serait intéressant d'avoir ce point de vue.

      En attendant, constatons que les contributeurs du Plus semblent ne pas faire de distinguo dans l'égalité des droits : c'est mariage ET adoption.
      Belle journée.
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      Chan Chan a posté le 3-08-2012 à 15:48
      " c'est mariage ET adoption. " Oui Mathieu , enfin, pour les couples qui souhaitent adopter bien sûr !
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      Mathieu Sicard a posté le 3-08-2012 à 15:57
      ...et qui souhaitent se marier, bien sûr. Encore qu'une virgule dans la loi pourrait mener à une blague marrante cinq minutes : l'obligation. "Bon, maintenant que vous avez dit "oui", voici votre enfant..."
      Je m'égare.

      Je prends conscience d'une chose : comme pour les hétéros, le mariage sera un argument de poids pour l'accès à l'adoption. Donc, dans ce sens, c'est un peu le cas. Si JE veux adopter, il vaudra mieux que NOUS nous marions. Tout de même.
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      Chan Chan a posté le 3-08-2012 à 15:58
      ...j'adore

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    4. Oups! Désolée! Tu as demandé un lien :http://leplus.nouvelobs.com/contribution/605465-le-phenomene-hollande.html

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    5. @chan: merci , le copié-collé était suffisant ! :)

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    6. "e pense qu'un enfant est plus équilibré avec 2 papas qui l'aimeNT énormément"

      Soupir, les yeux levés au ciel.
      Et puis non, : http://www.utexas.edu/news/2012/06/11/children_same/

      Etude où l'on apprend que 69% des personnes élevées dans des foyers « homoparentaux » ont de moins hauts revenus, une moins bonne santé mentale et physique et de moins bonnes relations sentimentales que les gens issus de foyers normaux.

      Mais bon, ça ne compte pas, ce n'est pas une étude financée par des assoces gay friendly...

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    7. Bien-sûr que si que cela compte. Autant l'étude que l'article dans son intégralité sans oublier les commentaires afférents...

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    8. en cherchant on doit pouvoir trouver uen autre étude qui dira exactement le contraire, non ?

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  14. Corto, parler de « droits », c’est déjà commettre une erreur quant à la nature même du droit, surtout lorsqu’en plus on avance que sa construction est nécessairement idéologique. Le souci, c’est qu’actuellement on ne pense qu’en termes de droit positif en lieu et place de jusnaturalisme et qu’à cette conception s’ajoute une forte propension au constructivisme. Ce qu’en d’autres termes on appelle l’ingénierie sociale, cheval de bataille du socialisme et qui a malheureusement pollué les esprits censément de droite. Et les fameux « droits à » sont certainement l’expression la plus pure de cette dérive. Ils sont créés ex-nihilo pour complaire à l’électorat et ne reposent sur aucun fondement réel.

    Que le droit évolue, c’est une chose. Le seul problème, c’est que l’élaboration du droit n’est pas confiée à des hommes de l’art comme c’est le cas dans les pays qui se fondent sur la Common Law, mais bel et bien à des politiques qui le construisent et le déconstruisent en vue de satisfaire leurs clientèles. Or, le droit est avant tout la recherche du juste, et donc d’une certaine manière la recherche de ce qui est moral, même si cette remarque à le don – et ça se comprend eu égard à leur agenda - de faire bondir les tenants du droit positif. L’autre pilier du droit est la codification du rapport à l’autre. Je fais cette précision pour nombre de nos « amis » libéraux (plutôt libertariens il est vrai) qui ont tendance à penser que le droit est un champ à part, un corpus abstrait dégagé des contingences humaines. On ne peut donc créer le droit à partir des marottes sociétales du moment pour la bonne et simple raison qu’elles ne vont pas nécessairement dans le sens du Bien Commun.

    Chaque société humaine repose sur une infrastructure composée de vertus et de références morales qui leurs sont propres et n’ont pas nécessité à être explicitées. Elles font partie du corpus que nous recevons, normalement, à travers l’éducation. Elles nous guident dans nos décisions en définissant les champs du possible, des interdits, des obligations. Avant 1968, et l’arrivée des gauchistes qui créèrent de toutes pièces de faux débats de société afin de pouvoir saper les fondements d’une société qualifiée de « bourgeoise » en installant de soi-disant « avancées », je n’ai pas souvenir que cela posait quelque problème que les homosexuels ne se marient pas (idem pour l’euthanasie, le vote des étrangers, l’homo-adoption, etc.). Et pourtant, les couples homos existaient, étaient connus dans leurs quartiers et je me souviens pas qu’ils aient été en butte à un ostracisme général, sinon de quelques neuneus bas du front.

    A suivre...

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    1. ...suite :

      Corto, méfiez-vous comme de la peste de tous ces ingénieurs sociaux qui sous couvert de rechercher ce qui est bon pour nous, n’ont d’autre but que de déconstruire une société qui a été patiemment construite sur un millénaire et demi. Je ne saurais trop vous conseiller de vous pencher sur ce passage de Burke :
      « Nous ne sommes pas les adeptes de Rousseau, ni les disciples de Voltaire; Helvétius n’a pas fait fortune parmi nous. Des athées ne sont pas nos prédicateurs, ni des fous nos législateurs. Nous savons que nous n’avons pas fait de découvertes, et nous croyons qu’il n’y a pas de découvertes à faire en morale, ni beaucoup dans les grands principes de gouvernement, ni dans les idées sur la liberté, qui longtemps avant que nous fussions au monde, étaient aussi bien connus qu’ils le seront lorsque la terre aura couvert notre présomption, ou que la tombe silencieuse aura fait taire notre babil inconsidéré.
      En Angleterre nous n’avons pas encore été dépouillés de nos entrailles naturelles; nous sentons encore en dedans de nous; nous chérissons et nous cultivons ces sentiments dans leur pureté native, non sophistiqués par le pédantisme ni par l’infidélité. Nous avons de véritables cœurs de chair et de sang qui battent dans notre sein. Nous craignons Dieu, nous élevons avec respect nos regards vers les rois, avec affection vers les parlements, avec déférence vers les magistrats, avec révérence vers les prêtres, et avec respect vers la noblesse. Pourquoi ? Parce que quand de telles idées se présentent à nos yeux, il est naturel d’être ainsi affecté parce que tous les autres sentiments sont faux et factices et qu’ils tendent à corrompre nos esprits, à vicier les bases de notre morale pour nous rendre incapables de jouir d’une liberté raisonnable, et en nous donnant des leçons d’une insolence servile, licencieuse et dissolue pour faire le vil amusement de quelques jours de fêtes à nous façonner parfaitement pour l’esclavage et à nous en rendre dignes justement et à jamais.
      Vous voyez Monsieur que dans ce siècle de lumières je suis assez courageux pour avouer que nous sommes généralement les hommes de la nature; qu’au lieu de secouer tous nos vieux préjugés, nous les aimons au contraire beaucoup; et pour nous attirer encore plus de honte, je vous dirai que nous les aimons, parce qu’ils sont des préjugés; et que plus ils ont régné, plus leur influence a prévalu, plus nous les aimons.
      ».

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    2. @koltchack: "je n’ai pas souvenir que cela posait quelque problème" La je crois que tu te mets le doigt ds l 'oeil. Avant 68 et longtemps encore après, l homosexualité était un pb. La seule couche de la société où elle était plus ou moins acceptée, c'était " chez " les artistes. Ailleurs c'était caché, tu, étouffé ou pire combattu, considéré comme une maladie, combattu, honteux etc... ds ces conditions, on imagine aisément que le mariage n était pas venu a l idée des homos.

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    3. De même qu'on ne se vantait pas d'être partouzard, échangiste, etc. C'est quand même une tare plutôt récente que d'exhiber sa sexualité comme on le ferait d'une sainte relique et pire encore, de considérer que c'est une identité.
      Sur le reste, je me rappelle qu'au début des années 70, il y avait deux mécanos du garage de notre rue qui formaient un couple. Ils faisaient sourire. Je ne me souviens pas que des méchancetés aient été dites. Mais jamais il ne leur serait venu à l'esprit de réclamer les pignouferies modernes.

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  15. çà fait chier de faire la queue pour se marier à la mairie, et de croiser les autres couples à la sortie. Ce serait pire si s'était pour être casé entre deux mariages gay. Alors les vieilles peaux, vous avez votre confident pédé préféré sur internet, mais combien d'entre vous aurait aimer marier le fiston avec une autre paire de couille, devant toute la famille?

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  16. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/604336-mariage-gay-et-adoption-pour-les-couples-homos-faut-il-un-referendum.html

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    1. Je propose un referendum bidon, comme pour le projet de constitution UE

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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique