vendredi 16 novembre 2012

CGT: le jusqu'auboutisme imbécile !


Ce n'est quand même pas tous les jours, en ce moment, qu'une entreprise décide d'investir 70 millions d'euros dans la rénovation d'un de ses sites et la mise au point d'une nouvelle ligne de production. Et pourtant, c'est ce qui s'est passé à Pierre-Bénite dans le Rhône. Le chimiquier français Arkema décide, il y a un an, d'investir 70 millions sur son site pour développer sa production de polymères.
 
Alors bien sûr, cette décision implique une réorganisation du site et des aménagements du temps de travail. Mais d'avis général, rien de bien méchant. Cet investissement impliquait tout de même la suppression de 30 emplois sur un autre site, Saint Auban, distant d'une vingtaine de kilomètres. On " comprenait " donc, à l'annonce de ce projet, que les employés des deux sites aient débrayé. Puis vint le temps des explications: Au global, les effectifs demeureraient identiques; les quelques 30 emplois devant être supprimé seraient réaffectés sur le site de Pierre-Bénite.
 
Mais en France, avec les syndicats, rien n'est simple. Alors on négocie, on discute et finalement, on trouve les accords nécessaires. La CFDT, la CGC-CFE et la CGT du site de Saint Auban signent. Arkema décide donc d'engager les premiers millions.
 
Sauf que... la CGT du site de Pierre-Bénite ne l'entend pas de cette oreille. " Loin de créer des emplois, cet investissement aurait alourdi la charge de travail, et réduit la rémunération de certains salariés, car il y aurait eu moins d'heures supplémentaires. " ( on s'marre, les heures sup' refiscalisées censées créer de l'emploi et toussa ...). Et les 30 pékins cégétistes de poursuivre la grève paralysant de facto l'activité des deux sites.

Alors, le patron, il en a marre. Un an que cela dure, il suffit ! Il stoppe net l'investissement prévu et vogue la galère, il ira délocaliser son investissement ailleurs ( en attendant de fermer l'usine ?? ), en Chine ou aux USA. Tant pis.

Au délégué CFDT de conclure, amer, cette histoire: " Pour une fois qu'un industriel veut investir en France, voilà que trente personnes font tout capoter ! ".

Ou quand une trentaine d' abrutis de la CGT mettent, à terme, en péril l'avenir d'un site de production de 300 personnes. Les cons !

Syndicats, caca !

Folie passagère 1445.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

26 commentaires:

  1. Voilà une petite historiette dont on ne risque pas de nous rebattre les oreilles sur les blogs de gauche, c'est toujours ça de pris…

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    1. @didier goux: ils sont tout à leur affaire nos " blogueurs de gouvernement impliqués " à tenter de contrer aujourd'hui l'article de The Economist, alors vous pensez bien que les aberrations syndicales, hein...

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  2. je n'ai jamais pensé que ceux qui étaient à la CGT étaient intelligent aussi cela ne m'étonne pas , ce qui est étonnant est qu'il y a toujours des gugusses dans ce syndicat ,
    bonne soirée Corto , je suis déjà en retard , soirée cabaret

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    1. @claude henri: Les syndicats français en sont encore au syndicalisme de conflit, les idiots, alors comment s'etonner qu'ils ne représentent plus que 8 % de la population active. ceux qui restent sont néanmoins des abrutis finis mais convaincus. ArKema aujourd'hui avec la CGT. FO qui est entrai de suicider Bricorama. des idiots inutiles mais criminels en emplois !

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  3. Cela fait des lustres que cela dure ! Ils ( la CGT )s'emploient activement à foutre en l'air des boîtes, ils ne réussissent pas toujours, mais parfois, le succès est incontestable. Alors, chapeau les gars et fêtez dignement votre victoire, vous l'avez bien mérité !

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    1. @nana: qu'ils fêtent aujourd'hui mais qu ils ne viennent pas pleurer dans 1 an ou 2 lorsque leur usine sera " out " !

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  4. moi j'espère qu'ils vont se faire éclater la tronche par les 270 salariés qui risquent de se faire licencier, ce ne serait que justice ! les cons !

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    1. @boutfil: ça ce serait une bonne chose, histoire de se faire remettre les idées en place.

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  5. J'ai vu ça, mon cher Corto, ainsi que le visage catastrophé d'une jeune femme de la CFE-CGC !
    On peut dire qu'une des tares de la France ce sont ses syndicats politisés qui ne représentent qu'eux-mêmes. Ils ne connaissent pas le mot "négociation" et ne sont toujours que dans l'affrontement.
    Le problème c'est, qu'avec la mondialisation, un patron peut transporter son entreprise et ses capitaux où il veut.
    Va falloir qu'ils apprennent à mettre de l'eau dans leur vin ou sinon...

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    1. @marianne arnaud: moi je suis très content...de moi, j ai publié ce billet avant que TF1 en fasse tout un reportage ce soir; reportage qui confirme ce que j'écris.

      J'ai juste oublié de dire, comme TF1, que ces abrutis cégétistes avaient été peut être dans leur jusqu auboutisme stimulé par Le Mélenchon qui était venu les soutenir !

      Quant à mettre de l eau ds leur vin, faites moi signe le jour où cela se fera !

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  6. Mes Respects,

    Ah !.. La C.G.T. !.. Tout un poème !.. Ils veulent défendre les ouvriers alors, pourquoi ne montent-ils pas une boite dans laquelle ils vont gérer les équipes et le travail en fonction de leur politique ?.. Elle n'est pas géniale mon idée !..

    Seulement, comme un critique littéraire est un écrivain raté, le CGtiste est un patron raté qui coulera sa boite en un rien de temps s'il devait appliquer 1% de ce qu'il ose demander, en tant qu'employé, à son patron !..

    Ce sont les mêmes trente salopards qui vont gueuler comme des veaux quand le patron partira au Maroc, au Laos ou en Irak (pourquoi pas ?..) pour produire plus, vendre plus et payer moins !..

    Acceptez mes respects quantiques...

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    1. @Richard: Clair que les mecs de la CGT non jamais été amené à faire leur preuve. Même à gérer des comités d entreprise ils échouent alosr une entreprise, faut pas rêver !

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  7. A quand la publication du nombre d'emploi que la CGT a réussi à faire perdre à la France ?

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    1. @jacques etienne: hé, ho, la transparence a ses limites tout de même ! :)

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  8. cette triste histoire résume la manière dont le pays est "dirigé" par ces syndicats qui font la pluie et le beau temps... enfin surtout la pluie.... Et c'est cette image là de notre pays qui s'exporte le mieux dans le reste du monde....

    Alors, franchement, faudrait être un entrepreneur un peu fou ou un peu trop zélé pour avoir encore envie de venir investir de l'argent en France....

    Titi

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    1. @titi: le jour ou nous aurons des syndicats responsables et bien plus réalistes, on commencera là aussi à respirer

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  9. Finalement, pourquoi est ce que j'apprends à ma fille que le caprice, c'est mal ?

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    1. @blandine: parce que tu es une maman respônsable

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    2. Bon bah c'est décidé, grèèèève !

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  10. Cela n'a rien d'étonnant en vérité. Notre système syndical est fondé sur le principe irréfragable de représentation. Seules quelques centrales syndicales sont reconnues par l'Etat, les autres doivent pour pouvoir exister s'affilier obligatoirement à l'une d'entre elles. Qu'importe le nombre de leurs adhérents, les syndicats représentent le monde salarié. C'est le résultat des cogitations du Conseil (communiste) National de la Résistance.

    Partout ailleurs, le modèle c'est le syndicalisme d'adhésion. Point n'est besoin d'aller gueuler dans la rue comme des porcs, de faire grève, voire à l'occasion de saboter l'outil de travail. Lorsqu'on représente plus de 90% des salariés d'une branche, quand on parle, ceux d'en face préfèrent écouter, discuter. Bien évidemment, lorsqu'un accord est signé il ne s'applique qu'aux salariés syndiqués. Ceux qui ont préféré rester à l'écart vont se faire voir chez plumeau.

    Allez expliquer ça à un bas du front qui à ses heures perdues va faire le gros bras pour le PCF et maintenant pour le Front de Gauche.

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  11. Le Conseil National de la Résistance communiste? n'importe quoi! Y'en a vraiment qui enfile de belles perles sur ce blog. Quand à faire bénéficier des avantages des conventions collectives ou des accords d'entreprises uniquement les salariés syndiqués, au delà du fait que cela fera sûrement grimper en flèche le nombre de salariés syndiqués, je ne suis pas certain que cela soit bien légal...

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    1. oui, le CNR était issu du PCF faut relire l'histoire dans le bon sens et effectivement enfiler les perles également dans le bon sens

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    2. @fred75005: le CNR n'était peut etre pas formellement communiste mais crénom, il était tout de même sacrément noyauté ! tu n as qu a juste lire sa notice sur wikipédia, puis consulter celles des différentes " vedettes " du CNR pour t en rendre compte

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    3. Fred75005, le CNR était pourri jusqu'à l'os par les cocos. Il faut ouvrir des livres d'histoire mon vieux. Ils ont même réussi ce formidable coup de faire croire qu'ils incarnaient la résistance alors qu'ils n'y sont entrés qu'en 1941, après l'invasion de l'URSS par leur ancien allié nazi. Ils ont réussi à faire gober qu'ils étaient le parti des 75.000 fusillés alors que le nombre total de fusillés en France, toutes catégories confondues ne dépasse pas les 40.000. Ils ont réussi à faire croire que le gouvernement de Vichy c'était l'extrême droite alors qu'il était majoritairement composé de types venus de la SFIO, du Parti Radical de gauche, de la mouvance pacifiste et pour certains du PCF comme Doriot.

      Quant au fonctionnement du modèle syndical que j'évoque, bien sûr que pour l'heure c'est illégal. Tu parles Charles ! Quelle découverte. Et pourtant ce ne serait que justice, sinon à quoi bon se syndiquer si pour tirer les marrons du feu on peut compter sur les autres ? Tiens, c'est pile poil la conception française du syndicalisme ! Bon, après on peut préférer être défendu par une bande de gorets incapables plutôt que par des responsables syndicaux intelligents qui, soutenus par l'écrasante majorité des salariés, préféreront négocier en permanence plutôt que de faire chier le monde avec des grèves à répétition.

      Ce qui est illégal aujourd'hui peut fort bien ne plus l'être demain. Il suffit d'avoir de la volonté politique. Avec les branques actuellement au pouvoir, on est de la revue pour les 4 ans 1/2 à venir.

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  12. Les dividendes (directs ou indirects) pèsent beaucoup plus sur les capacités d'investissement que les syndicats. Quand est-ce qu'on en parlera enfin ?
    Après, je suis d'accord avec vous, en situation de chantage (menace d'envoyé une photo de ta maîtresse à ta femme, etc.), il y a deux choix : 1. payer 2. ne pas tolérer ce comportement et ne pas céder (et par là, défendre un principe collectif : pas de chantage).
    Visiblement, sur ce blog, vous avec l'air de la catégorie des payeurs. La CGT est de l'autre catégorie.

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  13. Bonsoir à tous
    que de palabres pour ne rien dire ...
    Heuresement qu'il y a des syndicats en France
    Rappelez vous de 36 et les acquis sociaux. Auriez vous la mémoire courte
    Ci-dessous un poème de "mon ami" Prévert qui montre l'abus et le mépris des puissants

    À la porte des maisons closes
    C’est une petite lueur qui luit…
    Mais sur Paris endormi, une grande lumière s’étale :
    Une grande lumière grimpe sur la tour,
    Une lumière toute crue.
    C’est la lanterne du bordel capitaliste,
    Avec le nom du tôlier qui brille dans la nuit.
    Citroën ! Citroën !
    C’est le nom d’un petit homme,
    Un petit homme avec des chiffres dans la tête,
    Un petit homme avec un sale regard derrière son lorgnon,
    Un petit homme qui ne connaît qu’une seule chanson,
    Toujours la même.

    Bénéfices nets…
    Millions… Millions…

    Une chanson avec des chiffres qui tournent en rond,
    500 voitures, 600 voitures par jour.
    Trottinettes, caravanes, expéditions, auto-chenilles, camions…

    Bénéfices nets…
    Millions… Millions…Citron… Citron

    Et le voilà qui se promène à Deauville,
    Le voilà à Cannes qui sort du Casino

    Le voilà à Nice qui fait le beau
    Sur la promenade des Anglais avec un petit veston clair,
    Beau temps aujourd’hui ! le voilà qui se promène qui prend l’air,

    Il prend l’air des ouvriers, il leur prend l’air, le temps, la vie
    Et quand il y en a un qui crache ses poumons dans l’atelier,
    Ses poumons abîmés par le sable et les acides, il lui refuse
    Une bouteille de lait. Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre,
    Une bouteille de lait ?
    Il n’est pas laitier… Il est Citroën.

    Il a son nom sur la tour, il a des colonels sous ses ordres.
    Des colonels gratte-papier, garde-chiourme, espions.
    Des journalistes mangent dans sa main.
    Le préfet de police rampe sous son paillasson.

    Citron ?… Citron ?… Millions… Millions…

    Et si le chiffre d’affaires vient à baisser, pour que malgré tout
    Les bénéfices ne diminuent pas, il suffit d’augmenter la cadence et de
    Baisser les salaires des ouvriers

    Baisser les salaires

    Mais ceux qu’on a trop longtemps tondus en caniches,
    Ceux-là gardent encore une mâchoire de loup
    Pour mordre, pour se défendre, pour attaquer,
    Pour faire la grève…
    La grève…

    Vive la grève !

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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique