mercredi 9 novembre 2011

A propos d'immigration...

Et voila ce qui arrive lorsque l'on se promène dans des endroits que la bien-pensance condamne. Ci-après, une autre façon de voir l'immigration. Et comment le dire autrement, j'aime  cette vision politiquement totalement incorrecte. Et alors?

" ... Quand les Barbaresques se présentaient tout armés devant nos anciens parapets, sur leurs vaisseaux de course ou leurs chevaux arabes, on les repoussait tant bien que mal, en y mettant parfois sept ou huit siècles. Leurs descendants ont trouvé dans notre aberration idéologique le moyen de réussir là où leurs ancêtres avaient échoué. La condition est simple, quoique inattendue et paradoxale : il leur suffit d'aborder nos côtes et nos frontières non plus dans leur agressive splendeur, avec leurs oriflammes, leurs cimeterres et leurs arcs, mais dans leur misère à mains nues, au contraire, en partie jouée s'il le faut. Les mêmes qu'on accueillerait à coups de canon s'ils nous attaquaient pour nous conquérir nous conquièrent bien plus sûrement en faisant appel à notre bon cœur, à nos invraisemblables lois, à notre sentiment de culpabilité (qui leur est totalement inconnu), à la trahison enthousiaste et empressée de nos amis du Désastre. Ils n'en croient leurs yeux ni leur jambes. Oui, c'est bien comme on leur avait dit, si invraisemblable que cela leur ait paru : l'Europe n'oppose aucune résistance sérieuse à l'invasion qu'ils lui font subir. Tout au contraire, malgré quelques simagrées de surface, destinées aux plus ronchons, vieux-jeu et dépourvus d'humour de ses citoyens électeurs, elle accueille à bras ouverts ses humbles colonisateurs, elle met à leur disposition des autobus, des avions et des trains, afin qu'ils puissent s'avancer plus vite jusqu'à son cœur le plus désirable. Elle leur distribue des laissez-passer, elle les loge, elle les nourrit, elle leur alloue des allocations, des pensions, des indemnités pour le dérangement qu'ils ont pris en violant ses lois — des lois dont elle s'excuse en mettant en avant d'autres lois, qui réduisent à néant les premières et servent à les tourner en dérision.

Les bénéficiaires d'un si surprenant accueil savent qu'ils ne doivent surtout pas remercier, ni se montrer étonnés même s'ils le sont, et reconnaissants encore bien moins : cela pourrait réveiller le dormeur, faire naître la suspicion dans l'esprit du colonisé ravi. Les conquérants désarmés doivent au contraire se plaindre bien haut d'être reçus comme des chiens, c'est très important, on le leur a bien répété : il leur faut s'indigner que rien ne soit prêt pour les accueillir, même s'ils débarquent ininvités sur un rocher dénudé, et en appeler au droit des gens, eux qui n'ont jamais levé le petit doigt en sa faveur dans leur pays. Ils ont bien appris leur leçon : ils savent qu'aussi longtemps qu'ils se présenteront en mendiants atrabilaires et revendicatifs le pays leur sera soumis, par on ne sait quel charme inexplicable. Après le fantastique succès de leurs revendications de miséreux il sera toujours temps pour eux, plus tard, un peu plus tard, bien vite, lorsqu'ils seront les maîtres, de présenter des exigences de maîtres. "

Tiré de l'éditorial n° 48 du 19 avril 2011 du Parti de l'In-nocence, par Renaud Camus. " La condition de la conquête ".

Folie passagère 907.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

16 commentaires:

  1. on a les penseurs qu'on mérite...

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  2. @GdC: peux tu développer ? ( ben oui, si en plus on peut rigoler )

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  3. Vous avez osé coloniser Renaud Camus à votre profit, mon cher Corto ?
    Vous n'allez pas tarder à vous faire taper sur les doigts.

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  4. @]marianne: coloniser? à mon profit ? ah que nenni, quand j'aime, je partage, moi madame !
    bises

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  5. En l'occurrence et si j'ai bien compris, Marianne
    voulait dire que vous vous seriez appropprié
    un discours qui serait, on ne sait trop pourquoi
    la propriété de Didier Goux.
    Quoi qu'il en soit, je laisse très volontiers à
    ces Messieurs et à leurs admirateurs un angle de
    vue trop caricatural à mon goût. Rien à voir
    avec la subtilité intelligente d'un Finkelkraut.
    Et un parti de l'In-nocence, j'aimerai bien que vous m'expliquiez le concept.

    Olive

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  6. @nicolas J: tu crois que cela se soigne ? :)

    @olive: que vient faire didier goux là dedans. ( quand bien , je le reconnais, c'est par son biais que j ai découvert camus ).
    Quant au parti de l'In nocence, faites appel à Google, il devrait pouvoir te renseigner.

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  7. Il y a bien des lunes dans une verdoyante vallée,nommée la Contrée
    Vivaient Hainault et Gohelle,bouilleurs de carottes de leur état
    Travaillant sans relâche dans leur distillerie
    Ils ne pouvaient s' occuper de leurs nombreux enfants
    Sur les conseil à "Bouche Dorée"échevin de leur province
    Il firent venir une jeune Sourikat pour être gouvernante,"Sablinette"
    Satisfait de la demoiselle,ils Ia considéraient comme une tante
    Ils ne comprenaient pas ses moments de tristesse et ses pleurs
    Ils lui demandèrent la cause de cet état qui les consternaient
    Elle répondit que sa famille ,son mari et ses enfants lui manquaient
    Hainault et Gohelle ne voulant que son bonheur et sa joie retrouvée
    Ils firent venir sur les conseils de " Bouche Dorée' la famille au complet
    Le rapprochement familial ,c 'est ainsi que cela se nommait
    Par un beau matin,arrivèrent "Sablator" l' époux ,ses enfants et nombreux cousins

    Plusieurs Lunes passées,Hainault et Gohelle tout à leur labeur
    Ne virent pas que leur verte vallée avait beaucoup changé.
    Minoritaires,ils étaient devenus,on leur interdit la distillation.
    Cela offensait les principes religieux des "Sourikats"
    Ils firent part de leur mécontentement à "Bouche Dorée"
    "Travaillez ou partez" et soyez heureux que l' on ne vous enferme pas.
    Les lapins argentés prirent une tortue d' eau pour rejoindre l' autre coté du lac
    Ils demandèrent asile à leurs cousins les lemmings.

    Beaucoup de cycles lunaires passés,un petit fils de nos héros vint
    Dans l' ancienne province de ses aïeuls, de vert il n' y avait plus
    Seul le "*Sinople" des oriflammes des "Sourikats",devenus maîtres
    Flottant au dessus des Zigourrats,teintait ce sinistre paysage
    Tout était gris,poussiéreux et les habitants hargneux
    "Rabbytos" ne prie aucune photos de la terre de ces ancêtres
    Une fois revenu,il ne parla jamais à sa grand mère
    Trop triste de ce qu' était devenue cette Verte Vallée bercée pas le Soleil

    Sinople : vert en héraldique.

    J'avais écrit ce petit texte, il y a quelques lunes.

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  8. tu vires à droite, fais gaffe, tu vas en prendre plein la tronche...
    ceci dit, Monsieur Renaud Camus, tu as de bonnes lectures !

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  9. " les clichés nuisent plus qu'ils ne servent"

    C'est vous qui l'avez dit. Et là, c'est du lourd.

    La comparaison entre les attaques sarrazines et
    les boat-people lybiens, c'est pas un peu
    contre-productif ?

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  10. @grandpas: et bien pkoi ne pas continuer à écrire ? Tu te débrouilles pas si mal. On comprendra que ton texte est un brin orienté, sombrant quelque peu dans le pessimisme et la noirceur: de vert il n y avait plus...
    Maintenant prenons le comme une fable et cherchons la morale de l histoire à asile , asile et demi! :)

    @anonyme: il n y a pas comparaison, juste évolution encore faut-il savoir lire, comprendre et interpréter

    @boutfil: quoi ? je vire a droite ? j en prendrai plein la tronche ?3 ans de blogs, je suis blindé... ou presque. Bisous

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  11. @boutfil: t'avais raison, les hostilités se déclenchent, il parait que ce billet sent le rance

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  12. Bon, allez, on lui pardonne ; c'est tellement bien écrit... :)

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  13. Good Morning Corto,

    En voici un autre:


    Il y a bien des lunes
    "Brabant" fils de "Hainault" et de "Gohelle"
    Se déguisa en chevalier pour la fête de son école
    Tout de "fer vêtu" il fit son entrée dans la cour de son élémentaire
    Des hurlements fusérent des rangs sourikats
    Le bouclier de "brabant" était blasonné "D'orangé* au créquier** d'or"
    Ces armoiries représentaient l'ennemi de leur "Roykat"
    Blasphéme grondérent ils
    Le pauvre "Brabant" fut jeté à terre,son "harnois blanc" pietiné,son écu diffamé.
    Les sourikats éxigerent que l'outrecuidant soit banni de la contrée
    Sur les conseil de "Bouche dorée","Hainault" et "Gohelle" envoyerent leur ainé chez des cousins du nord,les lémings
    Ils présentérent des excuses à la communauté sourikat et firent don d'une terre pour construire une salle de méditation à la gloire du "roykat"
    "Bouche dorée" interdit la couleur orange et fit arraché tous les cerisiers sauvages
    Le calme revint,mais des sourikats nouvellement venus disaient que cela ne suffisait pas,le peuple de la contrée devait encore plus.
    Le temps leur donna raison.

    Toute ressemblance avec des évenements récents est fortuite.
    De toute façon qui crierait au sacrilége dans le cas où on dessinerait le blason d'un personnage que l'on ne connait pas qui aurait entendu les dires clamés parla voix de je ne sais qui,aurait répété ces paroles prononcées à d'autres qui ne comprenaient ce qu'elles racontaient mais les auraient quand prises en compte comme sacrées.

    C'est aussi un peu dirigé.

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  14. Corto,

    Il n'y a RIEN à interpréter dans ce texte qui pour
    être bien écrit, n'en est pas moins qu'une
    énième version de la théorie du Grand Remplacement,
    du Déclin de l'Europe de la faiblesse de l'Occident.
    Ce qui serait productif, c'est que vous avanciez quelques solutions au lieu d'agiter ces chiffons.
    Peut-être que la fonte comme neige au soleil
    de l'état-providence va partiellement régler
    le problème pour votre sérénité.

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  15. @didier: certes, un peu qu il écrit bien le Camus et en plus, on comprend presque tout. Ce qui n'est pas courant de nos jours.

    @grandpas: cette histoire me fait penser à des histoires de caricatures, non ? je dois me tromper !

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L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique