samedi 23 novembre 2013

Les fous furieux de l'Education Nationale


Si, si, ça existe et ils sont instituteurs ou professeurs dans les écoles, collèges et lycées que fréquentent peut-être vos enfants. Ils se définissent comme  "anarcho-syndicalistes" et prônent la subversion. Ils ont pignon sur rue et peuvent même s'initier aux techniques de subversion avec le consentement de leur administration, avec vos sous, contribuables que vous êtes. Fin janvier, ils organisent un stage dont l'intitulé laisse songeur: "Subvertir les pratiques pédagogiques, quelle école : pour qui ? pour quoi ?" 

De quoi que c'est-y qu'ça cause leur stage ? Accrochez-vous ça décoiffe: 

" La subversion est un ensemble de stratégies et de techniques visant à déstabiliser un groupe ou un système en lui inoculant des idées qui remettent en cause ses valeurs les plus intimes 
Enjeu de pouvoir et de luttes entre des intérêts contradictoires, l’école – n’en déplaise à ceux qui rêvent de sa « sanctuarisation » – est le reflet de notre société : dérives autoritaires, arrestation et fichage de sans-papiers, marchandisation, intrusions publicitaires, reconduction et légitimation des inégalités sociales... 
L’école et la pédagogie au service de qui et de quoi ?
Pour certains, c’est un gisement financier encore trop inexploré. Mais c’est aussi une entreprise de promotion de valeurs et de comportements (de soumission, d’individualisme et de consommation). Ces stratégies s’affichent ouvertement (les cours de soutien privés) mais avancent aussi de manière plus insidieuse : injonctions économiques, discours et pratiques pédagogiques mieux à même de répondre aux « nouvelles exigences » patronales (compétences, employabilité , etc.). Pour ne pas en être les complices involontaires ou, pire, impuissants, nous devons les comprendre et les combattre. Non pas en suivant le vent réactionnaire qui souffle sur l’école... ce serait faire peu de cas de cette réalité, déjà dénoncée par Célestin Freinet : « l’école est fille et servante du capitalisme ». Si l’on réalise combien l’école se prête à cet investissement par le libéralisme, « on en vient aussi à se demander si le mode de gouvernement néolibéral ne doit pas beaucoup à la logique scolaire […] et aux modalités de gouvernement qui ont été développées et perfectionnées au sein de l’institution scolaire. » Avec « son » École, Ferry ne déclarait-il vouloir « clore l’ère des révolutions » ?
Alors, quelles pratiques voulons et pouvons-nous mettre en place ?
 Si l’école n’a pas seulement été un lieu de domination mais a pu œuvrer à une certaine émancipation, c’est parce que « le choix d’une éducation libératrice des classes dominées s’inscrit, bien sûr, dans une histoire collective : ce choix ne peut émerger que parce qu’on développe avec d’autres, et pas seulement des enseignants, l’analyse critique des projets d’éducation et des enjeux de société qu’ils contiennent ». Que ces efforts et ces tâtonnements soient aujourd’hui détournés par ceux-là même qu’ils entendaient combattre, doit-il nous conduire à abandonner toute ambition de travailler « l’intérêt, la participation, l’activité, la créativité de l’élève » ? Au-delà de la récupération de formules jumelles, il ne s’agit certainement pas du même projet. Et on ne voit pas que le dogme transmissif lié au capitalisme « d’avant » (encore bien présent !) soit préférable pour les élèves ni qu’une école autoritaire prépare à la démocratie." 

Si l'envie vous dit tout est à peu près expliqué sur le site de ces fous furieux qui, je vous le rappelle, sont susceptibles d’enseigner à vos enfants. 

Qui peut participer à se stage ? N'importe qui à la condition d'être fonctionnaire de l'Education Nationale ou d'être simplement intéressé par le sujet. Pour les fonctionnaires de l'EN, ces charmants membres de SUD et consorts vous rappellent que: "Ce stage se fait sur le temps de travail, chaque salarié ayant droit à 12 jours de formation, il est également ouvert à tous ceux et celles que la question intéresse (à condition de s’inscrire auprès des organisateurs). Pour participer à ce stage vous devez en faire la demande auprès de votre administration avant le 20 décembre 2013" 

Bienvenue dans un monde de fous et sans vouloir vous inquiéter, la prochaine fois que vous irez à l'école chercher vos enfants ou vos petits-enfants ou assister à une réunion parents-professeurs, posez vous la question de savoir à qui vous confiez vos rejetons ! 

Folie passagère 2013. 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

21 commentaires:

  1. "Sans vouloir vous inquiéter" ???

    Bien sûr que si, on s'inquiète. Et depuis longtemps !
    Mais alors là, c'est vraiment le pompon !!! Perso, c'est trop compliqué pour ma pôvre tête ! Je suis... abasourdie.
    Mais vont-ils s'arrêter un jour, "ces fous furieux". Et j'ajoute : DANGEREUX...

    Moral en berne. Je vais aller dormir pour tenter d'oublier... ;-(

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    1. La photo illustre bien votre propos.
      Trop triste et inquiète pour sourire quand même.

      Et demain, musique et point final. Marre, marre et marre de tous ces connards.

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    2. @Franzi: allons, allons, on a déjà vu pire et comme personne ne s'émeut de ce genre de choses, c'est que cela ne doit pas etre si grave que cela ! ( non, je déconne). On marche sur la tête.

      Pour la musique, je te conseille Anna Calvi :) Bon dimanche

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    3. @ Corto
      C'est vrai, mais l'accumulation devient vraiment trop pesante. Et quand ça touche les enfants, GRRRRRR !

      Pour la musique, je vais m'en occuper moi-même ;o) Je suis déjà à la bourre !!!

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  2. Il n'y a rien à sauver de l'Education nationale. Elle n'enseigne plus rien et elle est composée d'idéologues fous. Si un jour j'ai des enfants, ce sera le privé catholique.

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    1. @Mat: Et à mon avis avec ce que nous préparent Peillon et Terra Nova, on a pas encore tout vu !
      Clair que si j avais des gosses, ce qui me semble à priori saugrenu, direct en école privée. C'est d ailleurs amusant de voir le nombre de gauchos qui y mettent leurs enfants.

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    2. Bonjour Corto,

      Je plussoie pour le privé catholique et pour l'éducation en général. Le vers est dans le fruit. Nous sommes face à des individus et à une idéologie qui a tout compris d'Orwell: "La guerre, c'est la paix. La liberté, c'est l’esclavage.L'ignorance, c'est la force. ». Pour le moment, on en est qu'au troisième volet. A quand les deux autres?
      On savait que l'EN n'était plus qu'une gigantesque pétaudière (cf http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Education/n/Contenus/Articles/2013/10/03/La-sanction-pour-fraude-au-bac-jugee-trop-clemente-1635865) mais là, c'est le pompon. En attendant, le pays décroche régulièrement:"« Nous nous apprêtons à vivre un recul de deux places au classement Pisa où nous occupons déjà une place médiocre », a abondé, ce 23 octobre, à l’Assemblée, la députée UMP Annie Genevard" (http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0203086062400-etude-pisa-sur-les-resultats-des-eleves-vincent-peillon-promet-le-pire-621480.php).
      Si les écuries d'Augias ne sont pas nettoyés rapidement, comme le dit H16, CPEF!

      Bon après-midi

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    3. @H: si les écuries d'Augias... Tu crois encore au père Noël ?

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  3. Que chacun ait le droit d'avoir son opinion, ça ne se discute pas. Mais que dans le cadre de l'Education nationale, des agents de l'Etat, au service du public fassent fi de la neutralité qui devrait s'imposer à eux est un véritable scandale. Qu'ils puissent ainsi dresser de jeunes esprits contre leurs parents (car on peut supposer sans crainte de se tromper que la majorité des parents ne partage pas leur opinion et même soit opposée à leur idéologie) est un abus de position et donc au moins une faute professionnelle. Qu'en plus, cette "formation" soit prise sur le temps qu'ils devraient consacrer à l'enseignement et soit payée par le contribuable est au-delà du scandale.
    Quel député aura le courage de s'en inquiéter lors des questions au gouvernement?

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    1. @Pangloss: et oui, sur le temps de travail, aux frais directs ou indirects du contribuable ! Quel député en fera état ? Encore faudrait-il qu ils en soit informés...

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  4. Pour une meilleure compréhension de cet article, je te suggérerais de mettre en italique les citations que tu mets entre guillemets.
    Bravo! quand même. Et merci!
    Je vais répercuter l'info.

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    1. @Pan,gloss: voila, j ai un peu mieux arrangé.
      Et oui, il faut relayer ce genre de trucs . merci a toi

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  5. J'avais,autrefois,dans ma bonne ville de Falaise,un prof d'histoire géo surnommé Nanard:il était le patron du PC local mais s'interdisait en cours le moindre prosélytisme et même la moindre allusion.Cette époque semble malheureusement révolue;je ne suis pas du tout sûr que Nathalie Arthaud s'impose les mêmes obligations.

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    1. @jean marc: se faire surnommer " Nanard" n'est-ce pas, déjà, du prosélytisme de classe ? :)
      Nathalie Arthaud, Pouah, le degré zéro de la politique.

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  6. L'école privée , jusqu'à quand?

    Avec Peillon aux manettes, elle ne restera pas longtemps libre, il va s'en occuper.

    Les années futures seront terribles pour les parents qui ne voudront que les enfants rentrent pas dans le moule socialiste.

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    1. @Grandpas: J aimerai être sûr que les parents, dans leur grande majorité, soient véritablement informés ou conscients de ce que Peillon et sa clique organisent

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  7. Et dans le même temps, mon cher Corto, ils vont s'attaquer au salaire des professeurs des grandes écoles qui continuent à essayer de former encore des élites à ce pays en voie de perdition !

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    1. @marianne: Mais c'est pour la bonne cause qu il a dit Peillon: baisser les salaires des profs de prépa trop payés pour augmenter les autres ! Logique socialiste imparable.

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  8. Snifff,Sniff, où sont les profs d'entan où le respect réciproque existait ? A ce que j'ai compris c'est stage commando pour abêtir les gosses , les former au non respect de l'autorité , familial et social , si tel est le cas , contairement à mes opinions de base ,vive l'école privé .

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    1. @claude Henri: tu as bien compris ! hélas.

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  9. l'école privée a encore de beaux jours devant elle:souvenez-vous de la loi Savary.Peillon,nous t'avons à l’œil.

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