samedi 31 août 2013

Béatrice, tout n'est pas parfait mais j'y travaille !

Tiens, j'ai reçu un courriel. J'aime bien...


Bonjour Corto, 

J'ai découvert votre blog à l'automne dernier, à l'occasion du "mariage zinzin" comme vous l'appelez... depuis, je le consulte quasi quotidiennement, et j'y interviens quelquefois quand je suis sur PC (sur MAc, je n'y arrive pas...).

Je suis toujours stupéfaite de votre réactivité, de la rapidité avec laquelle vous captez et diffusez des informations qu'on ne connaîtrait jamais ailleurs, et, même si j'ai parfois un peu de mal avec certains automatismes et clichés de langage (merdias, gauchiards, présiflan, greluche guyanaise)  et le systématisme anti-PS de certains de vos commentateurs, (finalement parfois aussi pénible que celui anti-sarko des "blogueurs de gouvernement"), j'apprécie le ton de vos billets, votre humour et vos analyses. 

Quant aux photos et images que vous réussissez à dégoter (mais comment faites-vous ?), elles font mouche à chaque fois, et certaines sont vraiment extraordinaires (j'ai notamment un gros faible pour notre président en sweat LMPT, et également celle qui est actuellement en haut, avec les micros des médias formant la rose du PS)..

J'apprécie également votre grande ouverture d'esprit envers les "cathos", même si vous dites n'être pas croyant, et puis également, grâce à vous, j'ai découvert des super blogs, comme -entre autres- celui d'homo pas gay (vraiment pertinent), Hashtable ou Le Plouc Emissaire : que de talents au service de l'anti pensée-unique, et de l'information qu'on ne trouverait pas ailleurs... (j'en profite pour vous recommander "le panier à salades", sur wordpress, découvert récemment).

Bref, voilà tout ce que je pensais vous écrire à l'occasion de votre "million", sans avoir su en trouver le temps ... 

Ce matin, je me permets de vous écrire aussi pour vous faire part de ma stupéfaction en lisant ce communiqué de France Inter qui, relatant les mésaventures des "Veilleurs" à Coueron, réussit à en faire des agresseurs alors qu'ils se sont fait attaquer sans riposter, sous l’œil de la police !! Je reste complètement abasourdie devant ce sommet de mensonge propagandiste, et je vous le transmets : vous saurez peut-être en faire quelque-chose ?...

Les "Veilleurs", partis, le 11 août, ont fait étape Nantes mardi 28. Une occasion mise à profit par les militants, pour affronter physiquement une centaine militants anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La trentaine d’anti-mariage gay a été rejointe par l’occasion par quelques 300 militant qui ont fait le coup de point jusqu’à l’arrivée de la police. "
Bravo encore pour votre blog ! Vous faites mille fois plus pour l'accueil des homos que tous les lobbies de la terre : il y a quelques mois, je n'aurai jamais imaginé "fréquenter" aussi assidûment le blog d'un homosexuel... ! Catholique pratiquante et engagée, je suis de plus en plus consciente que nous avons du chemin à parcourir, dans l'Eglise, pour accueillir "vraiment" les personnes homosexuelles, et je pense que les choses bougent quand les gens se rendent compte que les homosexuels ne se réduisent pas aux outrances de la Gay Pride, d'Act Up et des LGTB !! 

Amicalement, Béatrice.

Merci, Béatrice.

Folie passagère 1878.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Déclaration solennelle de François Hollande


" Le recours éventuel au veto, comprenons-le tous, est la suite logique de la position de la France, dès lors qu'elle considère sincèrement que cette guerre est inutile et dangereuse. Certes, nous n'en sommes pas encore là. Mais le moment décisif approche, à mesure que la discussion de la résolution au Conseil de sécurité se précise. C'est pourquoi je demande, au nom des socialistes, qu'un autre débat, cette fois-ci avec vote, puisse être prévu au Parlement avant que la France n'ait à faire connaître sa décision. "

François Hollande, le 26 février 2003.

Avec vote des députés qu'il disait alors... C'était à propos d'un éventuel engagement de la France en Irak 

Bon Samedi à tous et même en Socialie, soyez heureux !

Folie passagère 1877.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 30 août 2013

Naturalisations: Grande braderie place Beauvau !


96 000 décrets de naturalisations en 2010. 46 000 en 2012... 

Et + 14% entre juillet 2012 et juillet 2013. Notre ministre de l'Intérieur a décidé qu'en matière de naturalisation, il fallait faire opération portes ouvertes. Qu'il veuille renvoyer l'ascenseur, lui qui a été naturalisé lorsqu'il avait 20 ans, on peut comprendre, mais tout de même, avec la réforme qu'il se propose de mettre en oeuvre, c'est faire preuve d'une reconnaissance aussi tardive que généreuse. 

Cette opération a au moins, pour Valls, deux avantages: redorer son blason auprès de la gauche et contourner in fine le fait de ne pas pouvoir accorder aussi vite que lui et Pépère auraient aimé le faire le droit de vote aux étrangers. Il faut aller vite, les municipales approchent, les européennes aussi. Et les futurs nouveaux naturalisés sont une clientèle de choix. Vous imaginez un zimmigré nouvellement devenu franchouillard aller voter à droite ou pour le FN ? Non, et sur ce point, les gauchistes s'accordent. Alors roule ma poule, bradons à l'encan la nationalité française, offrons passeports, donnons cartes d'identité et roulez futurs électeurs, n'oubliez pas de voter correctement ! Bon, cette histoire de clientélisme électoral,  c'est ce que l'on ne dit pas, ce ne serait pas politiquement correct. Alors, pour contourner le truc, on a le discours tout fait: la naturalisation, c'est un gage de bonne intégration. Sitôt t'y deviens Français sur le papier, sitôt t'y es un bon Français. En gros, voilà ce que veut dire intégration à la mode progressiste. Mais non, ça non plus ça ne colle pas, c'est pas correct de dire ça, le FN s'en frotterait les mains.

Alors, il y a encore un autre discours, plus posé, politiquement correct à souhait; on prend le truc dans l'autre sens, ce n'est plus le fait de donner la nationalité qui fera le bon Français, c'est le: " Je veux inclure et intégrer ! La naturalisation doit être le résultat d'une intégration réussie. Ceux qui deviennent français le sont en moyenne 16 ans sur le territoire national. " Traduction, si le zimmigré, il est là depuis longtemps, c'est qu'il est bon pour le service devenir Français. La durée serait donc un des critères de franchouillardisation. Soit, mais peut-on devenir Français de cœur et de tripes simplement par la grâce de quelques années passées ici ? Question subsidiaire: Combien de temps faut-il à un immigré pour se décider à adopter la nationalité française ? Parce qu'après tout, pourquoi attend-il si longtemps ? 16 ans, en moyenne, pour se décider ? De deux chose l'une, soit il a la comprenette limitée, soit il ne sait pas trop ce qu'il veut.

C'est donc cette optique qui a été retenue par nos actuels dirigeants: la durée fait l'intégration et la "bonne" intégration donne droit à la naturalisation: " La naturalisation doit devenir l'aboutissement d'un processus d'intégration réussi et doit être facilitée pour ceux qui le souhaitent et le méritent. Cela sans transiger avec nos principes et nos valeurs, ni brader notre nationalité." C'est si évident que notre Manuel se propose de ramener de 10 à 5 ans la durée minimale pour l'acquisition de la nationalité française.  Plus besoin d'avoir un CDI, plus besoin de maîtriser la langue et de posséder un minimum de culture générale sur notre histoire, plus de QCM de connaissances, " niveau de connaissances minimales ", etc... Bref, appliquer à la démarche de naturalisation un choc de simplification! Un peu comme pour le bac, le nivellement par le bas. Partant de là, même un sans-papier ou un travailleur clandestin pourrait devenir Français.  STOP ! Parce que là, il me semble qu'une contradiction apparaît.

En effet, comment peut-on affirmer d'une part qu'il ne s'agit pas de brader la nationalité française et d'autre part de l'offrir à des gens qui n'auraient de la France, de son histoire et de sa langue qu'une vague.idée et bien peu de maîtrise ? Quel mérite y aurait-il à devenir Français si tout le processus de transmutation est simplifié au maximum. Qui dit mérite dit normalement effort, en principe, sauf qu'en l'occurrence, Valls me semble avec son projet être le partisan du moindre effort.

Je regardai aux informations la retransmission d'une cérémonie citoyenne, ce petit moment festif où les impétrants reçoivent la nationalité française, et je remarquai que l'on avait distribué à l'assistance, futurs récipiendaires compris, un papier sur lequel était imprimé les paroles de la Marseillaise. J'en concluais qu'il n'était pas nécessaire de connaître l'hymne national pour devenir Français: Le moindre effort, vous dis-je.

Tout le problème est donc de savoir ce que l'on veut. Veut-on plus d'étrangers devenant français et pour cela, doit-on abaisser le niveau requis pour devenir Français ou bien veut-on plus de nouveaux Français de qualité ? Voilà une question que les socialistes n'ont même pas voulu se poser. C'est bien dommage car là est l'essentiel.

L'objectif avoué de Manuel Valls: 100 000 naturalisations chaque année, soit 500 000 par quinquennat.

Folie passagère 1876.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 29 août 2013

Syrie: Si Najat Vallaud Belkacem n'est sûre de rien, c'est qu'il y a un loup !

Bon z'avez noté à propos de la Syrie, ça pédale dans un sens, ça rétropédale dans l'autre. Un coup, j'y vais qu'il a dit pépère, un coup il prône une solution politique. Comme ses collègues. Obama n'a pris aucune décision et Cameron tergiverse. De là à supposer que l'affreux Bachar ne soit plus convaincu d'être le pulvérisateur de gaz qui pue et qui tue, il n'y a pas loin.



Tenez, écoutez soigneusement cette vidéo de celle qui nous sert de ministre des droits des femmes et de porte-parole du gouvernement. Au début que dit-elle la Najat ? Que Bachar a commis un crime contre l'humanité. Carrément. Elle a jugé et condamné le monstre. Sans doute en est-il un, mais est-il le seul là-bas... Bon et à la fin, qu'est-ce qu'elle affirme, la péronnelle ? " Avant de réagir, il nous faudra obtenir toutes les preuves ". Tiens donc, en moins de deux minutes, nous passons de " le chef d'Etat qui gaze a commis un crime contre l'humanité " à mais rien ne nous permet, pour l'instant, d'affirmer qu'il l'ai fait... Rhoooo, crénom, voila la donzelle prise en flagrant délit de ce qui pourrait être une accusation sans fondement réel et sérieux...

L'histoire est pleine d'exemples où pour une raison ou pour une autre, on cherche à manipuler l'opinion; qui pour envahir un pays, qui pour prendre le pouvoir, etc... L'exemple le plus marquant de ces dernières années fut l'éhonté mensonge des ricains avec leur histoire montée de toutes pièces d'armes de destruction massive en Irak. On connait la suite. L'Iconoclaste Réactionnaire nous a dégoté un autre exemple qui vaut, lui aussi, son peson de cacahuètes.

Je m'en voudrais d'apprendre que notre Pépère national ait été berné par quelques intérêts qui le dépasserait; pis, je lui en voudrais si d'aventure nous apprenions qu'il ait participé à une telle manipulation et qu' on apprenne, d'ici quelques jours, que Bachar et ses sbires ne soient pour rien dans cette histoire de gaz qui pue.

Feuilleton à suivre, ça devient intéressant...

Folie passagère 1875.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Panique à la préfecture ! Les Veilleurs vont entrer dans Paris.


Une trentaine de marcheurs sont partis de Charente-Maritime pour rejoindre en une vingtaine d'étapes la capitale. C'est la marche des Veilleurs. Pas de vilains bougres, ni même de dangereux fauteurs de troubles, non, rien de tout cela, juste quelques personnes qui ne sont pas d'accord avec la fameuse loi Taubira et ses implications. Chaque soir, dans des villes étapes, ils ne font de mal à personne, ils font des veillées, lisent des textes, échangent, discutent et tentent de faire partager les idées qu'ils défendent.  Ils sont étudiants, retraités, actifs; certains sont cathos, d'autres pas. Libres à ces marcheurs de marcher et de penser, nous sommes, jusqu'à preuve du contraire, en démocratie. N'est-ce pas ?

Ils vous font peur ? Pas à moi en tout cas, et d'une, parce que je partage assez largement leurs idées, et de deux, parce que  après 3 semaines de marche, force est de constater qu'ils ont été plutôt bien accueillis partout et qu'aucun désordre n'a été constaté.

Ils ont prévu que leur périple s'arrêterait sur le parvis de la Défense puis de déambuler dans Paris, librement, tranquillement pour finir à la Concorde. Une veillée sera organisée, viendra qui pourra. Un rassemblement est donc prévu pour discuter, pour échanger, pour partager. Certains prieront, d'autres seront là tout simplement. Il y aura peut-être du monde, peut-être pas.

La Préfecture de Police de Paris, toujours sur la brèche, a, parait-il, découvert l'existence de cette marche sur les réseaux sociaux. Sans doute le Préfet Boucault ne regarde-t-il pas les infos, cela fait plusieurs fois que les différents JT, étonnamment, nous en ont pourtant parlé. Visiblement angoissé par ce déferlement de dangereux barbares, Le préfet Papon Boucault a décidé d'interdire tout cela pour "des raisons tenant à la protection des institutions et à l'ordre public mais également pour assurer la propre sécurité des manifestants sur des sites particulièrement fréquentés un samedi. " S'il le dit, hein, il est préfet tout de même ! Force doit rester à la loi et tralala.

Les marcheurs ont annoncé qu'ils maintiendront leur programme partant du principe qu'étant dans un pays libre, ils pouvaient aller comme bon leur semble, là où ils le souhaitent pour... marcher, veiller, lire et partager.

Nous le voyons, la menace est grande de voir l'ordre républicain gravement mis en danger, de même que, nous dit-on, la sécurité des dits-veilleurs et autres passants qui auraient le mauvais gout de se joindre à ces dangereux manifestants. Il est donc prévisible que tout ce que compte Paris de flics et de CRS disponibles seront dépêchés sur place pour brider et/ou/puis réprimer toute tentative visant à perturber le dit ordre public.

Voilà où nous en sommes, en 2013, en France. Il est interdit de se déplacer à 30, 100 ou un peu plus. Il est interdit de veiller en public, de déambuler, de lire Camus ou Bernanos ou de dire non, pacifiquement, à une certaine vision de ce que nous promettent nos idéologues de gouvernement.

Qu'ils en soient assurés, ceux-ci, nous ne lâcherons rien !

Folie passagère 1874.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 28 août 2013

Pensées de gauchistes sur la pseudo réforme des retraites et autres brèves


A propos de la réforme des retraites qui n'en ait pas une, donnons donc la parole aux blogueurs de la gauchosphère, c'est encore eux qui en parlent le mieux: 

- " Au lieu de ça Hollande et Ayrault ont décidé de ne rien décider en se contentant de l'habituelle hausse des prélèvements et de l'allongement de la durée de cotisations pesant sur les salariés et leur pouvoir d'achat. Et bien personnellement je dis non, stop ! ... " (chez Melclalex). 

- " Je résume : cette réforme n'est pas défendable et j'espère que le Parlement la corrigera...." ( chez l'autre ) 

- " Avec cette nouvelle réforme, on appauvrit encore plus les futurs retraités. On ne félicite pas Monsieur Hollande, qui clamait vouloir faire beaucoup pour les jeunes... Ils apprécieront !..." ( chez Steph

- " Espérons que la loi, telle qu'annoncée par Ayrault, soit revue et corrigée... " ( chez Cycee )

- " L’annonce de cette énième réforme des retraites par le Premier Ministre est évidemment une arnaque pour le travailleur dans la droite ligne des précédentes..."( chez Seb Musset )

- " [Cette réforme] c'est un coup florentin !... " (chez Pierre ), et en commentaire de la part d'un célèbre gauchiard: " La gauche ne sait pas réformer "

- " Le gouvernement solférinien enterre la retraite par répartition..." ( Chez Le cri du peuple )

J'arrête là, des billets comme ceux là se ramassent à la pelle. Ceci dit, de quoi se plaignent-ils, ils ont voulu " d'une couille molle " pour président, ils ont des réformes de couilles molles. Voilà un point sur lequel, je l'espère, nous serons d'accord.

Il y a peu, je vous racontais que les p'tits gars de Florange avaient mis aux enchères la stèle " Hollande trahison " sur Ebay. Nous apprenons aujourd'hui qu'à l'initiative d'Ebay, cette enchère a été annulée. Ce qui permet au syndicaliste de FO, Monsieur Broccoli,  de déclarer: " On est franchement écœurés. Si c'est ça, la démocratie, on peut se poser des questions " persuadé qu'il est que " le gouvernement a tout fait pour annuler cette vente ". L'enchère devait prendre fin vendredi prochain. Au moment de sa suppression, ce matin, la stèle avait atteint le prix de 5 000 euros.

Avez-vous remarqué la remarquable simultanéité des annonces de Pépère sur sa volonté d'en découdre avec Bachar et d'Ayrault sur la pseudo réforme des retraites ? Moi si, le même jour passait, presque en lousdé, l'annonce, pour le 27ème mois d'affilée, d'une nouvelle hausse du chômage.

Pour ce qui est des velléités guerrières de Pépère, celui-ci a annoncé que le parlement serait convoqué mercredi prochain, ce qui en toute logique nous permet de penser que la France ne se mouillera pas dans cette folie avant au moins le 4 septembre. Le ministre Vidalies a prévenu: " ce sera un débat... sans vote ! " Dont acte !

Ou l'on apprend que Françoise Bettencourt-Meyers, la fille de Liliane Bettencourt, aurait été plus que dispendieuse avec l'ex-comptable de la maman, Claire Thibout. Voilà qui change tout. Thibout n'avait-elle pas été un des témoins qui "chargea" Sarkozy dans cette histoire bidon d'abus de faiblesse?...

Le nouveau patron des ballets de l'opéra de Paris a fait une découverte: " Je veux amener la diversité. Dans une ville aussi cosmopolite, je ne comprends pas qu'aucun danseur de couleur ne fasse partie de cette grande compagnie. Comment voulez-vous que le public se reconnaisse ? " Soit ! Mais ceci étant, le public a l'air d'y trouver son compte: En 2012, sur 370 représentations, le taux de remplissage a été de 97% sur Garnier et Bastille, en progression de 7% par rapport à 2011. Benjamin Millepied prend donc un risque, il ne faudrait pas qu'en mettant un peu de couleur, la fréquentation diminue, cela ferait désordre...

Sur ce les amis, bonne soirée et malgré tout, soyez heureux en Socialie.

Folie passagère 1873.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Syrie: Quand EELV appelle à bafouer le droit international.


Désolé mais je n'ai pas pu m'empêcher de porter à votre connaissance le communiqué officiel de nos écolocons. Je vous le copie-colle intégralement:

" Avec l’utilisation avérée d’armes chimiques contre sa propre population civile par la dictature syrienne, un seuil a été franchi. Face à de tels actes de barbarie, l’absence de réaction et l’inertie constitueraient pour le régime de Bachar El Assad un véritable blanc-seing, qui conduirait à une nouvelle escalade dans l’horreur. 

C’est pourquoi pour EELV, une intervention, y compris militaire, nonobstant l’utilisation par la Russie et la Chine de leur droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU, est à ce stade inéluctable. 

Ayant conscience des précédents de l’Afghanistan et de l’Irak, cette intervention devra impérativement : 

- avoir pour seule vocation de protéger les populations civiles, notamment dans les zones libérées et sous contrôle de l’Armée Syrienne Libre 

- être ciblée et limitée dans le temps et dans ses modalités d’action, frappes extérieures et éventuellement aériennes ciblées 

- se faire dans un cadre multilatéral, notamment avec les pays de la Ligue Arabe 

- permettre les conditions de relance de la Conférence internationale sur la Syrie, dite « Genève 2 », avec toutes les parties prenantes, pour renforcer les chances d’une issue politique 

- revenir le plus rapidement possible dans le cadre du droit international 

Sur le plan européen, la France doit impérativement prendre l’initiative, comme elle s’y emploie depuis le début du conflit, d’impliquer l’UE, tant dans le processus diplomatique, que sur l’accueil des réfugiés en activant la directive sur la protection temporaire en cas d’afflux massif.
La situation en Syrie démontre également l’impérieuse nécessité et l’urgence de réformer le fonctionnement du conseil de sécurité de l’ONU et l’exercice du droit de veto, celui-ci étant désormais totalement inadapté à la géopolitique du monde actuel.

Enfin, EELV demande la tenue d’une réunion urgente entre le Président de la République, le Premier Ministre et les Présidents des groupes parlementaires. Sous réserve des impératifs opérationnels, une convocation en séance exceptionnelle du Parlement serait également opportune.

Pascal DURAND, Secrétaire National
Hélène FLAUTRE, Présidente de la délégation des députés européens écologistes
Jean-Vincent PLACE, Président du groupe écologiste au Sénat
Barbara POMPILI et François DE RUGY, Co-Présidents du groupe écologiste à l’Assemblée Nationale "

nonobstant: préposition, sens: malgré, synonyme: malgré.

En un mot, nonobstant, et une petite phrase, revenir le plus rapidement possible dans le cadre du droit international, EELV ne fait rien d'autre que d'en appeler, dans cette histoire syrienne confuse, à ce que le droit international soit bafoué.

Pour le reste... Que d'hypocrisies, que d'inconscience, quel tissu d'âneries !

Et puis franchement, lire les écolos soutenir une intervention militaire, j'en remercierai presque Pépère...

Folie passagère 1872.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 27 août 2013

Hollande s'en va t'en guerre. De quoi être saisi d'effroi, non ?


La tension monte. La preuve ? Pépère parle et il transpire. 

Avec solennité, cet idiot nous annonce que " sur tous les enjeux, sur tous les terrains, sur toutes les crises, sur tous les conflits, la France fait entendre sa voix ". Ainsi, avec la Syrie, il a trouvé le moyen de se grandir et de faire diversion. Nos problèmes intérieurs sont suffisamment graves pour que l'on nous propose un dérivatif à nos angoisses: aller faire la guerre à la Syrie. N'est-ce pas ? 

Et Pépère n'y va pas par le dos de la cuiller: " Le monde est saisi d’effroi après la confirmation de l'emploi d'armes chimiques en Syrie. Tout porte à croire que c'est le régime de Bachar el Assad qui a commis cet acte abject. Dois-je rappeler que ce conflit a déjà fait plus de 100 000 morts. Ce conflit menace la paix dans le monde. Le massacre de Damas ne peut pas rester sans réponse. La France a été la première à reconnaître la coalition nationale syrienne comme représentante légitime du peuple syrien.il faut rechercher la riposte la plus appropriée aux exactions du régime syrien. Quand j'entends qu'il convient de faire des économies, ce n'est pas sur l'outil de défense que nous pouvons les faire. la France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents... Blablabla... " 

Vous avez compris ? L'heure est grave. Pépère est en colère, il va casser du Assad. Enfin, c'est ce qu'il nous dit et je crois qu'il est suffisamment idiot pour le faire.  Pas directement, pas en envoyant nos soldats sur le terrain, du moins pas encore, mais en suivant docilement Obama et son valet Cameron. Ils ont décidé que le seul coupable était Assad. Ils ont décidé que, malgré de nombreuses invraisemblances, c'était forcément les sbires d'Assad qui avaient gazés les populations civiles à Damas. On nous a parlé de 1 300 morts, aujourd'hui, on a parlé de 316 morts. Peu importe, la ligne rouge a été franchie pour la deuxième fois. Sans que ni la première fois, ni la seconde, on nous ait donné l'assurance à 100% que l'initiateur de ces gazages était Assad. Pépère a décidé de prendre le parti des islamistes locaux. Pépère a décidé d'aller en découdre avec quelques missiles, quelques bateaux ou quelques avions...peu importe les moyens, il part en guerre, nous dit-il: " Demain, je réunirai un Conseil de défense, le Parlement sera informé de la situation dans les meilleurs délais. cette guerre civile menace aujourd'hui la paix dans le monde ". 

Et bien justement, puisque c'est une guerre civile, je ne suis pas sûr que ce soit à nous d'intervenir. On s'insurge que des gaz chimiques soient employés mais s'insurge-t-on des Kalach', des lances-roquettes, des grenades et mortiers qui depuis des mois crachent la mort des deux côtés ? Se soucie-t-on des exactions - je vous épargne le visionnage de certaines vidéos - commises par les rebelles qui eux aussi, chaque jour, commettent des actes abjects

La France participera au bombardement de Damas que l'on nous annonce pour jeudi. Combien de civils seront-ils tués ? Pépère a décidé  de changer de braquet; dans un premier temps, c'était l'envoi d'armes aux rebelles, puis, l'attente d'une décision onusienne et enfin aujourd'hui, la participation effective à une opération militaire. 

Supposons donc que nous en avons les moyens. Après les milliards dépensés au Mali, là où il fallait stopper les terroristes islamistes, allons donc dépenser un peu plus en Syrie; portons secours aux islamistes locaux qui aux cris d'Allah Akbar égorgent, décapitent et émasculent... 

Vous voulez que je vous dise, ce n'est pas tant le gazage de population qui me saisit d’effroi, la guerre, c'est la guerre, qu'elle soit civile ou internationale, c'est dégueulasse. Non, ce qui me saisit d’effroi, c'est bien que nous participions à cette aventure. La Syrie n'est pas le Mali. Me trompe-je ou bien l'Iran soutient-il Assad ? Comme la Russie et la Chine. 

Alors maintenant, et en attendant que les USA passent à l'action, Pépère a causé et il n'a plus le choix, se dédire le ridiculiserait à tout jamais, il s'alignera donc sur le Grand Satan. Acceptons donc l'idée que si ces derniers attaquent, nous serons  nous aussi en première ligne. Et après ? Après, quand Assad sera zigouillé, si tant est qu'il le soit un jour, à quoi doit-on s'attendre avec la nouvelle Syrie ? Vous le savez ? Moi pas, on ne m'a rien dit. 

De quoi être saisi d’effroi, non ?

Folie passagère 1871.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Retraites: Une réforme à la pas-pas !


Hier, ce qui nous sert de premier ministre a reçu ceux qu'on appelle les partenaires sociaux pour leur annoncer, sans dévoiler l'essentiel, à quoi ressemblerait cette réforme des retraites. Rendez-vous compte, la gauche , qui a tous les pouvoirs en France, s'apprête pour la première fois de son histoire à réformer notre système des retraites; réforme qui s'imposait puisque celle engagée sous Sarkozy, tant contestée par la même gauche il y a deux ou 3 ans, s'avérait insuffisante. 

Alors, on allait voir ce qu'on allait voir. Et on a vu. 

On a vu des partenaires sociaux sortir presque contents et satisfaits de cette présentation. Et ça, ce n'est pas bon signe... pour la réforme. Parce que des partenaires contents, ce sont des partenaires qui n'ont pas été fâchés par une quelconque annonce; autant dire que chacun s'y retrouve et que le gouvernement, courageux devant l'ampleur de la réforme à entreprendre, soucieux de ne heurter personne à quelques mois des municipales, nous l'a joué service minimum et consensus mou. 

" Pas de baisse des pensions, pas de modification des calculs des retraites d'ici à 2020, pas d'accélération massive de la durée de cotisation, pas de modification des règles de calculs pour les fonctionnaires ou les régimes spéciaux ". C'est une réforme à la pas-pas. On ne touche à rien et encore moins à ce qui pourrait fâcher ce qu'il reste d'électorat à gauche. Fastoche ! Même le patronat est content et satisfait, c'est dire. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi - on leur promet une baisse une baisse du coût du travail en diminuant leurs charges en échange des efforts qu'ils seront amener à faire; Je crains les efforts qu'on ne manquera pas de leur demander - mais il est content et Pierre Gattaz de ressortir heureux annonçant: " Le gouvernement nous a tendu la main...". 

Alors, si tout le monde est content, où est le loup ? Si tout le monde salue, pour l'instant, les propositions faites ( les pas-pas ), c'est que cette réforme n'est n'est pas une. Et que de réforme annoncée, on passe juste à une réflexion sur comment financer à hauteur de 20 milliards d'ici 2020, les caisses de retraites. Et que finalement la solution est toute simple et typiquement socialiste: l'augmentation des prélèvements. Avec à la clé, ce qui semble inévitable: la hausse de la CSG ou la hausse des cotisations ou un peu des deux. 

Bref, en guise de réforme des retraites que chacun s'accorde à annoncer comme indispensable nous aurons une hausse d'impôts ou de charges. En clair, pour les malcomprenants, une baisse drastique du pouvoir d'achat. Et il y a fort à parier que dans un an ou deux, vous verrez, on nous annoncera que le système des retraites nécessite une nouvelle réforme et que 2020 sera devenu 2025. 

Entre temps, les élections municipales et européennes seront passées, la casse aura sans doute été limitée pour le PS et le gouvernement. Avec un peu de chance, une bise de croissance soufflera reportant une nouvelle fois aux calendes grecques une vraie et courageuse réforme. Une réforme juste et sociale pour tous !.

Folie passagère 1870.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 26 août 2013

Les aléas de la liberté de conscience

La lecture du lundi qui me va bien...


" Refuser l’objection de conscience face aux réformes sociétales, c’est en revenir au principe totalitaire selon lequel l’État a toujours raison.

Le développement récent des réformes “sociétales” — c’est-à-dire concernant les moeurs, l’éthique, la liberté individuelle, la famille, le couple et les comportements — rend plus légitime encore qu’auparavant un questionnement sur la liberté de conscience et même sur l’objection de conscience. Car tout cela ressort au domaine de l’infiniment discutable, concerne l’intime et les convictions profondes sur ce qu’est un humain, ce qu’il lui faut, ce qu’il doit rechercher.

On peut avoir l’impression que nous sommes justement arrivés au bon moment de l’Histoire pour défendre la liberté de conscience. C’est le nazisme qui en est l’occasion. Voir ces bourreaux qui ont obéi comme des fantassins aveugles à des ordres barbares et qui se trouvaient capables, des dizaines d’années après, de légitimer encore leur allégeance, cela nous a révulsés au point de nous inciter à toujours défendre la conscience individuelle. La hantise du bourreau fidèle aux ordres a même suscité chez nous une méfiance instinctive du côté institutionnel des choses, à ce point que les groupes les plus conformistes se prétendent indépendants d’esprit. Nous vivons à une époque où tout le monde se prend pour Antigone.

Il est donc assez déconcertant de voir les réponses données à ceux qui en appellent à la liberté de conscience, et même à l’objection de conscience, face aux réformes sociétales dont le gouvernement actuel semble s’être fait une spécialité, et particulièrement face au mariage homosexuel. On leur rétorque qu’ils ne sont pas républicains, car allant à l’encontre de l’égalité républicaine, et aussi homophobes, évidemment. Nantis de ces tares rédhibitoires, ils n’ont évidemment pas droit à la décision individuelle, à vrai dire ils n’ont même pas de conscience, puisqu’ils s’opposent à la seule vérité sociopolitique.

Autrement dit, nous retournons subrepticement à ce que le combat antitotalitaire avait réussi à démanteler : le positivisme — c’est-à-dire l’idée selon laquelle l’État a toujours raison, parce qu’il est l’État. Dans notre cas, il faudrait plutôt dire : ce qui est consacré républicain (progressiste, égalitariste, émancipateur) a toujours raison.

Il faut bien rappeler que la conscience personnelle, celle d’Antigone, celle de l’objection de conscience, représente exactement le contraire du positivisme. Elle présuppose, si elle existe ou plutôt si elle est légitimée (car elle existe même si personne ne la reconnaît), qu’aucune instance supérieure ne peut prétendre avoir toujours raison. Et que le dernier mot, toujours particulier et relatif, revient à la conscience personnelle — ce qui suppose évidemment que l’être humain soit une personne et non un individu programmé par l’État, formaté par l’École.

C’est seulement dans ce cadre que la liberté de conscience existe : si l’idéal républicain, passe au second rang, après la conscience personnelle — autrement dit, si l’on imagine que le progressisme tout-puissant peut être jugé ! Faute de quoi nous en revenons au positivisme, qui était la tare principale des deux totalitarismes, donc du nazisme contre lequel nous ne cessons de lutter.

On ne peut pas porter les antifascistes sur le bouclier de la gloire et ne pas permettre aux maires de récuser le mariage gay en leur âme et conscience. Si la conscience d’Antigone existe et si elle doit être révérée, ce n’est pas seulement pour lutter contre le nazisme et contre les dictateurs exotiques. C’est aussi pour juger les croyances de notre République et dénoncer ses excès, ses abandons, ses lois scélérates. La conscience d’Antigone n’est pas un outil qu’on saisit quand cela nous arrange — pour fustiger Papon ou crier haro sur les accusés des tribunaux internationaux, complices de gouvernements criminels. Et qu’on mettrait sous le boisseau, réclamant dès lors l’obéissance absolue, quand cela nous sied — devant l’égalité républicaine, devant la souveraineté de la pensée d’État. Brandir une théorie pour ses adversaires et la décréter inepte dès qu’elle s’applique à soi : c’est la spécialité des imbéciles, et des idéologues. "

Chantal Delsol pour Valeurs Actuelles, le 23 août 2013.

La lecture du lundi,
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 25 août 2013

Claude Askolovitch m'inspire une pitié méprisante

Pitoyable: adjectif, qualifiait autrefois quelqu'un naturellement enclin à la pitié. De nos jours, c'est ainsi que l'on désigne quelqu'un qui excite la pitié ( ex: " Elle pleurait simplement, sans aucun sanglot, mais n'en paraissait que plus pitoyable ". Pierre Louÿs, Trois Filles de leur mère, 1926 ). De façon péjorative, pitoyable désigne quelqu'un qui inspire une pitié méprisante, qui est mauvais dans son genre...

D'aucuns disent que c'est un héros, d'autres qu'il a commis un acte insensé... Jacques Blondel s'est fait descendre en voulant intercepter deux racailles qui venaient de braquer un bar-tabac du côté de Marignane. Alors forcément dans le climat actuel, cette histoire prête à polémiques et alimente les discussions. Normal. 



Là où cela devient plus embêtant, voire scandaleux selon la définition que vous accorderez au mot pitoyable, c'est quand au cours d'un débat radiophonique, un éditocrate patenté, un Sachant du micro, journaliste à Mariane, se permet de qualifier Jacques Blondel de pitoyable: " Ce monsieur est infiniment pitoyable parce qu'il est mort ". Et, histoire d'être complet, d'en rajouter: " Il ne faut pas l'ériger en modèle, il a transformé deux voyous merdeux en assassins ."  Oui, vous avez bien lu, ou entendu, Jacques Blondel est un faiseur d'assassin.

Ça se passait sur RTL, le journalope en question s'appelle Claude Askolovitch; très mauvais dans son genre, encore un cachetonné qui, faute de pouvoir la fermer, ferait bien de faire preuve d'un peu de pudeur et de retenue. Ce type d'énergumène est une plaie pour la profession de journaliste.

Sans rapport aucun, encore que et pour votre information, mais qui en dit tout de même assez long sur RTL, Pierre Bergé, sera à partir du 26 août, chroniqueur appointé dans la même émission que celle où s'est illustré Askolovitch.

Folie passagère 1869.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Europe, ton soleil revient