samedi 7 juillet 2012

Faut-il exiger le départ de Bachar el-Assad ? Pas si sûr.


Je me souviens qu'à l'époque des évènements en Libye, en une réunion et une seule, Sarkozy avait convaincu le monde qu'il avait convoqué de mettre un terme au régime de Kadhafi par le biais d'une intervention militaire. Les premiers avions partaient avant même que la réunion ne prenne fin. Mais ça, c'était la Libye. Kadhafi est mort; tout n'est pas réglé, loin s'en faut, mais bon, les premières élections législatives se tiennent ce week-end.

Hier se tenait la 3ème réunion des Amis de la Syrie. Il y avait du monde pour dire, encore et encore, qu'il fallait mettre un terme à ce carnage et Moi-Je-Président de déclarer que Assad était une menace pour la paix dans le monde et d'exiger son départ. 

Il est certain que ce que fait subir Assad à une partie de son peuple est une véritable horreur: tortures, exactions en tous genres et  répression sanglante qui aurait fait plus de 15 000 morts.

Mais la Syrie n'est pas la Libye. La Russie et la Chine protègent le pouvoir en place autant que leurs propres intérêts. L'armée syrienne est une des plus puissantes et des mieux équipées de la planète. Les différentes confessions religieuses s'affrontent: Chiites, Sunnites, Alaouites. Certaines soutiennent Assad, d'autres le combattent. J'ai même entendu que les chrétiens locaux apportaient leur soutien au régime de peur de voir les fondamentalistes musulmans prendre le pouvoir. Et ces tensions religieuses ont même des répercussions au Liban, ils commencent à se mettre dessus à Beyrouth. La Turquie est sur ses gardes, l'Iran, l'Arabie Saoudite et le Qatar soutiennent une partie  des rebelles... Un vrai merdier, il n'y  pas d'autre mot. Certaines puissances occidentales veulent apporter une aide en armes et en moyen de communication " à l'opposition " sans que l'on sache véritablement de quoi est faite cette opposition.

Personnellement, j'aurai tendance à dire que c'est un conflit local avec de possibles répercussions internationales dont nous aurions bien tort de nous mêler. Pire, je me demande si le départ de Bachar el Assad et l'écroulement du régime actuel ne seraient pas plus dramatiques dans leurs conséquences que la situation actuelle. On a vu en Irak.

Le communiqué final de la réunion des Amis de la Syrie disait: " Ceux dont la présence [ à cette réunion ] compromettrait la crédibilité de la transition devraient être mis à l'écart. " Je n'étais pas à cette réunion et, effectivement, je souhaite néanmoins être mis à l'écart de ce pataquès inextricable dont nous ne maîtrisons ni les tenants ni les aboutissants. Ce serait bien que mon pays en fasse de même.

Folie passagère 1245.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

21 commentaires:

  1. 15.000 morts, oui mais plus de la moitié est à imputer aux rebelles islamiques. La précision est d'importance. Ainsi le massacre de Houla que tout le monde s'est empressé d'attribuer à l'armée syrienne sur la foi des informations transmises par le comité syrien des droits de l'homme, en exil à Londres, a été le fait exclusif des rebelles islamiques. Que ce comité en exil soit une courroie de transmission des mouvements islamistes ne semble choquer personne. Si c'est pour les drouadlom ils sont nécessairement impartiaux.

    Franchement, il y en a plus que marre de ces conneries. Si on veut préserver la paix dans cette région, notre devoir est de soutenir le seul régime laïc qui a toujours respecté toutes les confessions et a réussi à les faire cohabiter en paix. Par ailleurs, il serait plus que temps que nos dirigeants se rendent compte que les USA n'ont pas le même agenda que nous et que depuis 1938 ils n'ont cessé de jouer la carte des théocrates musulmans. Ils n'ont que des intérêts à court et moyen terme et se foutent bien de ce qui peut arriver aux populations. Déjà que pour leur complaire nous avons trahi nos amis serbes et frères dans le Christ, il est plus que temps de nous démarquer de nos "alliés".

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    1. @koltchack: d'accord sur l ensemble en particulier sur le " qui qui tue le plus là-bas ".
      De la à soutenir Assad... Il faudrait effectivement oser se démarquer de nos alliés ce qui demanderait et d'un une volonté courageuse et de deux que l'on admette que le "droit d'ingérence " ( j ai oublié la nouvelle appellation progressiste ) n'est pas forcément la solution. Autant pisser ds un violon.
      Ce qui est sur par contre c'est que pendant des années le régime de Assad,tout aussi repressif qu'il soit, a ét le garant de la stabilité de cette région.

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  2. Bonjour,

    Je crois qu'il faut faire attention aux approximations. Le Président Sarkozy n'a jamais convaincu l'ensemble des grandes nations qu'une action militaire en Libye était nécessaire. J'en veux pour preuve que la Chine et la Russie se sont senties flouées. Et pour cause, le mandat accordé par le Conseil de Sécurité des N-U ne comprenait littéralement pas la possibilité d'actions militaires offensives.

    Si la Russie et la Chine avaient pu s'opposer aux actions militaires des puissances occidentales en Libye, elles l'auraient fait ! Et pour cause, elles tiennent mordicus à leur doctrine de la non-ingérence !

    L'armée syrienne est d'ailleurs bien sur-évaluée dans votre message, elle ne poserait aucun problème majeur. Je dirais même plus qu'en réalité, certains industriels et certains militaires seraient très heureux d'aller s'entrainer contre elle. Cela permettrait de faire manœuvrer nos aviations en test 'grandeur nature'. Il y aurait quelques pertes, mais mineures. Et je le dis sans aucun cynisme.

    Enfin, l'Iran ne soutient surtout pas les rebelles mais le pouvoir en place, depuis toujours. Les positions de l'Arabie Saoudite et du Qatar ont toujours été assez modérées. Ce sont deux pays qui participent activement à une diplomatie de l'ombre dans la région. 'De l'ombre' non parce qu'elle est néfaste, mais qu'elle est discrète par souci d'efficacité. Leurs intérêts se trouvent dans une région stable. Le Qatar est d'ailleurs un relais diplomatique important pour les occidentaux dans la région.

    La Syrie n'est en rien un problème régional. D'ailleurs il est douteux de penser que massacrer des milliers de personnes en toute impunité soit un problème local. En tout cas, je ne m'y résoudrai pas. La position géographique de la Syrie en fait, de toute façon, un problème international. La Syrie est un pays qui peut basculer à tout moment, et le destin du Liban y est tout à fait intriqué. À coté : Israël et l'Irak. Non, la position de la Syrie sur l'échiquier du Moyen-Orient suffit à en faire un problème international majeur.

    Que l'on doive faire attention à notre engagement, bien évidemment. Il ne faut pas répéter certaines erreurs qui ont été commises lors d'interventions en Irak ou en Libye par exemple. Mais cela ne veut cependant pas dire que nous devrions rester inactifs, il y a des dizaines de façons d'être pro-actif sans pour autant faire parler les armes.

    Il serait bien triste que notre pays des Droits de l'Homme renonce à protéger des populations civiles. Les mêmes raisons qui avaient été invoquées par M. Sarkozy, à juste titre, pour agir en Libye, sont valables aujourd'hui pour la Syrie.

    Bien à vous,

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    1. @amendement: Sarko a bien convaincu l'ensemble des pays sur la Libye. Et à vrai dire, la Chine et la Russie n'en avait pas grand chose à faire puisqu'elles n'ont pas emis le moindre veto. Vs invite à lire sur ce sujet le livre de catherine Nay " L'impetueux ".


      Je ne surévalue pas l armée syrienne, je dis juste qu elle est sauf erreur de ma part considéré comme la 6 armée du monde ( hommes et matériels ) avec en particuliers une aviation performante.

      L’intérêt des autres puissances locales est certes la stabilité mais aussi le développement de l'Islam. je pense que ce qui se passe est un pb purement local qui ne le restera pas si certains ne l'externalisaient pas à dessein.

      Je ne suis pas sur que la protection des populations soit en l ocurrence de notre ressort. Et la situation la bas n'a rien de comparable avec ce qui s'est passé en Libye.

      cordialement

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    2. Je n'ai pas lu le livre de Mme Nay, mais ayant quelque expérience en matière internationale et en matière de diplomaties chinoise et russe, je me réfère directement aux résolutions du Conseil de Sécurité et aux déclarations des ministres des affaires étrangères russe et chinois. Ceux-ci ont clairement accuser, à raison, l'OTAN d'avoir outrepassé les résolutions du CdS sur la Libye. Sans quoi, il n'était pas question pour eux d'autoriser une action militaire contre la Libye, au nom de la cohérence de leurs doctrines internationales basées sur le refus du droit d'ingérence. En résumé : nous avons trompé la Russie et la Chine.

      Ce fait rend d'ailleurs le refus de la Chine et de la Russie en faveur de toute résolution condamnant fortement et sanctionnant le régime syrien, tout à fait justifié. La crédibilité est ce sur quoi se basent les relations internationales.

      Pour ce qui est de l'armée syrienne, ces classements sont sans aucun intérêt. Je vous renvoie à ce que l'on pensait / disait de l'armée irakienne à la veille de la première guerre du Golfe, et à ce qui s'est ensuite passé. Étant observateur de longue date des rapports de force militaires et auteur d'un mémoire sur le sujet dans le détroit de Taiwan, certaines choses sont à connaitre. Certes l'aviation syrienne dispose d'avions plutôt modernes, et la Syrie est dotée de DCA. Cependant, 3 choses. Israël a déjà utilisé à deux reprises si ma mémoire est bonne des mesures extrêmement sophistiquées de brouillage radar qui ont rendu pendant plusieurs heures les syriens complètement aveugles. Nos avions restent de meilleure qualité que ceux des syriens. N'importe quel pilote vous le dira, à défaut d'avoir la supériorité technologique, les qualités du pilote c'est-à-dire sa formation, son nombre d'heures de vol et la qualité de l'entretien des appareils est vital. Pour tous ces critères, nos aviations sont supérieures à celles de la Syrie. Enfin, plusieurs défections ont déjà eu lieu au sein de l'armée syrienne, donc en cas d'attaque, tout porterait à croire qu'une grande partie des pilotes préfèreraient faire défection plutôt que de se faire abattre. Bref, la Syrie ne peut pas lutter à armes égales, ce qu'on comprend aisément quand on regarde son budget militaire, ses équipements et sa situation militaire.

      Encore une fois, je ne crois pas que la France ait jugée que les massacres au Rwanda, en ex-Yougoslavie, au Kosovo ou en Libye soient des "problèmes purement locaux" qui ne nécessitent pas notre intervention. Et pour cause. Je vous invite à revisiter l'Humanisme et les valeurs universelles qui ont toujours dirigées -autant que faire se peut- l'action internationale de notre beau pays. Le jour où la France devra regarder des populations se faire massacrer et se dira que ce n'est pas de son ressort de se mobiliser, alors nous aurons perdu notre identité en route et avec elle une certaine partie de notre influence et de notre particularisme sur la scène internationale.

      Les situations en Libye et en Syrie ont beau avoir de nombreuses différences, il n'en reste pas moins que ce sont des dictateurs en place qui utilisent la force armée (des chars, je ne parle pas de matraques) sur des populations civiles. Que des groupes de résistance se soient organisés par la suite est tout ce qu'il y a de plus normal.

      Nous ne devons pas avoir la même conception de la France si vous dites que nous devons laisser des populations se faire écraser par des chars sans rien faire. D'ailleurs, l'inaction est souvent ce qui est prôné par la gauche, certainement pas par les Gaullistes. J'en suis convaincu.

      Bien à vous,

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    3. @amendement: j'ai une très haute conception de la France, gaulliste dirons certains, de droite dirons d'autres et en aucun cas je ne dis qu il faut laisser se faire massacrer les populations. néanmoins, je considère que nous n avons pas à se mêler de ce conflit qui, en dehors de notre droitdelhommisme et de notre humanisme de bon aloi, ne nous regarde pas. C'est avnat tout une guerre civile ( et religieuse ) entre syriens. Les uns au pouvoir , les autres ds l opposition. La communauté internationale a pris fait et cause pour cette opposition qu'elle est pourtant incapable de bien cerner.

      Si encore ce conflit était clair, peut-etre prendrais-je une autre position.

      Pour l instant, ce que j en vois et ce que j en connais, c'est que Assad a été garant de la stabilité pendant des années et qu aujourd'hui des factions religieuses tentent de le renverser. Sommes-nous trop influencés par les images ? manipulés ?

      Lorsque je vois, à cette reunion des amis de la Syrie, un opposant a Assad prendre la parole pour dénoncer les horreurs commises par ce dictateur, je me dis ok, faut y aller. mais je n y comprend plus rien lorsque je constate que ce même "rebelle " avait été présenté comme emprisonné, torturé et exécuté par l opposition peu de temps avant.

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    4. On parle de quelle identité de la France là ? Comme si la France n'existait qu'à compter d'une prise de pouvoir sanglante pilotée par des bourgeois franc-maçons il y a un peu plus de deux siècles. Charbonnier est maître chez lui et le droit d'ingérence une de ces conneries drouadlommistes.
      Concernant le Rwanda, il me semble que les massacres n'ont pas dérangé grand monde, nos militaires présents sur place ayant gardé l'arme au pied jusqu'à ce que cela ne soit plus tenable en termes d'image.
      Quant à l'intervention française en ex-Yougoslavie elle a été tout simplement une trahison envers nos amis serbes. Tout cela pour servir des intérêts qui ne seront jamais les nôtres et pour permettre en définitive une pénétration plus importante de l'islam sur notre continent.

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    5. Le principe même de l'Humanisme qui est, comme l'a rappelé J-P Raffarin aujourd'hui, une philosophie de droite avant tout, c'est un altruisme raisonné et intelligent. Si pour vous, les seules actions que la France devrait avoir sont celles dans lesquelles elle y gagne nécessairement quelque chose pour elle-même, ce n'est plus de l'Humanisme, c'est du Cynisme.

      Quoique vous prétendiez, dire qu'il ne faut pas intervenir dans ce qui ne nous regarde pas, c'est légitimer tous les massacres possibles. "Ah tiens, ce n'est pas chez moi, alors je peux laisser faire". Je ne peux croire que vous êtes aussi pour laisser votre voisin battre sa femme et ses enfants voire même les tuer, sans rien faire, puisque ce n'est pas chez vous. Ou encore laisser une femme se faire violer dans le train pendant que vous lisez votre journal, puisque cela ne vous regarde pas. (Toutes ces situations existent malheureusement au quotidien.) En effet, agir et réagir à ce qui parait injuste et grave, c'est s'exposer aux coups. C'est se faire violence pour se lever et s'opposer à l'intolérable et à l'injustifiable. Quand bien même je ne connais pas et ne partage pas les valeurs de la personne que je sauve. C'est ça, l'Humanisme. Ce sont de hautes valeurs, ces valeurs qui ont fait de nous un grand pays.

      De plus, en tant que membre du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, nous avons en réalité un devoir de réagir. Donc à moins que vous ne vouliez que la France se cloisonne chez elle et ferme les yeux sur tout ce qui se passe dans le monde, et bien il faut agir. Agir avec prudence et intelligence, agir avec du recul, mais agir quand même. Si on s'isole du monde, le monde tournera sans nous et nous serons à la traine. C'est le principe de base des relations internationales.

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    6. (2nde partie)

      Quant à affirmer que l'opposition est principalement et fondamentalement religieuse, c'est un raccourci dangereux. Ce n'est pas parce que ces populations sont musulmanes que ce sont des extrémistes en puissance. Que je sache, dans la France résistante, une grande part était de fervents communistes et ce n'est pas pour autant que la résistance française était considérée comme un groupuscule dangereux.

      La seule chose qui est claire justement dans ce conflit, c'est que Bachar El-Assad est un dictateur sanguinaire. L'ordre chronologique des choses est primordial. Les premières manifestations pour demander le départ de Bachar El-Assad étaient pacifiques, ce n'est qu'après une répression disproportionnée qu'une résistance armée s'est organisée. C'est important de bien comprendre cela. Ensuite quand une opposition se forme, elle se forme autour d'idées et de valeurs communes, elle se regroupe autour d'une identité. Chez nous, ça a été autour du communisme pour certains, et autour d'un nationalisme français pour d'autres. Dans nationalisme, il y a nation. La France est un État-nation. La Syrie ne l'est pas vraiment. Leur identité se forge autour de clans et d'une religion. Voilà donc les identités autour desquelles se forme leur résistance. Cela n'en fait pas de dangereux islamistes pour autant. Si demain s'organise dans un pays une opposition armée catholique, ça n'en fait pas de dangereux croisés sanguinaires pour autant. Il faut apprendre à faire la part des choses. Parmi ces individus, certains sont des extrémistes, la plupart non.

      Qu'ensuite l'opposition armée utilise des stratagèmes de communication pour sensibiliser l'opinion publique mondiale, c'est de bonne guerre. Et il faut bien le dire pour l'avoir vécu plusieurs fois : les oppositions armées qui ne savent pas utiliser les moyens de communication à leur disposition et soulever l'émoi chez nous meurent dans l'oubli (le vaillant colonel Massoud est là pour nous le rappeler, qu'un exemple parmi tant d'autres). Cela ne nous dérange pas quand ce n'est pas trop visible, on garde bonne conscience. Par contre, quand ça devient visible, on commence à être gênés. On sait tous qu'ils exagèrent dans leur communication. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il ne se passe rien là-bas. Vous seriez sans doute étonnés de savoir que l'on a des services de renseignements très bien informés dans ce pays. Que les 'nettoyages' des villes qui se soulèvent ne relèvent d'aucune propagande !

      Dire que Bachar El-Assad a été garant de la stabilité pendant des années n'est en rien un argument. Il a régné par la terreur. Staline aussi a été garant de la stabilité de l'URSS pendant des années. Le Parti Communiste Chinois est garant de la stabilité de la Chine, le régime iranien de même, etc. Je n'en considère pas moins que Bachar El-Assad est un dictateur sanguinaire.

      Bref, loin de moi l'idée de vous convaincre, mais je tenais à réagir. Pour ma part, j'ai dit ce que je souhaitais dire. Je vais passer à autre chose :).

      Bonne journée à vous,

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  3. Bien d'accord avec vous !
    D'autant que les "informations" que l'on a sont partielles et partiales...Les horreurs ne sont pas commises que par le pouvoir, et des pays étrangers à la Syrie travaillent en sous-main pour des raisons entre autres religieuses.
    La manipulation médiatique, là encore est totale sous prétexte de démocratisation et de compassion humanitaire. Il faut dire que dés que nos "journalistes" entendent le mot démocratie, ils ne se sentent plus...On a vu ce que ça a donné en Egypte,en Lybie ou en Tunisie...
    Le péquin moyen avait vite compris l'issue mais pas les "journalistes"...Pour la Syrie, c'est pareil, alors, mieux vaut éviter d'aller mettre le nez dedans, même si la souffrance de ces gens fait mal au coeur.

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    1. @nana: le problème est bien là en ce qui nous concerne: la manipulation de toutes parts de l'information en ce qui concerne ce conflit ( voir le com de Koltchack plus haut à propos du massacre de Houla ). On voudrait nous attendrit, et il y a de quoi, mais en occultant une partie de la vérité à savoir que les horreurs viennent pas uniquement du camp d'Assad.

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  4. ce sont les mêmes populations qui se retournent contre leurs " libérateurs" une fois que les dictateurs sont dégommés, que ce soit en afrique où au moyen orient, nous n'avons pas les mêmes valeurs de la vie, nos idées droits de l'hommistes ne peuvent pas s'appliquer à ces gens, il suffit de voir le Mali !

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    1. @boutfil: comme d('habitude , non ?
      mais tout le pb est là ( et que ne semble pas comprendre les va-ten guerre ) notre conception de la vie et des droits de l homme sont "inconnues " là-bas, sauf à être exploité habilement.

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  5. "Faut-il exiger le départ de Bachar el-Assad ? Pas si sûr."

    Je dirai même plus ! C'est sûr que non !
    Pour installer les islamistes, là-aussi ? Avec leur cortège de tortures, de meurtres et de représailles ?
    Plus une nouvelle vague d'immigration ?
    Non merci.

    Ca suffat comme ci.

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  6. Il s' agit d'une Fitna , aucune raison d'intervenir. Laissons les se massacrer et si l'envie venait aux occidentaux d'intervenir qu'ils se souviennent de se proverbe arabe:

    "Embrasse la main que tu ne peux couper et pries Dieu qu'elle se brise"

    Les peuples libérés d'une dictature feront de même en attendant de pouvoir nous dominer.

    Coran (3,28) " Ne prenez pas les incroyants pour ami sauf s'ils sont dangereux pour vous"

    Coran (47,35) "Ne faites pas la paix quand vous êtes les plus forts"

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    1. @grandpas: mais t'es fou, faut tendre l autre joue, donner le baton pour se faire battre et precher la réconciliation ! que diable, nous sommes la France, les gentils !

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  7. Exiger le départ de Bachar, c'est prendre parti pour une faction contre une autre, toutes deux coupables à mon sens. Bachar a réprimé sauvagement? Les précédents dictateurs, les dictateurs d'autres pays et les dictateurs suivants et d'ailleurs feront de même. La Syrie n'existe pas, c'est une mosaïque et de religions qui ne tient que par les chaîne que le pouvoir en place (quel qu'il soit) a placé autour de ses peuples. Les pays voisins jouent leur carte et essaient d'étendre leur influence. Les grandes puissances (les "Amis du peuple syrien" Ha!ha!ha!) parient sur le vainqueur probable. Cyniquement pour les gouvernants et naïvement pour ceux qui avalent sans réfléchir la propagande simpliste qu'on leur inflige.

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    1. @pangloss: oh purée nous voici quasiment d'accord 100% !


      @amendement: J'en profite pour rappeler a Amendement qu'en 1982 quand le père de Bachar a réprimé ds le sang et les pires horreurs la rébellion ( la même qu aujourd'hui ou peut s'en faut ) cela ne dérangeât personne. ce qui "émoustille" aujourd'hui, c'est le poids des images et de ce que les medias veulent bien nous raconter

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  8. Méfiance! Ne surtout pas se fier à cette belle unanimité médiatique: Assad est un vilain et il faut le dégager. Méfiance. Les conflits précédents nous démontrent que nous subissons bel et bien une forme de propagande. Je veux bien qu'il ne soit pas facile de décortiquer le détail de toutes ces affaires-là, et encore moins de les expliquer au grand public. Mais de là à nous prendre pour des demeurés, au point de nous la faire à la mode Western: gentils et méchants, faut pas pousser.
    Assad n'est pas un saint, soit. En face, les opposants ne sont pas des enfants de choeur non plus. Sauf que eux, on ne les connait pas et on peut craindre que ça ne dégénère comme ailleurs.
    Au moins sous le régime d'Assad, les Chrétiens de Syrie, installés là depuis les tout premiers temps du christianisme, ont-ils une paix relative. Les Druzes, les Alaouites et les Musulmans aussi.
    Si les nouveaux passent, je parie que seuls les Musulmans auront la paix. Les autres leurs yeux pour pleurer.
    La guerre humanitaire, je n'y crois pas une seconde. C'est une arnaque cynique.
    Donc, soit on ne se mêle pas des affaires des Syriens. Soit on avoue haut et fort que le soutien apporté à l'opposition rapporte tel ou tel avantage économique. Soit on soutient Assad parce que lui au moins, tout pourri qu'il est, on le connaît.

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    1. @Lo: tu serais à portée de bisous que je t'en ferai plein car tu viens de résumer parfaitement ce que je sous entendais. Méfiance avant tout et particulièrement vis à vis de de ce que colporte les médias !

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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique