dimanche 16 octobre 2011

Le Luchini du dimanche: " Et puis voilà, et puis tant pis..."

" Un immense chaudron de culture classique, saupoudrée tantôt de façon soutenue, tantôt de façon populaire : c'est là la singularité, pour ne pas parler du génie, de Fabrice Luchini.



En sa présence, l'ambiance est "luchinienne" : c'est le propre du vrai artiste, celui qui a un univers qui se diffuse dans l'assemblée, imperceptiblement, et qui s'impose à chacun. "

En fait, j'aime bien Luchini.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

12 commentaires:

  1. Rien à faire, il est pénible et pourtant, j'ai fait l'effort de l'écouter durant 6 minutes 12 secondes.

    Il y a quelques années, j'étais à la Comédie des Champs Elysées écouter Noiret lire du Victor Hugo, je me suis endormi à la moitié.Je pense qu'avec Luchini, ce serait identique.

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  2. Noiret (surtout lisant Victor Hugo) est à Lucchini ce que François Hollande est à Mendes France, si je peux me permettre une comparaison un peu osée.

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  3. @grandpas: il n est pas pénible, il suffit d'être receptif. Tu ne l'es pas, pas grave.

    @lo: salut toi, effectivement,même si Noiret etait un excellent acteur, il n 'était pas un "diseur" ce que fait parfaitement Luchini. Je crois bien qu'avec Noiret et Hugo je me serai aussi endormi.

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  4. Merci, cher toi, pour ce cadeau du dimanche soir. J'ai adoré qu'il RELISE ! Moi, en ce moment, je relis "La douce", de Dostoïevski pour la Nième fois, ainsi que "Nous avons tué Stella", de Marlen Haushofer, deux petits livres publiés par Babel, où il est question de la même chose : le suicide d'une jeune femme. Pathos zéro : c'est magnifique.

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  5. A mon corps défendant , je suis un redoutable dormeur surtout au théâtre, je me suis endormi aussi à la maison de la Poésie en écoutant 3 personnes déclamer du François Villon et pourtant j' adore Villon.

    Par contre, j'ai apprécié :" LE FANTÔME DE SHAKESPEARE, De Philippe Avron"; et là je ne me suis pas endormi.

    J'ai pu voir cet immense acteur, lui aussi d'une grande culture, il nous a malheureusement quitté.

    Je possède , deux de ses ouvrages dédicacés pour mes deux filles, l'une d'elle était avec moi au théâtre du Ranelagh.

    Il était très heureux qu'une si jeune enfant vienne voir sa pièce et soit passionnée, un homme simple, tel il m'est apparu.

    Allez, la journée commence.

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  6. @lika: mais de rien. Vois tu je suis surpris du"succès" de ces Luchini du dimanche. Cela change et ravigote. En plus, il me donne envie de lire ou relire certains livres.

    @grandpas: Shakespeare , je crois que même Luchini n arriverait pas a me donner envie:)

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  7. Bongo ! Je viens d'acheter les "Mémoires d'outre-tombe".
    C'étaient six volumes, reliés plein cuir, avec décor doré au fer chaud, bourrés de gravures d'époque.
    Il étaient là, par-terre sur une bâche, dans une brocante. Etat neuf, ils semblaient même n'avoir jamais été lus.
    Combien ? je dis à la marchande.
    Quatre-vingts euros, qu'elle me répond.
    Je réfléchis et je lui dis : soixante, ça marche ?
    C'est d'accord, me dit-elle avec son plus grand sourire.
    Et je suis partie avec mon trésor.
    Est-ce que je lirai ce chef d'oeuvre de Chateaubriand, celui pour lequel tant de ses contemporains lui ont servi une rente viagère pour en être les propriétaires après sa mort ?
    C'est une autre histoire.

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  8. @marianne: La belle affaire s'il en est, pas cher!
    il y a des livres que l on achète pour les lire, d'autres parce qu'ils sont beaux. J'aurai peut être succombé à la tentation comme vous, mais de là à me "farcir " 6 tomes de Chateaubriand... Vous nous direz :)
    bises

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  9. Désolé de t'infliger ce long copié-collé

    Philippe, me dit un jour Shakespeare, voudriez-vous que nous soyons tous les
    deux gamins éternels ? ». C!est ainsi que commence le spectacle du comédien et conteur
    Philippe Avron.
    Dans une classe de terminale de lycée, peuplée d!élèves répondant aux doux
    noms de Tête de Silex, Carbone 14, Black Hole ou Aurélia, le professeur essaie de faire
    partager à ses ouailles la certitude de l!existence des messagers de l!au-delà.
    Shakespeare et Einstein assistent au cours : les élèves voient le dramaturge et le savant,
    mais un député et un inspecteur ne parviennent pas à distinguer les illustres revenants.
    Les redoublants que le professeur nomme « ceux qui continuent avec moi le
    voyage », ne distinguent les fantômes qu!au bout de quelques années.
    Comment oser voir d!emblée ce qui relève de la poésie et d!un cheminement
    personnel ? Les élèves qui ont triplé leur niveau considèrent toute question brève comme
    une affirmation prétentieuse, alors que la lueur d!une réponse nécessiterait des années.
    Pour mieux expliquer son propos, Avron appelle à la rescousse, en un clin d!œil,
    Jacques Lecoq, Montaigne, Kant ou Nietzsche, Jean Vilar, des morts bien vivants et
    particulièrement drôles auxquels viennent répondre des vivants… bien vivants : Peter
    Brook, Raymond Devos, Ariane Mnouchkine…
    Philippe Avron choisit pour ce monologue d!explorer les recoins de ce qui l!entoure
    et le passionne : le théâtre.
    Le spectacle parle des fantômes qu!on ne voit pas, mais qui n!en existent pas
    moins, ce sont nos doubles, nos ancêtres, tous ceux qui nous habitent. Shakespeare est
    le roi des fantômes avec sa poésie et son panthéisme. Pour lui, la lune rougit, les étoiles
    se figent, le poignard regrette, le sang sort de la plaie pour voir qui l!a libéré. Tout vit au
    théâtre sous son regard.
    Ce qui frappe le comédien-auteur, c!est que depuis deux générations, on a éliminé
    les fantômes de notre vie. On ne trouve plus de greniers, de silence dans la nuit, de
    peurs ensemble : en échange, la confrontation solitaire avec l!angoisse.
    C!est pourquoi les fantômes se sont réfugiés au théâtre, là est leur place. Le
    théâtre fait venir les spectres et revenir au passé. L!homme, fort de son pragmatisme, a
    cru éliminer cette réalité, qui ne peut être radiée, puisqu!elle est.
    « Nous sommes tous les enfants d!un tel et d!une telle, issus d!une histoire, et
    lourds de tels poids, de telles joies »

    Voilà, si cela avait été réellement du Shakespeare, je me serais endormi.

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  10. Je voulais écrire "Bingo !" et pas "Bongo !"
    Quant à ces livres, ils sont tout à fait merveilleux : plein cuir rose agrémenté de fleurs dorées !
    Un régal à regarder et à toucher déjà.
    Ne reste plus qu'à les lire, mais je me demande si une période d'élection présidentielle est propice à ce genre de lecture, quoi que ?

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  11. Là c'est le Luchini intello, de loin le rôle dans lequel je le préfère. :)

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  12. @didier: moi aussi car étonnamment, je ne le supportes pas en tant qu acteur de films

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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique