jeudi 31 octobre 2013

Portique Eco-taxe de Pont-de-Buis démonté: Tout un symbole



Jeudi 31 octobre, le dernier portique écotaxe encore debout dans le Finistère a été démonté avec précaution au nom du principe du même nom, nous dit-on: Ce fut un lieu d'affrontement la semaine dernière, son maintien serait en quelques sorte une provocation à deux jours de la prochaine manifestation. Et puis comme le dit le préfet du coin, Jean-Luc Viledaine: "Ce portique n'aura pas d'utilité pendant un temps indéterminé, il est de bon ton de le mettre à l'abri des déprédations"; déprédations dues au temps qui passe, déprédations occasionnées éventuellement par les bonnets rouges...

Tout un symbole, cette photo. Ou plutôt des tas de symboles... Celui d'un Etat qui baisse les bras devant un millier de manifestants. Le symbole d'une violence devenue moyen d'expression et de revendications. Celui d'un gouvernement qui s'assoit sur une manne attendue (provisionnée?) d'1 milliard d'euros pour préserver son électorat local. Celui d'un pouvoir qui cède devant la pression de la rue. Celui d'un préfet de la République qui de facto reconnait son impuissance à protéger un simple portique. Le symbole d'une taxe enterrée pour longtemps avant que l'Europe ne nous contraigne à la ressusciter. Le symbole d'une gabegie financière, on parle d'un dédommagement de 15 millions d'euros mensuels versés à la société en charge de la perception de cette taxe. Le symbole d'un Etat qui n'a pas su s'imposer. Le silence complice des écologistes-ministres préférant, encore une fois, s’asseoir sur leurs principes plutôt que de démissionner...

Le symbole d'une démission généralisée.

Folie passagère 1971.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 30 octobre 2013

Je veux bien être le 344ème salaud !


Le parlement, sous l'impulsion de Belkacem et des féministes, s'apprête à légiférer sur la pénalisation des clients des prostitué(e)s. Le magazine Causeur a décidé de s'élever contre ces nouvelle atteintes à la liberté et à l'intimité en publiant le " Manifeste des 343 salauds " que je reproduis ci-dessous:

" En matière de prostitution, nous sommes croyants, pratiquants ou agnostiques.

Certains d’entre nous sont allés, vont, ou iront aux « putes » – et n’en n’ont même pas honte.

D’autres, sans avoir été personnellement clients (pour des raisons qui ne regardent qu’eux), n’ont jamais eu et n’auront jamais le réflexe citoyen de dénoncer ceux de leurs proches qui ont recours à l’amour tarifé.

Homos ou hétéros, libertins ou monogames, fidèles ou volages, nous sommes des hommes. Cela ne fait pas de nous les frustrés, pervers ou psychopathes décrits par les partisans d’une répression déguisée en combat féministe. Qu’il nous arrive ou pas de payer pour des relations charnelles, nous ne saurions sous aucun prétexte nous passer du consentement de nos partenaires. Mais nous considérons que chacun a le droit de vendre librement ses charmes – et même d’aimer ça. Et nous refusons que des députés édictent des normes sur nos désirs et nos plaisirs.

Nous n’aimons ni la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux.

Nous aimons la liberté, la littérature et l’intimité. Et quand l’Etat s’occupe de nos fesses, elles sont toutes les trois en danger.

Aujourd’hui la prostitution, demain la pornographie : qu’interdira-t-on après-demain ?

Nous ne céderons pas aux ligues de vertu qui en veulent aux dames (et aux hommes) de petite vertu. Contre le sexuellement correct, nous entendons vivre en adultes.

Tous ensemble nous proclamons: Touche pas à ma pute ! "


Je ne peux que m'associer à cette démarche. Ce n'est pas aux putes qu'il faut s'attaquer. Ce n'est pas leurs clients qu'il faut sanctionner. Les seuls qui sont à pourchasser, à combattre sans relâche et à sanctionner avec fermeté: Ce sont les proxénètes. Il ne s'agit pas de se tromper de combat. La cible, il n'y en a qu'une: Le proxénétisme !

Je veux bien être le  trois cent quarante quatrième salaud !

Folie passagère 1970.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Otages libérés ! Rançon payée ? Doctrine bafouée...


Les otages d'Arlit ont été libérés ! C'est super et tout le monde de s'en réjouir. Moi aussi.

Mais comme à chaque fois en pareille situation, il y a des choses qu'il vaut mieux taire, des sujets que l'on ne saurait aborder sans se faire taper dessus; sous peine d'être traité de mauvais coucheur ou de Dieu sait quoi... Soit !

Cependant, on ne peut s'empêcher d'évoquer deux choses. La première, c'est la concomitance de cette libération avec la séquence catastrophique qu'a subi le pouvoir ces derniers jours. On sait d'ores et déjà que cette libération était acquise dès jeudi soir dernier, comment dès lors ne pas s'étonner qu'elle n'ait été annoncée que hier soir, juste après l'annonce pitoyable de la suspension de l'écotaxe... On vous dira que c'était par prudence, attendre qu'ils soient vraiment à l'abri pour communiquer... Soit.

La deuxième, c'est la parution dès ce matin d'un article du Monde, parfaitement étayé, racontant par le détail les conditions de cette libération et évoquant le versement d'une rançon de 20 millions d'euros en échange des otages. 5 millions l'otage ! Sur la forme, personne n'osera s'offusquer du versement d'une rançon: la vie d'un homme, en principe et sous nos cieux, n'a pas de prix. Sauf que...

Sauf que Pépère l'avait annoncé, juré, craché, la doctrine, c'est: pas de rançon, on ne paye pas ! (même si l'on sait qu'il n'en ait jamais rien) Comment dès lors qualifier la parole présidentielle...

Peut-on quand on annonce, torse bombé, la main sur le cœur  ne jamais payer, payer quand même ? Comment admettre que l'on puisse payer, et donc financer, des terroristes dont on est certain qu'ils feront un "bon" usage de cet argent ? Et si tel est le cas, d'où vient l'argent? Le Monde nous dit qu'il proviendrait de fonds secrets de la DGSE ? Tiens donc, tout ne serait-il pas transparent en Socialie ?

Encore une fois - et nous sommes tous parfaitement conscient que nous ne connaîtrons jamais les dessous de cette affaire - hollande aurait mieux fait de la fermer. On ne peut annoncer une chose et laisser à un quotidien le soin de prouver le contraire.

Sauf à prouver maintenant que Le Monde au mieux s'est fourvoyé, au pire raconte n'importe quoi... Sauf à laisser pisser le mérinos et attendre que tout le monde oublie...

Folie passagère 1969.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 29 octobre 2013

Eco-Taxe: Un gouvernement courageux qui est à l'écoute !


Oui, oui, oui, l'éco-taxe est une création Borloo-Sarkozy, un truc pondu à la suite du Grenelle de l'Environnement. Nous sommes d'accord. Alors les gauchistes bas du front se font un plaisir de répéter à l'envie que la bazar lié à sa mise en place, c'est de la faute à Sarkozy. Pavlov, quand tu nous tiens...

Mais ces gauchistes et les médias ont tout de même la mémoire courte et oublient de rappeler deux points essentiels. Le premier, c'est que cette taxe était et est dans l'air du temps. J'entends par là que si la France de Sarkozy ne l'avait pas mise en route, l'Europe de Bruxelles, un jour nous l'imposera. Le deuxième, c'est que si la Madone du Poitou avait été élue en 2007, cette taxe, sous sa forme actuelle ou sous une autre, aurait vu le jour. Ségolène Royal, pour le PS, comme Sarkozy, pour l'UMP, comme les 15 autres candidats, avaient signé le pacte écologique de l'écolocoptère Nicolas Hulot. Et ce pacte écologique prévoyait la mise en place de ce type de taxe. Donc, les antisarkozystes primaires, camembert !

Alors maintenant, à ceux qui se moquent du gouvernement qui vient de se prononcer pour la suspension de cette taxe, je dis, ce n'est pas bien. Le gouvernement a été courageux, il a écouté le peuple de Bretagne. Celui-ci ne voulait pas de cette taxe, l'a signifié sans ménagement au taulier de Matignon, celui-ci a entendu et s'est incliné. Point. C'est ce qui s'appelle être à l'écoute du peuple. C'est aussi cela la démocratie. Nous avons donc un gouvernement démocrate, qualité dont il fit preuve d'ailleurs, semaine passée, lorsqu'il recula sur la taxation des PEA et PEL. Ce gouvernement ne recule pas, il écoute. Je me permets donc de conseiller à toute personne, à tout groupement d’intérêt,  à toute corporation, lobbies et autres groupes de pression aussi divers que variés de ne pas hésiter à manifester bruyamment, violemment si nécessaire, c'est payant ! Et puis comme dirait l'autre, toute cause vaut bien une main arrachée ou l'achat d'un bonnet rouge.

Alors n'hésitez plus; un projet gouvernemental ne vous plait pas, une taxe à venir vous indispose, c'est simple: Bougez, bronchez, manifestez, brûlez, cassez du flic, bloquez les autoroutes, achetez des bonnets bleu, des blancs, des rouges, faites du bruit, sortez crécelles et cornes de brume: ça marche ! Le gouvernement vous entendra, puis vous écoutera, puis manifestera sa volonté de dialoguer, et roule : Suspension, calendes grecques et avenir radieux. Et tant pis pour les antis mariage zinzin, fallait casser du pédé, du CRS et des abribus, la greluche guyanaise aurait, qui sait, peut-être, reculé...

C'est le moment d'en profiter. Car à ceux qui s'interrogerait sur la durée de cette suspension, je les rassure, que les Bretons dorment tranquilles, nous ne sommes pas près de la voir revenir l'éco-taxe. Dans 5 mois, nous avons les élections municipales, deux mois plus tard les élections européennes; en 2015, les élections dites départementales suivies des régionales. Autant dire qu'au regard des prochaines déculottées qui s'annoncent pour l'actuelle majorité, l'éco-taxe, c'est au revoir à jamais, en tout cas pas avant 2016.

Bon, ceci dit, être à l'écoute, c'est bien mais ça coûte. Financièrement et politiquement. Quid de la position des écolocons de gouvernement, avaleront-ils une nouvelle couleuvre ? Quid des votes verts à venir à l'assemblée et au Sénat ? Quid du prochain baromètre d'opinion; on peut s'attendre à une nouvelle chute de pépére et de Ayrault. Le peuple aime qu'on l'écoute mais n'aime pas ceux qui reculent. Comment sera dédommagée la société, italienne, je crois, qui a monté toute la structure et les portiques de collecte de l'éco-taxe ? Enfin, cette éco-taxe devait rapporter l'année prochaine 1,4 milliard d'euros, la reculade sur le PEA et PEL, c'est en gros 300 millions d'euros de manque à gagner pour les caisses de l'Etat. Il fait comment l'Etat pour compenser ? Une nouvelle taxe ?

Pas grave, si tel était le cas, y aura qu'à démonter une préfecture !

Folie passagère 1968.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Anomalie sondagière: en avril 2013, Hollande battait son record... d'octobre 2013


Ce matin, pas possible d'y échapper, le dernier sondage BVA est largement diffusé: Hollande bat des records d'impopularité ! Yes ! Mais pas de quoi être surpris, quand on accumule connerie sur connerie, la logique veut que l'on se prenne une claque. La logique est donc respectée.

Mais il y a un petit truc qui me chiffonne...

BVA nous annonce que hollande est le plus impopulaire des présidents de la Vème république avec seulement, record battu, 26% d'opinions favorables. Voilà d'ailleurs le communiqué, daté du 28 octobre 2013, paru sur le site de BVA:

" Sur notre baromètre BVA, jamais, en 32 ans de mesures un Président n’était tombé en dessous de 30% de bonnes opinions. Sarkozy avait atteint ce niveau, et Hollande tout comme Mitterrand ou Chirac s’en étaient dangereusement approché. Avec 26% de bonnes opinions, le chef de l’Etat franchit donc nettement la barre des 30%". Vous avez bien lu: 26% de bonnes opinions !

Et puis si on remonte un petit peu dans les archives de BVA, on tombe sur cet autre communiqué, non daté mais faisant état du sondage réalisé les 25 et 26 avril 2013. On peut y lire le commentaire suivant: "Les trois-quarts des Français (73% contre 24%) sont mécontents du bilan de François Hollande après un an passé à l’Elysée".

La question est donc la suivante: Si avec seulement 26% d'opinions favorables au 25 octobre le chef de l'état franchit nettement la barre des 30%, comment aurait-il fallu qualifier le franchissement du mois d'avril lorsqu'il avait 24% d'opinions favorables...

Bizarre autant qu'étrange...

Folie passagère 1967.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


lundi 28 octobre 2013

Du grand Charles au petit François


" Comment la Vème République, celle du Général de Gaulle, a-t-elle pu accoucher d'un François hollande ? "

J'ai vu passer cette question sur twitter et effectivement, on peut se poser la question de savoir comment on en est arrivé là...

Qu'on soit pro ou anti de Gaulle, puisque de nos jours il semblerait que seuls les avis tranchés soient de mise, personne n'oserait remettre en cause la stature du personnage. Qu'on soit pro, s'il en reste, ou anti hollande, force est de constater que celui-ci n'inspire pas le respect ni même l'autorité que devrait normalement lui conférer sont titre et sa fonction. J'en veux pour preuve, par exemple, les dernières Unes de nos journaux. Comment a-t-on pu passer d'Un destin face à l'Histoire à la Débâcle ou le Naufrage ? Comment a-t-on pu passer d'un "Je vous ai compris" à "elle pourra rentrer, seule" ?

En soixante ans, nous sommes passés de l'Homme d'Etat à l'homme des sondages, de la critique, de la caricature, des reculades et des couacs à répétition. Ce ne sont plus les projets d'avenir qui animent le débat politique, juste des polémiques successives. Alors certes, hollande impressionne par son absence de cap et d'autorité mais cela justifie-t-il cette défiance de plus en plus manifeste à l'égard de nos chefs de l'Etat successifs ?

Reprenez la liste: De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy puis hollande... N'avez-vous point l'impression que plus le temps passe et plus l'autorité de l'Etat, incarnée par le Président, s'est amoindrie?

La faute à qui, la faute à quoi ?


Ce qui frappe, peut-être me trompe-je, c'est que cette défiance semble s'être accrue avec la mise en place du quinquennat qui, de fait, a réduit considérablement le temps d'installation dans la fonction du nouveau venu. Ce dernier doit agir, tout de suite, et ce en admettant qu'il ait acquis de par son expérience antérieure la maîtrise des outils de gouvernance: l'appareil d'Etat, le corps des hauts fonctionnaires, la connaissance des réseaux, des rouages et des hiérarchies. Faute de quoi, son action sera limitée, sa volonté d'agir amenuisée. A peine élu, le président est maintenant obligé d'agir vite, en fait de réagir aux événements et à la réalité, tout en ayant en perspective sa réélection et donc, décevoir le moins possible son électorat. La confrontation immédiate au réel a fait voler en éclat le programme d'hollande.


Deuxième élément, la médiatisation (excessive?) de la vie politique a fait exploser les murs de la tour d'ivoire qui, de de Gaulle à Mitterrand, de moins en moins sous Chirac, protégeait tout en l'isolant nos présidents. Plus rien, ou presque, de ce que fait ou dit un président ne nous échappe. Le Roi est nu, lorsqu'il n'a pas la braguette ouverte, nous savons tout de lui et  ce que nous savons de lui permet de nous en amuser, de le critiquer, de façonner une image. Les médias ont fait de Sarkozy un supposé président des riches, les mêmes ont fait de hollande un capitaine de pédalo. On peut ne pas aimer le président des riches, on se moquera d'un marin d'eau douce. Qui plus est quand ce dernier perce lui-même le fond de la barque.


Troisième élément, concomitant du précédent, les nouvelles technologies et le développement fulgurant d'internet font que nous avons tous individuellement (le blogueur, par ex.) ou collectivement (les partis politiques), et pour peu que l'on s'en donne la peine, les moyens de tirer à vue sur le président et son équipe. La moindre parole et le moindre geste sont décortiqués, fast and fact checking , visionnés et diffusés. Le moindre écart n'est plus pardonnable. Lorsque hollande ouvrit la liberté de conscience aux maires pour mieux revenir dessus le lendemain, cela n'échappa à personne, amis, alliés ou ennemis. L'opacité dont bénéficiaient les présidents précédents, opacité créée par l'accession difficile à l'information, n'existe plus. Nous sommes en transparence et en réaction.


Quatrième élément; le parcours: C'est un mouvement de l'Histoire (et son courage, sa vision de la France,...) qui a sorti de Gaulle de l'anonymat et lui a permis de devenir un Homme d'Etat; il est entré dans l'histoire le 18 juin, il a fait un bout de notre histoire par la suite. Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac, à défaut d'avoir fait l'Histoire, ont tous eu un parcours politique qui s'inscrivait dans le mouvement historique. Ils étaient tous des produits d'Etat, des politiques ayant assumé de multiples responsabilités et endossé plusieurs fois les habits ministériels, des leaders de partis. Ils ne sont pas devenus présidents par hasard. Leur entrée au Château était l'aboutissement presque logique d'une longue carrière politique. Le raisonnement vaut pour Nicolas Sarkozy. Il ne tient pas pour hollande qui finalement n'est que l'enfant illégitime du Fouquet's et du Sofitel. Il ne doit pas son élection à sa carrière mais bien plus à un geste inapproprié de DSK et un arrêt inopportun de Sarko dans une brasserie huppée, un soir de victoire.


La "volatilité" et la modification de l'électorat pourraient être le cinquième élément nous ayant conduit à l'élection de hollande. Nous avons les élus que nous méritons et plus le temps passe, ne retenant rien du passé, nous votons pour des gens qui mentent comme des arracheurs de dents et qui font du clientélisme le moyen de leur réussite. Toute personne sensée ayant lu avec soin le projet socialiste ne pouvait que se marrer et normalement... voter pour quelqu'un d'autre. Incapable de juger par eux-mêmes, manipulés par les médias tout acquis à sa cause, 51% des électeurs (à peine 38% du corps électoral) ont voté pour hollande. La déception et les désillusions aussi brutales que rapides étaient prévisible. 51% des français ont voté pour quelqu'un qui, confronté à la réalité, irait droit dans le mur. Rajoutez à cela que l'on vote bientôt plus contre quelqu'un que pour quelqu'autre et vous avez fait le tour de ce qui a rendu l'élection d'hollande possible pour les uns, illégitimes pour les autres.

Il y a sans doute bien d'autres raisons qui nous ont amené là où nous en sommes et sans doute en trouverez-vous d'autres: l'endogamie du personnel politique, la captation du pouvoir par les mêmes personnes depuis 60 ans, les mêmes qui désignent héritiers ou successeurs, la lassitude et le tous pourris qui de nous dépités font les députés d'aujourd'hui, bien d'autres raisons, certes, mais parmi elles, il y en a deux, à mon avis, qui dominent toutes les autres et dont hollande est la meilleure illustration: l'incompétence et le fait de pas avoir su s'entourer des bonnes personnes.

Folie passagère 1966.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 27 octobre 2013

La révolte des bonnets rouges. Attention danger !

Le landernau médiatico-politique semble - ou fait semblant de l'être - surpris par ce qui se passe en Bretagne. Rien de surprenant, pourtant. 


Le 17 octobre dernier, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, breton de souche, déclarait: "En quarante ans de vie politique, je n'ai jamais vu un tel climat en Bretagne ".

Alors pourquoi avoir attendu si longtemps pour réagir, et réagir aussi petitement: une ristourne de 50% sur l'éco-taxe et quelques 15 millions pour la Bretagne quand l'Etat gomme la dette de 3 milliards de la Côte d'Ivoire... 

Ils furent en Bretagne 56% à voter pour ce qui nous sert aujourd'hui de président. La fronde est donc à la hauteur d'une déception massive. Et l'on aurait bien tort de croire que seule la mise en place de l'éco-taxe est à l'origine de cette révolte, pour l'instant, locale. Elle n'est que la goutte d'eau qui fait déborder le vase. En 18 mois, ce vase s'est rempli de tout ce qui peut exciter et énerver les populations: la crise, l'augmentation massive des impôts, la concurrence étrangère, la réduction drastique du pouvoir d'achat, les plans de licenciements massifs, etc... le tout assorti des  incohérences gouvernementales, ses reculades, ses renoncements, son absence de cap et d'autorité. Pourquoi l'Etat ne reculerait-il pas sur l'éco-taxe en Bretagne puisqu'il cède aux caprices d'une gamine kosovare ? Pourquoi ne céderait-il pas aux Bretons puisqu'il recule ce matin sur la taxation des PEA et des PEL ? Pourquoi les Bretons ne feraient-ils pas entendre leur voix  puisqu'il suffit à quelques lobbies d'exiger d'être reçu par le président pour que celui-ci cède aux exigences de ces derniers?

La fronde des bonnets rouges n'est pas seulement la colère d'une poignée d'irréductibles désespérés; elle n'est que la générale de la révolte, en gestation, d'un peuple qui ne sait plus de quoi demain sera fait.

Attention danger !

Folie passagère 1965.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 26 octobre 2013

Moi si j'étais président, j'éviterais de dire des conneries...

Les hommes et femmes politiques devraient s'interdire de twitter, ça leur éviteraient de passer pour des cons par la suite.


















(Quid d'une ministresse sèchement battue au premier tour d'une primaire citoyenne?...) 

Moi-si-j'étais président, .... On ne s'en lasse pas...

Folie passagère 1964.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Comment ça ? Vous n'avez pas vu Cherif ?


Hier soir, il y avait une nouvelle série sur France 2 - de savoir que c'était sur la télé d'Etat est déjà un indice sur le ton de la critique à venir - dont le titre est Cherif. Cherif car il s'agit d'une série policière d'où le clin d’œil subtil, n'est-il pas, au shérif américain; mais Cherif avec un C car le flic s'appelle en fait Kader Cherif. 

Vous l'aurez compris, notre nouveau flic tévé est un divers d'origine arabe; ce qui en soi n'aurait aucune espèce d'importance si cela ne s'accompagnait pas de tous les poncifs du genre. Le flic en question recourt à des méthodes pas très orthodoxes, il est cool, apprécié de tous ses collègues (sauf du brigadier-chef, un gros con façon Dupont-Lajoie), visiblement heureux de vivre et passionné de vieilles séries policières US dont il s'inspire pour résoudre ses enquêtes. Cherif sourit en permanence, une vraie pub pour Colgate. Comme il se doit, il est divorcé, normal, on le comprend en suivant l'histoire, elle était juive, Madame Atlan ex-Cherif. Comme il se doit, il a une fille, pas très jolie mais pleine d'humour, elle aussi. Elle ne se gêne pas la coquine pour faire remarquer à son père que bien qu'il soit un arabe libéré, il ne mange tout de même pas de porc et ne boit pas d'alcool, ce qui convient parfaitement à sa vieille maman qui s'imagine encore que son fiston est respectueux des rites. Vous l'aurez maintenant pigé, Cherif est parfaitement in-té-gré !

Comme dans toutes nos séries TV made in France, se mêlent à l'intrigue policière des histoires de famille. Ainsi, la fille de Cherif veut s'inscrire aux Eclaireurs Israélites de France. Comprenez que cela a autant d'importance que le crime sordide qu'aura à élucider Kader.

Parlons-en donc du crime... Il a lieu dans la chambre d'un palace tenu de main de maître par un couple bien de chez nous (en fait,de vraies ordures aux méthodes de gestion des RH plus que douteuses)  qui sacrifie tout à l'entreprise familiale. La femme est jeune et jolie, le mari est bien plus âgé et bien moche. Normal. Au départ, l'enquête se dirige vers une espèce de milice d’extrême droite dont le chef, molosse au crâne rasé d'une cinquantaine d'année dont l'avocat sera par le plus grand des hasards madame Atlan, serait le père du zigouillé, zigouillé qui aurait quitté depuis quelques temps cette affreuse bande de nauséabonds. Vengeance ? Niet car en fait, Cherif - à qui on a adjoint une jeune collègue pas commode venue de la capitale, aussi blanc-blanc que lui est basané - va découvrir que le zigouillé est en fait le fils du taulier du palace. Raté, les fachos ne seront pas pour cette fois les criminels. En fait, l'enquête le révélera, c'est donc la directrice qui aura assassiné son beau-fils. Enfin, je crois.

Entre temps, la fille de Cherif sera allé à une boom sans savoir que son papa, inquiet quant aux fréquentations de sa fille, l'aura espionné (la boom se déroule chez des petits bourges blancs) , il en profite au passage pour alpaguer l'organisateur de la dite boom: un jeune blanc, roux, bourré et ayant fumé de l'herbe qui fait rire. Mais Cherif sera pris de remords, sa fille, elle, ne dansait pas, ne buvait pas et ne fumait pas, elle révisait à l'étage ses cours avec la fille de maison; pour se faire pardonner, il l'autorisera à s'inscrire aux Éclaireurs Israélites.

Bref, vous l'aurez deviné, une belle et bonne série comme on aimerait en voir beaucoup plus, non ?  Comme nous sommes sur France 2, les moyens sont assez limités, pas ou peu de cascades, décors minimalistes, pas d'hélicoptères ni de cow-boys du GIGN,... Pas grave, on vous vendra cela comme étant plus réaliste.

C'est encore mieux pour conclure de laisser les mots à une critique qui s'y connait, La Fouine, blogueuse que je présume progressiste: " Cette série est un vrai rendez-vous familial dont la noirceur est exclue... Des polars à énigmes qui lèvent le voile sur des apparences trompeuses. A travers des frontières floues entretenues entre vie familiale et vie professionnelle, son charme et son empathie, Kader Cherif est un accoucheur de vérités ! "

Et pour moi, l'heure de rejoindre le camp de ceux qui luttent contre les stéréotypes...

Non, j'déconne mais je ne saurais que trop vous déconseiller cette série sans intérêt si ce n'est celui de voir ce à quoi sert votre contribution forcée à l'audiovisuel public.

Folie passagère 1963.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 25 octobre 2013

Modernoeud fait son cinéma


Un jour, Modernoeud s'est réveillé et a décidé qu'il était artiste. Voilà. Modernoeud pouvait être femme ou homme peu importe, il était artiste et aimait le cinéma, l'audio-visuel, la télé, toussa, les lucarnes magiques, en grand ou petit écran. Il rêvait de faire du cinéma, devant ou derrière la caméra. Tout à sa passion, Modernoeud savait que ce n'était pas le chemin de l'oscarisation qui était difficile mais bien que, tout au contraire, c'était le difficile qui était le chemin. Pour se réaliser, il devait affronter un chemin pavé de machos et de masculinité envahissante. Le cinéma se sclérosait de n'être qu'un repaire de mecs dont la testostérone étouffait toute velléité de réussite féminine. Le show-biz n'est pas paritaire. Le show-bizz, c'est pas pour les gonzesses. Modernoeud se rendit compte très vite que cette ignominie, cette discrimination et cette insulte à la parité sexuelle ne pouvaient que nuire à son destin: Il (ou elle) était artiste, il voulait faire du cinéma, rien ne saurait l'en empêcher. Les temps nouveaux se prêtaient parfaitement à la réalisation de son destin: le féminisme institutionnalisé, le genre et le dé-genre, la lutte contre les stéréotypes, l'égalité femme / homme. Ainsi donc, puisqu'il(ou elle) est artiste, il fallait saisir cette opportunité que lui offrait le nouveau pouvoir, surfer sur la parité, peut-être compenserait-il ainsi le talent dont il était quasiment le seul(e) à reconnaître l'existence.

Modernoeud créa donc une association, loi 1901, association qui lui permettra non seulement de percevoir des subventions mais aussi de toucher une rémunération si, par malheur, son talent n'explosait pas. Il baptisa celle-ci Le Deuxième Regard, inspiré de toute évidence par le Deuxième Sexe de la mère Simone. Nous ne sommes ni homme, ni femme, nous le devenons et puisque son monde, le cinéma, refusait aux femmes le droit d'exister, son association se battrait pour que des quotas de vagins artistes, de gonzesses actrices et de talons-hauts réalisatrices soient imposés partout où cela serait nécessaire: Devant, derrière et sur les côtés de la caméra, backstage et back-office compris. Pas con, Modernoeud se ferait sponsoriser (marrainer) par deux ministresses bien en vue à Paris, l'une avait acquis le maroquin des Droits des Femmes, l'autre celui de la Culture, elles ne pourraient refuser de promouvoir la place des femmes dans ce monde hélas pas encore dégenré.

Modernoeud pensa qu'il serait bon que son association soit dotée d'une Charte que tout mécène, égalitaire et sympathisant se verraient dans l'obligation de signer, juste après avoir versé son obole à la cause. Cette charte serait la pièce maîtresse du dispositif de féminisation forcée de la profession, il s'appliqua donc et cela donna ceci:

" L'égalité des femmes et des hommes est un droit fondamental pour toutes et tous et constitue une valeur capitale pour la démocratie. Afin d'être pleinement accompli, ce droit ne doit pas être seulement reconnu mais il doit être effectivement exercé. Le cinéma est un art populaire, sa force de frappe sur l'imaginaire collectif est très forte... Il est don important que les femmes participent à son influence et que la parité progresse afin d'avancer vers une réelle démocratie du secteur (...)

Les signataires de la Chatte Charte s'engagent à:

1) Sexuer les outils statistiques afin de mieux cerner les problématiques et de participer à une réflexion commune sur la place des femmes dans le cinéma,
2) Favoriser la représentation proportionnelle des femmes et des hommes dans les instances  de décisions (et d'attribution des subventions),
3) Stimuler la création cinématographique en encourageant les projets qui subvertissent les représentations traditionnelles des femmes et des hommes. (C'est bon ça !)
4) Sensibiliser leurs équipes aux questions de parité en luttant notamment contre les stéréotypes.

Le Deuxième Regard se propose donc comme un moyen de faire évoluer la situation afin de favoriser l'égalité d'accès à la création et la richesse de l'expression artistique dans une perspective universaliste. A travers cette charte, les signataires encouragent l'action de l'association afin que les femmes soient plus présente dans l'Histoire à venir du cinéma. "

Satisfait du travail accompli, Modernoeud était enchanté(e), il(elle) était artiste et venait d'obtenir la signature de Mesdames Belkacem et Filippetti, ne manquait plus que celle de Josée Dayan. L'avenir s'annonçait radieux.

Le lecteur ici parvenu s'imaginera sans doute que le taulier de ce blog a pété un plomb et qu'il divague... 

Que nenni, Le Deuxième Regard existe

" L'art n'a pas de sexe. Le Deuxième Regard, c'est un œil qui se forme et s'épanouit " Bérénice Vincent, fondatrice de l'association Le Deuxième Regard, experte en plein de choses, réalisatrice inconnue, productrice chez Maharaja Films.

Folie passagère 1962.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Tour de France 2014: Arnaque ou demi-tour ?

Tenez, parlons sport, de vélo - ou de pognon, c'est pareil - ça nous changera des taxes et autres délires gouvernementaux. Il y a deux ou 3 jours était publié le parcours de la 101ème édition du Tour de France.


N'étant pas, loin s'en faut, un passionné de vélo, je n'y avais pas fait trop attention. Mais en fait, c'est vachement intéressant: La prochaine édition du Tour ne sera qu'un demi-tour ! Regardez bien cette carte. il y aura 23 étapes dont 3 se dérouleront en Grande Bretagne et une en Belgique, mine de rien, c'est 17% des étapes qui n'auront pas lieu en France. Pour la façade atlantique, le Morbihan, la Bretagne, la Normandie, la Corse et un grand centre - les Dom-Tom étant disqualifiés compte-tenu de leur éloignement - ce sera bernique, rien, nada, queue-de-chie, ils ne verront pas l'ombre d'un coureur, encore moins la folie de la caravane publicitaire.

Reconnaissez donc que l’appellation " Tour de France " relève plus de l'arnaque, voire de la contre-façon, que de l'appellation d'origine contrôlée, non ?

Reste à savoir pourquoi ce Tour 2014 sera si peu tour. C'est tout simplement une question de pognon; la société organisatrice, ASO, n'a rien d'une entreprise philanthropique. Pour être ville étape, il faut débourser au minimum entre 150 000 et 200 000 euros, sans compter les investissements connexes d'infrastructure et de logistique. Pour être ville de grand départ, c'est entre 2 et 10 millions d'euros. 10 millions, c'est ce que paya déjà Londres en 1997 pour être "grand départ", pas de raison que les rosbeefs aient payé moins pour 2014. Ainsi, chez nous, et compte-tenu de la crise qui touche aussi les collectivités locales, rares sont les villes qui peuvent se lancer dans l'aventure. Il est loin le temps où des petites villes pouvaient accueillir le Tour en misant simplement sur les retombées touristiques immédiates ou futures. Pas facile et ultra coûteux que de loger les 4 500 personnes qui font caravane ( équipes, entourage, officiels, 450 journalistes accrédités...).

Retransmis par 78 chaînes de télévisions dans 197 pays, suivi par environ 2 milliards de téléspectateurs, le Tour de France est un événement mondial. Dommage que chaque année et au fur et à mesure que la crise économique dure et que la surenchère des tarifs organisée par ASO continue, il ne demeure pas, au moins sur le terrain, un véritable tour de France.

C'est triste, non ? La France n'a même plus les moyens d'avoir son propre tour.

Folie passagère 1961.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

Addendum qui n'a rien à voir: Un grand merci aux 1 959 lecteurs du billet d'hier sur la taxe rétroactive et à tous ceux qui l'ont "liké" sur facebook ou propulsé sur Twitter.

Europe, ton soleil revient