mercredi 24 juillet 2013

Ces femmes qui nous gouvernent: Aujourd'hui, Marie-Arlette Carlotti, l'amnésique.


Bon, okay, le grand public ne la connait pas et son poste de ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion ne lui permet pas d'être en permanence sous les feux des projecteurs... si ce n'est sa candidature à la mairie de Marseille. En tant que ministre, ne me demandez pas ce qu'elle a fait depuis un an, je n'en sais rien. Elle est ministre, elle a donc du pouvoir.

M.A.C. fait partie des meubles au parti socialiste auquel elle adhère dans les années 70. Pendant plus de 20 ans, de 1983 à 2003, elle squatte rue de solférino en tant que membre du conseil national,  puis membre du bureau national et devient plus tard secrétaire nationale du bouzin. Elle connait donc parfaitement la maison. Elle est élue député européenne plusieurs fois, je ne vous raconte pas tout, wikipedia pourvoira à votre soif de connaissance. On sait aussi qu'elle est un brin girouette: elle travaille avec Aubry mais soutient Delanoë au fameux Congrès de Reims du PS pour, plus tard, rejoindre hollande lors de la présidentielle et enfin devenir ministre. 

Le 20 mars 2013, elle annonce sa candidature à la mairie de Marseille. Et c'est là que les choses commencent à devenir intéressantes... M.A.C. déclare d'emblée, à l'époque: " Si je suis élue, je démissionnerai de mon poste de ministre ", sous-entendu, et contrairement aux usages, " si je suis battue, je reste ministre " ? Pour devenir candidate et être éventuellement élue, elle doit franchir deux obstacles: gagner l'investiture socialiste, ce qui ne devrait pas poser trop de problèmes et lever tous doutes quant à ses accointances avec le triple mis en examen local, j'ai nommé Jean-Noël Guérini, le puissant ex-boss de la fédération PS des Bouches du Rhône, mouillé, avec son frère et sa clique, dans toutes les magouilles environnantes et environnementales.

M.A.C., Guérini, elle n'a cessé de le soutenir depuis des années; depuis 1998 plus exactement où elle devient elle-même conseillère générale de l'exécutif départemental, elle en sera même vice-présidente en 2001, réélue en 2004 et 2011, année où elle contribue à la réélection de Guérini ( après avoir été sa porte-parole aux municipales de 2007 ). 2011, c'est l'année où explose dans les médias le gros des affaires Guérini quand bien même celui-ci est poursuivi par la justice depuis 2007. C'est l'année où  le rapport accablant d'un certain Montebourg sur la gestion de Guérini est rejeté par 26 voix sur 27 par le Bureau national du PS alors dirigé par Martine Aubry. Dans ce rapport, preuves à l'appui, Montebourg décrivait: " un système de pression féodal reposant sur l'intimidation et la peur" et redoutait "les dérives les plus graves dans l'usage de l'argent public." Ce n'est qu'en 2013, le 19 mars (les dates ont toujours leur importance en politique), que la direction nationale du PS mettra sous tutelle la fédération PS des Bouches du Rhône alors que dès 2007, tout ou presque est déjà connu des agissements de Guérini. 

Pendant toutes ces années, nous l'avons vu, M.A.C., spécialiste du restau-basketsparfaitement installée dans toutes les instances locales ou nationales du PS a soutenu Jean-Noël Guérini et pourtant, elle ne pouvait pas ne pas savoir et a forcément d'une manière ou d'une autre profité du système Guérini. Alors quand elle déclare au magazine Le Point: " J'aspire à diriger une majorité claire et de gauche pour mettre définitivement fin au système clientéliste de Jean-Noël Guérini ", forcément, je me marre, elle prend les gens pour des cons à moins qu'elle ne soit atteinte d'amnésie; le mal semble se propager à tous les étages du PS en ce moment. Tenez, si on lui disait que le clientélisme, c'est aussi d'aller comme elle l'a fait hier, mais pas les autres années, partager la chorba avec les muzz du coin ? Et qu'elle ose se présenter comme opposante à Guérini  en allant cafter à Pépère que Guérini, et oui, est toujours membre du PS, je me marre doublement. 

Avec l'élégance qui la caractérise, M.A.C. déclare dans la même interview (reprise par Le Lab d'E1), ironisant ainsi sur l'âge dit-avancé du maire actuel, Jean-Claude Gaudin, en tête dans les sondages pour le moment même s'il ne s'est pas officiellement déclaré candidat: " Moi, maire de Marseille, je veux assurer aux Marseillaises et aux Marseillais que je ne prendra pas Jean-Claude Gaudin comme premier adjoint. Je lui proposerai le poste de maire honoraire. " 

J'ai souvenir, moi, qu'il n'est jamais bon de se moquer de l'âge d'un éventuel concurrent lors d'une élection.

Le CV de M.A.C. prouve qu'elle a été au cœur du système politique de Guérini, sans doute l'a-t-elle oublié...


Folie passagère 1820.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

8 commentaires:

  1. Mais Marie Arlette c'est bien celle qui invite tous ses potes au resto et se tire sans payer la note!? :-) ...

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  2. @TIti: oui, c'est elle, c'est ce qu on appelle un restau-basket: partir en courant sans payer l addition

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  3. c'est elle aussi qui crève avec ses copines les yeux sur les affiches de son adversaires en poussant des cris de sioux , l'a du savoir vivre la mémère

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    1. @anonyme, je ne connais pas cette anecdote

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  4. Encore une handicapée du cerveau , c'est fou qu'il y a plus d'Alzheimer à gauche qu'à droite . Le caviar qui monte à la tête.

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    1. @Claude henri: les trois singes , tu connais? ils pourraient servir de mascottes en Socialie

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  5. Malheureusement, elle n'est pas la seule à avoir la mémoire courte...les Français qui s'insurgent de certaines pratiques au moment où elles sont révélées, ont tout oublié au moment de mettre leur bulletin dans l'urne...et les électeurs socialistes en particulier...
    La presse devrait jouer ce rôle de "raffraichisseur de mémoire" mais quand il s'agit de la gauche, elle a du mal à se souvenir...
    Quand à Gaudin, il devrait aussi passer son tour et pas seulement à cause son âge...

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  6. Parfait!
    Comme quoi, malgré les apparences, les socialos se soucient bien plus de leur destin, de l'image du Parti Socialiste dans la société, que du bien-être des citoyens.
    Le socialiste n'est pas un altruiste, c'est une idée reçue. Le socialiste est juste un moralisateur, un petit juge de la bien pensance.

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