vendredi 30 mai 2014

Le Président peut-il encore gouverner ?



J'ai toujours été opposé au système des primaires. Elles font émerger non pas le meilleur, le plus apte, le plus compétent des personnages destinés à représenter son camp, les idées de celui-ci et à diriger le pays ou une ville, bien au contraire, elles font sortir du chapeau l'individu que les votants estimeront le plus consensuel; non pas le plus rassembleur mais bien celui qui dont on estimera qu'il est le mieux à même de ratisser au plus large. On a eu Menucci à Marseille, on a eu Hollande pour la France.

Les Primaires n’appellent pas l'excellence, elles moyennisent.

Forcément le système en question ne peut qu’accroître les déceptions ultérieures. Repensez à Bayrou, il appela à voter Hollande tant il ne voulait pas de Sarko et de sa politique droitière; aujourd'hui, il a l'élégance du Béarnais pour ne pas dire franchement tout le mal qu'il pense de Président.

Alors aujourd'hui, on pose la question aux Français de savoir qui ils aimeraient avoir à gauche si d'aventure, en 2017, on rejouait les primaires socialistes.

Catastrophique pour Président ! Lui qui au premier tour des primaires en 2011 rassemblait 39% des suffrages puis 56,5% au second tour parvient tout juste à rassembler sur son nom aujourd'hui: 15% des sympathisants socialistes et 3% de l'ensemble des Français (3 pour ne pas mettre 0?). Même Montebourg et Royal lui grillent la politesse, c'est dire l'état de déliquescence ou de délitement, au choix, de Président dans l'opinion !

3% !, ce qui permet à toute la presse et aux Français de se poser non pas la question de sa légitimité, ce ne serait pas politiquement correct, mais bien de sa capacité à pouvoir encore gouverner. "Le président peut-il encore gouverner ?".

Les petits malins et autres hollandôlatres rétorqueront que 3% c'était le score qu'on attribuait au candidat Hollande quelques semaines avant ces fameuses primaires de 2011 - retour vers le passé -  et donc que tous les espoirs lui sont encore permis de reconquérir l'opinion...

Oui sauf que, depuis, on a vu qui était vraiment François Hollande...

Et dire que la droite s'apprête, elle aussi, à faire des primaires.

Folie passagère 2308.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

34 commentaires:

  1. Je suis née à Pau... Bayrou m'a fait honte...
    Eva Joly, elle aussi est un "résidu" de primaire...
    Nous sommes à la croisée des chemins, impuissants, cherchant désespérément
    comment être utile... alors, nous cherchons dans les blogs (dont le votre en tête)
    des infos (depuis nos provinces, Paris semble loin...) Toulouse a éliminé Cohen, comment eliminer Président ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @crisfi: Comment éliminer Président ? Il n 'y a qu'à le laisser faire, il se débrouille assez bien pour s'éliminer tout seul. Et au cas où, on peut compter sur les socialistes eux-mêmes pour l'éjecter tant ils savent que ce gars les conduit à leur perte

      Supprimer
  2. Les primaires?
    Un moment de cirque pour meubler l'inaction des politiciens, qui est de plus en plus visible. Sur un quinquennat, ces gens passent plus de temps à penser tactique politique électorale que de chercher les vraies actions dont le peuple a besoin.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Pierre: le Primaires n avaient qu un but choisir le mec qui serait le mieux à même de battre Sarkozy et de ramener la gauche au pouvoir. Elles ont été remarquablement bien organisées, le problème ça a été après et il était bien prévisible, tous les ténors de gauche n en voulaient pas de Hollande. Mais ils ont joué leur camp, leur place et les maroquins au lieu de jouer la France. On voit le résultat : leur champion les entraine dans sa chute, le pays aussi.

      Supprimer
    2. Ce que tu décris est d'une logique implacable. D'autant plus que c'est la réalité.

      Supprimer
    3. @pierre: hélas et une réalité que rien ni personne ne peut pour une fois édulcorer

      Supprimer
    4. Si on devait trouver une conclusion à notre échange, ne serait-elle pas "Valls président en 2017"?
      Pour la forme, je préférerais Sarko. Il est moins clivant que n'importe quel socialo.

      Supprimer
    5. @Pierre: le petit caudillo président ? et pi quoi encore !

      Supprimer
  3. Vous pouvez être assuré, mon cher Corto, que l'UMP imitera le PS en tout !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @marianne: je le crains hélas. Par ailleurs, je ne pense pas que Sarko, s'il souhaite se représeenetr, se prêtera à cette plaisanterie sauf à vouloir les ridiculiser

      Supprimer
    2. "L'UMP imitera le PS en tout" Pour moi c'est une certitude. Nous aurons droit aux mêmes tractations, compromis et cuisines habituelles "moyennisantes"
      Si F.Hollande n'était pas si mauvais, nous serions aussi mal lotis que le PS. Estimons nous heureux !....

      Supprimer
    3. @mireille: c'est vrai que Hollande, grâce à sa nullité, n a jamais fait autant que maintenant pour la droite et le FN. Hélas, nous n avons pas à droite le ou les personnes capables de se saisir de cette occasion.

      Supprimer
    4. Dans l'un de tes précédents billets, je te disais que nous étions mal barrés avec la "colonisation" de l'UMP par les sensibilités centristes. Tu estimais que 3 ans étaient suffisants pour la construction et l'émergence d'une nouvelle droite à sang neuf, une fois Copé dégagé et les éléphants du trio de transition, écartés. En serais-tu moins sûr aujourd'hui ?

      Supprimer
    5. @mireille: je maintiens que 3 ans c'est suffisant reste a savoir si les éléphants de l UMP laisseront la nouvelle génération monter où si l on devra encore se coltiner ceux qui ont couru à la déchéance actuelle de l UMP. Le cas Sarkozy étant à mettre à part.

      Supprimer
  4. bonjour corto !
    mais pourquoi séparer les primaires de la démocratie en général ?
    il s'agit effectivement d'une contre-sélection dans les 2 cas, seule l'échelle diffère pas le principe ni le résultat.

    Quand à Bayrou , il ne s'agit pas d "élégance" mais il n'y a tout simplement personne d'autre pour retourner sa veste.
    Raison , également, pour laquelle je réponds affirmativement à votre question-titre

    cordialement

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @jmespe: Nous verrons, perso, dès son premier mois au château, je me suis interrogé sur les capacités du bonhomme a aller au bout de son mandat. je vois que nous sommes légion aujourd'hui a se poser la même question. La seule chose que j ai vu changer, c'est que le coup de pied au cul qui le mettra dehors viendra ni des Français , ni de la droite mais peut etre bien de son propre camp

      Supprimer
  5. Avec les primaires, le PS s'est offert une pré-campagne électorale et a bénéficié dans les médias d'un temps d'antenne et de citations dans la presse dont l'UMP et les autres partis n'ont pas profité.
    Dans un parti "normal", le candidat naturel devrait être le président du parti. Mais la politique française est tellement bordélique qu'on n'y sait plus à quel saint se fier et quelle méthode adopter.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @pangloss: je me demande si sous la IVeme, ils ont eu une période aussi tordue que celle que nous vivons

      Supprimer
  6. Mais ne t'inquiète pas, il sera réélu en 2017, primaires ou pas.

    Il EST le président, personnage central de la république.

    vryko

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Vryko: non mais ça va pas la tête ? ( même si je sais qu au pays des fous tout est possible )

      Supprimer
  7. Thierry Desjardins a l'air catégorique, mon cher Corto : "...Si les Français ne descendent pas dans la rue, ne bloquent pas toutes les routes et n'incendient pas bon nombre de préfectures, Hollande va continuer sous nos yeux à se goberger à l'Elysée..."

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @marianne: il manque si peu pour qu ils descendent dans la rue...
      Tenez à Rodez, la confédération a montré sa colère et fait du chantage en prenant en otage un conseiller du président, et hop, ils ont obtenu en moins de 4 he ce qu ild voulaient, la libérationde 5 des leurs

      Supprimer
    2. @marianne: je rajouterai que si il démissionne , ce ne sera pas de son fait, ni même celui de la droite mais parce qu il aura été poussé par sa propre " majorité", enfin majorité, vous m avez compris.

      Supprimer
    3. Bonjour Corto,

      Pas tout à fait d'accord. Je ne crois pas que la remise en liberté de ces pauvres types soient le fait de leurs coreligionnaires. On n'incarcère pas pour le moindre motif. La règle est simple, la liberté reste la règle, l'incarcération l'exception (ils sont d'ailleurs convoqués au tribunal correctionnel début juillet). On peut le regretter mais c'est ainsi. Non, ce qui est grave, c'est que maintenant, dans ce pays, on peut "kidnapper" un proche du chef de l'Etat (j'oublie momentanément qui est titulaire du poste et ne m'intéresse qu'à la fonction) pour des motifs des plus foireux sans trop être inquiété (et les merdias en rajoutent évidemment). Ça en dit long sur la situation de déliquescence actuelle de notre société, sur la faiblesse inquiétante de l'Etat (c'est plus facile de traquer l'automobiliste sur le bord des routes ou d'emmerder les gens qui vapotent) et sur la mentalité de c...-molles des responsables de ce pays. Triste mais si emblématique.

      Bonne soirée.

      Supprimer
    4. @H: ah mais si j en crois Europe 1, les gars étaient en taule pour quelques jours et ne doivent leur libération qu à ce " kidnapping", libération qui n était pas prévue pour aujourd'hui, d'où l'action des copains. Ils seront convoqués par le juge d'ici quleuqe semaines.
      Regarde aussi l histoire des bonnets rouges: cinq six gars inquiétés pour des millions d euros de dégâts et hop, l'éco taxe, votée à l unanimité par toute le représentation nationale,retoquée.
      On a plus de 5 00 000 ou 6, on ne sait plus très bien, de chômeurs et l autre courge qui nous balance un plan anti-tabac , j en passe et des meilleures.
      Déliquescence de l Etat parce que l Etat n'est pas tenu, ni plus, ni moins

      Supprimer
  8. Dans tous les magasines :"Le président peut-il encore gouverner ?" , tu as certainement raison en pensant qu'il sera débarqué par son propre camp et ça ne serait pas un mal d'avoir de nouveau un adversaire plausible en face d'une droite qui serait obligé de se remettre au combat en virant le centre mou et faire un pas voir sa nouvelle droite .
    Dernier couac du gvt les projets Taubira refusés par pépère .
    Deux jours de congé et c'est le bordel , pour suivre en ce moment il faut rester brancher 24/24 .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Claude Henri: Taubira recadrée! Nous aurait-il fait une petit caprice d'autorité le monsieur 3% façon Pépé:

      http://lencyclopedix.free.fr/image/etrangers/hispaniques/pepe2.jpg

      Je pense effectivement que le principal problème/adversaire/ennemi de Hollande maintenant c'est son propre camp

      Supprimer
  9. il faut lire magazine , milles pardons :-(

    RépondreSupprimer
  10. Bien d'accord, tiens!
    Cependant, c'est tout le problème de la démocratie, ça. On élit des minus-habens sur leur
    bonne mine, après on constate les dégâts et alors on n'en veut plus.
    Il serait temps, sans doute, de réfléchir à autre chose...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Nouratin: réfléchir a autre chose ? mais a quoi si ce n'est a ce que les Français réfléchissent un peu plus avant de voter

      Supprimer
  11. Décidément, à l'UMP, c'est le bazar à tous les étages !
    D'après Le Point, les statuts de l'UMP n'ont pas été respectés mardi par le bureau politique. Le triumvirat n'a aucune légitimité a prendre la direction du Parti.
    1/ C'est le vice-président délégué (Luc Chatel) qui doit prendre l'intérim en attendant l'élection du nouveau président.
    2/ La démission de Copé n'était pas à l'ordre du jour du bureau. Elle aurait du être donnée au Conseil National. Elle pourrait être invalidée.
    3/ Ce n'est pas au triumvirat d'organiser le congrès d'octobre. C'est la Haute Instance qui doit s'en occuper.
    Bref, si des adhérents sont mécontents de la nouvelle direction, ils peuvent porter plainte devant la justice.

    A côté de la plaque les nouveaux sages putschistes !

    http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/demission-de-cope-les-statuts-de-l-ump-ne-sont-pas-respectes-30-05-2014-1829574_1897.php

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @Gily: peut etre n ont-ils pas été respectés mais puisque il fallait virer tout le monde,.. autant le faire par les portes et les fenêtres et tant pis pour les statuts qui de toute façon ont été bafouées dans les grandes largeurs depuis 18 mois

      Supprimer
    2. @Gily: peut etre n ont-ils pas été respectés mais puisque il fallait virer tout le monde,.. autant le faire par les portes et les fenêtres et tant pis pour les statuts qui de toute façon ont été bafouées dans les grandes largeurs depuis 18 mois

      Supprimer
  12. "Et dire que la droite s'apprête, elle aussi, à faire des primaires."

    Ben oui ! Y'a plus personne à droite. Je veux dire : personne de valable.
    Alors, on se dépêche de copier un plan désastreux, qui détruit la France, mais qui a bien propulsé le Glandu dont personne ne voulait.

    Quant à ce crétin de Manugaz ! Empêcher l'Huître de démissionner ! Faut-il qu'il tienne à son maroquin pour prolonger pareille torture... :o(((

    RépondreSupprimer

Les commentaires " anonyme " seront systématiquement rejetés. La modération des commentaires étant activée, leur parution peut prendre quelques temps. Les commentaires hors-sujet ne seront pas validés.

L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique