mardi 8 octobre 2013

Lampedusa, c'est encore Jean Raspail qui en parle le mieux


Alors que sur la plage, l'invasion a commencé et que des centaines, voire des milliers de migrants débarquent, le vieux professeur voit sa tranquillité perturbée par un ravi de passage...

" Depuis le petit escalier donnant sur la ruelle, le jeune homme était arrivé sans bruit sur la terrasse. En jeans et baskets délavés, les cheveux longs, blonds et sales, l’aspect général négligé, le regard trahissant l’avachissement de l’âme, il représentait assez bien ces marginaux parasites que l’Europe a sécrétés par centaines de milliers et qui forment déjà en son sein, comme un cancer, une sorte de tiers monde volontaire.

— Je viens d’en bas, dit le jeune homme. Fabuleux ! Enfin ! J’attendais cela !
— Vous êtes seul ?
— Pour le moment. Sauf des copains qui se trouvaient déjà sur la côte. Mais d’autres descendent. À pied. Tous les cochons filent vers le nord ! Pas une auto dans l’autre sens ! Vont être crevés, mais ne voudraient pas manquer ça.
— En bas, vous êtes-vous approché ?
— Tout près, oui, mais pas longtemps. J’ai reçu des coups de crosse. Un officier m’a traité de vermine. Mais j’ai vu des soldats qui pleuraient. C’est bon ! Demain, on ne reconnaîtra plus ce pays. Il va naître.
— Avez-vous vu ceux qui arrivent, ceux des bateaux ?
— Oui.
— Et vous croyez que vous leur ressemblez ? Vous avez la peau blanche. Vous êtes sans doute baptisé. Vous parlez français, avec l’accent d’ici. Vous avez peut-être des parents dans la région ?
— Et alors ? Ma famille, c’est celle qui débarque. Me voilà avec un million de frères, de soeurs, de pères, de mères et de fiancées. Je ferai un enfant à la première qui s’offrira, un enfant sombre, après quoi je ne me reconnaîtrai plus dans personne.
— Vous n’existerez même plus. Vous serez perdu dans cette multitude. Ils ne feront même pas attention à vous.
— Je ne demande que ça. Mes parents sont partis ce matin, avec mes deux soeurs qui ont subitement eu peur d’être violées. Défigurées par la trouille. Ils les rattraperont. Tout le monde sera rattrapé. Ils ont beau foutre le camp, ces gens-là sont finis. Si vous aviez vu le tableau ! Mon père entassant les godasses de son magasin dans sa jolie camionnette, ma mère faisant le tri en chialant, les moins chères qu’ils abandonnaient, les plus chères qu’ils emportaient, mes sœurs déjà installées sur la banquette avant, collées l’une contre l’autre et me regardant avec horreur, comme si c’était moi qui allais les violer en premier ; et moi, enfin, me marrant comme un fou, surtout lorsque mon père a baissé le rideau de fer et empoché sa clef. Je lui ai dit : « Si tu crois que ça servira à quelque chose ! Ta porte, moi je l’ouvre sans clef et ce sera fait demain. Et tes godasses, je crois qu’ils pisseront dedans ou bien qu’ils les boufferont, car ils marchent pieds nus ! » Alors il m’a regardé et il m’a craché dessus. Je lui ai renvoyé un gros crachat qu’il a reçu en plein dans l’oeil. C’est comme cela qu’on s’est quitté.
— Et vous ? Qu’est-ce que vous êtes venu faire ici ? Dans ce village ? Chez moi ?
— Je pille. À part l’armée, vous, et des copains, je crois qu’il n’y a plus personne à cent kilomètres à la ronde. Alors je pille. Mais je n’ai plus faim, j’ai déjà trop mangé. À dire vrai, je n’ai pas besoin de grand-chose et d’ailleurs, tout est à moi. Demain, c’est moi qui leur offrirai tout cela. Je suis une sorte de roi et je ferai don de mon royaume. Il paraît que c’est Pâques, aujourd’hui.
— Je ne comprends pas.
— Il y a un million de Christs à bord de ces bateaux, qui ressusciteront demain matin. Alors, le vôtre, tout seul... fini, lui aussi.
— Vous êtes croyant ?
— Pas du tout.
— Et ce million de Christ, une idée à vous ?
— Non. Mais dans le genre curé, je la trouve assez jolie. Elle me vient d’ailleurs d’un curé. Je l’ai rencontré il y a une heure. Je montais par ici, lui descendait comme un fou. Pas si paumé, plutôt bizarre. De temps en temps il s’arrêtait, il levait les bras au ciel, comme les autres, en bas, et puis il criait : « Merci, mon Dieu ! » et se remettait à cavaler vers la plage. Il paraît qu’il en descend d’autres.
— D’autres quoi ?
— D’autres curés du même genre. D’abord, vous m’ennuyez. Je n’étais pas venu pour parler. Et puis vous n’êtes plus qu’un fantôme, qu’est-ce que vous faites encore ici ?
— Je vous écoute.
— Cela vous intéresse, toutes mes conneries ?
— Prodigieusement.
— Vous n’êtes qu’un pourri. Vous réfléchissez encore. Il n’y a plus à réfléchir, cela aussi, c’est fini. Allez-vous-en !
— Oh ! mais non !
— Tenez ! vous et votre maison, vous vous ressemblez ! On dirait que vous êtes là depuis mille ans, tous les deux.
— 1673, exactement, dit le vieux monsieur en souriant pour la première fois.
— Trois siècles de certitude héréditaire. Écœurant. Je vous regarde et je vous trouve parfait. C’est pourquoi je vous hais. Et c’est chez vous, ici, que je conduirai les plus misérables, demain. Ils ne savent rien de ce que vous êtes, de ce que vous représentez. Votre univers n’a aucune signification pour eux. Ils ne chercheront pas à comprendre. Ils seront fatigués, ils auront froid, ils feront du feu avec votre belle porte de chêne. Ils couvriront de caca votre terrasse et s’essuieront les mains aux livres de votre bibliothèque. Ils cracheront votre vin. Ils mangeront avec leurs doigts dans les jolis étains que je vois à votre mur. Assis sur leurs talons, ils regarderont flamber vos fauteuils. Ils se feront des parures avec les broderies de vos draps. Chaque objet perdra le sens que vous lui attachiez, le beau ne sera plus beau, l’utile deviendra dérisoire et l’inutile, absurde. Plus rien n’aura de valeur profonde, sauf peut-être le bout de ficelle oublié dans un coin et qu’ils se disputeront, qui sait ? en cassant tout autour d’eux. Cela va être formidable ! Foutez le camp !
— Encore un mot : eux vont détruire sans savoir, sans comprendre. Mais vous ?
— Moi, parce que j’ai appris à haïr tout cela. Parce que la conscience globale du monde exige
que l’on haïsse tout cela. Foutez le camp ! Vous m’emmerdez !
— Comme vous voudrez.

Le vieux monsieur entra dans la maison, puis en ressortit aussitôt, un fusil de chasse à la main.

— Que faites-vous ? demanda le jeune homme.
— Je vais vous tuer, bien sûr ! Le monde qui est le mien ne vivra peut-être pas au-delà de demain matin et j’ai l’intention de profiter intensément de ses derniers instants. Je vais vivre une seconde vie, cette nuit, sans bouger d’ici et je crois qu’elle sera plus belle encore que la première. Comme mes semblables sont partis, j’ai l’intention de la vivre seul.
— Et moi ?
— Vous, vous n’êtes pas mon semblable. Vous êtes mon contraire. Je ne veux pas gâcher cette nuit essentielle en compagnie de mon contraire. Je vais donc vous tuer.
— Vous ne saurez pas. Je suis certain que vous n’avez jamais tué personne.
— C’est exact. J’ai toujours mené une vie paisible d’un professeur de lettres qui aimait son métier. Aucune guerre n’a eu besoin de mes services et les tueries d’apparence inutile m’affligent physiquement. J’aurais probablement fait un bien mauvais soldat. Toutefois, avec Actius, je crois que j’aurais joyeusement tué du Hun. Et avec Charles Martel, lardant de la chair arabe, cela m’aurait rendu fort enthousiaste, tout autant qu’avec Godefroi de Bouillon et Baudoin le lépreux. Sous les murs de Byzance, mort aux côtés de Constantin Dragasès, par Dieu ! que de Turcs j’aurais massacrés avant d’y passer à mon tour ! Heureusement que les hommes qui ignorent le doute ne meurent pas si facilement ! Aussitôt ressuscité, me voilà taillant du Slavon en compagnie des Teutoniques. Je porte la croix sur mon manteau blanc et je quitte Rhodes l’épée sanglante au poing, avec la petite troupe exemplaire de Villiers de L'Isle-Adam. Marin de don Juan d’Autriche, je me venge à Lépante. Belle boucherie ! Puis l’on cesse de m’employer. Seulement quelques broutilles qui commencent à être mal jugées, de l’histoire contemporaine, une triste plaisanterie, je ne m’en souviens déjà plus très bien. Tout cela devient si laid : plus de fanfares, plus d’étendards, plus de Te Deum. Pardonnez la pédanterie d’un vieil universitaire radoteur. Évidemment je n’ai tué personne, mais toutes ces batailles dont je me sens solidaire jusqu’au plus profond de mon âme, je les revis toutes en même temps, j’en suis l’unique acteur, avec un seul coup de feu. Voilà !

Le jeune homme s’écroula gracieusement, glissant le long de la balustrade où il se tenait adossé, et se retrouva assis sur ses talons, les bras pendant le long du corps, dans une position qui lui semblait familière. La tache rouge sur le sein gauche s’élargit quelque peu, puis cessa très vite de saigner. Il mourut proprement. Les yeux que ferma le professeur, d’un geste doux du pouce et du majeur, n’avaient même pas l’air étonné. Pas d’étendards, pas de fanfares, une victoire à l’occidentale, aussi définitive qu’inutile et dérisoire. C’est en paix avec lui-même, une paix tellement suave qu’il ne se souvenait pas en avoir jamais éprouvé d’aussi achevée, que le vieux M. Calguès tourna le dos à ce mort et rentra dans la maison.

Avec la paix de l’âme, le professeur sentit une faim bien franche lui mordre l’estomac..."

Oui, Lampedusa, c'est encore Jean Raspail qui en parle le mieux... avec juste 40 ans d'avance.

Extrait du livre de Jean Raspail, Le Camp des Saints. 1973. Editions Robert Laffont



D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

31 commentaires:

  1. On s'y croirait. On s'y croit déjà.

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  2. Non seulement on s'y croit, mais on y est !
    A relire d'urgence !

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    1. @pangloss et La mouette: Pour sûr et dire qu il a écrit ça il y a tout juste 40 ans. J ai tout relu d une traite depuis ce matin. En accès gratuit sur le mot " extrait "

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  3. Et son Benoit XVI ressemble comme 2 goutes d'eau au pape François ! Raspail était vraiment un visionnaire ! Que n'a-t-il été entendu quand il était encore temps...

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    1. @nana: que n a t il été entendu ? Oui sauf que qui en 1973 pouvait imaginer le désastre qui s'annonce ?

      Anecdote: A midi, au JT de France 1 il y avait un reportage sur le camp de réfugiés de Lampedusa. Le journaliste interroge un réfugié sur les conditions d'accueil, et le gars de lui répondre:" j ai payé 2500 dollars aux passeurs pour venir. Pourquoi ? Pour ça ? "...

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    2. Il a même dit qu'il était mieux dans son camp de Jordanie.
      L'Europe leur parait un Eldorado !
      Evidemment, les passeurs ont tout intérêt à le leur faire croire.

      Il faudrait faire la chasse aux passeurs, en fait.
      C'est le même pb qu'avec la prostitution, c'est le proxénète qui est un délinquant. C'est lui qu'on pourchasse.
      Mais l'UE n'a pas l'intention d'en finir avec l'immigration. Donc les passeurs ont de beaux jours devant eux.
      Les clandos restent une semaine en "camp de rétention" et ensuite ?
      Ils se répartissent partout dans l'UE...
      On comprend pourquoi le peuple britannique était hostile à la construction du tunnel sous la Manche !
      Mais évidemment, on ne lui a pas demandé son avis.
      Et si on l'avait consulté et qu'il ait dit non, on sait ce qu'on fait de l'avis des peuples...

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    3. @lamouette: le miroir aux alouettes. ce qui m épates tout de même c'est soi la bêtise des migrants soit la force de convictions des passeurs parce qu'avec 2500 dollars en Somalie, en Libye ou en Érythrée, on a vraiment de quoi voir venir et pour un moment.
      la chasse aux passeurs, une utopie, il y en aura toujours. Par contre que tout immigrés soit immédiatement reconduit chez lui, j y crois beaucoup plus comme moyen de dissuasion. Au lieu de cela, notre humanisme leur ouvre grand la porte.
      Imagine aussi que certains en Europe prêchent pour que la politique migratoire des pays membres soit entièrement et exclusivement du ressort de l'UE !

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  4. Communiqué de Monseigneur Poignard, vicaire général du diocèse aux Armées françaises :

    "Je viens d'apprendre ce samedi que la chapelle militaire de la base navale de Toulon (83) a été profanée. On s'en est pris aux quatre grands symboles de la foi catholique :

    - le Saint-Sacrement (tabernacle renversé et brisé),

    - les saintes espèces répandues sur le sol,

    - le baptistère totalement brisé,

    - l'ambon ( la Parole de Dieu jetée à terre et piétinée).

    L'intolérance (dont chacun peut deviner l'origine !) pénètre maintenant à l'intérieur des enceintes militaires : il y a de quoi être vraiment très inquiets et incite à la réaction. Ils n'ont plus peur de rien ! La guerre totale est engagée."

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    1. et personne n'en parlera sur les grandes ondes, il ne faut pas " stigmatiser" la population immigrée...

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    2. @marianne: Ah mais vs prêchez à un convaincu: nous sommes en pleine guerre de religions, d'un coté les muzz et de l'autre les laïcards façon Peillon, une même cible pour l instant: les cathos

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  5. un livre magnifique et qui révèle ce qui nous attends ! bon sang pourquoi n'est-il pas plus lu !!

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    1. @boutfil: pkoi ? Ben tiens, c'est un écrivain maudit par les progressistes et autres bien-pensants. Imagine que ce bouquin n'est disponible dans aucune bibliothèque de tous le Val d'Oise. Aucune.

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  6. Cet extrait fait la démonstration d'une bonne littérature qui me plaît bien. Pour tout être vivant il est vital de garder un équilibre de vie entre le néant et l'abondance. Le fond traite de l'abondance excessive et dévastatrice qu'une population s'apprête à exercer sur un pays qui possède des richesses à prendre et une histoire devenue un avatar transformé en prétexte pour la haïr. Et les références historiques sont excellentes, ah Charles Martel! Quelle bonne idée de faire descendre les chevaliers dépités de leurs chevaux. Et Lépante! Comment oublier ces récits?

    Mais ça ne se passe pas exactement comme ça, ils ne viennent pas d'un coup par millions mais petit à petit par milliers et petit à petit s'installent, se reproduisent comme le conseillerait si bien Boumédiène pour conquérir petit à petit nos richesses. C'est très intelligent car en plus d'éviter une défaite militaire comme les Maures à Tours, des puissances politiques se sont alliés à eux et sont maintenant considéré comme des victimes, des dépossédés qu'il faut rétablir. Leurs petites victoires sont les mosquées qui s'érigent et l'exhibition publiques des femmes voilées. Mine de rien, ils sont déjà plusieurs millions ici aujourd'hui.

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    1. @Judex: tout est dit du Camp des Saints dans ce passage. Alors certes, il s'est " planté " comme tu dis, ils ne viennent pas par millions mais petit a petit et chaque année un peu plus mais tout est là, y compris le ravi excité, le bon humaniste, la main sur le coeur et prêt à en découdre pour ses "freres" venus d'ailleurs.

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  7. Pour un Raspail il y a des cohortes de Koz et son orchestre

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    1. @Koltchack: tu as un pb avec Koz ? :)

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    2. Oui, Lampedusa, c'est le symptôme de l'abandon par l'Europe, encouragée par tous ces intellectuels de merde et ces chrétiens à babouches, du miles qui tenait les barbares à l'écart.

      Nous sommes en train de vivre la décadence de l'Occident, tout comme l'empire romain a vécu le sien. Licence des mœurs, désaffection des citoyens pour la carrière militaire qui profite à ceux qui sont d'origine étrangère, enflure de l'appareil administratif allant de pair avec une corruption des politiques et des hauts fonctionnaires, dégoût pour ce qui ressort de l'affirmation de la virilité, refus du conflit, de l'affrontement, etc.

      Il était encore possible, en 1973, de virer de bord sans trop de difficultés. C'est encore possible aujourd'hui, mais cela ne se fera pas sans douleur, et plus nous tardons plus l'affrontement sera sanglant. Car il ne faut pas se leurrer, c'est bien une guerre qui est en train de se livrer aujourd'hui, et pour l'instant nous sommes en train de la perdre.

      Quel sens aurait une Europe métissée, islamisée où les européens de souche seront obligés de se retrancher dans des secteurs difficiles d'accès comme le firent les basques qui initialement tenaient toute l'Aquitaine et se retranchèrent dans les Pyrénées où il n'était pas possible de les réduire. Est-ce que tous ces gentils messieurs imaginent un seul instant que le christianisme aurait encore droit de cité dans une telle Europe ? Tout comme Raspail, à l'humanisme bêlant je préfère le christianisme de combat des Bouillon, Villiers de L'Isle-Adam. don Juan d’Autriche, qui eux furent de véritables miles christi. Mais eux, ils préfèrent pérorer sur la préoccupation autour du confort bourgeois de ceux qui ne pensent pas comme eux, à l'instar de notre ami, avocat dans le 17ème arrondissement de Paris. On supposera qu'il sait de quoi il retourne.

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    3. @koltchack: je me doutai bien de la réponse que tu me ferais . Koz et ses amis me font penser à ces ravis qui à la messe chantent au son des tambourins et d'une guitare sècehe: ns sommes tous frères ... sans voir ne serait-ce qu un instant ( ou en faisant mine de ne pas voir) les dangers qui les menacent. La culture du " tendre l'autre joue ".


      Quel sens aurait une Europe métissée etc... Plus aucun sens, ce ne serait plus l'Europe avec tout ce que cela comporte tout simplement.

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  8. Je note que Nana a tiqué comme moi sur le BXVI de Raspail, qui n'a rien eu à voir avec celui de la réalité. En revanche, François réel et BXVI du livre...

    Popeye

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    1. @popeye et nana: vous m intriguez mais j ai du louper un truc avec votre benoitXVI

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    2. Le pape, dans le roman, porte le nom de Benoit XVI. Comme celui qui renoncé à sa charge au mois de février dernier. Qui ne se risquait que fort peu sur le terrain politico-social.
      A contrario de notre François du réel, dont la dernière sortie à propos de Lampedusa manquait pour le moins de prudence. En revanche, le Benoit XVI du roman tient des paroles tout à fait analogues à ce que François tient dans la réalité, sur un mode "chrétien de gauche progressiste des années 70"

      Popeye

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  9. Ils ont gagné par le nombre et la passivité des Européens transis de culpabilité. Et le pape qui en remet une couche avec sa honte et ça marche : les Italiens naturalisent les morts et les survivants,les actes de contrition se multiplient, il
    est question de créer des couloirs humanitaires pour sécuriser leurs traversées.
    Yvette Strauss

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    1. @Yvette: oui j ai lu cela. une commissaire européenne voudrait que l'Union mette en place des couloirs maritimes pour sécuriser la traversée des migrants. Et pourquoi pas le tapis rouge tant qu à faire.

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  10. La France a son Lampédusa mais à la puissance 10, Mayotte, bientôt chez nous tous les miséreux de la côte orientale de l' Afrique, super!

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    1. @grandpas: ca, c'est un truc que je n ai absolument pas compris: qu'est-ce qu on a foutu à faire de Mayotte un département français ? Une aberration totale à mon sens, rien à y gagner et tout a y perdre.

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    2. Et les 100 000 comoriens d'origine qui votent à Marseille? Vous ne croyez pas qu'ils intéressent un peu notre Gaudin (gredin?) local voire national?

      Popeye

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    3. @popeye: assurément de la même façon qu ils doivent intéresser le camp d enface

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  11. ouaip!
    difficile à dire mais j'ai pleuré à la relecture du camp des saints il y a deux ans.
    Je n'avais pas saisi son impacte à sa première lecture en 1990.

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    1. @vonflern: Pourquoi pleurer devant l inéluctable ? :)

      mais quel visionnaire, quelle clairvoyance, forcément à l époque , il ne pouvait pas être bien reçu, plus encore aujourd'hui où l on considère que la " diversité " qui s'invite est une richesse

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  12. http://www.livre-rare-book.com/
    Ce livre est encore trouvable sur ce site , très prophétique tout comme Nostradamus qui a prédit pour le XXIème sciècle une guerre de religion .

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    1. @claude Henri: Livre rare... tout est dit :) heureusement il est aussi en téléchargement libre

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