dimanche 20 novembre 2011

La droite, seul recours face à la crise ?


Je dois être un piètre analyste politique parce qu'il y a un truc que je ne comprends pas. Remarquez, je n'ai jamais compris les Espagnols. Ils sont bizarres tout de même. En 2004, sans surprise mais avec un succès éclatant, les Espagnols portent au pouvoir le Parti Socialiste et son représentant-pas-vraiment-charismatique Zapatero. La gauche s'installe donc majoritairement dans le pays et les institutions.

Patatras, la crise survient dès 2008, les subprimes aux US, l'explosion de la bulle immobilière en Espagne. Inévitable et parfaitement compréhensible pour toute personne étrangère ayant eu l'occasion, comme moi, de faire le trajet entre l'aéroport de Barajas et le centre de Madrid depuis 2000: des milliers d'immeubles à perte de vue, des centaines de milliers de logements neufs et... vides.

Bref la crise. Zapatero et son équipe n'ont pas le choix, à gravité de la situation, remèdes de cheval, un plan de rigueur drastique est mis progressivement en place.

Un " vrai plan de droite ", ironise-t-on : modification du droit du travail pour faciliter les licenciements, fin de la prime à la naissance (2500 euros), baisse de 5% du salaires des fonctionnaires (15% pour les plus élevés), gel ou réduction des pensions de retraites, aides au développement réduite de 600 millions, subventions aux associations réduites ou supprimées, réduction de plus de 1,5 milliard des investissements publics, réduction des indemnités chômage, etc, etc, etc...
La potion rigueur passe mal, vraiment mal avec un taux de chômage supérieur à 21%, une paupérisation de la société toute entière et l’émergence des indign'ados.
En clair, il ne fait pas bon vivre en Espagne en  ce moment, c'est la galère avec à la manœuvre et au tambour un gouvernement socialiste et sur les bancs, un peuple qui rame dans la rigueur et l'austérité d'un plan cité en exemple par les droites au pouvoir ailleurs en Europe.

Alors rigueur, oui, politique traditionnelle de droite certes, et quelques signes de redressement qui semblent poindre, on y prévoit même un taux de croissance pour 2012 supérieur à celui de la France.

Et pourtant, l'Espagne toute entière, celle-là même qui porta au pinacle, à nouveau en 2008, Zapatero et son socialiste de PSOE, élira ce dimanche une nouvelle équipe, un nouveau gouvernement... de droite. Va comprendre...

De la à en conclure qu'en temps de crise, le recours et l'espérance, c'est bien la droite... il n'y a qu'un pas que je franchis sans vergogne. A moins que je ne sois qu'un piètre analyste politique.

Folie passagère 922.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

14 commentaires:

  1. Ca montre surtout que les électeurs ne veulent pas payer pour les erreurs de gestion de leur gouvernement. Ils le montrent aux élections et cela devrait être une leçon pour ceux qui préconisent de faire supporter la dette à tous les français. A nos représentants de droite comme de gauche de trouver les bons conseils s'ils ne veulent pas payer l'addition par les urnes puisqu'il existe d'autres solutions.

    RépondreSupprimer
  2. @sophia aram ou ammad?: Le futur espagnol Rojas a pourtant bien annoncé la couleur: poursuite de la rigueur et pourtant, il va etre élu.
    Il existe d autres solutions ? à la rigueur ? lesquelles ? tu as la recette magique parce qu'en dehors de la rigueur,je ne vois pas.

    @nicolas: moi piètre analyste ? a dix contre un que Sarko repasse ! tu m'aurais décerné le prix Nobel de l analyse politique que j en aurai été de la meme façon étonné

    RépondreSupprimer
  3. Tiens ! L'autre trou du cul ne sais pas orthographier mon prénom et me demande de passer mon chemin.

    Il y a de ces petits...

    RépondreSupprimer
  4. @nicolas: ben, t es pas a la sieste ?

    RépondreSupprimer
  5. Les Français ont été assez bêtes pour voter Sarko une première fois, aucune raison qu'ils ne votent pas une seconde fois pour l'incompétent et menteur (et ses sbires) qui nous sous-gouverne(nt). Mais évidemment, nos avis divergent...

    RépondreSupprimer
  6. La seule chose que Rojas ait dit, mon cher Corto, c'est qu'il ne réduirait pas les retraites.
    Et quant au reste, personne, à ce que j'ai compris, n'a réussi à lui tirer un mot sur les mesures qu'il allait prendre.
    C'est vrai qu'ils sont bizarres ces Espagnols !
    Grandpas a raison, un attentat à quelques jours des élections les a fait voter à gauche.
    La crise de l'euro va les faire voter à droite.
    Cela s'appelle la démocratie.

    RépondreSupprimer
  7. @laurent: bien evidemment que nos avis divergent, pas grave, mais dis moi ,serait-il possible que les Français votent deux fois de suite pour quelqu un que tu qualifies d'incompétent ?

    @marianne: il peut difficilement les réduires, elles l'ont déjà été puisque gelées depuis 3 ans je crois.
    Il n a pas dit grand chose effectivement si ce n'est qu'il n avait pas la recette miracle mais on voit mal comment il pourrait faire autre chose que ce que zapatero a entamé : la rigueur.

    RépondreSupprimer
  8. Corto,

    J'y étais. Si ça ne te dérange pas qu'un de tes visiteurs les plus réguliers se fasse insulter dans tes commentaires, ça ne me dérangera pas de ne plus être parmi les plus réguliers.

    Dont acte, j'en ai ma claque.

    RépondreSupprimer
  9. @nicolas: toute mes confuses , camarade ! je vais y remédier allez , zou !

    RépondreSupprimer
  10. "serait-il possible que les Français votent deux fois de suite pour quelqu'un que tu qualifies d'incompétent ?" c'est justement pour cela que je désespère de mes contemporains...

    RépondreSupprimer
  11. @laurent: sans doute pas pour les memes raisons mais il m arrive souvent, aussi, de desesperer de mes concitoyens !

    RépondreSupprimer

Les commentaires " anonyme " seront systématiquement rejetés. La modération des commentaires étant activée, leur parution peut prendre quelques temps. Les commentaires hors-sujet ne seront pas validés.

Les larmes du drapeau - FTP