jeudi 17 novembre 2011

Le bonheur ( libéral ), c'est pour quand ?


Hier c'était, parait-il, jour de commémoration pour la sphère libérale. On célébrait, toujours paraît-il, le 5ème anniversaire de la mort du chantre du libéralisme Milton Friedman. A cette occasion, une lettre venue dont ne sait trop où s'est étalée à la Une de la gauchosphère. Elle s'adressait aux gourous, chefs de réseau, lieutenants et attachés de presse du tout marché; aux vilains, en somme, vous savez, les Jean-Michel Aphatie, Jacques Attali, Christophe Barbier, Eric Brunet, Yves Calvi, Monique Canto-Sperber, Jean-François Copé, Arnaud Dassier, Sophie De Menthon, Michel Godet, Eric Le Boucher, Alain Madelin, Alain Minc, Hervé Novelli, Catherine Ney, Laurence Parisot, Jean Quatremer, Pascal Salin, Hugues Serraf, Guy Sorman, Jean-Marc Sylvestre, Pierre-André Taguieff, Yves Thréard, Agnès Verdier-Molinié, Laurent Wauquiez et consorts... Attali, libéral ? passons. Vous pouvez la lire aussi ici ou .

Lisez, ça vaut le coup tant le texte est plein de contre-vérités et empreint de naïveté boboïde gauchisante.

Je voulais réagir mais faute de temps, je n'ai pas pu. Aujourd'hui, non plus, je rencontre quelques blogueurs et commentateurs sympathiques à Paris. Mais cela tombe bien, un Léopold Saroyan, que je ne connais pas, le fait très bien dans la revue Contrepoints. Alors si vous avez le temps et l'envie de lire du bon de chez bon, allez lire sa réponse savoureuse mais pimentée, c'est ici.

Bonne journée et à plus tard pour le prochain billet !

Folie passagère 917.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

10 commentaires:

  1. Naïf, je ne sais pas. Plutôt une pierre balancée dans l'eau. En revanche, il y a quelque chose qui est absolument indiscutable, c'est que les inégalités ne cessent de se creuser, que les pauvres le sont de plus en plus et les riches de plus en plus. Quant au pseudo-libéralisme des libéraux, il serait assez aisé de démontrer qu'il n'existe pas. Ou qu'il n'existe qu'en fonction des circonstances. La libéralisation, c'est toujours pour les autres, en fonction de ses propres intérêts, n'est-ce pas ! Les libéraux vivent en effet largement sur le dos d'un système conçu essentiellement pour eux, obligeant le citoyen à y avoir recours. L'idée que nous sommes allés au bout de l'assistanat est une idée amusante surtout quand on considère qu'il n'y pas plus assisté en France que les professionnels libéraux (le système nous obligeant à avoir recours à eux), les banques, les entreprises ou encore les commerçants (petits ou non)... Subventions à tour de bras. Aides en veux-tu en voilà. Système avec obligation de recours. Allons au bout de l'idée libérale. Un monde intégralement libéral, ce serait un monde où nous n'aurions plus besoin des libéraux, où un salarié pourrait considérer sa boite comme un kleenex jetable, où un citoyen pourrait se retourner vers la Justice de son pays sans avoir à engager un avocat, où le petit pourrait choisir une banque qui ne serait pas davantage qu'une simple caisse de dépôt...etc... Mais ce monde-là, ce monde sans contrat, les libéraux n'en veulent pas. Ce qu'ils veulent, c'est que rien ne les oblige à participer à l'effort collectif. Absolument rien d'autre...

    A ce titre, je ne sais qui est le plus naïf. Je dirais même, le plus anesthésié.

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  2. Voici ma réponse à ton superbe défenseur du capitalisme.
    Et bien voilà une belle critique en règle. Je veux bien qu'il y ait débat, mais on parle d'idées et on essaie de comprendre pourquoi il y a des problème et comment les résoudre.
    Maintenant quand il s'agit d'argumenter ses dires, il faut soit vérifier les données qu'on donne, soit arrêter de mentir aux gens. C'est bien l'INSEE, ils ont plein de chiffres. Mais encore faut-il savoir les lire ou les interpréter justement.
    Leur faire dire n'importe quoi c'est mentir à ses lecteurs.
    Donc le titre de la colonne des salariés de la fonction publique, m'a intrigué: Adm Publ, Enseign, Santé, Action sociale. Pas très clair tout ça, ça ressemble plutôt à un secteur d'activité. J'ai donc vérifier et oui il faut toujours vérifier. Et j'ai fait une addition Etat+Territorial+Hospitalière = 2,88+2,02+1,045 = 5,945. Un peu loin des 8,038 million annoncé. Les chiffres sont ceux de 2008.
    Voici les liens pour que vous puissiez vous faire une idée des vrai chiffres.
    http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/irweb.asp?id=agents08
    http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/irweb.asp?id=colter060708
    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon03187

    Alors avec un doute sur la manipulation des chiffres, je vous laisse juger de la véracité du reste de l'article.
    C'est votre opinion et bien gardez là pour vos sphères de pensées mais ne donnez pas de leçon.
    Pour ce qui est du fond, je pourrais être d'accord avec vous, le libéralisme en France n'est pas très développé. Par rapport à d'autres pays. Mais est-ce la bonne solution?
    Par contre le népotisme, l'enrichissement de quelques uns sur le dos des plus pauvres et le dédain que vous portez aux petites gens n'arrangera pas notre pays.

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  3. Les inégalités se creusent, peut être, mais les pauvres d'aujourd'hui sont moins pauvre qu'hier. Le moindre pauvre possède aujourd'hui un portable et une télé à écran plat, cette dernière est d'ailleurs considéré comme un bien indispensable et ne peut être saisi par les huissiers. Et compte tenu de l'augmentation de la population, la pauvreté n'a pas augmenté tant que ça (surtout quand on regarde les critères qui définissent la pauvreté).

    On devrait d'ailleurs se demander qui est pauvre en France ? On verrait que l'ouverture en grand des frontières est en grande partie responsable de la paupérisation de populations qui n'ont rien à faire ici, sinon être pauvre justement.

    Et puis citer Attali ou Apathie comme libéral, c'est la preuve que ces gens n'ont pas compris grand chose... Vouloir moins d’état ou moins d’impôt ce n’est pas forcement être libéral.

    La France n'a jamais été libérale, elle a tjrs été socialiste, surtout ces 30 dernières années.

    En plus, ces ignorants économiques majeurs confondent tous. Le libéralisme n'exclue pas le contrôle et la réglementation, bien au contraire.

    Ces gens sont pour plus d'état alors que c'est justement l'état qui nous a mis dans la situation dans laquelle nous somme aujourd'hui.

    Allez voir en Suède, Finlande et au Canada comment ça marche et on ne peut pas dire que ces pays sont des enfers libéraux...

    Et puis, c’est vrai que le communisme a tellement bien marché…

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  4. Excellent critique de Saroyan !!!

    Cette manie de faire des listes... ça rappel effectivement les HLPSDNH...

    Je trouve toujours fabuleux les critiques économiques de parfaits ignares en économie...

    Et cette façon de stigmatiser, d'amalgamé et de généralisé, c'est tellement de gauche ;)

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  5. Tout ce que j'ai compris, mon cher Corto, c'est que je suis une socialiste de droite !
    Je vais enfin savoir quoi répondre à tous ces gens qui ne se gênent pas pour me traiter de réactionnaire !
    Réactionnaire, peut être ?
    Mais réactionnaire socialiste (de droite) !

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  6. @dorham: beaucoup de naïveté des 2 cotés, c'est fort possible. Le libéralisme economique est plus une théorie qu une pratique tel que décrit par Saroyan. la preuve, c'est que plus on avance et plus les reglementations diverses augmentent. Oui, plus ça va et plus on s'eloigne du libéralisme a tout crin. Avec ce qui me semble le plus étonnant c'est que la concurrence, bras armé du libéralisme , a été le fossoyeur du dit libéralisme. C'est compliqué , vois tu ce que je veux dire ?

    Après oui, il y a de plus en plus de pauvres. Et comme le dit Skandal, plus bas, reste a définir ce qu'est un pauvre. 8 millions de pauvres ou a peu près en France, c'est scandaleux,entièrement d'accord, moins de 1000 euros par mois, oui c'est honteux, ils ont tout de meme qu on le veuille ou non assistance, sécu, cmu, écran plat , portable etc..
    Ils sont donc nettement moins pauvres qu' un kossovar ou qu'un malien.
    par contre peut-on se satisfaire de cela dans un pays comme le notre, NON, mais c'est un autre débat qui n a pas a voir avec le libéralisme.

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  7. @scoerpix: tu focalise sur un tableau avec quelques chiffres, je reconnais qu il est un peu léger sur ce coup là. mais globalement, sur le fond, son article est tout a fait pertinent! Tu as eu le courage ou le donquichotisme d'aller commenter sur le site. Mais a mon avis, tu as pris ce billet à la 1ere lecture, relis le, et tu verras qu'il est placé au coin du bon sens.

    @skandal: en phase totalement avec toi. RaJ !

    @marianne: et ben tout comme vous je suis un socialiste réactionnaire mais libéral de droite anarchiste de surcroit. Tout ça dans un sens ou dans l'autre, ça marche aussi. ( collationnement des noms d'oiseaux dont je fus a un moment ou un autre affublé )

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  8. Comme disait un certain Bérégovoy, j' ai une lisse de nom de gans pas correc'.

    Dommage, il a mal fini près d'un canal avec un ciel si bas qu'un flingue s'est suicidé.

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  9. Corto, comme vous le soulignez si justement, plus le libéralisme prend le pouvoir (selon les degôches) et plus il y a de reglementation donc moins de libéralisme.

    Pour résumé, plus il y a de libéralisme moins il y a de libéralisme.

    Et sur la concurence, il est fort probable que plus de libéralisme entrainerait une augmentation du pouvoir d'achat. Il suffit de voir comme fait Free. Grace à ette boite, les forfait internet ont baissé de 25% et le débit à été multiplié par 100...

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  10. @skandal: la concurrence est sans nul doute une des meilleures armes pour améliorer le pouvoir d'achat; sauf quand elle devient sauvage c'est a dire lorsqu'elle ne respecte pas les règles établies. Tiens, justement,...les règles !

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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique